L’économie, c’est comme l’amour, alors ?

economie amour.jpgQuand on ne connaît rien à l’économie, le bon sens est un lourd handicap pour en comprendre les stratégies, surtout si l’on en juge par les décisions prises à Bercy. Les Français ne manquent pas de bon sens. Pourtant, cela ne leur suffit pas pour accepter que le travail soit surtaxé, la réussite méprisée et les riches détestés. Est-ce une stratégie amoureuse type « Fuis-moi, je te suis, suis-moi je te fuis » ?

Une minuscule différence, la majuscule

Chaque citoyen, une fois dépassé le « non » des trois ans, comprend que l’on ne peut pas tout avoir et qu’il y a des limites, même à notre rêve de toute-puissance. Gérer son budget fait partie des expériences désagréables, mais formatrices : la règle est immuable, on ne peut pas dépenser plus que ce que l’on a. Même un enfant de trois ans s’en rend compte. Mais pas l’État, qui est immunisé contre la logique.

Entre le budget familial et le Budget national, l’observateur ignorant distingue avant tout une différence scripturale : on calcule son propre budget sur la table de la cuisine, mais celui de la nation est orné d’un B en capitale et habite Bercy, une île hors sol à l’est de la capitale.

Profitons-en pour ratiociner sur une marotte des obsédés textuels, dont l’auteur de ces lignes fait partie : une majuscule sert à distinguer 1) le début d’une phrase, 2) un nom propre d’un nom commun et 3) un substantif désignant un peuple de l’adjectif qui le qualifie. C’EST TOUT ! (Et un mot tout en capitales sert à indiquer : « je crie ! »)

Dans un autre cas, rare, la majuscule débutant un nom commun a pour objectif de le distinguer d’un homonyme non synonyme. Exemple : « Vous avez vu dans quel état est l’État ? » permet de comprendre que le premier est la condition dramatique dans laquelle a été plongé le second (notre pays) par ses mauvais choix.

Beaucoup imaginent, à tort, que lorsqu’on commence un mot par une majuscule, on l’ennoblit. Cela peut arriver, mais c’est rare : si la reine d’Angleterre décide de baptiser son héritier Cacahuète ou Escargot, ce substantif prendra une majuscule. Après tout, il y a, ces temps-ci, des Prune, des Rose et des Loup plein les écoles maternelles, qui ne prennent pas de S au pluriel puisque ce sont des noms propres.

Une majuscule indifférence à la situation des contribuables

L’État (celui qui n’est ni vous ni moi) estime indispensable de disposer de sources illimitées de réflexion sur les sujets les plus variés. Il a donc à sa disposition des ministères avec un personnel pléthorique, des commissions parlementaires structurées autour de chaque sujet jugé important et, pour inspirer ces commissions, des autorités administratives indépendantes (AAI) ainsi que des autorités publiques indépendantes (API) qui… dépendent des ministères responsables de leur sujet d’étude.

En littérature, le nom de ces « Autorités Indépendantes » dépendantes est une figure de style nommée antiphrase : « Elle permet de mettre facilement en évidence le ridicule d’une situation. Ainsi, on peut dire ‘’Ne vous gênez pas !’’ à quelqu’un qui fait quelque chose de dérangeant, ou ‘’Délicieux !’’ pour se moquer d’un repas visiblement dégoûtant (La Culture Générale). » Ou encore appeler « Autorité Indépendante » une structure qui est financée par un ministère et dont les membres sont détachés de ce ministère ou d’un autre…

L’une de ces hautes autorités, la CNDP, « est chargée de veiller au respect de la participation du public au processus d’élaboration des plans et programmes de niveau national et de certains grands projets d’aménagement ou d’équipement d’intérêt national… »

Sa présidente, Chantal Jouanno, qui avait la fonction idoine pour gérer le Grand Débat Post-Gilets Jaunes, a scandalisé ses interlocuteurs quand ils ont appris (comment et par qui ?) le montant de sa rémunération. Du coup, elle a prié le Président de trouver quelqu’un d’autre pour se prendre la colère populaire dans la figure, mais elle reste présidente de la CNDP, laquelle compte 25 membres (parlementaires, élus territoriaux, représentants des grandes institutions administratives et judiciaires, associations de protection de l’environnement, représentants du patronat et des syndicats de salariés, représentants des consommateurs et usagers, …), qui se réunissent une fois par mois.

Le budget prévu pour la CNDP en 2019 est de 3.446.000€. De l’argent bien dépensé, puisque l’agence avait remis, en juillet 2018, un rapport dont la pertinence n’est plus à démontrer : il déconseillait formellement la hausse du carburant, au motif que cette augmentation serait très mal reçue par le public. (Figure de style : euphémisme.)

De l’argent bien dépensé, mais quid de celui qui le dépense pour jeter le rapport aux ordures et faire le contraire de ce qu’il préconise ? Si on multiplie par le nombre des hautes autorités (26), cela fera en 2019 une somme gaspillée de 421 millions d’euros.

Ce n’est pas le premier gâchis des Présidents français

Nicolas Sarkozy (si, rappelez-vous, c’était avant Normal 1er) avait voulu faire le ménage chez les « partenaires sociaux » et il avait commandé à un Monsieur Perruchot un rapport sur le fonctionnement des syndicats. Celui-ci (le rapport, pas M. Perruchot) a fini à la poubelle, après avoir été classé secret dépenses, euh secret défense, bref interdit à la lecture des élus et du public qui payait lesdits syndicats d’un pourcentage visible sur ses fiches de paie.

« Au total, le rapport Perruchot dresse, entre les lignes, un rapport consternant de la vie syndicale en France. À base de combines et de faux-semblants. Où l’État participe à un jeu de rôle avec des apparatchiks syndicaux qui ne représentent pas grand-chose. La France compte 8 % de syndiqués et huit « grands » syndicats. Qui ne courent pas derrière les militants et leurs cotisations, tellement il est plus facile d’actionner d’autres pompes à fric (parmi lesquelles les comités d’entreprise des sociétés publiques) (Le Point). »

C’est une autre des exceptions françaises que de considérer les citoyens comme trop cons pour être informés de ce que l’on fait en leur nom avec leur argent.

Quand le cerveau n’est pas informé, les tripes réagissent

L’État espérait que l’augmentation du carburant lui rapporterait 3,9 milliards d’euros. Comme il a fait marche arrière sur ce projet, cette somme va manquer au budget 2019, qui avait été construit en considérant la peau de l’ours vendue et la somme obtenue affectée à des opérations écologico-pharaoniques. En effet, pour essayer de réduire d’un degré l’augmentation de la température terrestre, on voulait instituer des usines à gaz dans toutes les administrations. Si les dinosaures, qui ont eu à faire face à un changement climatique plus dramatique que nous, avaient augmenté leurs impôts pour construire des éoliennes à tout bout de champ, peut-être nous partagerions-nous harmonieusement la planète aujourd’hui ?

Il y a en France 37,4 millions de foyers fiscaux, dont près de la moitié (17,1 millions) n’est pas imposable. 358.000 foyers fiscaux payaient l’ISF en 2017, 120.000 ont payé l’IFI en 2018. La transformation de l’ISF en IFI a produit un manque à gagner de 3 milliards € pour l’État. 3 milliards d’euros, c’est 30 airbus ou l’équivalent des crédits affectés à l’audiovisuel public (La Croix). Si l’on avait fait cadeau de cette somme « aux gens », comme le souhaitent les Gilets Jaunes, chaque foyer fiscal aurait reçu 17€ pour l’année 2018.

Quand une mathophobe réussit à expliquer une chose d’apparence aussi ardue, on s’étonne que Jupiter, dont le QI est aussi élevé que la dette, ne parvienne pas à faire passer le message au bon peuple…

La mathophobie, largement compensée par une hyper-alphabétophilie, permet d’expliquer la fixation des Gilets Jaunes (majuscules parce que c’est devenu le nom d’un groupe) sur l’ISF ou, plus exactement, sur le F de fortune.

Pour un pays riche, dont la population s’appauvrit chaque année, l’idée qu’une catégorie de citoyens possède une ffffortune est une véritable provocation et l’exigence de retransformer l’IFI (impôt sur la fortune immobilière) en impôt sur la fortune tout court s’explique à 100% psychologiquement et à 0% rationnellement. D’où l’impact nul des explications technocratiques.

RECETTES FISCALES NETTES DE L’ÉTAT POUR 2019 (en milliards d’euros)

Impôt Montant
Taxe sur la valeur ajoutée (part État) 130,3
Impôt sur le revenu (IR) 70,5
Impôt sur les sociétés (IS) 31,5
Taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) (part État y compris CAS Transition énergétique) 24,2
Droits de mutation à titre gratuit entre vifs et par décès (droits de succession et donation) 14,3
Taxe intérieure sur la consommation finale d’électricité 7,9
Prélèvement social sur les revenus du patrimoine et les produits de placement 7,4
Autres recettes fiscales 23,5
Total 309,6

Source : commission des finances.

L’égalité est inscrite au fronton de nos bâtiments publics, mais nul ne veut savoir qu’il s’agit de l’égalité des droits et non du droit à l’égalité de l’ADN. Notre ADN, c’est le refus de l’inégalité, fût-elle celle qui fait gagner plus à ceux qui travaillent plus. Comme le remarque un historien, « Nous sommes pour la méritocratie, du moins tant que notre voisin n’en devient pas le bénéficiaire. (…) (Notre) problème réside dans la faiblesse de l’État associée à la décomposition de la société rongée par les intérêts particuliers, les divisions confessionnelles et les lobbies de toutes sortes, des homosexuels aux fabricants d’éoliennes (Causeur). »

Nos voisins Européens veulent attirer nos « riches » …

Le Portugal est sorti, en quelques années du marasme économique qui le plombait à l’entrée du millénaire. Une des pistes que le gouvernement socialiste portugais a suivies avec succès a été d’attirer les « riches », en l’occurrence des retraités français de la classe moyenne, que le niveau de prélèvements fiscaux dans notre pays menaçait de faire basculer dans la pauvreté.

Depuis le 1er janvier 2013, en effet, les Français qui s’installent dans ce pays européen bénéficient d’une dispense d’impôt sur le revenu pendant 10 ans. D’après l’ambassade de France à Lisbonne, « 17.432 personnes étaient inscrites au registre consulaire auprès de l’Ambassade de France au Portugal (dont 42% de binationaux). Suivant les statistiques des services portugais en charge de l’immigration (SEF) pour l’année 2017, le flux entrant de ressortissants français au Portugal a enregistré, pour la deuxième année consécutive, une augmentation de plus de 35%, soit la 2ème plus forte progression constatée (après l’Italie). Avec 15.319 personnes (dont 1/3 de retraités), la France est désormais la 8ème communauté étrangère la plus importante du pays et les Français sont en tête des acquéreurs de biens immobiliers. »

Quand on sait que pour un couple de cadres à la retraite, l’impôt représente 40% des revenus, on mesure l’attrait lusophone !

Notre pays n’est pas célèbre pour ses danses folkloriques, mais pour les raisons ésotériques qui président à ses choix devant les urnes. Le prédécesseur de Macron avait gagné le cœur de son électorat en prononçant l’inoubliable formule : « Moi, j’aime pas les riches, euh euh. »

Cette phrase bébête prononcée par un goujat dont les frasques amoureuses avait fait la Une des journaux et le désespoir des communicants de l’Élysée. C’est celle-là qui avait suffi à séduire une partie des votants, dont le programme simpliste était de devenir riche à la place des riches grâce à un vizir de sous-préfecture devenu calife à la place du calife.

… Cela tombe bien : nous voulons nous en débarrasser !

Parmi les thèmes proposés au débat public, qui commence aujourd’hui (15 janvier 2019), celui qui touche à la fiscalité : « Comment (la) rendre plus juste, plus efficace, plus compétitive et plus lisible ? » devrait faire remonter les revendications du Tiers-État contemporain et son obsession anti-riches, via le retour de l’ISF.

Le Président de la république a pris les devants 1) en disant qu’il ne reviendrait pas sur cette mesure (l’expérience prouve que cette détermination n’est en rien une garantie que le cap sera maintenu) et 2) en la justifiant par la nécessité de laisser suffisamment de moyens aux citoyens pour qu’ils investissent dans l’économie. Cette explication logique ne devrait pas avoir d’impact sur une démarche avant tout affective et donc, par essence, irrationnelle.

Le chaînon manquant dans le beau projet de remplacement des riches par les pauvres et vice-versa, c’est la chaîne elle-même : les riches ne sont pas enchaînés au radiateur dans les sous-sols de la Bastille. Ils ont encore la liberté de partir et, justement, c’est ce qu’ils ont déjà fait, enfin « les vrais riches » (CSP++ en statisticien dans le texte). Ils ont plié bagage à l’arrivé de Hollande. C’est donc le haut de la classe moyenne qui est maintenant menacé de paupérisation par la confiscation fiscale et c’est elle qui envisage l’émigration, au Portugal ou ailleurs.

Justement, l’Italie ouvre les bras aux retraités, aux diplômés et aux hauts revenus, c’est-à-dire à tous ceux que la France n’aime pas (ou n’aime plus ?) et dont elle cherche à se débarrasser.

Déjà, l’Italie limite la taxation à 7% sur les revenus de source étrangère, ce qui revient à doubler le pouvoir d’achat d’une bonne part des 50% de Français imposables dans leur propre pays. Certes, il y a des conditions à remplir : s’installer dans une ville de moins de 20 000 habitants du sud de l’Italie. Une perspective considérablement moins navrante que de traverser le périphérique pour se retrouver dans le 9-3…

Aimer ce n’est pas regarder l’autre en chien de faïence

Non seulement nos voisins transalpins ne considèrent pas que les « riches » sont une engeance néfaste, mais ils ont très envie d’en avoir beaucoup chez eux. N’étant pas aveuglés par l’idéologie soviétique qui mine l’économie française et le moral des entrepreneurs, les Italiens sont conscients que des gens avec des hauts revenus dépensent plus et que cet apport élèvera mathématiquement leur propre niveau de vie.

De là l’idée d’une autre mesure audacieuse et ô combien séduisante pour les cocus français : garantir que la taxation sur les revenus respectera un plafond de 100 000€. Autrement dit celui qui touche un million d’euros par an ne paiera pas plus d’impôt que celui qui en gagne dix fois moins. En France, cela justifierait une révolution avec aristocrates pendus aux piloris. En Italie, les commerçants, les artisans et les agents immobiliers se frottent les mains à l’idée des profits à venir.

En France, comme disait le Général de Gaulle, « des chercheurs qui cherchent on en trouve, des chercheurs qui trouvent, on en cherche ». Les Italiens ne considèrent pas la fuite des cerveaux comme une catastrophe naturelle, mais comme la conséquence d’une mauvaise politique.

L’avantage des mauvaises politiques, c’est qu’on peut les changer. Alors le tapis rouge est déroulé devant les diplômés, les professeurs et les chercheurs qui, s’ils installent leur résidence fiscale en Italie, bénéficieront d’une réduction de 90 % sur leur imposition pendant quatre ans.

Les enfants ne sont pas le fruit de l’amour mais de la graine de contribuable

Le poids de la dette est beaucoup plus lourd que celui d’un nouveau-né : 35.000€ de déficit attendent chaque nouveau petit Français à la sortie de l’utérus et l’État fait de son mieux pour l’empêcher, quand il grandit, de profiter du travail de ses parents. Les dons, les aides et les successions sont lourdement taxés et Bercy envisage d’augmenter de 25% ce que les Américains appellent « la taxe sur la mort », alias les droits de succession, qui n’existent pas chez eux.

Les nouveaux dirigeants italiens l’ont compris, qui exonèrent les biens étrangers transmis, quelle que soit leur valeur, et qui n’instaurent des droits de succession qu’au-delà d’un million d’euros, et encore, en limitant ces droits à 4%.

Faut-il atteindre des débâcles économiques proches de la faillite, comme celles qui ont menacé le Portugal et l’Italie, pour se rendre compte que la première richesse d’un pays, ce sont ses habitants ?

Notre pays est ravagé par la haine et le ressentiment. Cela ne changera pas en distillant des formules mathématico-technocratiques sur l’utilité de conserver quelques riches sur le sol national afin de le fertiliser. Une poésie, peut-être, pour adoucir les mœurs ?

L’État français ayant taxé
Tous ses nantis,
Se trouva fort dépourvu
Quand la bise fut venue
Et les nantis tous partis.

Il alla pleurer famine
Chez l’Italie sa voisine,

La priant de lui prêter
Quelques émigrés pour subsister.
Que faisiez-vous à vos nantis ?
Demanda à l’emprunteuse l’Italie.
Je les taxais, ne vous déplaise.
Vous les taxiez ? J’en suis fort aise
Eh bien taxez vos pauvres, maintenant !

stylo-plume attalCécile Attal, mabatim.info

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3 commentaires

  1. bravo pour votre texte qui mele habilement , verités economiques et humour grinçant !! le parti communiste français n a jamais pris le pouvoir en France , mais il a fait mieux :
    il a pris le pouvoir dans la tete des français !!!

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  2. EXCELLENT, Cécile Attal. Comme d’habitude.

    On regrettera quand même que ce plaidoyer pour une fiscalité « libérale » (dans le sens français du terme ; les Américains attribuent à ce mot un sens diamétralement opposé…) est précédé de hors sujet : réflexions linguistiques et ricanements sur la nature kafkaïenne de certains aspects de la gouvernance (pas exclusivement française) qui brouillent le message.

    Entre autres l’axiome « La mathophobie, largement compensée par une hyper-alphabétophilie » ; c’est aussi général que faux. Matheux et lettré coïncident souvent bien chez la même personne et les plus grands mathématiciens étaient aussi de belles plumes.
    L’idée que les deux sont contradictoires me semble plutôt répandue en France qu’ailleurs.

    Sinon, Attal s’attarde sur la nature « irrationnelle » d’un certain esprit français et détaille : « Notre pays est ravagé par la haine et le ressentiment ».
    Certes. Mais pourquoi ? Pourquoi pas chez les Allemands ? Les Italiens, les Portugais, pourtant cités par Attal comme exemples contraires ?

    Je crois avoir apporté des éléments de réponse dans ces mêmes colonnes ici : https://mabatim.info/2018/12/22/de-la-jaunisse/ dont brièvement ce qui suit :
    • « En cause donc l’idolâtrie révolutionnaire incrustée dans l’ADN de la France… »
    • « Ayant tué père et mère prématurément, la France orpheline conjure son traumatisme enfantin. On perpétue une révolte adolescente comme s’ils étaient encore là…..».

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  3. 👏 🥂
    Il est impossible de faire comprendre aux Français, nourris au keynésianisme depuis la Libération (L majuscule, période historique) que le libéralisme économique et une diminution draconienne de l’obésité de l’État sont les seules voies de sauvetage de ce pays gravement malade.

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