Rokhaya Diallo : mal-comprenante ou incomprise ?

rokhaya-diallo.jpgDans un tweet daté du 10 septembre 2019, Rokhaya Diallo explique que les Juifs « n’ont pas été exterminés en tant que groupe, ce n’est pas leur couleur de peau qui a motivé le génocide. (Twitter) »

Comme il n’est pas envisageable qu’elle ait tort, c’est aux lecteurs de se torturer les méninges et de tordre la réalité afin de comprendre. Ou pas. Tentons l’impossible : introduisons du rationnel dans ce cri du cœur.

Les deux affirmations contenues dans cette phrase sont séparées par une virgule. Grammaticalement, cela infère qu’il y a un lien entre les deux. Pourtant, au plan sémantique, rien, strictement rien, ne le laisse imaginer. Alors quoi ?

Alors, avant d’étudier le comment de cet OVNI, Objet Violent Nourri (d’)Incongruité, cherchons le pourquoi dans l’identité de son émetteur.

Qui est Rokhaya Diallo ? Portrait du robot.

Sexe : noir,
Genre : noir,
Âge : noir,
Nationalité : noire,
Profession : noire,
Taille : noire,
Poids : noir,
Situation matrimoniale : noire,
Parti politique : noir,
Signe distinctif : noire.

Pas étonnant qu’elle ne voie pas clair et qu’elle confonde le peuple juif avec un banc de poissons ou avec un blanc de poux laids.

Qu’est-ce qu’un groupe ?

Rabbi Larousse définit un groupe comme « la partie homogène d’un ensemble dans une classification. » C’est aussi « un ensemble de choses, d’animaux ou de personnes, formant un tout et définis par une caractéristique commune. Ex : groupe ethnique. »

Les Juifs n’auraient pas été exterminés en tant que groupe ? Six millions, ça fait quoi ? Une paire ? Une poignée ?

Rappelons à la Diallotte un « détail », comme disait un borgne qui partage ses opinions sur la question juive. L’extermination des Juifs par les nazis a été planifiée industriellement sur ordre d’Hitler, qui définissait ainsi le groupe à annihiler jusqu’au dernier nouveau-né : « Nous parlons de race juive par commodité de langage, car il n’y a pas, à proprement parler, et du point de vue de la génétique, de race juive […] La race juive est avant tout une race mentale […] Une race mentale, c’est quelque chose de plus solide, de plus durable qu’une race tout court. Transplantez un Allemand aux États Unis, vous en faites un Américain. Le Juif, où qu’il aille, demeure un juif. C’est un être par nature inassimilable. Et c’est ce caractère même qui le rend impropre à l’assimilation, qui définit sa race.[1] »

À quelle partie de « un ensemble de personnes, formant un tout et définis par une caractéristique commune » Mme Diallo estime-t-elle que le peuple juif ne correspond pas ?

C’est une bonne question et on a bien fait de la poser. D’autant que, quand sa comparse co-PIR[2], Houria Bouteldja, a commis un livre intitulé Les Blancs, les Juifs et nous, la Diallectique, thuriféraire d’une négritude insoluble dans la république, ne s’est pas insurgée contre cette dénomination-là. Les Juifs étaient bien un groupe et les Blancs également.

Bou ou ouh ! On est les plus malheureux du monde !

S’il n’y a pas de réponse à notre question, il y a, en revanche, une piste qui permet de comprendre pourquoi la Noire-par-définition-et-par-destination commet un contresens. Pour la trouver, il faut lire la deuxième proposition de sa phrase : « ce n’est pas leur couleur de peau qui a motivé le génocide ».

Pour Dialli-Diallo-Heili-Heilo, il n’existe qu’une seule et unique distinction entre les humains : la couleur de peau.

Il y a les Noirs et il y a les autres. Les premiers constituent le seul groupe qui mérite d’être défini et unifié par cette appellation. Les Blancs, sauf lorsqu’ils sont collectivement accusés des pires noirceurs d’âme[3] par Bouteldja, ne sont pas non plus un groupe.

La victimisation est sa base, sa pierre angulaire, son ciment et sa gloire, aussi lui faut-il absolument s’attribuer les malheurs de toutes les autres catégories de victimes et de tous les autres groupes, lesquels, corollairement, ne méritent ni intérêt ni compassion.

Le moteur, l’objectif et l’arme des membres du groupe qui se reconnaissent en Diallo sont aussi primaires que leur victimisation centrale. Car Diallo a des adeptes : plus son discours est simpliste, moins il est nécessaire de posséder de neurones pour y souscrire et plus les candidats à sa secte sont nombreux.

Ouin in in ! On est les seuls malheureux au monde !

« Tout ça pour dire qu’aucune théorie génocidaire ne vise des Blanc.he.s en tant que Blanc.he.s. Quand les victimes ont été blanches, c’est au nom d’autres critères qu’elles ont été exterminées. (…)

Jamais les Blancs n’ont été visés en tant que groupe blanc par des politiques oppressives au profit de minorités non blanches et ce du seul fait de leur couleur. Jamais ils n’ont fait l’objet de théories raciales faisant d’eux des êtres inférieurs et se traduisant dans des pratiques institutionnelles. Certes des Blancs étrangers peuvent être exposés à la xénophobie, des Blancs ont été réduits en esclavage par le passé, des Blancs juifs ont vécu la tragédie du génocide et du racisme. Personne ne peut nier ces horreurs. Toutefois, elles n’ont jamais été justifiées du fait de leur couleur de peau blanche, les Juifs n’étant d’ailleurs pas considérés comme des Blancs dans l’idéologie nazie. (Repères antiracistes) »

On suppose que le lapsus « minorités non blanches » est un tic verbal issu de l’incapacité de la Rockheuse-Black-is-Black d’envisager sa négritude autrement que sous la forme de minorité persécutée. Pour que sa phrase ait un sens, pourtant, il faut lire « MAJORITÉS non blanches » et regarder du côté du Zimbabwe.

Robert Mugabe, Premier ministre du Zimbabwe de 1980 à 1987, puis dictateur-président de 1987 à 2017, a régné sans partage pendant près de 40 ans. Il est décédé à l’âge de 95 ans, une performance remarquable dans un pays dont il avait réussi à abaisser l’espérance de vie à 45 ans (les Échos). Avant sa réforme agraire, dont la principale mesure avait été l’expulsion des Blancs du pays, l’espérance de vie y était de 60 ans.

Si Mugabe se comparaît volontiers à Hitler[4], son attitude ressemblait plutôt à celle de notre Mélenchon national : « Le Zimbabwe m’appartient. (…) Dieu seul qui m’a nommé peut me destituer, pas le MDC (parti d’opposition), pas les Britanniques (Est Républicain) » avait-il déclaré en 2008, pour clouer le bec à ceux qui appelaient à sa démission. Cette déclaration ne rappelle-t-elle pas irrésistiblement celle du FIFI en chef : « Face à quelque juge ou policier que ce soit, la République c’est bien moi, et ils me doivent le respect dû à ceux que je représente, leur maître, le peuple souverain » ? Attention, phrase à ne pas confondre avec sa voisine : « l’esprit monarchique du maître que servent {les commentateurs troncs des plateaux de télé} en la personne du président de la Ve République[5] ». Mélenchon est la République, le Président, lui, se prend pour un roi.

L’autre point commun entre les deux M. Le Maudit Despote est la vénézuelattitude : l’Africain a mené son pays à la faillite et à la famine, avec une inflation de quelques milliards pour cent et un chômage de 4 adultes sur 5. La République française n’a échappé à un sort mélenchoniennement semblable qu’à « 600.000 voix près[6] ».

La PIR française ne tient pas compte du Zimbabwe

Si elle le faisait, cela contredirait son message. Or la Rokhayeuse veut continuer à marteler que les Blancs doivent endurer en silence de se faire tuer en tant que Juifs, étrangers ou non-noirs, parce qu’on les extermine pour d’autres raisons que leur couleur de peau.

– Euh, mais dites donc, si les Juifs ont subi un génocide pour d’autres critères que leur couleur de peau, serait-ce parce qu’ils sont un groupe avec des caractéristiques spécifiques ?

– Hors sujet : maintenant, on parle des Blancs qui n’ont jamais « fait l’objet de théories raciales faisant d’eux des êtres inférieurs et se traduisant dans des pratiques institutionnelles ».

– Euh, comme les Juifs, qui sont bien les seuls à avoir subi cette indignité dans notre pays ?

La formulation Rokhayeuse laisse penser que cela ne concerne pas les Blancs, MAIS LES NOIRS ! Pour être prise au sérieux, il faudrait qu’elle indique les textes de loi, les dates de leurs décrets d’applications et le contenu des pratiques institutionnelles racistes instituant les Noirs comme inférieurs aux autres citoyens de notre pays !

Dans le monde rêvé de la Diallochromique, les Français habitent des plantations où leurs esclaves noirs les appellent M’âme Sca’wlett en leur promettant que « demain se’wa un aut’we jou’w. » Dans la réalité, les fonctionnaires guadeloupéens, martiniquais et réunionnais affectés en métropole bénéficient d’une « prime spécifique d’installation » (…) correspondant à 12 mois de traitement de base avec une majoration de 10% pour le conjoint et de 5 % par enfant à charge. Â leurs 5 semaines de congé annuels s’ajoute un « congé bonifié » de 30 jours tous les 3 ans, avec prise en charge par leur employeur de leurs frais de voyage jusqu’à leur île d’origine (pour le salarié et sa famille) et une indemnité de « vie chère ». Coût moyen par fonctionnaire : 8.150 euros.

Certains d’entre eux (TOM et La Réunion) bénéficient aussi d’une « sur-pension », l’ITR (indemnité temporaire de retraite) : un bonus de 35 à 75 % sur le montant de la pension (soit une dizaine de milliers d’euros par tête).

« L’ITR, jugée ‘’trop chère, injuste et inéquitable’’, ne sera plus attribuée à compter de janvier 2028, … Les ‘’sur-rémunérations’’ instaurent une disparité de traitement entre les fonctionnaires métropolitains et ceux en poste outre-mer. En effet, l’actuel différentiel de prix entre la métropole et l’outre-mer (de 10 à 15 %) est sans rapport avec l’ampleur des sur-rémunérations (de 40 à 120 % de majoration du traitement de base). (Carrières publiques) »

Notons, bien évidemment, que ces avantages ne sont pas liés à la couleur de la peau des fonctionnaires qui en jouissent, mais au lieu où ils sont nés. Il se trouve simplement que cette localisation concerne ultra-majoritairement des Noirs, qui profitent, de ce fait, de « pratiques institutionnelles racistes » à leur bénéfice et aux dépens des Blancs.

La France est le centre du malheur du monde

Nonobstant ce régime préférentiel en leur faveur, les Noirs sont considérés par leur Bi-chromique antilogique comme des victimes ontologiques.

Heureusement pour les pauvres indigènes antirépublicains affamés des banlieues françaises, un genre musical a capté leur malheur et en a tiré des complaintes pacifiques, grâce auxquelles l’ensemble de la population devrait, enfin, comprendre leurs épreuves et tout mettre en œuvre pour y remédier. Nous avons nommé : le rap ! (Applaudissements serviles des médias mainstream.)

Florilège :

« Flirt avec le meurtre », Ministère A.M.E.R. « J’aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam tandis que ceux de ton espèce galopent 24 heures par jour et 7 jours par semaine. J’ai envie dégainer sur des faces de craie dommage que ta mère ne t’ait rien dit sur ce putain de pays, me tirer ma carte d’identité avec laquelle je me suis plusieurs fois torché. »

Explication de texte – 1) « Faces de craie » est aux Blancs ce que « mal comprenants » est aux bourgeois qui sont comme des cochons[7]. Dans l’apostrophe « Ceux de ton espèce », « espèce » est synonyme de race. Race ? Quelle race ? Celle qui n’est ni noire ni jaune ni verte ni arc-en-ciel. Une suggestion ?

« L’impertinent », Fabe, alias Fabrice Leloup. « C’est physique, biologique, au bleu, blanc, rouge, j’suis allergique. Je leur en fait baver, ces navets, j’peux les braver, la vie est une manif, la France une vitre et moi le pavé. »

Explication de texte – Navets ne signifie pas, ici, des films ratés, mais les personnes partageant avec ce légume sa caractéristique principale, la couleur blanche, qui n’est pas celle du rappeur.

« Meurtre Légal » de Bougnoul Smala (groupe de rap lyonnais). « Quand le macro prend le micro, c’est pour niquer la France. Guerre raciale, guerre fatale, œil pour œil, dent pour dent, organisation radicale. Par tous les moyens il faut niquer leurs mères. Gwers c’est toi qui perds, flippe pour ta femme, tes enfants pour ta race. On s’est installé ici, c’est vous qu’on va mettre dehors. »

Explication de texte – Le rappeur s’adresse aux Gwers, mais kekskça ? Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question. Voici un forum marocain (Bladi.net) vers lequel l’imam Google, nous a aiguillé afin de nous éclairer : « Azul wa salam les gens, que signifie ‘’gouers’’ ? Une forme moins virulente de l’accusation de ‘’kouffar’’ (‘infidèle’ en arabe, NDLR) ou une signification plus précise ? » demande Hibou57. Réponse d’Abdelkader47 : « c’est un mot dérivé de gawry, qui désigne le français de souche ou l’occidental. » « Je présume que les « gouers » ne savent pas ce qu’est un « gouers » » hasarde Coucou. Réponse de Fatness : « mais si, ils connaissent ce terme. Ils savent ce qu’est un souchien, un gaou, comme nous savons ce qu’est un bougnoule, un gris, un beur. »

On ne connaissait pas, mais on aurait pu deviner à qui s’adressait ce programme : « on s’est installé ici, c’est vous qu’on va mettre dehors »
« Don’t Laïk » de Médine Zaouiche. « Je porte la barbe j’suis de mauvais poil / Porte le voile t’es dans de beaux draps / Crucifions les laïcards comme à Golgotha. »

Explication de texte – Les laïcards sont ici l’arbre des Faces de craie qui cache la forêt des « croisés ».

On pourrait imaginer, à la lecture de ce qui précède, que les rappeurs transforment en art les calamités qui les accablent : ostracisme, stigmatisation et persécutions par l’Establishment.

La France comme paillasson

Stigmatisés ? Il doit y en avoir. Mais d’autres sont parfaitement intégrés au « syssstème » qu’ils n’ont pas assez de vocabulaire pour vilipender de façon compréhensible. Médine Zaouiche, l’auteur de « Don’t Laïk », par exemple, est enseigné à l’école de la république. Eh oui ! Sa chanson 17 octobre, est le document à partir duquel les élèves de Terminale appréhendent, dans le manuel d’histoire Nathan, la manifestation du 17 octobre 1961 et sa répression sanglante.

Pourtant, le fonds de commerce de Médine Zaouiche est le même que celui de Khay-Ro Diallo : la dénonciation d’un racisme et/ou d’une islamophobie systématiques, institutionnels, que ni l’une ni l’autre ne subissent. Lui est invité partout, fait financer l’enregistrement de ses CD par une mairie[8], elle est en Une de tout ce que la médiacratie compte de politiquement correct, pour y répandre sa haine de la France, des Français et, plus généralement, des Blancs.

Je me victimise, nous nous victimisons, vous culpabilisez

Khay-Ro Diallo a mérité qu’on la désigne en verlan, l’identifiant ainsi plus clairement à la tribu (on n’ose pas dire « au groupe » !) des rappeurs, qui gagnent leur vie et la considération de leurs concitoyens en ahanant leur misère dermatologique irréparable.

Cette misère fait aussi l’objet d’une actualité brûlante post-canicule, car une récente micro-polémique a été initiée par Lilian Thuram, footballeur radical et philosophe arrière, défenseur du Black et pourfendeur du Blanc. Lors d’une interview au Corriere dello Sport, il a affirmé « qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche. Les blancs ont décidé qu’ils étaient supérieurs aux noirs et qu’avec eux ils peuvent tout faire et tout se permettre. »

L’ère post-MeToo fait regarder de travers une femme qui n’a jamais été violée. Tout est fait pour qu’elle se sente coupable vis-à-vis de ses congénères et se cache de considérer les hommes comme des partenaires plutôt que comme des ennemis. De la même façon, dans le monde du racialisme agressif défini par Khay-Ro et ses comparses, Lilian Thuram, dont la carrière entière avait été exemplaire de courtoisie et de fairplay, semble touché par l’obligation de se revendiquer comme victime de racisme, sous peine d’exclusion sociale.

Il est incontestable que le racisme existe dans toutes les sociétés humaines. Les plus récents massacres que cette sinistre idéologie a motivés se sont passés au Rwanda en 1994, quand les Hutus ont massacré 800.000 Tutsis en trois mois, et au Soudan, victime d’une tragédie déjà trentenaire… Le 9 juillet 2011, l’indépendance de la République du Sud Soudan a été officiellement proclamée. Sa population, majoritairement chrétienne et animiste, était constituée des survivants du génocide organisé par le dictateur Omar el-Bachir et du nettoyage ethnique auquel il s’était livré, au Kordofan sud, à la frontière entre le nord et le sud, le mois précédant la partition. Mgr Macram Gassi, évêque de Kadougli (la capitale du Kordofan) avait déclaré que des pogromes contre les chrétiens y avaient lieu : « librairies chrétiennes brûlées, églises et temples saccagés, pasteurs protestants tués, cathédrale anglicane rasée, ainsi que l’ont confirmé Gérard Araud, l’ambassadeur de France auprès de l’ONU et l’archevêque de Canterbury Rowan Williams. Il est vrai que, ces dernières années, les médias ont largement évoqué le terrible génocide du Darfour (300.000 morts en 20 ans) où les musulmans noirs ont été massacrés par les milices arabo-islamistes du nord. Mais le génocide encore plus massif de deux millions de chrétiens et animistes reste globalement occulté par les médias et même les politiques. (…) Car le régime criminel et antichrétien de Khartoum est du ‘’bon côté’’ pour les révolutionnaires : tiers-mondiste, antiaméricain, anti-israélien et pro-Hamas, il est protégé par la Chine, qui lui vend des armes, puis par la Ligue Arabe et les États de la Conférence islamique (OCI), … . En revanche, les chrétiens du Soudan sont assimilés à des ‘’agents occidentaux’’. (France Soir) »

Soyons clairs : les Noirs qui tuent des Noirs, fût-ce par millions, n’intéressent pas plus Khay-Ro Llo-dia que les Arabes qui tuent des Noirs ou d’autres Arabes. Ainsi, lorsque des Palestiniens, dont le nom est synonyme de « victimes archétypales de notre planète », sont persécutés, victimes d’apartheid réel, voire exterminés par d’autres Arabes, l’indifférence et le silence règnent. 3645 Palestiniens (dont 463 femmes) ont été tués par l’armée syrienne et 1656 (dont 105 femmes) sont détenus dans les prisons de Bachar el-Assad[9], 146.000 ont fui la Syrie et sont devenus d’authentiques réfugiés palestiniens[10]. Tous ceux-là n’obtiennent même pas un murmure dans nos médias ou dans la bouche de Llo-Dia l’odieuse, alors qu’un seul terroriste armé tué par une balle israélienne, lors d’un échange de tirs, déclenche protestations en Une et manifestations anti-sioMites[11] partout.

Racistes, Rokhaya Diallo a besoin de VOUS !

Son fonds de commerce réside dans sa revendication d’une persécution systématique par le reste du monde, éternellement raciste. Sa crédibilité dépend donc de la méchanceté ontologique de ceux en qui elle ne veut pas voir ses semblables. Deuxième épine dans son petit peton, le pire n’est pas toujours sûr : la preuve, dans les faits, notre pays réprime de plus en plus sévèrement des actes de racisme de moins en moins nombreux. Pour l’antisémitisme, c’est l’inverse : les actes se multiplient, mais la bande-son à base de « Sales Juifs » ne suffit pas pour les qualifier d’antisémites.

Diallo doit donc, en permanence, coloniser le terrain de la communication, en inventant des angles de plus en plus improbables par lesquels nous enfoncer sa lorgnette dans l’entendement, pour nous éviter la tentation d’examiner les faits. Ne nous ridiculisons cependant pas en rendant à Llo-Dia ce qui est à Faurisson : elle ne prétend pas, par exemple, que la Shoah n’a jamais eu lieu. Simplement, sa théorie de l’exclusivité aux Noirs du malheur et de la persécution implique que les six millions de Juifs exterminés l’aient été individuellement, probablement par des loups solitaires nantis d’antécédents psychiatriques et radicalisés de la veille. Ou pas, et peu lui importe, du moment qu’ils ne font pas d’ombre, avec leur malheureux génocide, aux véritables victimes que sont les Noirs, de la part d’une nation française acharnée à institutionnaliser leur discrimination.

Elle fait partie des gens qui, malgré l’élection d’Obama pour deux mandats, continuent de voir dans « États-Unis » un synonyme de racisme. Et elle ne changerait pas d’avis si elle arrivait, elle-même, par le plus fâcheux des hasards, à la magistrature suprême[12] dans notre pays. Elle estimerait probablement avoir été élue par des loups solitaires nantis d’antécédents psychiatriques et radicalisés de la veille. Et elle n’aurait pas tort ! CA♦

stylo-plume attcCécile Attal, MABATIM.INFO

[1] Testament politique d’Hitler, Adolf Hitler, notes de Martin Bormann, préface de Trevor-Roper, Éditions Fayard, Paris, 1959, page 83.
[2] PIR : le pire de la politique française, rassemblé dans le Parti des Indigènes de la République.
[3] On sait que « N’aigreurs » est interdit, mais « Noirceurs », on a le droit ?
[4] « Je suis le Hitler de notre époque. Cet Hitler n’a qu’un seul objectif, la justice pour son peuple, la souveraineté de son peuple, la reconnaissance de l’indépendance de son peuple et son droit à disposer de ses richesses. Si c’est ça être Hitler, eh bien laissez-moi dix fois être Hitler » a-t-il répondu à des détracteurs qui lui reprochaient son despotisme, en 2003 – (Paris Match)
[5] Dans son livre « Et ainsi de suite » édité chez Plon et cité par le Figaro
[6] « À 600 000 voix près nous aurions été présents au second tour. La leçon que nous en tirons, c’est de continuer à être conquérants. » a-t-il tweeté le 11 mai 2017, le lendemain du premier tour.
[7] Les moins de 20 ans qui ne connaissent ni Charles Aznavour ni Jacques Brel sont invités à écouter attentivement « Les Bourgeois » (YouTube).
[8] La mairie PCF de Gonfreville-l’Orcher utilise l’association Plug’in comme intermédiaire pour mettre ses studios à la disposition du label de Médine, Din Records, dont la profession de foi rend illégale toute implication d’une institution officielle de la France laïque : « Ce qui nous relie au sein du label, c’est la religion. C’est ce qui nous cimente, c’est notre garde-fou. C’est beaucoup plus facile avec des gens qui ont les mêmes objectifs que toi. »
[9] Entre 2011 et 2018 – Gatestone Institute
[10] Par opposition à la définition spécifique que l’ONU donne des « réfugiés palestiniens », aujourd’hui la 5ème génération de descendants de gens ayant vécu en Israël pendant les deux années précédant l’indépendance de ce pays.
[11] Pour la énième fois, remerciements à Alain Legaret pour la création de ce brillant et explicite néologisme –https://twitter.com/alainlegaret?lang=fr
[12] Hypothèse moins délirante qu’il y paraît quand on lit le témoignage d’un étudiant lyonnais en Sciences politiques : « On s’inscrit pour avoir du Max Weber et on se retrouve avec des amis de Rokhaya Diallo » (le Figaro).

9 commentaires

  1. […] À l’extrémité opposée du spectre de la morale et de la décence où siège Mgr Gaillot, un autre évêque, celui de Kadougli (la capitale de l’État du Kordofan au sud Soudan), Mgr Macram Gassi, avait comparé, en 2012, le deux poids deux mesures des médias, dont la recette allait, quelques années plus tard, être reprise par le Pape François, pour qui tout est égal à tout, mais il y a des touts qui sont plus égaux que d’autres. « Ces dernières années, les médias ont largement évoqué le terrible génocide du Darfour (300.000 morts en 20 ans) où les musulmans noirs ont été massacrés par les milices arabo-islamistes du nord. Mais le génocide encore plus massif de deux millions de chrétiens et animistes reste globalement occulté par les médias et même les politiques. (…) Car le régime criminel et antichrétien de Khartoum est du ‘’bon côté’’ pour les révolutionnaires : tiers-mondiste, antiaméricain, anti-israélien et pro-Hamas, il est protégé par la Chine, qui lui vend des armes, puis par la Ligue Arabe et les États de la Conférence islamique (OCI)… En revanche, les chrétiens du Soudan sont assimilés à des ‘’agents occidentaux’’ (Mabatim.info). » […]

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  2. […] À l’extrémité opposée du spectre de la morale et de la décence où siège Mgr Gaillot, un autre évêque, celui de Kadougli (la capitale de l’État du Kordofan au sud Soudan), Mgr Macram Gassi, avait comparé, en 2012, le deux poids deux mesures des médias, dont la recette allait, quelques années plus tard, être reprise par le Pape François, pour qui tout est égal à tout, mais il y a des touts qui sont plus égaux que d’autres. « Ces dernières années, les médias ont largement évoqué le terrible génocide du Darfour (300.000 morts en 20 ans) où les musulmans noirs ont été massacrés par les milices arabo-islamistes du nord. Mais le génocide encore plus massif de deux millions de chrétiens et animistes reste globalement occulté par les médias et même les politiques. (…) Car le régime criminel et antichrétien de Khartoum est du ‘’bon côté’’ pour les révolutionnaires : tiers-mondiste, antiaméricain, anti-israélien et pro-Hamas, il est protégé par la Chine, qui lui vend des armes, puis par la Ligue Arabe et les États de la Conférence islamique (OCI)… En revanche, les chrétiens du Soudan sont assimilés à des ‘’agents occidentaux’’ (Mabatim.info). » […]

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  3. […] À l’inverse du Zimbabwe, une photo d’enfants sud-africains a fait scandale dans nos médias, en janvier 2019. Le racisme avait frappé ! Le Monde et le Nouvel Obs avaient aussitôt dégainé leur « touche pas à mon pote », car les victimes étaient noires. Évidemment : le racisme antiblanc, ça n’existe pas, demandez à leur millimétresse à penser, Rokhaya Diallo, elle vous expliquera (Mabatim.info). […]

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  4. […] La femme de « l’agresseur présumé » a été placée en garde à vue. C’est dégueulasse, ça ! Nul doute que son avocat invoquera le harcèlement et Rokhaya Diallo la discrimination. Oui, discrimination : Mickaël Harpon est de la même couleur que la Black qui fait son beurre de la victimisation de ses chromo-semblables, innocents par nature et accusés par racisme (Mabatim.info). […]

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  5. Notre contrition est la brèche dans laquelle ces gens-là s’engouffrent. Que dire de celle de Trudeau? Une polémique ridicule au sujet d’une photo prise lors d’une soirée étudiante et où il se trouvait grimé en Noir. Pas de quoi fouette un chat? Erreur! C’est l’affaire du siècle au Canada!

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  6. Ce qu’il a d’étrange, c’est que la souffrance d’une persécution devrait rapprocher des êtres aussi dissemblables soient-ils ! …..

    Les Noirs, même malgré ce qu »ils ont souffert, ont l’air de penser que seuls eux ont souffert de l’esclavage et personne d’autre !

    Idem pour les arméniens, il n’y a que eux qui ont souffert de l’oppression turque et personne d’autre ….

    Les Juifs par contre eux reconnaissent que les noirs, les arméniens, les indiens d’Amérique etc… ont souffert et ont été massacrés….. car les Juifs par la souffrance et les massacres qu’ils ont subis durant des dizaines de siècles, ont compris le message de leur persécutions pour comprendre la persécution des autres

    Si pour toi Diallo, la souffrance des noirs et la tienne ne te permettent pas de comprendre ceux différents de toi qui ont été massacres tout comme les noirs que tu représentes, c’est que cette souffrance ne t’a rien appris si ce n’est que d’être un peu plus égoïste que tu l’étais a la base et de ne regarder qu’un peu plus ton nombril ….. Piètre attitude de ta part (qui me déçois car j’ai vu les feuilleton sur ton histoire et il m’a a moi Juif rempli de compassion pour les noirs) qui a tendance a prouver une médiocrité intellectuelle : en effet le véritable intellect est de comprendre ce qu’on vécu les autres a travers sa propre expérience et non point de croire qu’il n’y a que soi qui existe et que ma propre expérience et la pour me donner des droits et pour me dispenser du moindre devoir envers l’humanité toute entière …….

    Les Juifs n’ont JAMAIS persécutés les noirs et ont été émus par la souffrance des noirs (Israël aujourd’hui même aide l’Afrique a surmonter ses besoins en eau et en nourriture) !!! Alors pourquoi ignorez la persécution des Juifs qui a été au moins aussi dure que celle des noirs avec 4 exils, d’une durée de 25 siècles au moins…. et durant la Choah ou les Juifs ont été le 1er peuple (et non point le seul) a être décimé dans les massacres ethnique d’Hitler qui ont pourtant bel et bien eu lieu ??????

    Encore aujourd’hui des Juifs sont frappes parce qu’ils sont Juifs ! En Israël les Juifs se font égorger AUJOURD’HUI du bébé jusqu’au centenaire par des attentats palestiniens hebdomadaires depuis 52 ans ……Et toi Diallo ta souffrance et celle des noirs seules comptent ? Parce que tu étais différente tu as été violée et persécutée ! Et tu ignores les Juifs qui ont vécu la même chose que toi et peut être même pire que toi (on a utilise la graisse des Juifs pour en faire des savons, leur peau pour en faire des abats jour, et on les opérais VIFS pour faire des expériences : JAMAIS LES NOIRS n’ONT VECU CA A CETTE EXTREME DE CRUAUTE) et en plus PENDANT BEAUCOUP PLUS DE SIECLES ? C’est déplorable de ta part Diallo : ta souffrance devrait te joindre a tous ceux qui ont souffert comme toi OU PIRE QUE TOI (car on peut toujours trouver pire)…… Au lieu de croire égoïstement que tout le monde doit s’écraser contre les murs pour te laisser passer avec ta souffrance personnelle comme si elle étais unique et la seule qui compte !!!!

    Moi Juif, je te plains et je plains les noirs sur ce que l’humanité leur a fait d’horrible ….. et finalement mon malheur a moi Juif est plus horrible que celui de n’importe qui d’autre …..car même ceux qui ont souffert comme moi ou moins que moi ne reconnaissent pas ma souffrance et ma persécution !!!!!

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  7. 👍très fort ,je fais suivre ! Cette dame est la représentante d un président ,et de son parlement ,une honte pour ce pays (la France )
    Je dois dire qu avec les illustres prédécesseurs du président encore en place ,eux ,au moins savaient cacher tout cet étalage de médiocrité.

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    • Attention, ne confondez pas Rokhaya Diallo avec Sibeth Ndiaye, porte-parole du Président, ou avec Danièle Obono, députée de la France Insoumise.
      Diallo n’est représentante de personne que des racistes « racisés » dont elle invente la « discrimination institutionnelle » par l’État français dans un but purement narcissique.
      Tout ce qu’on peut lui reprocher est d’être « proche » du PIR (parti des indigènes de la république), dont les statuts et les objectifs sont illégaux, mais nul ne se risquerait à le faire remarquer.
      Au contraire, les médias leur ouvrent en permanence leurs colonnes et leurs micros, et les bobos droitdelhommistes battent leur coulpe en les écoutant, soit parce qu’ils préfèrent qu’on les tue plutôt qu’on les traite de racistes, soit parce qu’ils se repentent de la culpabilité d’avoir eu un ancêtre qui était vivant au moment où la plupart des nations européennes (dont la France) avaient des colonies.

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