Israël : « Et maintenant… ? » (après la formation du nouveau gouvernement le 13/6/2021)

Écrit par Jean-Pierre Lledo, et soutenu par Ziva Postec, cinéastes tous deux…

Je ne m’étendrai pas sur le séisme qui vient d’ébranler Israël. Tout a presque été dit. La Knesset va entériner le plus faible de tous les gouvernements mis en place depuis 1948. Et ce au moment où l’effet Biden-Obama a rendu possible la réhabilitation d’un Iran toujours plus agressif, le bellicisme du Hamas, et pour la première fois en Israël, un mouvement proto-insurrectionnel et pogromiste sur l’ensemble de son territoire. Les Juifs de par le monde qui ont passé leur temps à délégitimer Trump doivent savoir qu’ils endossent pour l’éternité une terrible responsabilité, celle du coup de poignard dans le dos des leurs.

Le plus faible des gouvernements, car fait de bric et de broc, chacun des deux premiers ministres ayant veto sur l’autre, chacun des partis ayant posé ses conditions et se disant prêt à quitter le bateau dans le cas où… De plus, avec un premier ministre qui a volé ses électeurs, moi y compris. En désaccord à peu près sur tout, ses membres n’ont eu pour ciment que la haine de Netanyaou, un ciment désarmé, qui s’effritera au moindre choc avec en prime la possible tentation autoritaire venant à la rescousse d’un pouvoir sans assise majoritaire. Ils nous annoncent une gestion non-idéologique, quasiment apolitique du pays. Croient-ils être parvenus aux temps messianiques ? Croient-ils que le monde va se régler sur leur agenda ? ! Et que tous nos ennemis, extérieurs et intérieurs, attendront le prochain gouvernement, alors qu’ils savent le moment venu pour eux de faire fléchir la nuque ramollie ?

Beaucoup se sont interrogés sur les causes de cette fragilité. Presque tous ont désigné le mode de scrutin à la proportionnelle. Je ne le crois pas.

D’abord parce qu’Israël a un électorat très diversifié et que sa cohésion tient au fait que tous ses éléments se sentent justement représentés. Ensuite, et surtout, selon nous, parce que

la faiblesse actuelle d’Israël tient à l’effacement progressif du débat politique et idéologique que la force militaire ne saurait remplacer.

La preuve par le fait qu’en général Israël perd lorsque Tsahal gagne. Alors que la guerre est devenue d’abord médiatique, Israël n’a pas encore cru bon de se doter d’un organisme pour contrer les fake-news, les malintentionnés ainsi que les idéologues antisionistes, parmi lesquels de trop nombreux Juifs. Pourtant battre l’adversaire extérieur avec des idées, des données historiques, des mots et des images, est tout à fait à la portée de l’intelligence israélienne et pourraient réduire la possibilité des guerres meurtrières. Pour le prix d’un tank ou deux, le résultat médiatique dépasserait la force d’une compagnie de blindés. Et ceci serait encore plus vrai de l’adversaire intérieur…

Durant ces quatre dernières élections, Israël a été jetée dans les dérives de la personnalisation. Face à ses opposants qui l’attaquaient personnellement, Netanyahou tomba dans le piège et ne cessa de répondre qu’il était le meilleur, sur tous les fronts, économique, diplomatique, corona, etc. Ce qui d’ailleurs n’était pas faux, la preuve par ce nouveau gouvernement. J’étais de ceux qui pensaient que Netanyahou n’avait pas su transmettre et préparer son départ, mais constatant aujourd’hui l’indigence politique de Saar, et du tandem Bennet-Shaked, je me dis que le bougre connaissait bien son milieu.

Il n’en reste pas moins que – sauf ces dernières semaines mais c’était trop tard, et puis hier lors de son discours de leader, désormais, de l’opposition – Netanyahou n’a pas contribué à faire du débat politique et idéologique l’axe principal de son combat. Or là réside, selon moi, la cause de ce gigantesque détournement d’électorat, puisque malgré ses 70 députés, la droite politique préfère se faire hara-kiri alors que le peuple lui a donné ses voix permettant une stabilité qu’Israël n’aurait pas connue depuis si longtemps ! Syndrome mortifère plus qu’inquiétant, puisqu’il pénalise l’électorat, affaiblit le gouvernement, va encourager tous nos adversaires et par conséquent mettre en danger le pays.

Il me faut à présent m’expliquer sur ce que j’entends par « débat politique et idéologique ».

Depuis la restauration de sa souveraineté en 1948, l’essentiel des combats qu’a dû mener Israël et de sa résistance aux assauts diplomatiques, sont de nature existentielle. L’Angleterre remettant en cause la Déclaration Balfour puis celle de San Remo, puis faisant tout ce qu’elle put pour empêcher la renaissance d’Israël ; les USA, à peine après avoir voté à l’ONU pour Israël, en novembre 1947, regrettant aussitôt leur geste, et essayant de faire annuler cette décision ; l’Europe à peine sortie de sa phase de culpabilité, faisant cause commune avec le monde arabe, sans doute pour son pétrole, mais surtout agacée par l’excellence de ce peuple dans lequel on n’aurait aimé voir qu’un amas de « réfugiés » et surtout pas un peuple « prétentieux » affirmant sans complexe renouer tout à la fois avec sa plus vieille histoire et avec la modernité ; et bien sûr le monde musulman – le plus grand colonisateur de tous les temps – pour qui toute conquête au nom de l’islam devient à jamais un acquis irréversible, Israël ne pouvant être de ce fait qu’un accroc historique que le temps et la démographie effaceront mieux que la guerre, laquelle n’a fait qu’aggraver son humiliation originelle…

Face à une telle hostilité, sournoise ou déclarée, qui vise à nier le lien historique du peuple juif avec cet endroit du globe, pourquoi Israël n’a-t-elle pas, au moins sur cette question, interpellé les États dits démocratiques et ne les a-t-elle pas forcés à prendre position ? Pourquoi n’y a-t-il jamais eu, par exemple, un congrès international d’archéologues, et ce alors qu’Israël est sans doute la première puissance archéologique mondiale, par la quantité et la qualité de ses recherches, de ses trouvailles et de ses publications ? Face au déni des autorités falestiniennes, et je ne parle même pas des terroristes du Hamas, que répondent nos hommes politiques, toutes tendances confondues, et notamment ceux du Meretz qui régulièrement vont à Ramallah faire des visites de courtoisie à Abou Mazen, sans jamais le presser de reconnaître cette légitimité historique comme de mettre fin aux discours de haine dans les médias, les écoles et les universités ?

Faire reconnaître par le monde entier qu’Israël, n’est une conséquence ni de la Shoah, ni de la décision de l’ONU de 1947 (qui n’a fait que reconnaître une réalité, et encore très amputée), mais de son histoire trimillénaire et d’une présence ininterrompue serait déjà une grande victoire pour le peuple juif et démobiliserait ceux qui espèrent toujours faire disparaître Israël. N’oublions pas qu’il y a quelques années seulement l’UNESCO annula une exposition sur ce thème-là. En tous cas, le monde comprendrait qu’il ne pourra jamais y avoir ni paix, ni État falestinien sans une reconnaissance préalable de la légitimité d’Israël. Et au lieu de faire pression sur Israël, il ferait le forcing plutôt sur les organisations falestiniennes.

Le deuxième grand problème, complètement lié au précédent, auquel devraient se confronter le plus vite possible les dirigeants politiques israéliens, c’est la nature de l’État d’Israël. La dénonciation par de nombreuses forces de gauche, comme des Arabes, de la Loi sur la Nation1, laquelle pourtant ne faisait que préciser certains points de la déclaration fondatrice dite « Déclaration d’indépendance » du 14 Mai 1948 ayant accompagné la renaissance d’Israël, aurait dû déjà alerter. Mais le mouvement proto-insurrectionnel et pogromiste arabe qui a été déclenché simultanément à l’attaque du Hamas, comme pour se témoigner une solidarité mutuelle, font désormais de la définition de la nature de l’État d’Israël, une bonne fois pour toutes, une obligation qui ne saurait laisser le moindre interstice pour son interprétation. Et ce d’autant plus que ce mouvement pogromiste n’a rien eu de spontané, mais a été lâchement manipulé par les partis arabes, qui loin de le condamner l’ont au contraire encouragé, au point que les Juifs continuent d’être agressés en tant que Juifs, par exemple ces derniers jours dans la ville de Lod : tentative de noyer une jeune fille juive dans une piscine, menaces de mort contre des enfants juifs2.

Ben Gourion « homme de droite »

Les politiciens d’Israël doivent donc au plus tôt débattre puis décider. Et il n’y a que deux solutions :

Soit Israël restera l’État du peuple juif comme cela a été dit au moment de la restauration de sa souveraineté, dans lequel accepteront de s’intégrer des minorités (notamment Druzes, Circassiens, Arabes musulmans, Arabes chrétiens) ;

– Soit Israël deviendra « l’État de tous ses citoyens » comme le réclament les forces de gauche et les Arabes, c’est-à-dire un État qui effacerait ses attributs identitaires, au nom d’un « vivre ensemble harmonieux ».

Dans ce dernier cas, ce serait le prélude à la disparition du peuple juif en tant que peuple, à son désarmement, à l’ouverture de ses frontières, et à la submersion des Juifs par les 350 millions d’arabo-musulmans du Moyen-Orient. Les Juifs reviendraient à leur ancienne condition de dhimmis qui fut la leur dans le monde musulman, ou devraient à nouveau s’exiler de par le monde. C’est précisément pour cette raison que Ben Gourion ne démordit jamais de son idée d’un État juif séparé, et rejeta l’idée de l’État binational que ne cessait de lui proposer Brit Shalom, Alliance pour la paix, l’ancêtre de « Shalom Akhchav », composé de grands intellectuels venus d’Allemagne dans les années 20 et 30, dont notamment le président de l’Université hébraïque de Jérusalem, Juda Magnes… Refus qui, aujourd’hui, ferait de Ben Gourion « un homme de droite » !

Mais dans le cas probable où le peuple juif d’Israël refusera de se suicider, il ne suffira pas de réitérer la Déclaration de 1948, mais de l’actualiser en tenant compte des nouvelles réalités : ceux qui se disaient en 48 « Arabes d’Israël » se disent aujourd’hui « Falestiniens », qu’ils soient communistes, nationalistes ou islamistes, solidaires des autres Falestiniens de l’extérieur, Fatah, Hamas, Djihad islamique, et tutti quanti, lesquels continuent de se battre pour une « Falestine de la mer au Jourdain ». Combien de temps Israël pourra-t-elle tolérer cette 5 colonne ? Faut-il attendre une nouvelle guerre doublée d’une vraie insurrection cette fois, ou prévenir cette violence par une nouvelle Loi ?

État du peuple juif, vs « État de tous ses citoyens »

Ne serait-il pas temps que les politiciens juifs se prononcent clairement ? Qui est indu occupant en cet endroit du globe ? Le peuple juif qui n’a pas d’autre patrie et qui n’a fait que revenir dans la sienne dès qu’on le lui a permis sans parler de tous ces Juifs qui avaient réussi à s’y accrocher à Tiberiade, Safed et Jérusalem où ils furent à nouveau majoritaires dès 1857, ou bien les Arabes qui ont colonisé notamment cette terre à partir du djihad islamique au 7ᵉ siècle, et qui se retrouvent aujourd’hui avec 22 pays ?

À l’inverse des textes fondateurs de l’islam qui codifient la dhimmitude et l’inégalité des « gens du livre », ceux du judaïsme font de l’accueil de l’étranger et du respect qui lui est dû, donc de sa liberté et de l’égalité, des obligations, quasiment des dogmes sacrés. Mais respect et égalité de l’Autre, dans son intégrité identitaire, dans le travail, dans la prise en charge sanitaire, et dans l’exercice de son culte, ne signifient nullement fusion de l’accueilli et de l’accueillant, ou dissolution de l’un dans l’autre, et encore moins soumission de la majorité à la minorité !

Les nouveaux textes fondateurs définissant la nature de l’État juif devraient très clairement définir le statut des minorités ethnico-religieuses. En attendant que le monde abolisse toutes ses frontières, les nations se définissent encore selon leur identité ou nationalité. Malgré l’Europe et l’euro, la France et l’Allemagne continuent de se distinguer de par leur histoire, culture, langue, etc.

Israël « État juif et démocratique »

La définition d’Israël comme « État juif et démocratique » introduite en 1992 lors de la « révolution constitutionnelle » menée par Aharon Barak, président de la Cour suprême entre 1995 et 2006, est de ce point de vue défectueuse, voire dangereuse, car conceptuellement inepte. On ne peut mettre sur le même plan une identité, ou une nationalité – qui n’ont rien à voir avec les opinions politiques de chacun – et une méthode de gestion de la diversité de ces opinions, sans aucun doute la meilleure et la plus recommandable, la démocratie. Israël comme « État du peuple juif », ou « État juif », est bien suffisant. Quant au fait qu’il soit démocratique ou totalitaire, cela dépendra toujours de la volonté des concernés. Aucun décret ne garantit la liberté. Ne sont-ce pas justement les pays totalitaires qui tiennent à se définir comme « démocratiques » ? L’Algérie ne se nomme-t-elle pas « République algérienne démocratique et populaire »(diantre !) ? Les pays socialistes de l’Europe de l’Est ne se désignaient-ils pas comme des « démocraties populaires » ? Nazis, dans leur grande majorité, les Allemands, devenus depuis, pour l’essentiel, des démocrates, ne sont-ils pas restés des Allemands ?

Mais dans le cas israélien, cette formulation « État juif et démocratique » n’a pas la même fonction. Elle ne vise pas à masquer un autoritarisme, puisque le sionisme dès le départ a été et demeure un mouvement nationaliste extrêmement démocratique (ce qui le distingue de tous les nationalismes arabes). Elle n’en est pas moins très spécieuse, car faisant équivaloir nationalité et citoyenneté, elle sert de tremplin à tous ceux qui veulent liquider Israël comme État du peuple juif :

— la gauche antireligieuse parce qu’elle fait mine de ne pas comprendre que « juif » est d’abord un marqueur identitaire de nationalité, de peuple doté d’une histoire particulière, et qui concerne donc tous les Juifs d’Israël, et ensuite aussi un marqueur religieux pour une partie de ce peuple.

— les Arabes qui votent régulièrement entre 85 et 97 % pour des partis unis par le même désir final de faire disparaître Israël, qui refusent les symboles de l’État juif d’Israël, qui considèrent ce pays comme une « puissance occupante » (depuis 1948) et qui proclament leur entière solidarité avec les autres Falestiniens qu’ils soient du Fatah ou du Hamas, avec les terroristes, et les prisonniers-tueurs en chef, comme Barghouti.

Il était donc plus qu’urgent de revenir à la Déclaration d’Indépendance :

« NOUS PROCLAMONS LA CRÉATION D’UN ÉTAT JUIF EN TERRE D’ISRAËL QUI PORTERA LE NOM
D’ÉTAT D’ISRAËL. ».

Ce que fit la nouvelle Loi fondamentale « Israël, État-nation du peuple juif », adoptée en 2018. Mais depuis trois ans, cette Loi qu’a-t-elle modifié du comportement agressif des partis arabes ? Reconnaissent-ils la légitimité d’Israël ? Ont-ils cessé de prêter allégeance à « l’autorité falestinienne » ? Ont-ils condamné les mouvements pogromistes ? Que nenni ! Bien au contraire tous leurs discours et actions visent à narguer les signes et les symboles de la souveraineté juive d’Israël, et ce chaque année avec plus d’insolence.

N’est-il pas temps pour Israël de remettre les pendules à l’heure par de nouvelles lois qui préciseraient les droits et les devoirs des minorités, mais aussi leurs limites, ainsi que les peines à qui les violeraient ? C’est la clarté, la précision des lois et surtout leur application qui préviennent les guerres civiles, et c’est le laxisme et la permissivité qui nous y mènent. Si l’État d’Israël est incapable de faire respecter sa propre souveraineté, comment s’étonner que ses adversaires en Israël, dans le monde musulman, et dans le monde en général, cherchent à en profiter ?

Seul État au monde à devoir lutter pour son existence 73 ans après son indépendance, Israël ne peut différer la résolution de ce problème fondamental. Rendu d’autant plus urgent par le mouvement pogromiste arabo-musulman du mois dernier, il doit faire l’objet d’un débat national. Ce débat clivera sans nul doute, mais ce seront des clivages autrement plus sains que ceux auxquels ont conduit les dernières élections, clivages de personnes et d’égos. Il obligerait les hommes politiques à dévoiler leurs positions, et permettrait à la population de choisir son camp en connaissance de cause : celle de la fierté nationale, ou celle de la fin d’Israël qui sera aussi le retour de la dhimmitude pour les Juifs du monde.

Les alliances deviendraient naturelles et mutuellement bénéfiques, et il n’y aurait plus que deux grands mouvements politiques, celui qui ne renoncera jamais à l’existence d’Israël comme État du peuple juif, et celui qui est prêt à le sacrifier sur l’autel de « l’État de tous ses citoyens ».

Jean-Pierre Lledo
Cinéaste. A vécu en Algérie qu’il abandonne en 1993, auteur de Le Monde arabe face à ses démons : Nationalisme, Islam, Juifs. Après son alya en 2011, il réalise un film en quatre parties Israël, le voyage interdit

Voir également : « Jean-Pierre Lledo, itinéraire d’Alger à Jérusalem » (MABATIM.INFO 25/11/2020)

Source : Menora14 juin 2021

1 La loi ‘’Israël, État-nation du peuple juif’’, adoptée le 19 juillet 2018 par la Knesset, est l’une des lois fondamentales d’Israël.

2 Jforum et LPHInfo

2 commentaires

  1. « rien ne peut se construire sur la haine… »
    tout a fait, c’est pourquoi les plus proches collaborateurs de Bibi sont partis, a part les differents yes men/women plus incompetents les uns que les autres…par exemple:
    Derniere trouvaille de l’ancienne ministre du transport: « les stations de train amenent la vie »
    Bibi n’a fait que propager la haine et tout ce qui n’etait pas pour lui etait un gauchiste
    Il y a maintenant un gouvernement a majorite de droite, avec des personnes qui sont pretes a travailler ensemble, et reconstruire le pays
    L’armee est toujours la, une vague d’optimisme envahit le pays, elle va peut-etre meme arriver dans ce site mabatim…
    On sait jamais 🙂

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  2. Merci pour cette analyse lucide et lourde de conséquences.
    Nous voici donc avec un gouvernement qui ressemble à s’y méprendre aux gouvernements des nations !
    Construit comme vous le rappelez si bien de bric et de broc, triste et tragique constat d’hommes qui n’ont pas compris que rien ne peut se construire sur la haine, haine d’un homme qui comme tout homme a fait de son mieux. Benyamin Netanyahou n’est tout de même pas n’importe qui. Je ne m’étendrai pas sur les nombreuses réussites construites par son opiniâtreté et son courage. Tout comme les échecs et les erreurs sinon les errements de l’homme politique qu’il a été et qu’il est encore…qui sont propres à tout être humain.
    Une fois de plus l’histoire se répète, il faut le dire, le redire sans cesse Israël et son peuple ne sont pas comme les autres nations.
    Ne pas vouloir le reconnaître c’est se priver de la compréhension de cette différence. Je sais que m’ »aventurer » sur ce terrain va créer des critiques mais c’est naturel puisque cette dimension manque à beaucoup…
    Ne pas reconnaître cette « mission » donnée par le créateur et ne pas la mettre en pratique nous fait peser un lourd fardeau et parcourir un chemin difficile et tortueux…
    Et malheureusement nous n’apprenons rien de nos échecs ! L’ennemi est partout, d’abord nous-mêmes qui refusons de nous conformer à la volonté de celui qui nous a choisis pour être une lumière et un exemple pour les nations. Puis il y a une majorité d’hommes et de femmes qui veulent vivre comme les autres nations allant jusqu’à s’assimiler par les mariages mixtes…
    Elles sont multiples les erreurs qui sont commises, la démocratie qui est une des reconnaissances pour faire partie du camp du bien en est une, regardons les résultats autour de nous. Entretenir au sein du pays près de 20% d’un peuple qui nous veut du mal et qui n’a pas les mêmes valeurs anéantisse toute possibilité de vivre en paix.
    Accepter et laisser croire que l’islam est une religion alors qu’il n’est que le faux nez d’une idéologie mortifère qui n’a qu’un seul but que nombre d’Israéliens subissent depuis trop longtemps…
    Israël n’est pas plus coupable que les autres nations, notre peuple a toutes les raisons d’être fiers…Une armée, Tsahal puissante et respectable comme nulle autre, des chercheurs et savants à la pointe du progrès, des hommes religieux qui veulent vivre et insuffler les meilleurs valeurs pour l’humanité…
    Alors oui ! Nous sommes un grand peuple, non par la superficie, ni par le nombre, mais certainement par ses valeurs humaines qui avec où sans nous percolent à travers le monde au grand désappointement de ceux qui se veulent nos ennemis…
    Alors faisons disparaître nos haines, nos envies et notre orgueil, essayons malgré tout de dépasser et abandonner ces mauvaises habitudes de ne jamais être content de ce que nous sommes et de ce que nous avons reçu comme héritage…Ce que tous les peuples des nations nous envient.

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