Les pro-pass sanitaire : l’enseignement du mépris ?

Un dangereux clivage fracture aujourd’hui la société française concernant l’obligation du pass sanitaire. Faut-il ou non se rallier à la politique du gouvernement visant à l’obligation d’une vaccination massive ? Depuis l’annonce de l’application de ce pass, les opposants à cette obligation sont de plus en plus nombreux à protester en présentant des arguments qui doivent être discutés. Mabatim a accueilli dernièrement l’article de Cécile Attal qui s’attaque avec virulence à ceux qu’elle considère être du camp des antivax. D’où ce présent article qui tente de répondre à ses arguments afin d’essayer de clarifier le débat.

Une entrée en matière discutable

D’entrée de jeu, l’auteur affirme :

« Les antivax ne croient pas au virus ».

Pourtant, une écoute attentive des manifestants montre que loin d’être des clones, les protestataires sont, pour certains, vaccinés et pour d’autres pas. C’est justement l’intérêt de leur mouvement. D’autres raisons expliquent donc leur opposition et leurs manifestations depuis six semaines : celle de l’abus de pouvoir et de l’entrave à la liberté. Et d’emblée, je me positionne :

la liberté aussi précieuse soit-elle ne se confond pas avec le « je fais ce que je veux », par hubris, égoïsme et mépris du bien commun.

Ceux qui sont contre le vaccin, donc le pass-sanitaire, seraient des ignorants

Autrement dit, il y aurait les « sachants » et les ignares. Et l’auteur nous affirme :

« les enquêtes montrent que plus on est éduqué, plus on est en faveur du vaccin ».

De quelles enquêtes s’agit-il ? L’auteur fait fi de celles menées par des opposants (et ils sont nombreux), médecins, chercheurs, philosophes, journalistes scrupuleux qui ne sont pas aux ordres et qui « osent » s’interroger sur la façon dont a été gérée la crise sanitaire depuis son début, mais aussi sur les enjeux politiques de cette crise mondiale. (Je conseille aux lecteurs que cela intéresse, de se rendre sur le site du « courrier des stratèges » où le philosophe Éric Verhaeghe1 réfléchit, avec d’autres, sur les enjeux sanitaires et politiques du traitement du virus.) Je pourrais en citer d’autres…

Depuis bientôt deux ans, nous sommes abreuvés, toute la journée, sur toutes les chaînes de TV et de radio, des courbes épidémiques qui montent et qui descendent, selon les semaines et les mois, générant des discussions sans fin sur le nombre de cas, graves ou moins graves, de morts dont le nombre s’affiche en boucle au bas de nos téléviseurs. Sans parler des ordres et contre-ordres concernant le port du masque, son inutilité puis son obligation, de l’absence de soins médicaux, dès l’apparition des premiers symptômes, qui auraient dû être confiés aux médecins traitants. Le rejet d’un médicament qui a fait ses preuves :

l’hydroxychloroquine qui a été interdite alors que ce médicament était utilisé par le Professeur Raoult dès le début de l’épidémie, avec succès. Et le remdesivir que le Japon utilise maintenant (comme les EU).

Le gouvernement Macron n’a su que créer une atmosphère anxiogène, délétère, et erratique, l’autoritarisme étant la seule parade pour combler un vide – non seulement dans les hôpitaux, ceux-ci devant faire face à la pénurie de lits, d’appareils respiratoires et j’en passe, sans oublier l’abandon des EHPAD où beaucoup de vieillards sont morts dans la solitude et l’absence de soins. Devant un tel bilan, n’est-il pas légitime de s’interroger, et ne pas accorder une confiance aveugle à un ou à des « vaccins » qui ne sont pas des virus affaiblis selon la définition propre des vaccins depuis Pasteur, mais qui ont été produits à une vitesse record, et présentés sur le marché comme l’arme miraculeuse…

Autorisation de mise sur le marché conditionnelle et obligation « vaccinale », cherchez l’erreur !

En effet, concernant les nouveaux « vaccins » il s’agit d’une thérapie génique expérimentale en phase 3.

Un vaccin antivirus est constitué de ce même virus atténué, nous dit la généticienne Alexandra Henrion-Claude2 (et elle n’est pas la seule à l’expliquer). Mais les vaccins qui nous sont proposés sont différents de ceux auxquels nous sommes habitués. Nous avons affaire ici à des thérapies géniques expérimentales. Ce qui n’a jamais été dit aux sujets qui obéissent à la consigne gouvernementale. (Certains objecteront que ces expérimentations sont légitimes lors de l’apparition de nouveaux virus. Certes, mais en général, il faut un certain temps pour les rendre fiables.) Or, ces injections n’ont été pourvues que d’une Autorisation de mise sur le marché conditionnelle jusqu’en 2022 pour certains et 2023 pour le célèbre « Pfizer. » On a beau retourner le problème dans tous les sens, on est en droit de s’interroger sur la pression vaccinale que le gouvernement exerce sur la population en lui faisant notamment du chantage au travail, en violation du code de Nuremberg. En l’état, les injectés ne sont rien d’autre que des sources de profits pharaoniques pour Big Pharma et au pire, et simultanément, des cobayes. De plus, quand nous analysons la composition des injections, nous dit la généticienne – et je rappelle qu’elle n’est pas isolée dans ses constatations –, elles contiennent la protéine spike du virus, c’est-à-dire son code génétique. On ne connaît pas le taux de codage de cette protéine spike que l’organisme humain créera à partir de cette injection, et il se peut que les effets secondaires dus à l’injection ne soient pas du tout maîtrisés. On peut déjà constater que le vaccin, très tôt injecté à la population israélienne, a occasionné des décès et des accidents de santé très graves. Sans oublier que l’épidémie, malgré un nombre record de vaccinés, est repartie dans ce pays plutôt leader en matière de vaccination.

J’ajoute enfin que le groupe « scientifique » qui entoure le Président ne fait que nous infantiliser, jour après jour, en tapant du pied et du poing sur la table comme si nous faisions un caprice de gosse, dès qu’on émet le moindre doute sur l’innocuité de ces injections. Est-ce la meilleure façon de donner confiance ?

C’est pourquoi la prudence en ce domaine me paraît de mise et l’on peut s’étonner que les gens qui cherchent à s’informer et à comprendre soient décriés comme étant la bête noire du gouvernement.

Selon Cécile Attal, qui voit les choses de façon binaire, il y a ceux qui savent, car ils ont fait des études et croient en la science toute puissante, donc aux vaccins nouveaux, et ceux qui ne savent rien, les « sans dents » et sans cervelle, sans doute. Ceux-là, nous dit-elle, sont (ontologiquement) contre le vaccin.

« Les ignorants d’aujourd’hui se croient originaux »,

précise-t-elle encore, et de revenir à Pasteur qui de son temps fut moqué.

Oui, la nouveauté fait peur, parfois à tort, parfois à raison. La situation entre hier et aujourd’hui est-elle comparable ? Aujourd’hui, ce n’est pas le vaccin en soi qui est contesté. Les vaccins ont sauvé des vies, ils ont été conçus et expérimentés avec le temps. Or, depuis les débuts de la vaccination contre le Covid, plus personne n’ignore que les résultats sont loin d’être probants. Israël et l’Islande, pays ayant vacciné en masse, voient l’épidémie flamber en cette fin d’été, tandis que la Suède, qui n’a pas confiné ni obligé sa population à se faire vacciner est tirée d’affaire ! Que faut-il en conclure ?

On peut admettre les tâtonnements de la science mais alors pourquoi cette précipitation pour une troisième dose alors que nous ne possédons pas toutes les données et analyses des premiers résultats ? Que penser de cette obsession de la seringue miracle à tout prix ? Quels sont les enjeux ? Ne seraient-ils pas aussi financiers ?

Il y avait eu un précédent lors de la crise de la grippe A  : Roseline Bachelot, en 2007, alors ministre de la Santé, avait commandé un nombre astronomique de vaccins H1N1 et comptait obliger les médecins à vacciner le plus grand nombre de personnes. Des salles de vaccination réquisitionnées par la ministre étaient restées vides. On avait appris que ce vaccin n’était pas fiable et avait causé de graves séquelles, comme la narcolepsie chez des vaccinés, dont certains attendent encore une indemnisation.

Cécile Attal s’interroge-t-elle sur les médecins et les chercheurs qui contestent la vaccination, notamment pour les enfants ? Est-il suspicieux ou complotiste de s’inquiéter des effets négatifs sur un nombre non négligeable de personnes atteintes d’accidents cardio-vasculaires, thromboses et autres conséquences graves, voire de morts subites ? A-t-on le droit de s’en préoccuper ? Mais Cécile Attal n’en démord pas :

« … le mouvement des gilets jaunes n’a rien à voir avec le mouvement des antivax qui pollue aujourd’hui la vie sabbatique des citadins, avec leurs manifs et la vie quotidienne de leurs prochains avec leur refus infantile de toute contrainte. »

En lisant cette charge, on a le sentiment que l’auteur voit dans l’opposant au vaccin quelqu’un de dangereux, voire criminel, qui aurait la volonté d’inoculer une maladie, qu’il n’a pas encore, à la terre entière ! C’est un polluant, nous dit-elle !

Qui perturbe vraiment la vie des gens, sinon le gouvernement avec son staff de « scientifiques qui ont déserté le terrain » et qui scandent jour après jour que le virus n’est pas vaincu, qu’il va réapparaître, car il est en embuscade, et qu’on attend une quatrième vague, puis une cinquième et cela jusqu’aux élections, qui sait ? Ceux qui refusent le vaccin sont devenus des parias, et traités comme tels puisqu’ils ne peuvent plus vivre comme les autres. Mais ne l’ont-ils pas cherché ?

Se faire vacciner pour ne pas perdre son boulot, pour aller, au restaurant, au spectacle, au musée, prendre le TGV (pas le train parce que là on n’a pas besoin du pass, comme dans le métro bondé aux heures de pointe du reste !) Voilà la raison essentielle qui pousse beaucoup de gens à se faire vacciner : pour vivre normalement tout simplement. Et on les comprend !

Le Covid 19 et le système totalitaire qui s’annonce3

Quel monde à la chinoise veut-on nous préparer ? Aujourd’hui le pass sanitaire, demain le « Crédit social » comme pour les Chinois. Nous avons beaucoup à apprendre d’eux dans ce domaine, et le gouvernement s’y attelle avec zèle ! N’est-il pas en train de nous tester ? Sommes-nous une rampe de lancement pour de futures expérimentations ? Par exemple le « Grand Reset » comme l’explique Klaus Schwab dans son livre : « Covid 19 et la grande réinitialisation4 ». Curieusement (ou pas) le créateur du Forum de Davos avait tout prévu depuis 2019. Comme Jacques Attali du reste. Il y a comme ça des visionnaires qui percent l’avenir, invisible au commun des mortels. Aller voir de ce côté du miroir n’est pas inutile et au contraire très instructif !

Ne manipulons pas la recherche de la vérité par le truchement d’un antisémitisme, que par ailleurs nous combattons

Seule importe ici la recherche argumentée de la vérité et le respect de la démocratie, dont la voix semble aujourd’hui couverte par la passion (ou la peur ?) d’avoir raison à tout prix, fût-ce au mépris des scrupules et de la retenue qui accompagnent d’ordinaire la probité intellectuelle.

On est en droit de dénoncer les théories conspirationnistes, là où elles existent. Mais c’est à mon sens, une faute politique de les dénoncer là où elles n’existent pas. Encore une fois, de nombreux chercheurs, juifs et non juifs, médecins, penseurs, philosophes et citoyens non dépourvus de ce « Common sense » décrit par Orwell, réfléchissent – et réfléchir à cette épidémie n’est pas comploter, me semble-t-il. Nous voulons comprendre d’où elle vient et surtout comment, et analyser la façon dont elle est traitée en France et dans le monde pour en tirer les conséquences. Beaucoup se retrouvent à partager les mêmes avis. Ils ne sont pas médiatisés puisqu’ils vont à l’encontre de la doxa. Ils sont même traités de complotistes et de faux prophètes. C’est vrai, il en existe. Mais pour savoir s’ils le sont, encore faudrait-il pouvoir les entendre. Or ils font l’objet d’une traque et d’une censure, digne des pays totalitaires, sur les réseaux sociaux. Pourquoi n’écoute-t-on pas le point de vue d’éminents chercheurs et professeurs ? Nous avons vu comment le professeur Didier Raoult est tombé en disgrâce dès lors qu’il préconisait l’ hydroxychloroquine et l’ivermectine et comment le professeur Perronne a été démis de ses fonctions de chef de service des maladies infectieuses à l’hôpital de Garches, pour des propos « indignes de sa fonction » ! Cela devrait interpeler les « sachants » !

Mais il paraît plus facile d’agiter la crécelle pointée sur les antisémites. Loin de moi l’idée de nier qu’il y en ait. Ils sont toujours là, et surtout du côté où l’on ne veut pas les voir, en l’occurrence celui des islamo-gauchistes. Cependant faire des manifestations anti-pass du samedi, des repaires d’antisémites me paraît bien hasardeux et peu conforme à la réalité. S’il a pu y avoir, de façon sporadique, quelques slogans antisémites primaires, ce n’est pas du tout ce qui ressort massivement des manifestations. On a focalisé sur une pancarte douteuse avec les noms de M. Jérôme Salomon, Agnès Buzin, BFM Drahi, Attal, Veran, Salomon, Macron Soros, Schwab, BHL (Évidemment, la jeune femme qui tenait la pancarte était taxée d’appartenir forcément au FN). En tout cas cela a permis à Monsieur Darmanin de monter au créneau pour s’indigner de cet acte antisémite ! Belle récupération…

La question que je pose est la suivante : a-t-on le droit de critiquer des Juifs si l’on pense qu’ils se comportent mal ? Soros est-il un homme estimable par la façon dont il impose ses idées d’une société ouverte, et finance ses actions (par exemple celles des ONG pour une immigration sans limite ?) Soros veut-il le bien de l’humanité et des Juifs en particulier, en soutenant le Hamas notamment ?5 Et Schwab qui lui n’est pas juif, n’est-il pas du même acabit ? Le mal existe partout, même chez les Juifs, hélas ! Et le contraire signifierait qu’ils ne sont pas des hommes. Peut-on dire qu’un Léon Trotsky voulait le bien des Russes ? Et je n’irais pas plus loin dans mes exemples…

Vaincre l’antisémitisme, c’est aussi accepter de voir la réalité de la nature humaine. Ce n’est pas se poser en éternelles victimes. Ce n’est pas en tant que Juifs que certains abusent de leur savoir ou de leur pouvoir financier, ou simplement commettent des crimes ; c’est peut-être avant tout parce qu’ils ont rompu avec l’éthique juive, avec les Commandements bibliques qui sont au cœur du Bien et du Mal, et de la liberté de choisir qui nous a été donnée. C’est là le message de la Torah.

Alors cessons, chaque fois qu’on critique des Juifs de croire que celle-ci est d’essence antisémite. Le problème est de savoir si elle est juste, quelle que soit l’appartenance de ceux qui la formulent. Ne manipulons pas la vérité par le truchement d’un antisémitisme instrumentalisé, antisémitisme que par ailleurs nous devons combattre, surtout par la recherche argumentée de la vérité et par la loi. ET

Évelyne Tschirhart, MABATIM.INFO


1 lecourrierdesstrateges.fr/

2 Alexandra Henrion-Claude : voir son site sur internet.

3 Le pass sanitaire, vers une surveillance numérique de la société. (Laurence Trochu) 30 août 2021

4 Voir mon article sur Klaus Schwab et Thierry Malleret 2020 – dans Mabatim 2021

5 Soros : comment le milliardaire américain Georges Soros influence les Nations Unies – dans Valeurs actuelles. Voir aussi Les liens de Soros et le conseil de surveillance de Facebook. Mon article dans Mabatim : « Soros, un ami qui vous veut du bien ? »

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