Le réfrigérateur המקרר et l’apartheid

Pour Sarah et Ariel, responsables du projet Le Réfrigérateur à Jérusalem et pour leurs camarades, partout en Israël

Il y a quelques mois je publiais un article Le pays des mitnadevim*. Je voudrais vous parler aujourd’hui d’un projet particulièrement sympathique et utile : le מקרר (Mekarer) ou si vous préférez en français, le Réfrigérateur.

J’ai interviewé Sarah par téléphone (corona oblige !) pour en savoir un peu plus :
Tout a commencé il y a trois ans grâce à quatre étudiants de Tel-Aviv qui souhaitaient simplement réduire le gaspillage alimentaire, et qui ont eu l’idée d’installer un réfrigérateur en libre-service pour ceux qui sont dans le besoin et de le remplir avec les légumes et fruits invendus du marché. Ils trouvèrent l’endroit idéal, rue Shapira.

Trois mois après le premier réfrigérateur du quartier Shapira, Inbal Grinzweig et Tamir Laron, étudiants à Jérusalem, en installèrent un autre à Mahané Yehouda, le célèbre marché de la capitale et ainsi d’autres suivirent dans d’autres villes…

Leur idée est très simple et demande peu de moyens financiers. Comment font-ils ?

– Ils persuadent la mairie de leur ville de leur fournir un réfrigérateur et de leur accorder une autorisation de le placer sur un trottoir, c’est-à-dire dans l’espace public.

— Ils persuadent alors un épicier, un magasin d’alimentation ou encore un café de fournir gratuitement l’électricité nécessaire.

— Ils remplissent le réfrigérateur de produits frais au fur et à mesure qu’il se vide.

Bien sûr, pour chaque réfrigérateur, un groupe de volontaires est chargé de vérifier régulièrement qu’il est toujours en état de marche, qu’il est propre, que les produits qui y sont stockés sont bien emballés et n’ont pas dépassé la date limite de fraîcheur.

Qui les fournit ? Très souvent le commerçant concerné mais aussi des restaurants, qui apportent des plats préparés, des cafés, leurs viennoiseries* et de nombreux anonymes qui souvent préparent des plats cuisinés à la maison*. Le seul impératif pour les plats préparés est qu’il soit indiqué en clair les ingrédients et la date de la préparation.

Comme vous pouvez le voir les indications sont écrites en anglais, hébreu et arabe :

Les fondateurs de ce projet ne s’attendaient pas à ce que leur idée eût autant de succès auprès de la population, des écoles, des mouvements de jeunesse qui s’y associèrent.

Depuis le premier réfrigérateur de la rue Shapira, le projet s’est étendu à de nombreuses villes en Israël depuis Maalot en Galilée jusqu’à Dimona dans le Néguev, 19 jusqu’à présent, et certaines villes comme Jérusalem en ont déjà plusieurs.

Et comme nous pratiquons l’apartheid, le Réfrigérateur du marché de Mahaleb Yehouda à Jérusalem propose des pots de confiture de fraise pour le Ftor (le repas de rupture du jeûne du Ramadan).

Je pensais écrire un article plus léger pour une fois, mais voici que j’entends la déclaration de la représentante d’Amnesty International, Catherine Callamard, qui m’a donné la nausée. Cette fois, nous ne sommes pas seulement racistes mais coupables de crimes contre l’humanité ! Un vrai génocide, voila ce que nous faisons.

Peut-être pourriez-vous m’expliquer comment une population exterminée a pu passer d’environ 600 000 personnes en 1948 à plusieurs millions actuellement…

De fait, ce rapport n’est pas basé sur une réalité mais sur les fantasmes antisémites d’Amnesty International qui se défoule en les drapant d’habits nouveaux, les habits neufs de l’antisémitisme comme l’écrivait Pierre-André Taguieff.

La revendication soi-disant politique contre l’apartheid n’exige aucun changement politique en Israël parce que l’apartheid n’existe pas en Israël et n’a jamais existé. Comme l’explique Pierre Lurçat*:

« Israël n’est pas un état juif au sens ethnique, c’est-à-dire un pays où tous ses habitants seraient Juifs… Mais c’est un état où la population est hétérogène et où chaque citoyen jouit des mêmes droits »

De plus, Amnesty International appelle les Arabes israéliens des Palestiniens. Cette organisation leur retire donc leur droit à la citoyenneté israélienne comme l’a écrit justement Yossef Hadad, arabe israélien de Nazareth :

« En tant qu’Arabe israélien ayant grandi à Nazareth, le récent rapport d’Amnesty International tente de falsifier mon identité ».*

Cette revendication ne veut pas renverser un régime d’apartheid comme ce fut le cas en Afrique du Sud où il existait réellement, ils ne veulent pas (ne peuvent pas !) détruire ce qui n’existe pas, supprimer des lois racistes discriminatoires qui n’existent pas. Ce qu’ils veulent c’est supprimer toute présence juive en Israël. Dans l’histoire du mythe palestinien (qui va bien au-delà de l’invention de ce peuple par le KGB), une étape-clé : la conférence de Durban en 2001. Je me souviens de la phrase

one jew, one bullet !

Un Juif, une balle ! One jew, un Juif et non pas un Israélien !

Et même si certaines déclarations officielles condamnent l’antisionisme comme étant de fait de l’antisémitisme, l’importance grandissante des ONG ayant pignon sur rue et complices des organisations terroristes* est devenue telle qu’elles ont conquis un droit de cité planétaire et que par une totale inversion des valeurs, les antiracistes auto-proclamés sont devenus les pires des racistes.

Pour moi, ces accusations ad nauseum sont le volet journalistique et publicitaire du terrorisme et ce n’est pas une surprise si la dernière déclaration d’Amnesty International a été si appréciée par le ‘Hamas et le Fata’h.

En fait, voici notre apartheid :

Photo Ben Goldstein

ou encore, ces jours dans un bus à Jérusalem. Sur la droite vous voyez les coupoles de l’église russe d’Ein Karem.

Stand with us

Mais voici aussi l’apartheid palestinien dont ne parle pas Amnesty International.

Pour protéger nos vies, éviter que nous subissions le lynchage atroce de deux Israéliens, Yosef Avrahami et Vadim Norzhich, entrés par erreur à Ramallah en 2000*, le gouvernement israélien a dû ériger ces grands panneaux à l’entrée des zones sous contrôle de l’Autorité palestinienne :

Photo Ben Goldstein

Dans sa prochaine publication Amnesty international déclarera-t-il que les réfrigérateurs à disposition de tout un chacun sont aussi des outils d’apartheid ?

À bientôt, H

Hannah, Boker Tov Yerushalayim


PS. Certains d’entre vous sont déjà des mitnadevim, des volontaires. J’ai trouvé pour tous ceux qui habitent en dehors d’Israël et qui espèrent y revenir toutes ces possibilités de hitnadvout (Volontariat), vous verrez qu’il n’y a pas que Tsahal et les kibboutzim qui accueillent les mitnadevim (voir ici).

Si vous insistez pour aller dans un kibboutz ;

Et si vous ne voulez que Tsahal ;

* Cours de Pierre Lurçat sur Akadem ;

* Yossef Haddad : Distorsion de l’identité arabe ;

* Complicité entre les ONG et les organisations terroristes comme le FPLP ;

* Le lynch de Yossi Abrahami et de Vadim Norzich ;

* Le pays des mitnadevim ;

* Ma’hane Yehouda : ici et ici ;

*Certaines villes comme Carmiel refusent les plats cuisinés maison mais à Jérusalem c’est monnaie courante ;

*les boites remplies de plats cuisinés-maison : une habitude très juive qui veut que les enfants ouvrent le frigo de leurs parents (même un âge largement adulte) pour y trouver sans doute leur petite madeleine et qu’ils emportent chez eux, à l’université, à l’armée des boites pleines destinées à nourrir des plougot (bataillons) entières. Le va et vient de ces boites vaut certainement une étude sociologique de la société israélienne.

Un commentaire

  1. Constante: L’antijuif fantasme la malignité du juif précisément l’ innocent et victime de la méchanceté de l’antijuif: Il est paranoïaque et insensible au Réel. Il est donc vain de penser même pouvoir l’aider à se soigner. Si possible, il vaudrait mieux, comme avec les Nazis de 1929…., ne pas attendre 1943 pour le « Bombarder  » vigoureusement!

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