
Par Serge Siksik
[Tel Aviv 27 juillet 2025]
Quand la diplomatie française valide la haine antijuive
Le 20 janvier 1942, dans une villa cossue de Wannsee, près de Berlin, quinze hauts fonctionnaires nazis organisaient la Solution finale. Ils ne portaient pas tous l’uniforme SS, mais tous avaient du sang sur les mains. C’est dans les salons feutrés, loin du champ de bataille, que s’est décidée la mort de millions de Juifs.
Plus de 80 ans plus tard, la France de Macron et Barrot ne convoque pas de conférence secrète. Elle n’en a pas besoin. Elle agit à visage découvert. L’Élysée s’indigne officiellement depuis le 7 octobre, mais condamne systématiquement Israël, l’État juif agressé, tout en ménageant les islamistes qui ont égorgé, brûlé, violé, kidnappé.
La France officielle, dans son double langage, n’a pas osé nommer clairement le Hamas comme l’ennemi.
Pire, elle semble lui donner les moyens politiques d’exister : par la reconnaissance annoncée d’un État palestinien sans condition, dans le sillage de l’Espagne zapatiste qui en 2025 débarque d’un avion avec brutalité un groupe de 50 enfants juifs français…
Derrière les postures diplomatiques se joue un drame historique. Quand l’État français donne des gages aux soutiens du Hamas et à leurs relais idéologiques en France, de La France Insoumise aux chroniqueurs islamo-négationnistes comme Caron, Portes ou Hassan, il ne fait pas que faillir à sa mission régalienne, il attise l’antisémitisme !
À force de vouloir distinguer le « juste Palestinien » de « l’extrémiste Hamas », sans jamais oser désigner le cœur idéologique djihadiste de la haine antijuive, le pouvoir français normalise l’inacceptable. En tolérant que les décolonialistes antisémites s’expriment sur les plateaux télé, en laissant les élus LFI cracher sur les otages israéliens, en n’expulsant pas les propagandistes islamistes étrangers, la France actuelle laboure un terrain d’incendie.
Et quand elle annonce, comme une provocation, sa volonté de reconnaître un État palestinien alors même que des juifs sont encore otages à Gaza, elle signe une trahison, pas seulement diplomatique mais morale.
Ce n’est plus de la naïveté, ni même de la lâcheté. C’est une compromission.
C’est l’alignement progressif d’un État démocratique sur les logiques des ennemis d’Israël et des Juifs.
On dira que la comparaison avec Wannsee est excessive, peut-être. Mais posons la question :
Lorsqu’un pouvoir politique, au nom de la paix, adopte des décisions qui légitiment des assassins antijuifs, à quel moment bascule-t-il dans la complicité ?
Il ne s’agit pas ici d’accuser la France d’organiser un génocide, mais de pointer une évolution gravissime :
La France de Macron n’est plus un rempart contre l’antisémitisme ; elle en devient l’accélérateur.
Car chaque déclaration déséquilibrée, chaque tweet ministériel à charge contre Israël, chaque geste de reconnaissance envers les adversaires de son existence, se traduit en actes. Des actes violents, en France même. Insultes, agressions, profanations. Synagogues sous protection. Écoles juives barricadées. Comme si la République laïque préparait elle-même ses pogroms modernes.
Si l’Élysée n’est pas Wannsee, il en devient la parodie tragique. Une parodie bureaucratique, technocratique, morale, mais tout aussi funeste. Car les décisions prises au sommet, dans le confort des salons parisiens, entraîneront des conséquences concrètes : du sang juif versé sur les trottoirs de France.
Macron tu es le Caïn des temps modernes, tu es condamné à une errance abyssale, sans boussole ni remords, fuyant le regard de l’Histoire. Mais le sang crie depuis la terre et nul mur d’hypocrisie ne pourra l’étouffer. SS♦

Serge Siksik, MABATIM.INFO
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Entre nazis, on se serre les coudes. Cette reconnaissance d’un « État palestinien », c’est-à-dire d’un Etat nazi dont la seule raison d’être serait l’extermination de ses voisins juifs, est l’aboutissement logique d’une politique destinée à favoriser le terrorisme et les crimes les plus barbares, contre Juifs et egalement non-Juifs, au Proche-Orient et sur le sol européen. Même si Keir Starmer n’a pas encore franchi le pas, sa ligne politique est similaire et l’Angleterre est le premier pays européen à être devenu une dictature islamiste et indigéniste. La « France » a suivi de près. Cette abomination (une de plus) est en parfait accord avec l’idéologie raciste, antisémite et génocidaire des mouvements indigénistes pro Hamas _ devenue l’idéologie de l’Etat français, de l’Etat britannique, de l’Etat belge etc. Elle est en parfait accord avec l’idéologie de Mohammed Amin al-Husseini, qui fut l’un des principaux complices du 3eme Reich et d’où procède la majorité du Nazisme moderne. Et elle correspond également aux exigences du Qatar. Notre régime vichyste étant au bord de la faillite économique (*), il dépend du bon-vouloir de ses créanciers. Parmi lesquels le Qatar dont le Pétainiste de l’Élysée suit les instructions à la lettre. Macron est le couteau dont le Qatar est le manche.
(*) ce qu’il essaie de cacher en exerçant des pressions sur les économistes indépendants : écouter à ce sujet les propos de Marc Touati
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