Par Serge Siksik,
[Tel Aviv 3 février 2026]

Il y a des moments où l’Histoire se révèle dans toute sa nudité morale. Non pas à travers de grands discours, mais dans des décisions administratives, des mandats, des convocations. Ce sont ces petits actes, apparemment techniques, qui disent parfois l’effondrement d’une conscience.
Il y a quelques semaines nous apprenions que la France émettait des mandats d’arrêt contre deux Israéliennes : Nili Kupfer-Naouri, présidente de l’association « Israël is forever », et Rachel Toivo, porte-parole du mouvement Tsav 9.
Leur crime supposé ? Avoir « retardé » l’acheminement de l’aide humanitaire vers Gaza.
Voilà donc où nous en sommes.

Des femmes israéliennes, juives, engagées, deviennent des cibles judiciaires en Europe, pendant que les véritables responsables du drame gazaoui continuent d’agir en toute impunité...
Depuis des mois, un récit unique s’est imposé dans les capitales européennes :
Israël bloquerait l’aide, affamerait volontairement Gaza, utiliserait la faim comme arme.
Ce récit est faux, incomplet, manipulé.
La réalité est connue :
Une grande partie de l’aide humanitaire est confisquée, détournée et revendue par le Hamas.
Nourriture, médicaments, carburant : tout devient marchandise, tout devient racket, tout devient instrument de domination.
Dans les marchés noirs de Gaza, ce qui est donné gratuitement par la communauté internationale est revendu à prix d’or. Les proches du pouvoir islamiste mangent, les plus pauvres, eux, continuent de crever.

Et pendant ce temps, la France, l’Europe préfèrent fermer les yeux…
Elles préfèrent croire à une fable confortable : celle d’un Israël cynique et cruel.
L’inversion se met alors en mouvement : Criminaliser ceux qui dénoncent
Nili Kupfer n’a jamais combattu l’aide humanitaire. Elle a combattu son détournement.
– Elle a dénoncé un système où l’aide renforce les bourreaux au lieu de sauver les victimes.
– Elle a refusé d’être complice d’une mascarade humanitaire qui nourrit une organisation terroriste.
Son véritable « crime » est là : avoir dit stop :
- Stop à l’hypocrisie
- Stop à la mise en scène
- Stop au mensonge
- Stop à l’aveuglement volontaire
Et pour cela, elle est poursuivie, menacée, judiciarisée.
- Nili Kupfer n’est pas une militante surgie d’un slogan. Elle est l’héritière d’une Histoire, d’une mémoire, d’une fidélité.
- Elle est la fille de Jacques Kupfer, figure majeure du combat communautaire, homme de transmission, de lucidité et de courage.
- Jacques Kupfer appartient à cette génération qui sait ce que coûte le silence, qui sait ce que produit la lâcheté, qui sait que chaque renoncement finit par se payer.
Il a transmis à sa fille une colonne vertébrale morale :
- Le refus de plier
- Le refus de mentir
- Le refus de se justifier d’exister
- Une fidélité à 58 siècles d’Histoire
Les Kupfer ne défendent pas une idéologie, ils défendent une continuité.
- D’Abraham à Jérusalem,
- Du Sinaï à Tel-Aviv,
- Des ghettos à la souveraineté,
- Des pogroms à la renaissance.
Cinquante-huit siècles
- de résistance
- de pensée
- d’éthique
- de fidélité.
Voilà leur véritable CV. Un CV que nul autre peuple ne possède et que beaucoup jalousent.
La jalousie devenue antijuivisme1…
Cette longévité dérange, cette persistance scandalise, cette survie insupporte.
Tout cela n’est pas un désaccord politique mais un ressentiment contre l’existence même du peuple juif, contre sa durée, contre sa singularité, contre sa fidélité.
Hier : « Vous êtes responsables de tout. »
Aujourd’hui : « Vous êtes coupables de tout. »
Le vocabulaire change, la haine demeure.

Ces mandats d’arrêt, valables dans l’Union européenne, ne sont pas un accident, ils sont un symptôme.
Le symptôme d’une Europe qui ne sait plus nommer le mal ni désigner les bourreaux, qui préfère punir ceux qui dérangent plutôt que ceux qui massacrent…
Il est plus facile d’attaquer deux femmes juives que d’affronter une organisation terroriste islamiste armée.
Il est plus confortable de viser Israël que de reconnaître son propre aveuglement.
L’histoire européenne connaît ce mécanisme, il n’est pas nouveau.
Quand on ne veut pas regarder la barbarie, on cherche des boucs émissaires.
Nous assistons à un renversement moral sidérant :
- Ceux qui dénoncent deviennent des « saboteurs »
- Ceux qui affament deviennent des « résistants »
- Ceux qui alertent sont criminalisés
- Ceux qui pillent sont protégés

C’est une inversion complète du bien et du mal…
La vérité est simple, Gaza est prisonnière du Hamas, de ses milices, de son économie mafieuse, de sa propagande.
Tant que cette réalité ne sera pas affrontée, aucune aide ne sera efficace.
Tant que le Hamas contrôlera les flux, les stocks et les distributions, chaque camion humanitaire sera une arme.
Nili l’a compris.
Beaucoup refusent encore de voir cette stratégie de diversion et le ciblage obsessionnel d’Israël
- Pourquoi toujours des Israéliens ?
- Pourquoi toujours des Juifs ?
- Pourquoi jamais les dirigeants du Hamas ?
- Pourquoi jamais leurs réseaux financiers ?
- Pourquoi jamais leurs trafiquants ?
- Pourquoi jamais leurs complices internationaux ?
La réponse dérange :
- Parce qu’Israël est une cible acceptable.
- Parce que les Juifs restent, dans certains imaginaires, des coupables idéaux.
- Parce qu’on peut les accuser sans risque, sans représailles, sans courage.
Ces poursuites ne visent pas la justice. Elles visent la diversion.
Pendant qu’on parle de Nili Kupfer, on ne parle pas :
— des tunnels,
— des arsenaux,
— des détournements,
— des rackets,
— des exécutions,
— des trafics.
On détourne l’attention.
On fabrique un faux scandale pour cacher le vrai, c’est une vieille technique, elle fonctionne encore.
Ceux qui fabriquent le mensonge tomberont
Il faut le dire clairement : ceux qui entretiennent cette fiction finiront par être rattrapés :
- Les procureurs complaisants
- Les diplomates aveugles
- Les ONG complaisantes
- Les journalistes paresseux
- Les responsables politiques lâches
Tous !
L’Histoire ne pardonne pas longtemps le mensonge organisé, elle peut tarder, mais elle finit toujours par trancher.
- Soutenir Nili Kupfer, c’est défendre la vérité
- Soutenir Nili Kupfer, ce n’est pas être « contre l’aide humanitaire », c’est être pour une aide réelle, efficace, non détournée, non mafieuse, non terroriste.
- C’est refuser que la compassion soit instrumentalisée.
- C’est refuser que la morale serve de couverture au crime.
- Nili Kupfer mène un combat difficile pour la dignité.
- Elle est attaquée, stigmatisée et beaucoup veulent l’isoler.
Mais elle est du bon côté de l’Histoire :
- Du côté de ceux qui refusent de mentir
- Du côté de ceux qui refusent d’acheter la paix morale au prix de la vérité
- Du côté de ceux qui savent que la véritable aide commence par le courage
Se taire aujourd’hui, c’est consentir.
- Consentir à l’inversion morale.
- Consentir à l’injustice.
- Consentir au mensonge.
Nili ne s’est pas tue.
Elle a payé le prix.
À nous d’être à ses côtés.
À nous de rappeler, calmement et fermement :
La faim de Gaza est une arme du Hamas, pas d’Israël, pas de Nili Kupfer-Naouri
Ce combat n’est pas personnel, il concerne tous les Juifs.
Ce qui est attaqué, ce n’est pas une femme.
C’est une légitimité.
Une Histoire.
Un droit à exister sans permission.
Refuser de soutenir ce combat, c’est accepter que d’autres parlent à notre place.
Nili et Jacques Kupfer incarnent une lignée, une chaîne, une fidélité.
- Ils transforment la mémoire en responsabilité.
- Ils refusent de mentir pour être acceptés.
- Ils refusent de se renier pour être applaudis.
Nous sommes là avec toi Nili et nous t’aimons. SS♦

Serge Siksik, MABATIM.INFO
1 expression de Jean-Pierre Lledo
En savoir plus sur MABATIM.INFO
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

tellement fière de Nili Kupfer que nous soutenons pleinement. Son combat est le nôtre. Et elle le dit si bien , il est grand temps de rentrer à la maison 🇮🇱Merci Nili 👏
J’aimeJ’aime
En ligne – Merci
Thérèse
J’aimeJ’aime
[…] La jalousie devenue antijuivisme1… […]
J’aimeJ’aime
tres bien. Mais il faut noter que l’étau se resserre sur les juifs en France.
J’aimeAimé par 1 personne