Gaza : le vrai visage du « gouvernement de technocrates »

Par Akiva Bigman,
[11 février 2026]

Le gouvernement des « Technocrates »

Une enquête du Forum de « Choisissons la Vie »1 révèle : les membres du futur gouvernement technocratique de Gaza soutiennent le terrorisme

Il y a environ un mois, le Comité national pour la gestion de Gaza a été officiellement créé. Ce gouvernement technocratique sera chargé de gérer la bande de Gaza conformément au plan en 21 points du président Trump. Les noms des membres du comité et leurs fonctions ont été publiés, permettant ainsi d’examiner, dans quelle mesure cet organe répond aux conditions fixées par le Premier ministre Netanyahu, à savoir :

« Qu’aucun membre de cette commission, n’éduquera ses enfants au terrorisme, ne financera le terrorisme et n’enverra de terroristes ».

Une étude menée par le « Forum Choisissons la Vie » révèle qu’il s’agit d’une présentation scandaleusement mensongère.

Cette étude, a examiné la liste complète des responsables, leurs activités au sein de réseaux et les fonctions qu’ils occupaient.

Cet examen dévoile qui se cache réellement derrière cet organe chargé de la responsabilité civile dans la bande de Gaza.

L’analyse des publications des membres nommés du comité, en charge des portefeuilles de l’économie, de l’éducation, du bien-être social et de la condition féminine, des médias, de l’agriculture, de la santé, des collectivités locales, du logement et du foncier met en évidence un soutien constant aux terroristes, la diffusion de la haine contre l’État d’Israël, ainsi que des contacts et des rencontres avec de hauts responsables du Hamas.

Prenons l’exemple de Jabar al-Daour, chargé du portefeuille de l’éducation. Sur les réseaux sociaux, il incite à la haine d’Israël et soutient le terrorisme du Hamas. Pendant l’opération Bordure protectrice (2014) il a écrit :

« Nous disons aux ennemis : faites ce que vous voulez, mais vous ne briserez pas notre désir de rester sur cette terre bénie, de vous vaincre, d’établir notre État et de prier dans notre mosquée Al-Aqsa. »

  • Et comme pour montrer qu’il n’avait pas changé d’avis, en juillet 2024, en pleine guerre, il a republié son message du 30 mars 2018, lors des événements de la « Marche du retour » à la frontière de Gaza, al-Daour a écrit :

« Le Jour de la Terre, Gaza s’est soulevée, pour dire aux envahisseurs : nous reviendrons non une fois, mais mille fois. »

  • Ce 30 mars 2018, des affrontements ont éclaté entre des terroristes et les forces de Tsahal, près de la clôture entourant la bande de Gaza.

Des milliers de Gazaouis se sont approchés de la barrière, lançant des pierres, des cocktails Molotov et des engins explosifs.

  • Le 17 avril 2017, « Journée des prisonniers palestiniens », Al-Daour a écrit : « Bénédictions et honneur à tous nos courageux prisonniers. »
  • En 2012, lors de l’opération « Pilier de défense », il a écrit :

« L’agression contre Gaza ne brisera pas la volonté de libération du peuple, ni sa volonté de construire un État indépendant avec Jérusalem pour capitale. »

  • Al-Daour, en sa qualité de président de l’Université de Palestine, a joué un rôle central dans des actions soutenant les terroristes. De plus, il a annoncé une réduction de cinquante pour cent des frais de scolarité pour les familles des terroristes emprisonnés ou tués.

Omar Shamali, chargé des communications et des médias, fait l’éloge de terroristes ayant du sang sur les mains.

  • Par exemple, en décembre 2022, suite au décès en prison de Nasser Abu Hamid, l’un des fondateurs des Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, responsable du meurtre de sept Israéliens et condamné à 7 peines de perpétuité, Shamali a écrit : « Que Dieu ait pitié du brave chevalier Nasser Abu Hamid. »
  • En avril 2022, Shamali a publié une déclaration en soutien au terroriste Ahmed Manasra, auteur de l’attaque au couteau de Pisgat Ze’ev à Jérusalem en 2015. Sur l’une des affiches de Shamali soutenant des terroristes, on pouvait lire : « Soyez patients… le jour viendra où les prisons seront vidées. »
  • Lors de l’opération « Gardien des Murailles » en mai 2021, Shamali a écrit :

« Notre fierté réside dans notre détermination et notre patience. C’est par notre persévérance, que nous écrivons l’histoire ».

  • Outre des publications soutenant des terroristes d’extrême gauche, il a également diffusé des contenus niant l’existence de l’État d’Israël, notamment des images, où la carte d’Israël est remplacée par celle de la « Palestine ».

Vient ensuite Ali Barhoum, un habitant de Rafah, ancien directeur général de la municipalité de Rafah, puis du Conseil des services de gestion des déchets solides du sud et du centre de la bande de Gaza. Cet organisme fonctionnait sous l’égide du Hamas. Au sein du Comité national de gestion de Gaza, il était en charge des collectivités locales et de l’eau. Le 1er février 2025, il a publié sur Facebook le message suivant :

« Après un an et trois mois de massacres, d’incendies et de carnages perpétrés par l’occupant sioniste, Netanyahou a profité du 7 octobre pour anéantir le peuple palestinien dans la bande de Gaza. »

Le reste du message proclamait le retour à Rafah et sa reconstruction malgré les destructions.

Les liens d’Yiad Yaa’i, pressenti pour gérer le portefeuille de la santé, avec le Hamas sont bien documentés.

  • En 2019, Yaa’i a participé à une conférence de presse conjointe avec le Hamas, le Jihad islamique, le Front populaire et d’autres organisations terroristes, où a été annoncée une réunion en vue d’un « accord sur une vision, un plan et une stratégie nationale commune pour la lutte ».
  • Auparavant, en 2018, Yaa’i avait participé à des réunions des « factions » – les organisations terroristes – dans la bande de Gaza avec de hauts responsables du Hamas, notamment Yahya Sinwar, Khalil al-Haya et Salah Bardawil, au cours desquelles ils ont discuté de la coopération et de la coordination des actions contre Israël et les États-Unis.
  • Il s’avère également que Yaa’i est membre de la direction de « l’Initiative Nationale Palestinienne », un organisme qui publie systématiquement de la propagande de soutien au terrorisme et aux terroristes. Dans ses discours, il loue les terroristes ainsi que la lutte violente contre l’État d’Israël. De plus, Yaa’i a participé à des réunions avec d’autres organisations terroristes, en tant que cadre supérieur de l’« Initiative Nationale Palestinienne », y compris des réunions avec la direction du Hamas dans la bande de Gaza.

Hanaa’ Al-Tarazi est une avocate chrétienne spécialisée en loi islamique. Au sein du comité, elle est chargée de la gestion du dossier du bien-être social et du dossier des femmes. Son parcours est également marqué, bien sûr, par la publication de contenus de provocation sévère. Lors de l’opération « Gardien des murailles », le 16 mai 2021, elle a publié sur Facebook :

« Ce qui se passe actuellement est un génocide, un nettoyage ethnique et des crimes de guerre. » et a appelé à « poursuivre l’occupation (désignation d’Israël par les mouvements terroristes) pour ces actes de massacre ».

  • Le 21 mars 2021, Al-Tarazi a publié un post sur Facebook contenant un discours nationaliste palestinien, dans lequel elle a glorifié « la mère palestinienne », mère de Moujahid Chahid et prisonnière en Israël, la présentant comme celle qui se sacrifie pour la lutte, élève des générations de combattants et maintient « le rêve palestinien ».
  • Le 30 mars 2019, Al-Tarazi a publié des photos d’une carte d’Israël intitulée « Palestine ». L’une d’elles était accrochée sur le mur de son bureau personnel. Il convient de noter qu’un article récemment publié sur le site palestinien ALAM a présenté un documentaire montrant Al-Tarazi participant à une conférence de l’organisation terroriste Fatah à Gaza, et qu’elle apparaît également sur la page Facebook du comité des femmes du Fatah (OLP).

Cette brève analyse suffit à comprendre qu’il s’agit d’un groupe de partisans du terrorisme.

Les auteurs du rapport résument :

« Cela met en évidence une contradiction entre la présentation du futur “gouvernement de Gaza”, comme un organe professionnel et technocratique ».

Et au vu de ses modes d’action, ainsi que les déclarations de ses membres, les auteurs du rapport constatent :

« Parmi les membres du comité de gestion de la bande de Gaza, apparaît clairement l’identification avec les terroristes et notamment, la diffusion répétée de messages niant le droit d’existence de l’État d’Israël. »

Pour cette raison, les membres de « Choisir la vie » appellent le cabinet politique et sécuritaire à

« rejeter d’emblée toute possibilité de coopération, de reconnaissance ou de contact direct ou indirect avec le comité de gestion de la bande de Gaza »

et « continuer avec détermination et constance à mettre en œuvre tous les objectifs de la guerre » et que « seule une présence israélienne sur le terrain pourra garantir à long terme la sécurité d’Israël ». AB♦

Akiva Bigman, MIDA
Journaliste israélien. Il a été chef du service des enquêtes de la chaîne 14, rédacteur en chef du site web « Mida », journaliste et chroniqueur pour Israël Hayom.


Traduit et adapté pour « MABATIM » par Édouard Gris

1 Le Forum des citoyens pour la vie des familles endeuillées œuvre pour améliorer la dissuasion face au terrorisme, par le biais de recherches, d’accompagnement juridique, d’activités publiques et médiatiques, de relations continues avec les législateurs et les responsables, entre autres.


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