Macron : Meilleur Gueux 2026, fin de règne, expiration morale atteinte

Par Serge Siksik,
[Tel Aviv 2 janvier 2026]

Au CDD de l’Élysée, chronique pour un pays qui aimerait arrêter de respirer sous perfusion

Pas très cher P’tit Manu,

Puisque c’est la période des vœux, faisons ce que tu adores faire : respecter la tradition… après l’avoir tordue, dénaturée, travestie.

On ne te souhaitera pas « Bonne année ». D’abord, parce que la France essaie encore de se remettre des précédentes. Ensuite, parce qu’il faut savoir prioriser.

Et dans la hiérarchie des urgences, il y a d’abord la France, ensuite encore laFrance, et seulement très loin derrière… ton ego en recherche permanente d’estrade.

Alors, soyons sobres, nous allons formuler un vœu simple, clair, presque hygiénique, notre vœu est sanitaire. Il concerne la respiration nationale.

Nous souhaitons, pour l’année qui vient, un arrêt ordonné des dégâts et que tu t’éclipses de la vie politique avant qu’elle ne s’effondre sous le poids de ta certitude de bien faire

Tu as présidé ce pays comme on mène une expérience clinique : méthodiquement, froidement, scientifiquement… avec 68 millions de cobayes.

Et lorsque les cobayes criaient, tu expliquais qu’ils « ne comprenaient pas ton projet », que « ce n’est pas la politique qui est mauvaise, mais le peuple qui interprète mal.

Ah, ce génie pédagogique : transformer la souffrance d’un peuple en problème de communication.

Tu as dirigé en technicien : des chiffres impeccables, des graphiques très sûrs, des discours très sérieux… et une nation derrière, désarticulée comme une marionnette dont on aurait tiré trop fort sur les fils. Et comme toujours, tu étais sûr de toi, sûr de ta vertu, sûr de ta conscience supérieure.

Immigration, identité, réalité, tu n’as pas « ouvert les vannes » par bonté, tu as ouvert par idéologie.

Parce que l’immigration massive n’est pas un phénomène neutre, mais un grand remplacement larvé.

— Parce que ceux qui tiennent à leur pays te semblent suspect

— Parce que ceux qui s’inquiètent sont, dans ta pensée, « dépassés »

— Parce qu’on voit poindre des zones où la charia gagne du terrain et s’installe comme règle sociale.

— Parce que, dans ta vision du monde, les identités enracinées gênent, les traditions ralentissent, les frontières dérangent.

Tu as traité comme « archaïque » ce qui constitue pourtant la charpente d’un pays.

Tu as préféré les théories abstraites à l’expérience vécue des Français.

Quand des millions de citoyens s’inquiétaient, tu ne les as pas écoutés. Tu les as évalués, catégorisés, recadrés. Comme un chef de service RH expliquant à des salariés dépassés qu’ils doivent « s’adapter à la transformation de l’entreprise ».

Sauf que la France n’est pas une entreprise, et un peuple, ce n’est pas un effectif.

Ton grand autel, ton culte absolu, ta religion assumée : l’Europe.

Pas l’Europe des civilisations ni des cultures. Non, l’Europe des règlements, des normes, des structures, des injonctions administratives.

Tu as offert notre souveraineté comme d’autres signent des partenariats stratégiques en séminaire.

— Nos agriculteurs ? Ils devaient se plier !

— Notre industrie ? Elle devait s’effacer !

— Notre armée ? Elle devait exister, mais surtout sur papier glacé !

— Nos enfants ? Ils devront gérer demain ce que tu as considéré comme un pari intéressant.

Et pendant que la France demandait protection, tu répondais « harmonisation européenne ». C’est beau l’idéal, ça l’est moins quand il écrase les vies concrètes.

Ta dureté n’a jamais été courageuse, tu n’as pas été dur pour sauver la France, tu as été dur contre les Français.

— Dur quand ils doutaient,

— Dur quand ils souffraient,

— Dur quand ils criaient…

Toujours sûr de toi, quand la réalité résistait, tu haussais le ton… pour expliquer que la réalité avait tort. Cette dureté-là n’est pas de la grandeur, c’est de la distance, de la condescendance !

Et puis il y a la mémoire juive. Celle qui ne brûle pas, ne se dissout pas, ne se réforme pas au gré des humeurs politiques.

– Le 7 octobre restera une déchirure pour Israël et pour les Juifs du monde entier.

– Une journée d’horreur, de massacres, d’enlèvements, de vies brisées.

– Un moment où, pour beaucoup, la civilisation a tremblé.

Et tu as réussi cet exploit politique et moral :

Graver dans l’Histoire que, quelques mois plus tard, la réponse symbolique de la France fut la reconnaissance d’un État palestinien.

Qu’on discute, qu’on négocie, qu’on pense diplomatie, soit. Mais à ce moment-là ? À ce timing ?Avec cette charge symbolique ?

Beaucoup de Juifs de France, d’Israël et d’ailleurs ne l’oublieront pas. Non parce qu’ils refusent la paix, mais parce qu’ils savent ce qu’est la mémoire. Et parce que certains gestes, qu’on le veuille ou non, restent comme des signatures morales.

Donner l’impression de couronner le Hamas et ses complices, c’est toucher au sommet de la faute et du Mal.

Et puis il y a toutes ces affaires qui traînent autour de toi comme un parfum persistant.

On n’affirme rien ici : on constate que l’Histoire retiendra longtemps des controverses comme Alstom, symbole pour beaucoup de Français d’un abandon stratégique, d’un renoncement souverain, d’un pays livré comme actif économique plutôt que protégé comme patrimoine vital.

On pourra toujours disserter, comparer les versions, théoriser les choix, évaluer les rétro-commissions…

Mais pour beaucoup de citoyens, un « doute » s’est figé : as-tu jamais pensé la France comme une nation à protéger, ou simplement comme un actif à liquider correctement ?

Le bilan ?
— Un pays fracturé
— Une confiance nationale abîmée
— Une dette qui ne rentre plus dans les colonnes
— Une cohésion nationale fissurée
— Une identité qui s’évapore
— Un peuple en voie d’extinction

Et toi, toujours debout, droit comme un professeur qui continue son cours même quand la salle brûle, convaincu que si tout flambe, c’est que les élèves n’écoutent pas assez bien.

Alors oui, nos vœux sont simples, nous souhaitons à la France :

— Une année sans être rééduquée moralement

— Une année sans être regardée de haut

— Une année sans qu’on lui explique qu’elle doit devenir autre chose qu’elle-même

— Une année sans l’obsession technocratique

— Une année sans être prise pour un laboratoire

— Une année où le vrai peuple de France boutera hors de nos frontières les étrangers qui ne nous veulent aucun bien, qui ne nous aiment pas

Et pour cela, P’tit Manu, il faut bien le dire calmement, sans hurler, sans haine, avec une ironie polie :

Nous te souhaitons… une retraite politique anticipée loin de nous, nous Français et décidés à le rester.

— Pas d’explosions

— Pas de théâtre

— Pas de scène finale héroïque

EXEX

Juste un rideau qui se ferme sur un imposteur un tricheur, un faussaire, un tartuffe. Parce qu’un pays n’est pas fait pour survivre à l’ego de ceux qui le dirigent, mais pour continuer, sans eux.

Bonne année à la France. Et bon silence, définitif, pour toi p’tit EM….SS♦

Serge Siksik, MABATIM.INFO


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