Emmanuel Razavi : « L’Iran exploite la cause palestinienne pour infiltrer la France, avec le concours de l’extrême gauche et de l’Algérie »

Propos recueillis par Étienne Fauchaire, Epoch Times,
[31 décembre 2025]

Emmanuel Razavi, journaliste et écrivain.

Réseau diplomatique transformé en plateforme d’espionnage, infiltration des milieux universitaires, médiatiques et militants, coopération renforcée avec les services algériens… dans La pieuvre de Téhéran (éditions du Cerf), les journalistes Emmanuel Razavi et Jean-Marie Montali décryptent les ressorts d’une stratégie d’influence méthodique. Auditionné par la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Emmanuel Razavi affirme observer aujourd’hui en France des mécanismes de convergence entre islamistes et extrême gauche comparables à ceux qui ont conduit à l’instauration de la dictature des mollahs.

EPOCH TIMES : vous écrivez que l’Iran cherche à influencer et à déstabiliser la France en mobilisant différents leviers d’action. Pourquoi la France figure-t-elle parmi les cibles de Téhéran ?

Emmanuel Razavi : La France est perçue par la République islamique comme le pays le plus influent d’Europe. Et ce, pour plusieurs raisons.

La première est historique. Entre octobre 1978 et février 1979, l’ayatollah Khomeini a vécu en exil en France, dans la région parisienne, à Neauphle-le-Château. C’est depuis le sol français qu’il a orchestré la chute de la monarchie iranienne du Shah Mohammad Reza Pahlavi, en parvenant à séduire la presse et les intellectuels de gauche qui magnifieront son image.

Rappelons-nous que Jean-Paul Sartre, cofondateur du journal Libération, a fait partie de son comité de soutien et que Michel Foucault disait de lui qu’il était… un saint.

Dans l’esprit des dirigeants iraniens actuels, la révolution islamique a ainsi été « gagnée depuis la France », ce qui a durablement marqué leur perception de notre pays.

La deuxième raison tient à la position diplomatique et stratégique de la France, qui a eu des positions assez dures concernant les sanctions internationales contre la République islamique d’Iran. Paris exerce également une influence notable au sein des démocraties européennes, à la fois par la force de sa diplomatie et par le rayonnement de ses médias.

Aux yeux de Téhéran, la France dispose également d’un poids militaire significatif au Moyen-Orient. Elle maintient notamment une base militaire de premier plan à Abou Dhabi aux Émirats, quasiment en face des côtes iraniennes.

Ces dernières années, des navires de guerre français ont d’ailleurs patrouillé régulièrement dans le détroit d’Ormuz. La France a ainsi démontré sa capacité à surveiller les activités navales iraniennes, en particulier celles des Gardiens de la révolution islamique, mais aussi à protéger le trafic maritime international contre leurs attaques et celle de leurs alliés, comme les Houthis au Yémen.

L’ensemble de ces éléments a conduit le régime islamique iranien à considérer la France comme un pays qu’il faut maîtriser. Cela passe par des stratégies d’influence dont nous reparlerons, mais aussi, comme l’histoire l’a montré, par des prises d’otages et la menace terroriste.

ET : Quels moyens le régime des mollahs utilise-t-il exactement pour étendre son influence en France ?

Éditions du Cerf, 19,90 €.

Depuis 1984, Téhéran mobilise systématiquement son réseau diplomatique, composé d’environ une centaine d’ambassades et de représentations consulaires à travers le monde, comme instrument d’influence à l’étranger. Fort de l’expérience acquise par l’ayatollah Khomeini lors de son exil dans notre pays, le régime a décidé d’institutionnaliser cette stratégie.

Les ambassades iraniennes ont ainsi été transformées en plateformes opérationnelles, au sein desquelles ont été déployés des agents et des espions chargés de missions précises : identifier et approcher des relais d’influence, comme des associations universitaires d’extrême gauche, des organisations pro palestiniennes, des journalistes, des chercheurs universitaires, des experts des relations internationales…

Le rôle de ces agents consiste à relayer, dans l’espace médiatique, académique ou politique, une propagande et des éléments de langageutiles non seulement à la République islamique et à ses intérêts, mais également à ses organisations satellites, ou « proxies » palestiniens.

Parallèlement, le régime iranien a favorisé la création de structures de façade (centres franco-iraniens, associations culturelles, instituts de dialogue…) ainsi que l’organisation de conférences et d’événements académiques servant de vecteurs à ces narratifs.

Cette stratégie n’est nullement propre à la France : elle a été déployée selon les mêmes méthodes en Espagne, au Royaume-Uni, en Italie, en Allemagne, et plus largement dans l’ensemble des pays jugés stratégiques par Téhéran.

ET : Vous soulignez que le parrainage de la cause palestinienne est l’un des piliers de la politique étrangère iranienne en occident. en quoi son instrumentalisation constitue-t-elle un vecteur d’entrisme de l’influence iranienne sur notre sol ?

La raison en est simple :

le régime iranien n’est pas très « présentable ». Il est connu de tous qu’il persécute ses opposants, pratique l’emprisonnement arbitraire ou encore que les violences sexuelles sont institutionnalisées dans les prisons.

À l’inverse, la cause palestinienne reste toujours perçue comme politiquement romantique aux yeux des journalistes et des élites intellectuelles de la gauche occidentale.

Pour comprendre la profondeur des liens entre la République islamique et la Palestine, il faut remonter aux années 1970, bien avant l’avènement du régime islamique en 1979.

Dès cette période, une part significative de ceux qui deviendront les cadres du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, le bras armé du régime, commence à se former au sein des camps d’entraînement palestiniens de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) au Liban, pour y acquérir une formation militaire et idéologique.

Autrement dit, les relations entre les organisations palestiniennes et le noyau dur du futur pouvoir iranien précèdent de près d’une décennie la naissance officielle de la République islamique.

Ce lien historique se manifeste de manière symbolique dès 1979 : la première personnalité internationale à se rendre à Téhéran après la prise de pouvoir de Khomeini n’est autre que Yasser Arafat.

En reconnaissance de l’appui que celui-ci lui a apporté durant les années qui précèdent son arrivée au pouvoir, Khomeini choisit naturellement de soutenir financièrement l’OLP. Mais cette reconnaissance n’exclut ni la méfiance ni le calcul. L’ayatollah raisonne en stratège : pour mieux régner, il faut diviser. Il décide donc de ne pas miser sur un seul acteur palestinien et commence à financer parallèlement d’autres organisations susceptibles de concurrencer Arafat.

Mais l’intérêt majeur du régime islamiste réside surtout dans le fait que l’ensemble de ces groupes palestiniens disposent de relais d’influence dans de nombreux pays européens, en particulier au sein des milieux universitaires et des organisations d’extrême gauche, où le palestinisme bénéficie d’une forte adhésion.

Un accord s’installe alors :

  • La République islamique fournit aux groupes palestiniens un soutien financier, logistique et militaire ;
  • En échange, les organisations palestiniennes mettent à disposition leurs relais en Europe. Ces réseaux servent de points d’entrée dans les universités, les associations militantes et certains cercles politiques, constituant ainsi l’un des premiers vecteurs de l’influence iranienne sur notre sol.

ET : le palestinisme n’ayant pas attendu l’avènement de la république islamique pour s’imposer politiquement à gauche en occident et bénéficier d’une large bienveillance médiatique, la récupération stratégique de cette cause par la république islamique d’Iran a-t-elle néanmoins généré des résultats concrets en sa faveur ?

Cette question doit être examinée à deux niveaux distincts : celui du renseignement et celui du politique.

Sur le plan du renseignement, les services français ont très tôt identifié la stratégie d’influence déployée par la République islamique et en ont maîtrisé ses mécanismes dès les années 1980. En 1984, ils déjouent ce qui constitue la première grande opération d’ingérence iranienne en France, visant une tentative d’infiltration et d’influence au sein du Parti socialiste. Depuis lors, ces réseaux font l’objet d’une surveillance constante.

Le bilan est en revanche plus contrasté sur le plan politique. À ce niveau, la stratégie iranienne s’est révélée nettement plus efficace.

Une large partie de la classe politique française s’est montrée tantôt naïve, tantôt relativiste, minimisant la portée de cette ingérence ou refusant d’en reconnaître pleinement la réalité.

Cette perméabilité est d’autant plus marquée que la diplomatie française s’inscrit historiquement dans une lecture plutôt favorable à la cause palestinienne.

Sans surprise, l’essentiel de l’effort iranien s’est concentré, et continue de se concentrer, sur l’extrême gauche, aujourd’hui extrêmement influente sur le plan médiatique et politique.

Des tentatives ont également existé à l’extrême droite. Le cas d’Alain Soral en est une illustration : aujourd’hui, il évolue encore dans des boucles Telegram animées par des agents de la Force al-Qods, l’unité d’élite des Gardiens de la révolution, spécialisée dans la guerre asymétrique, incluant le terrorisme, la cyberguerre et les opérations de cyberinfluence.

Depuis le massacre du 7 octobre 2023, cette dynamique est devenue particulièrement visible au sein de La France insoumise. Parmi les nombreux exemples documentés, les députés Mathilde Panot, Ersilia Soudais et Sébastien Delogu, ainsi que l’eurodéputée Rima Hassan, ont multiplié les conférences et interventions publiques aux côtés de Salah Hamouri, activiste franco-palestinien lié au FPLP, condamné pour avoir projeté un attentat contre l’ancien grand rabbin d’Israël, faits pour lesquels il a plaidé coupable.

Autour de Rima Hassan gravitent de manière récurrente des personnalités directement liées à des organes d’influence iraniens, au sein de cercles où se côtoient des figures associées au Hezbollah, au Hamas ou au FPLP.

Ces trois organisations sont non seulement classées comme terroristes, mais elles ont également en commun d’être soutenues et financées par Téhéran.

Cette stratégie permet désormais au régime iranien d’installer un climat de pression implicite sur la France, en adressant un message sans ambiguïté si d’aventures celle-ci fait montre de trop d’hostilité vis-à-vis des Mollahs :

« Nous sommes capables de semer le chaos sur votre territoire. Vous avez donc intérêt à composer avec nous. »

ET : Dans cette perspective, vous soulignez dans votre ouvrage que les services secrets iraniens cherchent également à exercer une influence sur la diaspora algérienne, l’Algérie étant alignée sur Téhéran dans son soutien au Hamas et au Hezbollah libanais. Selon l’une des sources que vous citez dans votre livre,

« Une partie importante de la communauté musulmane enFrance aurait une opinion favorable du régime ».

Dans ce contexte, La France Insoumise s’aligne désormais ouvertement sur les positions du régime algérien, notamment sur la question du Sahara occidental ou en votant contre la résolution du parlement européen appelant à la libération de l’écrivain Boualem Sansal. Vous rapportez par ailleurs que les professionnels du renseignement expriment une inquiétude croissante face au rapprochement entre les services secrets iraniens et algériens. En quoi consistent concrètement ces liens ?

Pour comprendre ce partenariat, il faut d’abord dresser le tableau de la situation dans laquelle se trouve aujourd’hui la République islamique. Elle traverse une phase d’affaiblissement sans précédent.

Sur le plan économique, le pays est en crise depuis cinq ans, en grande partie à cause des sanctions occidentales, et se trouve au bord de l’effondrement :

  • L’électricité fait défaut dans de nombreuses grandes villes,
  • près des deux tiers de la population sont privés d’eau potable,
  • et plus de deux tiers vivent sous le seuil de pauvreté, souvent incapables de se nourrir plus d’une fois par jour.

Le 29 décembre, le gouverneur de la Banque centrale a démissionné, tandis que commerçants et étudiants manifestent en ce moment même contre la vie chère.

À cette fragilité intérieure s’ajoute un affaiblissement stratégique régional. Une partie importante des proxys iraniens a été sévèrement endommagée ces derniers mois par Israël :

Le Hezbollah au Liban, le Hamas à Gaza, mais aussi des organisations comme le FPLP. Le régime est donc aux abois.

Cette perte de capacité opérationnelle pousse Téhéran à recomposer sa stratégie d’influence et de projection, notamment vers le continent africain.

C’est dans ce contexte que se renforce la coopération avec l’Algérie. Depuis plusieurs années, la République islamique entretient une relation étroite avec Alger, en particulier via la Force al-Qods. Des conseillers iraniens y accompagnent l’armée et les services de renseignement, notamment sur des dossiers sensibles comme le Sahara occidental.

Parallèlement, le régime utilise la sous-traitance pour exercer son influence et sa pression en Europe, par exemple en vue de peser sur les discussions autour des sanctions internationales qui le fragilisent.

Des contrats sont confiés à des réseaux criminels, souvent issus du narco-banditisme, pour intimider ou éliminer des opposants. Dans de nombreux cas, ces intermédiaires sont recrutés via des connexions avec des réseaux liés aux services algériens, qui servent de passerelle.

Autre évolution notable, le régime cherche désormais à pénétrer des milieux qu’il n’avait jusque-là jamais investis : les cités.

Faute d’implantation directe, il s’appuie là encore sur des relais algériens pour étendre son influence, ce qui lui permet d’envoyer un message clair à la France, qui redoute les émeutes :

« Nous sommes capables de vous nuire en attisant des tensions internes via les cités. Écoutez-nous et négociez ! »

Et : en octobre 1978, Khomeini affirmait à Reuters que sa République islamique serait « fondée sur la liberté d’expression » et opposée à « toute forme de censure ». Un mois plus tard, il affirmait auprès du Guardian que les femmes seraient « complètement libres » et pourraient même « choisir leur mode vestimentaire ».

Quelques mois plus tard, en 1979, il s’installe à la tête d’un État iranien qui trahit toutes ses promesses et lance le massacre des communistes. Et pourtant, l’extrême gauche occidentale ne renonce pas à cette alliance.

Entre 2013 et 2018, la 13ᵉ section du parti communiste français aurait même accueilli à Paris des agents d’influence iraniens, selon vos rapports. Comment expliquer que cette coopération perdure malgré une trahison aussi sanglante ainsi que des projets idéologiques et sociétaux pourtant opposés ?

Il faut comprendre que l’islamisme revendiqué par la République islamique d’Iran est un islamisme de nature révolutionnaire. Il repose sur trois piliers idéologiques fondamentaux :

  • l’antisionisme,
  • l’anticolonialisme
  • et l’anti-impérialisme, ce dernier recouvrant, dans le discours iranien, un anti-occidentalisme et un anticapitalisme revendiqués.

Or, ces trois piliers se retrouvent presque à l’identique dans l’idéologie de l’extrême gauche révolutionnaire.

C’est sur cette base que s’est construite, depuis plusieurs décennies, une convergence stratégique entre ces deux univers pourtant a priori incompatibles. Si leurs projets révolutionnaires ne sont évidemment pas les mêmes, l’extrême gauche se revendiquant historiquement laïque, même si cette posture a depuis évolué de manière parfois surprenante, ils partagent un socle idéologique commun suffisant pour nourrir des alliances tactiques durables.

Et cette logique d’alliance perdure en dépit du fait que la République islamique a brutalement liquidé en 1980 ses anciens alliés communistes, les emprisonnant ou les massacrant une fois le pouvoir consolidé.

Aujourd’hui comme hier, les islamistes n’éprouvent aucune sympathie réelle pour l’extrême gauche ; ceux qui, à gauche, pensent pouvoir manipuler ou utiliser les islamistes se trompent toujours aussi lourdement.

ET : En octobre 2025, devant la Commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les liens entre mouvements politiques et réseaux islamistes, vous avez affirmé observer en France, du fait de la convergence entre islamistes et extrême gauche, notamment autour de la cause palestinienne, des mécanismes comparables à ceux qui ont conduit à l’instauration de la République islamique d’Iran en 1979. La France, comme d’autres pays européens, court-elle aujourd’hui le risque de voir émerger, par ce biais, une dynamique susceptible de conduire à l’instauration d’une théocratie islamique ?

Oui, et l’histoire de cette révolution présente à cet égard un élément historique intéressant que l’on retrouve aujourd’hui.

Dès la fin des années 1940 apparaissent les Fedayin de l’Islam. Bien qu’issue du chiisme, cette organisation prête, au début des années 1950, serment d’allégeance aux Frères musulmans égyptiens, qui sont, eux, sunnites.

Ce détail est fondamental, car de nombreuses institutions de la République islamique, comme le Conseil des Gardiens, s’inspirent directement des doctrines fréristes sunnites, et ce malgré la différence confessionnelle.

Ce sont ces réseaux islamistes qui ont opéré la jonction avec l’extrême gauche pour conquérir le pouvoir.

Cette convergence s’est concrétisée dans les camps palestiniens des années 1970, où s’entraînaient les futurs cadres de la République islamique et des Gardiens de la révolution. Militants d’extrême gauche, cadres iraniens et Frères musulmans y coexistaient et partageaient une formation idéologique et opérationnelle.

Aujourd’hui, un schéma comparable se dessine en Europe, que ce soit en France, en Espagne, en Belgique, en Allemagne ou encore au Royaume-Uni.

On y observe une convergence entre un islam frériste protéiforme, aux multiples tendances, et différents courants d’extrême gauche. La France insoumise est souvent citée, mais elle n’est pas la seule concernée : d’autres mouvements islamo-marxistes, plus radicaux, marginaux et moins médiatisés, participent également à cette dynamique.

La logique reste la même qu’en Iran dans les années 1970.

Les uns portent la révolution islamique, les autres la révolution communiste : c’est cette ambition révolutionnaire partagée qui fonde leur alliance.

En Iran, cette convergence s’est d’abord exprimée dans les universités.

En Europe aujourd’hui, on observe des phénomènes analogues :

Universités occupées, conférences empêchées, étudiants juifs parfois exclus d’amphithéâtres, slogans scandés en faveur de la cause palestinienne et discours ouvertement antisionistes.

Dans l’Iran des années 1970, la cause palestinienne servait, là aussi, avant tout de prétexte pour semer le chaos, agréger des alliances et structurer un front révolutionnaire.

C’est exactement ce mécanisme qui se reproduit aujourd’hui en Europe occidentale, avec les mêmes ressorts idéologiques et les mêmes méthodes d’influence.

ET : Depuis le dimanche 28 décembre, un mouvement social de protestation contre la vie chère, initié par des commerçants et rejoint par des étudiants de plusieurs universités iraniennes, secoue le pays. Comme c’est souvent le cas lors des mobilisations que redoute le régime, les manifestants défilent au cri de

« Ni Gaza, ni Liban, je me sacrifierai pour l’Iran ».

Comment expliquez-vous que de nombreux Iraniens se montrent défiants à l’égard de la cause palestinienne, à l’inverse de bien des étudiants des universités occidentales ?

– Pour les Iraniens, ce sont les Palestiniens qui ont aidé Khomeini à prendre le pouvoir et formé les cadres du régime qui les persécute depuis 1979.

Le Hezbollah, créé en 1982 au Liban par Ali Akbar Mohtashamipour, bras droit de Khomeini, est aussi perçu comme un prolongement direct du pouvoir iranien à l’étranger.

Ils connaissent donc parfaitement ce que l’islamisme a produit en Iran : un contrôle social et politique totalitaire, la suppression des droits des femmes, l’imposition du voile obligatoire…

C’est pourquoi il leur est incompréhensible que des étudiants en Occident puissent soutenir la cause palestinienne.

La situation économique accentue ce rejet. De nombreux Iraniens voient d’un très mauvais œil l’argent public partir pour financer le Hamas, le Hezbollah ou le FPLP, alors que l’Iran traverse une crise sévère et que leurs compatriotes manquent des ressources les plus élémentaires.

Ce mécontentement est massif :

Selon un sondage de la Fondapol,81 % des Iraniens ne veulent plus entendre parler de la République islamique. Le message ne pourrait être plus clair. ET♦

Étienne Fauchaire, Epoch Times


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