Un accord de paix entre les Arabes et les Palestiniens

Par Klod Frydman,
[25 mai 2026]

Mme Monique Chemillier-Gendreau est une juriste française, professeure émérite de droit public et de science politique à l’université Paris-Diderot, spécialiste de droit international,

Elle est l’auteure du livre « Rendre impossible un État palestinien, l’objectif d’Israël depuis sa création ».

Propalestinienne féroce, cette dame enseigne le droit international au nom duquel elle déclare :

« Aucune procédure n’a jusqu’ici ôté légalement aux Palestiniens le titre inaliénable qu’ils détenaient sur leur territoire »1.

Il s’agit d’une thèse intéressante, mais il n’existe aucune trace dans les archives de titre palestinien sur ce territoire. Aucune procédure légale n’a donc pu leur ôter, légalement ou pas, un titre qu’ils ne détenaient pas.

Monique Chemillier-Gendreau a rappelé aussi que

« Les seules personnes à pouvoir reconnaître l’État d’Israël créé sur leur terre – par les armes et la Nakba – sont les autochtones de cette terre, les Palestiniens (sic). »

ACCORDS FAIÇAL-WEIZMANN

Cela pose donc la question : qui sont les Palestiniens ? Sont-ils les autochtones de cette terre ?

Il faut remonter à janvier 1919, à l’accord entre son Altesse Royale l’Émir Faiçal représentant le Royaume arabe du Hedjaz, et le docteur Chaïm Weizman qui représentait l’organisation sioniste, pour voir apparaître le mot de « Palestine ».

La première guerre mondiale venait de s’achever. La Palestine n’était alors qu’une province misérable et méridionale de l’empire ottoman, démantelé après la défaite de la triple alliance.

Que dit cet accord :

Article premier : L’État arabe et la Palestine, dans toutes leurs relations et entreprises, seront contrôlés par la bonne volonté et la compréhension les plus cordiales et, à cette fin, des agents arabes et juifs dûment accrédités seront établis et maintenus dans leurs territoires respectifs.

Il faut noter, écrit Paul Giniewski2, cette formule significative : « L’État arabe et la Palestine… »…
En 1919, les Palestiniens n’étaient pas arabes !

Une déclaration franco-britannique du 7 novembre 1918, en faveur de la libération des peuples opprimés, promet à la Syrie comme à l’Irak la possibilité d’autodétermination.

La Palestine n’est pas mentionnée.

  • Le traité de Londres de 1840 la nommait « Syrie du Sud »
  • et la diplomatie française, avant la Première Guerre mondiale, ne distinguait pas entre Syrie et la région de Palestine.

L’année 1913 fut une étape importante dans le démantèlement de l’Empire ottoman. Elle fut également un tournant dans les relations judéo-arabes.

On vit, chose inimaginable aujourd’hui, des dirigeants Arabes de premier plan suggérer que Juifs et Arabes fassent cause commune contre les Ottomans3, qu’ils aient un avenir commun.

  • Daoud Barakat le directeur du quotidien égyptien Al Ahram écrit :
    • « il est impératif qu’une entente voit le jour entre Arabes et sionistes, car cette guerre des mots ne peut qu’être néfaste. Les sionistes recherchent le bien du pays. Les capitaux qu’ils apportent, leurs connaissances et leur intelligence ainsi que la diligence qui les caractérise conduiront indubitablement à la régénération du pays ».
  • Les dirigeants, à Beyrouth, du Parti de la décentralisation et du Progrès4 envoyèrent aux sionistes (sans doute Nahum Sokolow) des représentants chargés de les informer du désir des Arabes de trouver un arrangement. Rafiq Bey a’Azm déclara :
    • « Nous apprécions trop bien ce que la précieuse combinaison du capital juif, de la main-d’œuvre et de l’intelligence juive peut nous apporter pour le développement de nos provinces pour ne pas commettre l’erreur de les refuser».5
  • Juin 1913. Le premier Congrès arabe se tient à Paris en la présence d’une délégation sioniste. Le président du Congrès, le Syrien Abd al-Hamid al Zahrawi, s’entretient avec Samy Hochberg, leader de la délégation sioniste, de la nécessité de parvenir à un accord, y compris sur l’immigration juive en Palestine. Il déclare 
    • « Les Juifs sont en fait des Syriens émigrés… Nous sommes tous, musulmans et chrétiens, animés des meilleurs sentiments envers les Juifs. Nous sommes même sûrs que nos frères juifs sauront prêter leur concours tant pour faire triompher notre cause commune que pour le relèvement matériel de notre pays commun ».
  • À la conférence de Versailles en février 1917, le délégué syrien Chekri Ganem :
    • « La Palestine est incontestablement la partie méridionale de la Syrie. Les sionistes la revendiquent. Nous avons trop enduré de souffrances semblables aux leurs pour ne pas leur ouvrir largement les portes. Qu’ils s’établissent en Palestine, mais dans une Palestine autonome, liée à la Syrie par les seuls liens d’une fédération. S’ils y forment la majorité, ils seront les maîtres».

Certains partis allèrent jusqu’à proposer une alliance islamo-juive, tels le Comité pour l’Union et le Progrès de Jérusalem et l’Entente Libérale. Le sionisme et le mouvement nationaliste arabe s’allièrent contre la dhimmitude, le despotisme et le centralisme de la colonisation ottomane.

Si ces intentions arabes s’étaient réalisées, la Région Palestine serait aujourd’hui prospère, certainement une des premières puissances parmi les pays arabo-musulmans…

Théodore Herzl dans son livre de politique fiction Altneuland, paru en 1903, avait lui aussi envisagé pour 1923, une vie en commun des Juifs, des Kurdes et des Arabes sur cette terre.

Toujours est-il que dans la Palestine, colonie turque, comme sous le mandat britannique, ce sont les Juifs que les Arabes appelaient Palestiniens...

En 1892, un Arabe nommé Iskander Awad bey, fit graver à l’entrée de sa maison où se réunissaient les francs-maçons palestiniens, juifs, chrétiens et musulmans, une plaque « Shalom al Israël »6. La tour de l’horloge, un des principaux monuments de Tel Aviv-Jaffa fut érigée en 1903, en l’honneur du sultan Abdul Hamid II, par l’horloger juif Maurice Schonberg,

Malheureusement, l’Angleterre, perfide Albion, fit capoter l’accord entre les Arabes et les Palestiniens. Ce fut la fin de cette coopération entre Juifs et Arabes, de ce magnifique projet politique...

COMMENT CELA A-T-IL CHANGÉ ?

Que s’est-il donc passé ?

L’irruption d’Hajj Amine el Husseini sur la scène palestinienne, soutenu par l’Allemagne nazie et ses amis les Frères Musulmans !

On ne peut pas concevoir le Proche-Orient d’aujourd’hui si on ne comprend pas le rôle joué par le Grand Mufti de Jérusalem, Amin el Husseini (1896-1974).

Il était l’héritier et le dirigeant d’un des plus importants clans palestiniens de Jérusalem. Doté d’un grand sens politique, de charisme, d’une intelligence brillante et d’une impressionnante faculté de manipulation, il fut surnommé le Glaive de l’Islam.

Engagé en Turquie, pendant la première guerre mondiale, il fut officier d’artillerie dans l’armée turque. Basé à Smyrne, il participa au génocide arménien.

Après la victoire des alliés, il changea de camp et se mit au service des Anglais.

De retour à Jérusalem, il organisa les émeutes arabes qui firent plusieurs milliers de morts parmi les Juifs, les Anglais, et ses opposants arabes modérés.

En dépit des violences, malgré son jeune âge, 24 ans, son absence de qualifications religieuses et de mandat électif, sir Herbert Samuel, le haut-commissaire anglais, le nomma Grand Mufti de Jérusalem, le poste de leader politique et religieux le plus important de la région.

Le Colonial Office7 espérait ainsi calmer les émeutes et assurer au Royaume-Uni l’alliance des Arabes contre l’Allemagne.

La nomination d’Amine el Husseini se révéla être une catastrophe dont les séquelles perdurent jusqu’à aujourd’hui.

Amine el Husseini était un admirateur d’Hitler.

  • Aidé des Frères Musulmans, il introduisit le nazisme au Proche-Orient et en particulier en Palestine.
  • Il participa au coup d’état nazi qui échoua en Irak.
  • Hitler lui envoya son avion personnel pour l’exfiltrer. Il collabora avec l’Allemagne et mit sur pied les divisions SS musulmanes pour participer à l’effort de guerre nazi. Elles commirent d’innombrables atrocités.
  • Condamné comme criminel de guerre, il fut accueilli en France en tant que réfugié politique puis, un après il s’envola tranquillement sur un avion de la TWA pour l’Égypteou il aida des milliers de nazis à se réfugier dans les pays arabes.
  • Ces nazis occupèrent des fonctions importantes dans la police, l’armée et la propagande.

El Husseini est à l’origine du premier conflit israélo-arabe en mai 19488. Leader arabe, il participa à la création de la Ligue Arabe.

Des livres entiers sont consacrés à son histoire et à ses crimes, à sa gloire dans les pays arabes et au rôle de la France qui l’a soutenu...

Le Mufti Amine el Husseini est mort à Beyrouth le 5 juillet 1974. Peu avant sa mort il tint à déclarer qu’il partait tranquille puisque « 5 millions de Juifs (sic) étaient partis en fumée ». Il est devenu le grand héros de la Palestine arabe, le symbole du Front de refus. Des écoles portent son nom et diffusent son message.

L’USURPATION D’IDENTITÉ

Dans les quarante années qui précédèrent la Première Guerre mondiale, le Proche Orient faisait partie de l’Empire ottoman, allié de l’Allemagne. Juifs et Arabes coopérèrent contre la colonisation ottomane.

En 1919, les Britanniques lancèrent depuis l’Égypte leur offensive suprême contre les forces turques de Palestine. Gaza fut leur premier objectif.

Moins d’un an plus tard, avec l’aide de leur allié français, ils s’étaient rendus maîtres des actuels territoires d’Israël, du Liban, de la Jordanie, de la Syrie et de l’Irak

L’État de Palestine fut créé…

D’abord sous administration militaire britannique

puis sous mandat après la Conférence de San Remo et le traité de Sèvres qui démantelèrent l’Empire ottoman.

Les Britanniques divisèrent cet État en deux parties inégales,

  • la plus grande partie (80 %) fut appelée Jordanie9,
  • la région de Palestine juive est née sur le reste, du Jourdain à la mer Méditerranée. Les Juifs qui y vivaient furent appelés Palestiniens.

À la rubrique Palestine, le Larousse écrivait en 1925 :

« PALESTINE : contrée de la Syrie, entre la Phénicie au Nord, la mer Morte au Sud, la Méditerranée à l’Ouest, et le désert de Syrie à l’Est, arrosé par le Jourdain. C’est une bande de terre étroite, resserrée entre la mer et le Liban, et parcourue par le Jourdain, qui se jette dans la mer Morte. Elle est appelée aussi, dans l’Écriture sainte, Terre de Canaan, Terre promise et Judée. C’est aujourd’hui un État juif sous le mandat de l’Angleterre ; 770 000 habitants. Capitale Jérusalem ».

Avant et pendant la deuxième guerre mondiale, l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste rivalisèrent avec la Grande-Bretagne et la France pour obtenir l’alliance des Arabes.

La Grande-Bretagne mandataire en Palestine usa de sa tactique habituelle avec les Juifs et les Arabes : diviser pour régner. Elle prit alternativement parti pour les uns et les autres jusqu’à la fin de son mandat et même après.

La France ne fut pas en reste. Témoin l’aide qu’elle a apportée au mufti Husseini et à l’ayatollah Khomeini qui ont déstabilisé le Moyen-Orient. L’URSS voulait sa part pour ne pas laisser aux Européens le pouvoir au Moyen-Orient. En pleine guerre froide, le États-Unis se devaient d’intervenir. Tout ceci engendra ce qu’en hébreu les israéliens appellent un « balagan10 » inextricable.

COMMENT LES ARABES SONT-ILS DEVENUS PALESTINIENS

Jusqu’en 1966, les Arabes de la région n’étaient pas appelés « Palestiniens ». Si vous consultez les dictionnaires et encyclopédies d’époque, voir ci-dessus, c’est ce que vous trouverez.

Les divers mouvements arabes de Palestine n’avaient pu trouver d’unité. Ils se définissaient soit comme Syriens, soit comme Égyptiens, soit comme Bédouins mais, sauf quelques exceptions, pas du tout comme Palestiniens.

Si on appelait « Palestinien » un Arabe, offensé il répondait « je ne suis pas juif ». Les seuls à se dire Palestiniens étaient les Juifs.

En 1948, le sionisme donna naissance à l’État d’Israël, préférant ce nom à celui de Palestine inventé par l’empereur Hadrien après l’écrasement de la révolte de Bar Kokhba en 135 après JC.

Il s’agissait déjà de rayer de la carte la Judée qui avait osé se dresser contre l’Empire romain. « Palestine » avait des relents de colonisation…

Dans un de ces retournements de l’Histoire dans lesquels la propagande soviétique excellait, transformant les victimes en bourreaux et les réfugiés en envahisseurs,

Les acteurs de la Conférence Tricontinentale11 récupérèrent le nom de « Palestine », abandonné par les Juifs pour Israël, pour créer, en 1966, un peuple palestinien exclusivement arabe…

Le pouvoir était à cette époque exercé en URSS par Leonid Brejnev rendu célèbre pour avoir persécuté les minorités, spécialement les Juifs.

Après la deuxième guerre mondiale, il n’était plus question de Palestine arabe. C’était une cause perdue. Ses leaders, au premier rang desquels les collaborateurs des nazis Ahmed Choukeiry et Amine el Husseini étaient déconsidérés.

La réalisation d’un État palestinien était une menace séparatiste qui aurait pu contaminer les différents pays arabophones.

Le général roumain Ion Mihai Pacepa et le major du KGB Vassili Mitrokhine révélèrent la manœuvre soviétique :

  • Pacepa était le chef de la Securitate en Roumanie et conseiller de Ceaucescu. Il fit défection aux États-Unis en juillet 1978. Sa tête fut mise à prix quatre millions de dollars par Ceaușescu, Yasser Arafat et Mouammar Kadhafi.
  • Vassili Mitrokhine était un ancien officier supérieur du service de renseignement extérieur soviétique qui a fini sa carrière relégué aux archives du KGB. Au risque de sa vie, il a passé 12 ans à copier des documents secrets qu’il a remis aux services secrets de Grande-Bretagne.

Nasser, depuis son accession au pouvoir en Égypte en 1952, voulait devenir le leader du panarabisme politique, des pays non-alignés et du Tiers Monde. Des difficultés mirent en danger sa position. Pour surmonter ses problèmes, Nasser fit appel à des conseillers spécialistes en matière de propagande, des ex-nazis réfugiés en Égypte avec l’aide d’Amine el Husseini et des agents soviétiques, professionnels les uns comme les autres en matière de subversion.

Un tour de passe-passe, une usurpation d’identité organisée par les Soviétiques et les pays musulmans à la conférence Tricontinentale de la Havane en 1966 a permis de réaliser la stratégie du KGB et de créer le peuple arabe palestinien qui devait éradiquer et remplacer Israël

Malgré la propagande, le terrorisme et les guerres, jusqu’à aujourd’hui cette stratégie a échoué.

LES ACCORDS D’ABRAHAM

Négociés par le président américain Donald Trump, les accords d’Abraham comportent différents traités qui normalisent les relations entre plusieurs pays arabes et Israël.

Entre autres, le traité avec les Émirats Arabes Unis qui précise que les deux États établiront des accords bilatéraux de coopération dans de nombreux domaines, parmi lesquels la finance et les investissements, les relations commerciales et économiques en matière de santé, science, technologie, énergie, agriculture et eau. Cet accord n’est pas sans rappeler les accords Fayçal-Weizmann.

Aujourd’hui, dans l’esprit Fayçal-Weizmann, il serait opportun de réécrire lesdits accords ainsi :

Les États arabes et Israël, dans toutes leurs relations et entreprises, seront contrôlés par la bonne volonté et la compréhension les plus cordiales. À cette fin, des agents arabes et juifs dûment accrédités seront établis et maintenus dans leurs territoires respectifs…

Cette terre, entre le Jourdain et la Méditerranée est aujourd’hui l’État d’Israël qui a pris la place de ce qui a été, dans l’histoire, la Palestine juive des années 1920…

Les Frères Musulmans et les disciples du nazi el Husseini veulent en chasser les Juifs après leur avoir usurpé leur identité palestinienne : « from the river to the sea ».

N’en déplaise à Mme Monique Chemillier-Gendreau, en renouant avec la raison qui fut la leur dans le passé, c’est avec Israël que les Arabes qui aiment la Palestine devront conclure la paix. KF♦

Klod Frydman, MABATIM.INFO


1 Un titre de propriété inaliénable sur la terre : https://www.monde-diplomatique.fr/1999/04/CHEMILLIER_GENDREAU/2902

2 Résistant, Journaliste, écrivain et historien français.

3 Benny Morris :Victimes : histoire revisitée du conflit arabo-sioniste

4 Deux tendances s’opposaient sur le sionisme. Le Comité Union et Progrès (Turc) et le Parti de la Décentralisation (syrien)

5 Les mémoires d’Issa el Issa, un intellectuel palestinien. P.66. Issa et Youssef el-Issa avaient créé le journal Falastin.

6 La maison était située 14 rue Boutros, aujourd’hui Raziel, à l’époque les Champs Élysées de Jaffa, La plaque est toujours visible.

7 Ministère britannique des colonies.

8 Chantal MetzgerAmine el Husseini, Grand Mufti de Jérusalem, et le Troisième Reich.Les Cahiers de la Shoah 2007/1 n° 9, P.113. n° 9.

9 En fait, elle fut appelée Transjordanie. Elle devient Jordanie aprèsl’annexion de la Judée Samarie en 1950, rebaptisée Cisjordanie, jusqu’en 1988 où la Jordanie renonce à l’annexion (NDLR).

10 Dans le langage courant : un bordel.

11 Tenue en 1966, cette conférence rassembla sous l’autorité de l’URSS les dictatures et les organisations révolutionnaires anticapitalistes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. Elle créa l’alliance des mouvements terroristes. Leur principal point commun était la haine des États-Unis, des Juifs et d’Israël


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Un commentaire

  1. Pour une professeure de Droit , écrire que seuls les Palestiniens pourraient reconnaître Israël est une absurdité . Je ne suis pas juriste ,mais il me semble que c’est la communauté internationale qui reconnaît un Etat. Dans ce cas la légitimité d’ Israël est très solide : plan de partage de 1947 , proclamation d’indépendance , membre de l’ ONU.

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