
par Wspolrzedne (Pologne),
[9 juin 2026]
Depuis des décennies, la Suède était perçue comme un pays sûr et prospère.
Aujourd’hui, elle bat tous les records européens de meurtres non seulement par armes à feu, mais à l’aide de matériels militaires : grenade, RPG et charges explosives.
Tous les deux jours, en moyenne, des liquidations sur fond de trafics divers : stupéfiants, prostitution, jeux clandestins et autres… sont perpétrés par bombes artisanales. Les unes des journaux sont dominées par des reportages sur les guerres de gangs, juste sous les fenêtres des écoles.

C’est le réveil brutal du rêve utopique d’un « vivre ensemble », d’une tolérance naïve et irresponsable…
Le pacte social suédois était fondé sur une confiance mutuelle
- entre un État assurant la paix sociale
- et une population respectant les lois et l’ordre public.
Or, cette conception « culturellement européenne » est entrée en collision frontale avec la réalité de la situation géopolitique globale et les problèmes qu’elle a engendrés sur le plan intérieur suédois.
Pour comprendre le désastre de la situation d’aujourd’hui, il faut se souvenir du contexte historique, dans lequel est né l’État providence suédois.
En 1928, Per Albin Hansson, 1er ministre social démocrate d’alors a prononcé un discours historique, dans lequel il a défini la notion de « Folk Hemet » la maison du peuple, principe de base d’organisation de la société suédoise, à savoir que,
Chaque citoyen suédois, de la naissance jusqu’à sa mort sera pris en charge par l’État suédois.
On a mis en œuvre la gratuité de l’éducation et des soins médicaux. Un système de retraites avantageux par répartition assurait aux citoyens une vieillesse paisible.
Évidemment le succès d’une telle politique sociale, exigeait une adhésion totale de toutes les couches sociales, ce qui ne pouvait se faire que dans une société homogène, unie par les mêmes valeurs culturelles et où le travail constituait la valeur cardinale de tout un peuple.
Pour financer cet État providence, les Suédois étaient d’accord pour accepter un taux d’imposition élevé, car ils faisaient confiance à l’État, de la juste utilisation de cet argent pour le bien public.

Aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation, dont l’un des phénomènes pernicieux est l’émigration massive et incontrôlée, il ne reste presque plus rien de cette société homogène, condition sine qua non d’équilibre de la population…
La confiance en l’État juste et protecteur s’est tout simplement évaporée.
Le système inventé par et pour des « luthériens disciplinés » a été percuté par un monde, que les élites suédoises n’étaient absolument pas en état de comprendre.
L’érosion de l’organisation sociale suédoise a commencé dans les années soixante-dix :
Le parlement, inspiré par une idéologie progressiste a voté une loi, qui annulait une politique d’assimilation par une politique multiculturelle.
Mais le véritable point de rupture est arrivé à l’automne 2015.
Pour respecter la politique multi culturaliste et pour répondre à la crise migratoire syrienne, les autorités suédoises ont encouragé une « attitude d’inclusion ».
- Le 1er ministre d’alors Fredrik Reinfekdt, a appelé le peuple suédois à « ouvrir les cœurs »
- et son successeur Stefan Löfven affirmait fièrement : « mon Europe ne construit pas de murs ».

Cette politique, d’une insondable naïveté a eu pour l’effet, l’arrivée de 163 milles d’émigrants, dans un pays qui comptait alors à peine 10 millions d’habitants…
Pour saisir les proportions d’un tel affluxde populations hétérogènes, il faut imaginer un million de personnes arrivant en France en quelques mois.
Par manque de structures d’accueil et ne pouvant pas intégrer un si grand nombre de migrants, l’État suédois a implosé.
Du fait de manque d’infrastructures adéquates, les immigrés ont été dirigés vers les quartiers dortoirs en périphérie des grandes villes, créant des ghettos ethniques et par la même des bombes sociales à retardement
Avec le temps ces quartiers sont devenus des « no go zone ».
- Le marché du travail suédois était basé sur des ouvriers qualifiés et des cadres hautement spécialisés, la plupart employés dans des technologies avancées à haute valeur ajoutée.
- Par conséquent, aucune perspective d’emploi ne se présentait, pour des gens sans formation, ne parlant pas la langue et n’ayant aucune idée sur le mode de vie dans un pays de culture occidentale.
Le taux de chômage des populations immigrées dépasse de loin celui des autochtones. Cette situation a crée tout une frange de population qui ne vit que de prestations sociales.
Cela a favorisé la naissance de la criminalité organisée.
La guerre des gangs a crée une insécurité non seulement dans les « quartiers », mais elle s’est généralisé dans le pays tout entier, sans exception.
Cette violence a ébranlé les fondements de l’État, car celui-ci non préparé à l’affronter et aux moyens de lutte notoirement insuffisants, a laissé faire.
Jouant sur la législation suédoise, complètement inadaptée concernant les mineurs,
Les gangs ont créé des armées d’enfants soldats, qui non seulement exécutent des « contrats » d’assassinat des « concurrents », mais en plus terrorisent des familles et entourages de ces derniers.
La responsabilité pénale commence à partir de 15 ans, par conséquent, des milliers des 12 – 14 ans sont dirigés vers des « centres d’éducation », au régime laxiste qui permet à ces « assassins en culottes courtes » de s’en échapper et recommencer leurs « activités lucratives.
Des fusillades et des attaques à l’explosif sont fréquentes et pas seulement dans les « quartiers ». Pire, les gangs utilisent des moyens high-tech comme des drones d’observation, qu’ils achètent sur Amazon pour quelques centaines d’euros.
Les chefs de ces gangs et réseaux habitent en Turquie, Espagne ou Qatar, dans de superbes propriétés et dirigent impunément leurs affaires de là .
Les chefs de la criminalité organisée ont perçu une nouvelle source de revenus.
Partout en Suède sont apparus de faux cabinets médicaux, des cabinets de dentistes, des officines d’aide aux personnes âgées ou handicapées et même des sociétés paravent qui répondent à des appels d’offres publics, dans divers activités : construction, restauration collective, service de laverie aux hôpitaux, etc.
De cette façon, des milliards de couronnes (11 couronnes=1 €), sont détournés du budget de l’État, sans parler des allègements d’impôts auxquels ces centaines « d’entreprises » ont droit.
Mais entre-temps des sommes faramineuses alimentent des banques dans des paradis fiscaux.
Cette situation a une conséquence qui met en péril les fondements mêmes de l’État suédois. C’est la dégradation des finances de l’État. Le modèle généreux de l’État providence se délabre de plus en plus.

Entretenir la masse de chômeurs, dont un grand nombre sont des chômeurs professionnels, nécessite des moyens financiers énormes. Malheureusement, la société vieillit et l’argent des impôts, au lieu d’alimenter les caisses de retraites est dilapidé pour entretenir l’armée de parasites…
Les élites politiques de Stockholm, qui pendant des années entretenaient un déni concernant l’immigration et vantaient les bienfaits de la politique immigrationniste multiculturelle, devant la réalité catastrophique étaient obligées d’admettre l’échec cuisant de cette politique naïve, inconséquente et irresponsable.
LES POLITICIENS ONT ÉTÉ LITTÉRALEMENT PRIS DE PANIQUE. LE PEUPLE S’EST RÉVEILLÉ.

Sous la pression populaire, en septembre 2023, le 1er ministre conservateur Wolf Kristersson a tenu à la télévision un discours historique, dans lequel il avouait ouvertement la défaite de l’État, en matière d’immigration et de la sécurité.
Pour répondre à la situation, le gouvernement a fait un pas sans précédent dans l’histoire moderne de la Suède.
Il a demandé l’aide de l’armée,
- Qui a été chargée d’actions de neutralisation des charges explosives,
- de la collecte d’armement militaire
- et du soutien logistique aux forces de police.
Le nouveau gouvernement de centre droit, soutenu par le parti de droite Parti des Démocrates Suédois, a fait adopter une loi historique appelée loi Stid et instaurait un système juridique « à l’envers », qui limitait fortement les dispositions de la loi précédente à savoir : irréfragable liberté individuelle.
On a instauré des zones de sécurité, où la police a droit d’arrêter tout individu ou voiture, procéder à des fouilles, même sans raison flagrante.
La loi permet aux personnels de sécurité de l’État, de réaliser des écoutes et vidéos préventives, en amont d’un crime ou délit.
On légalise des interdictions de séjour dans certaines zones aux récidivistes ou libérés de prisons.

Mais la mesure la plus spectaculaire est un vigoureux programme d’incitation financière au « retour volontaire au pays ».
A partir de cette année 2026, l’État offre 350 mille couronnes, soit près de 32 000 € par famille et à condition de s’engager à ne pas revenir et abandonner toutes les prestations sociales acquises durant le séjour en Suède.
En voyant toutes ces mesures, on peut se poser la question s’il n’est pas déjà trop tard, pour sauver la Suède et lui redonner sa grandeur de jadis ?
Mais en examinant la situation à froid et sans parti pris, même si on adopte une législation encore plus répressive, même si on instaure une véritable volonté politique contre la délinquance et l’insécurité, il est peu probable qu’on puisse revenir à ce pays du « bon vivre » qu’était la Suède, il y a quelques décennies.
Ceci constitue un avertissement à l’Europe occidentale en particulier et l’Occident en général.
Malheureusement, il semblerait que le sort de la Suède soit « tranché », mais peut-être cela servira-t-il d’avertissement au reste de l’Europe occidentale, pour peu que les peuples se réveillent et imposent aux politiques leur volonté. W♦

Site polonais d’opinions libre
Traduction et adaptation : Edouard Gris
En savoir plus sur MABATIM.INFO
Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.
