
Mars 2014
Par Lucie & Raphaël Ohayon
Portes closes depuis les années sombres de l’occupation, privée de ses fidèles, pour la plupart morts en déportation, notre magnifique Synagogue demeurait triste et «inerte», jusqu’au jour où la famille Alain GRIBE a décidé d’y célébrer la Bar Mitsva de leur fils.
La préparation à cette initiation religieuse fut confiée au jeune Rabbin Haïm Harboun, יזכר לטוב, Professeur d’Hébreu encore enseignant à l’École Maïmonide. Madame Gribe, ayant les clés que sa famille gardait depuis la guerre, suggèra d’ouvrir ce Temple et d’y célébrer la Bar Mitsva. Quelle ne fut pas leur surprise de trouver l’intérieur de cet édifice, envahi de toiles d’araignées, d’une épaisse poussière, ainsi que tout le mobilier, fracassé. C’est alors qu’à son initiative, Madame Gribe mit à disposition son personnel pour en entreprendre le nettoyage, qui dura pas moins de deux semaines.
Par la suite, lors de son séminaire à la Rue Vauquelin, Le Rabbin Harboun, ayant connu le Grand Rabbin Kaplan, put se procurer, auprès de celui-ci, les bancs et la Téba, et de quoi remeubler proprement ce local sacré. La cérémonie de la Majorité religieuse de l’enfant Gribe fut célébrée dans notre Belle Synagogue, dans une confortable et joyeuse atmosphère, et c’est à partir de cet évènement en 1962, que Le Rabbin Harboun assura brillamment durant vingt-cinq ans, la maîtrise religieuse et surtout celle d’un Talmud Torah, de plus de deux cents élèves (בלי עין הרע).
L’activité Communautaire commença alors à se développer grâce aux fidèles des environs qui n’avaient d’autre Temple que celui de Versailles, et surtout grâce aussi à l’arrivée de fidèles venus d’Algérie, pour la joie et le bonheur de notre קהילה קדושה
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Par hasard, je viens de découvrir cet article.
La synagogue de Versailles à effectivement repris son dynamisme avec l’arrivée des sefarad en 1962.
Toutefois, la communauté fortement touchée par la Shoah, existait encore après la guerre
Des anciennes familles, dont la mienne, installées à Versailles depuis la fin du xix ème siecle fréquentaient la Synagogue au moment de Kippour
Des mariages y ont été célèbres dont celui de mes parents en 1957.
Présenter la synagogue comme une ruine n’est pas acceptable,
Il n’à pas fallu attendre la bar mitzwa de Alain Gribe, pour reouvrir cet édifice.
Avant de publier, il eut été souhaitable que Monsieur et Madame Ohayon, aujourd’hui décédés, puissent se renseigner davantage.
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cet article est une découverte merci
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