Souvenir de la fête de Yom Haatzmaout[1] au Kibboutz Afikim[2]

Gateau Yom HatzmaoutPar Ernan Roitman*

Vingt-quatre années se sont écoulées depuis la dernière fête de Yom Haatzmaout en Israël et qui m’a laissé tant de souvenirs. Ce jour, cette fête de Yom Haatzmaout au kibboutz a été très spéciale pour moi.

Ce n’était pas uniquement une célébration mais aussi et surtout un évènement.

Il y a eu une fête foraine de style « LUNA PARK » où l’on a participé à la construction et au montage des équipements d’attraction. Et ce, bien deux pleines semaines avant l’évènement.

Une chorale d’une vingtaine de chanteurs volontaires ainsi que des danseurs se sont préparés avec enthousiasme et une joie intense pour la soirée de commémoration. Chaque chant, chaque danse respirait ces émotions… nos émotions… celles que nous partagions tous, mitigés entre la peine et la joie. La peine des enfants d’Israël tombés au combat et la joie de l’anniversaire de notre merveilleux État d’Israël.

Avant que la célébration ait commencé, nous tous présents pour honorer la mémoire des soldats qui sont tombés pour la défense d’Israël, avions un pincement au cœur…Chaque année qui passe n’efface pas la mémoire, la douleur et le chagrin pour la perte des enfants d’Israël.

Quand la sirène retentit ce matin de Yom Hazikaron, nous avons respecté un silence de deux minutes pour commémorer la disparition d’amis, d’enfants, de frères, de pères… tombés pour la défense de l’État d’Israël.

L’immense tristesse qui nous submergeait dans le cimetière au moment du dépôt des gerbes de fleurs sur chaque tombe de soldats nous est restée gravée dans nos mémoires et dans nos cœurs pendant de longues années.

Difficile passage entre les cérémonies de commémoration et les festivités qui m’ont toujours paru complémentaires et paradoxales…. Le paradoxe de la tristesse et de la continuité de l’existence joyeuse.

???????????????????????????Pour la soirée, la salle de réception était agréablement décorée par les volontaires, les tables étaient joliment dressées pour faire de cet endroit un espace particulièrement convivial et prêt à accueillir les milliers de membres et de visiteurs des kibboutznikim…

Après que les chants et les lectures à la gloire de l’État d’Israël eurent lieu, en liesse nous sommes allés danser la « Hora » en cercle. Cette danse traditionnelle apportée par les Juifs roumains en Israël et que nous aimons particulièrement danser cette fête la.

Des danses de discothèque (comme l’on disait autrefois) improvisées à la fois typiques et folkloriques qui se tenaient dans la salle de sport avaient quelque chose à la fois de touchant et d’émouvant et où l’on ressentait la joie immense de danser à nouveau tous ensemble…

La cerise sur le gâteau était ce moment barbecue lors duquel des steaks à volonté nous étaient proposés ; parfaitement immangeables car durs comme des semelles… dans une ambiance bon enfant. La bière coulait à flots dans les gobelets de plastique …. Chère bière complice de nos bons moments.

Le lendemain matin la fête résonnait encore dans nos têtes, ces chants, ces danses, ces grandes accolades de la veille vibraient dans nos esprits et dans nos cœurs, et nous n’avions qu’une envie, celle de la faire perdurer …. Alors, emplis de joie, d’envie et d’énergie que nous puisions au fond de nous-mêmes, nous nous sommes levés, comme téléguidés pour participer à la fête foraine…

A notre arrivée nous avons été accueillis par une musique israélienne très forte et assaillis par la voix très portante d’un animateur qui n’avait de cesse de clamer des noms afin de faire des appels pour les enfants égarés…. ou même des parents égarés.

Des milliers de drapeaux de toutes les couleurs flottaient dans le bleu azur d’un ciel de printemps parmi les bleu-blancs d’Israël.

Sur le gazon, un choix innombrable de jeux était proposé et les visiteurs se précipitaient pour y participer et ainsi contribuer à la fête et à la joie du Kibboutz.

A la fin de la journée, exténués d’avoir ramé sur des kayaks, d’être montés sur des dromadaires, d’avoir volé sur des missiles et pratiqué les jeux du tyrolien, il ne nous restait plus qu’à se sustenter des victuailles et autres gourmandises à saveur particulière de ce piquenique géant : des pains sucrés (lahmaniot) des fromages (gvina tséouba) des canettes de chocó….

Ah ! Qu’ils étaient doux et agréables ces bons moments de la jeunesse presqu’insouciante avant le choix de privatisation des kiboutznikim….

Maintenant que l’État d’Israël connait l’âge avancé de soixante-six années, il nous reste la nostalgie et l’envie de revivre ces bons moments…. Et de souhaiter à Israël LONGUE VIE !!! LE HAIM !!!!! ER-DE♦

Ernan Roitman*Texte d’Ernan Roitman arrangé par Dahlia Elbaze qui a su donner de la couleur et de l’émotion à mes souvenirs sur papier.
[1] Fête de l’Indépendance
[2] Au sud du lac de Tibériade

Publicités

Laisser un commentaire. Il sera visible dès sa validation.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s