« J’ai mal à ma France »

3 coeurs Nice 2016Par Jean-Jacques Hadjadj*

Près de trois cents victimes à Nice dont, au moins quatre vingt cinq morts. Sans compter ceux qui ne présentent aucune blessure apparente mais auront pour toujours le souvenir de ces morts ensanglantés. Je sais de quoi je parle, j’avais 13/14 ans à la fin de la guerre d’Algérie. Certaines images me réveillent encore la nuit. Je ne peux m’empêcher d’avoir une pensée pour nos pères qui ont débarqué sur les plages de la Côte d’Azur pour libérer la France se couvrant, au passage, de médailles et citations sur le front des troupes à Monte-Cassino ou Jebsheim.  J’y pense d’autant plus que mon père m’a, dès mon plus jeune âge, fait assister au défilé du 14 juillet pour honorer les soldats français. Les Juifs du Décret Cremieux étaient fiers et honorés d’être Français. Et c’est en leur mémoire que je suis en colère. Je suis en colère parce que nos dirigeants politiques, tous partis confondus, depuis trente ans et peut-être plus, ne pouvaient pas ignorer le danger islamiste et l’ont laissé grandir au point de devenir une horreur absolue.

*** Lire les articles de Jean-Jacques Hadjadj ***

Il y a vingt cinq ans, un député européen du nom de Yohanan Manor dénonçait les manuels scolaires palestiniens, financés par l’UE, qui enseignaient la haine du juif. Dans le même temps on distillait le même discours nauséabond dans un certain nombre de mosquées en France. Nous avons toujours entendu dire que « après samedi ce serait dimanche ». Les « croisés » auraient dû entendre le message.   Quant à nos Présidents et hommes politiques, ils ont des conseillers qui n’ont pas pu ne pas assembler les pièces du puzzle. Mais nos dirigeants n’agissent apparemment qu’en fonction des échéances électorales, et avec les éléments de langage fournis par les appareils politiques.

Boualem Sansal, écrivain Algérien a publié, il y a trois ans, son livre « Gouverner au nom d’Allah » que j’ai signalé dans ces colonnes[1]. Les « Conseillers » de nos présidents n’avaient aucun besoin de moi pour lire la stratégie de prise du pouvoir mondial par les frères musulmans. Le dernier moment où ils auraient pu, auraient dû agir, est l’annonce de la création du califat islamique par Daech, au lieu d’hésiter plusieurs semaines avant de se mettre d’accord sur la façon de le nommer (Isis, État islamique ?) Daech n’était pas encore aussi développé. Il aurait probablement été moins difficile de l’éradiquer. Maintenant, nous sommes confrontés à une guerre dans laquelle nos ennemis sont fondus dans le paysage et savent utiliser toutes les possibilités que leur accorde cette même démocratie qu’ils veulent remplacer par la charia.    Chacun est libre de rester ou partir et je n’ai aucun jugement d’aucune sorte à émettre. Ma liberté c’est de rester dans cette France dont mon père m’a transmis l’amour et le respect que je lui dois. Pour autant, j’ai très mal à Ma France. JJH♦

Jean-Jacques Hadjadj[1] « Gouverner au nom d’Allah »

*Jean-Jacques Hadjadj est Biographe privé

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Un commentaire

  1. bravo Jean Jacques pour cet article je partage entièrement ton point de vue moi aussi j’ai mal à ma France que nos parents et nos professeurs dans nos écoles en Algérie nous ont fait aimer et sublimer. La mère Patrie La France dans le pensionnat où j’étais, nous la respections et l’on nous apprenez des chants patriotiques qui hélas ne sont plus à la mode comme le chant du départ etc.

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