ONG : les viols se dévoilent

Les assoces sachant associer doivent savoir chasser le chaland

Il fut un temps préhistorique (c’est-à-dire avant 1979), où les soixante-huitards qui s’engageaient dans des associations le faisaient par idéal. La révolution iranienne est passée par là et le curseur du Bien dans le public (rien à voir avec « le bien public ») s’est déplacé d’une gauche anti-opium du peuple à un extrême pro-islamiste, abusivement nommé gauche malgré ses méthodes 100 % fascistes et antisémites.

On disait « French Doctors » et quand on était français, même pas docteur, on en était fier. Aujourd’hui, cela se dit, en international, « Charity Business ».

En anglais, quand deux substantifs se suivent, le premier qualifie le deuxième, qui est donc celui qui compte. Cela fonctionne ainsi pour le business de la charité aux quatre coins du village mondial.

Cette hiérarchie des priorités implique des organisations pyramidales, dont la pointe est occupée par des professionnels de haut niveau, qui ont en charge le nerf de la guerre : la collecte de fonds, souvent au détriment du soin et de la paix.

Les ONG se sont idéologisées en même temps que professionnalisées

Le gâteau des donateurs reste à peu près stable, avec une légère tendance au rétrécissement, alors que le nombre des assiettes a été décuplé, quand le secteur a atteint le Top 10 des débouchés.

De ce fait, la collecte de fonds consiste de plus en plus en une guerre contre la concurrence, où le Directeur du marketing peine à trouver une USP. USP comme unités de soins palliatifs ? Non, comme unique selling proposition. À cheval entre la définition et le slogan, c’est ce qui, en moins de 5 secondes, démarque une entreprise de toutes les autres. Ça a l’air de rien, mais ça fait toute la différence : il s’agit de rendre son ONG unique et plus intéressante que ses concurrentes, sans bombarder les prospects d’informations chiffrées ou de détails techniques.

La lutte pour la survie des ONG se confond avec celle des entreprises, où le souci de l’actionnaire (le donateur) dépasse largement la surveillance des salariés (les bénévoles et les permanents) et néglige celle des clients, les déshérités/migrants/réfugiés au service desquels l’association a été créée à l’origine.

Les utopies devenues criminelles sont innombrables

Après les religions, les idéologies et les sectes, les ONG ont payé leur écot à la transparence : Oxfam, l’ONG emblématique de la charité britannique, a été accusée, en 2018, de viols et tentatives de viol au Soudan du Sud, d’abus sexuels au Liberia, ainsi que d’agressions sur des bénévoles, mineurs au moment des faits, dans des boutiques caritatives de l’ONG situées en territoire britannique (TV5), sans oublier les orgies et le recours opaque à des prostituées en Haïti (Sunday Times).

En 2016, Frontex, l’agence en charge du contrôle des frontières en Méditerranée, avait accusé des ONG, dont Médecins sans Frontières et Save the Children, de collaborer avec des réseaux criminels de passeurs (Financial Times).

En Grèce, en 2020, ce sont 35 humanitaires de quatre ONG différentes qui ont été accusés de trafic de migrants et d’espionnage par la police grecque (Info Migrants).

Pire que les ONG, une agence de l’ONU

Il a fallu attendre juillet 2019, pour que les médias fassent état d’un scandale de corruption au sein de la haute direction de l’UNRWA, l’agence de l’ONU en charge du bien-être exclusif des réfugiés palestiniens, de père en fils depuis 1950 (Washington Report). Sans la fuite d’un rapport confidentiel du bureau d’éthique de l’agence, détaillant une série d’abus de pouvoir aux plus hauts niveaux (inconduite sexuelle, népotisme, représailles…), l’ONU, sa maison-mère, ne s’y intéressait pas, puisqu’elle était au courant depuis décembre 2018 et ne prenait aucune mesure.

Une fois les informations rendues publiques, la commissaire générale adjointe et le chef de cabinet ont démissionné, suivis, quelques mois plus tard par Pierre Krähenbühl, le Commissaire général suisse.

Le chouchou des médias mille fois accusé, jamais sanctionné

Notre pays s’enorgueillit d’exporter ses conseils avisés en toute chose et son aide humanitaire à tous ceux qui en ont besoin (de l’aide, pas des conseils).

C’est dans cette rubrique que sont inscrites les subventions à l’UNRWA. Ce soutien est inconditionnel. En effet, même après que différents pays européens aient cessé d’apporter leur contribution au népotisme et aux voyages somptuaires de ses dirigeants, l’agence a continué de bénéficier de nos largesses.

Non seulement cette prime à la délinquance récompense les mauvaises actions d’une division de l’ONU, mais la même indulgence est accordée aux dirigeants des deux Palestine.

Il s’agit probablement de les féliciter pour leur charité islamique vis-à-vis des assassins emprisonnés pour avoir pratiqué un nettoyage ethnique parmi les Juifs d’Israël. Cela se chiffre en millions.

Certains trouvent que c’est cher payé l’égorgement de quelques bébés juifs, d’autres estiment que le résultat est très insatisfaisant, mais ils sont peu nombreux, ceux qui considèrent les Palestiniens assez adultes pour subir les conséquences de leurs actes.

Il y en a, pourtant : la Suisse, les Pays-Bas, les ex-États-Unis (les Trumpiens pas les Bidenchons)…

Certains pays ont, plus que nous, le respect d’un minimum de décence, ou de la charte de l’ONU qui, suivant la CIEDR1, oblige les États parties, entre autres, à interdire et éradiquer toute pratique de ségrégation raciale et d’apartheid (Article 3) ; à interdire aux autorités ou institutions publiques de promouvoir ou d’inciter à la discrimination raciale (Article 4) ; à adopter des mesures dans les domaines de l’enseignement, l’éducation, la culture et l’information en vue de combattre les préjugés et de favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre les nations (Article 7).

Ces quelques pays ont conditionné leurs donations caritatives à l’arrêt du salariat des tueurs.

Sans nous hausser du col, nous pouvons marcher au pas de l’oie, droits dans nos bottes, car aucun de nos dirigeants, de quelque orientation politique qu’il soit, n’a jamais pratiqué de chantage à l’arrêt de ces crimes.

SOS des enfants de SOS villages d’enfants

Née de l’initiative généreuse d’un maître d’école hors du commun, l’association SOS Villages d’enfants rassemble des fratries abandonnées ou en danger, depuis 1953. C’est l’une des plus importantes ONG de protection de l’enfance au monde, dont en France les « 500 collaborateurs, tous militants de la protection de l’enfance » élèvent aujourd’hui un millier d’enfants dans 17 villages (SOS Village d’enfants). À l’international, les chiffres fournis par l’association fondatrice, à Vienne, dévoilent 550 structures caritatives dans 137 pays, dont les 40 000 employés prennent en charge 1,2 million d’orphelins ou d’enfants dans le besoin de par le monde,

Hélas, cette ONG originale se retrouve sur le devant de la scène, non pas pour son extraordinaire travail, mais à cause d’une enquête sur « des cas de violation grave de la protection des enfants et de mauvaise gestion dans certains pays d’Afrique et d’Asie », a regretté la codirectrice. Une porte-parole a surenchéri :

des abus sexuels ont été signalés, mais les lanceurs d’alerte ont été écartés et la parole des mineurs mise en doute (20 Minutes) ».

De nombreux points communs chez tous les malfaiteurs de la bienfaisance

Les brutes qui violent et terrorisent des populations vulnérables ont toutes comme point commun d’être des médiocres, qui trouvent dans l’humanitaire (ou le militantisme haineux) une unique occasion de se faire-valoir. Ils sont « forts avec les faibles et faibles avec les forts », comme l’écrivait Michel Onfray2 à propos de tout autre chose et les associations sont « le seul endroit où un délinquant peut vivre en toute impunité. »

C’est aussi une ONG, Human Rights Watch, qui a obtenu que la CERD, la commission de l’ONU supposée vérifier le respect de la CIERD citée ci-dessus, se penche sur ce qu’elle a identifié comme « l’existence de crimes d’apartheid et de persécution dans les territoires occupés par Israël (le Monde). »

On retrouve là le même paradoxe que lorsque des travailleurs humanitaires violent des enfants ou rançonnent des réfugiés et que les lanceurs d’alerte sont écartés et la parole des victimes mise en doute : ce n’est pas l’Autorité palestinienne, salariant les assassins d’enfants qui va être scrutée, mais Israël. La première démocratie du Moyen-Orient est accusée d’apartheid. Pas l’AP, qui condamne à mort ceux qui vendent des biens immobiliers à des Juifs, non, l’État juif où tous les citoyens ont les mêmes droits, où des listes arabes siègent au Parlement et des juges arabes à la Cour suprême.

Une fois de plus, il faut rappeler que l’incarnation du Droit international, l’ONU, ne compte en son sein que 23 démocraties réelles et 52 démocraties imparfaites (Wikipédia) sur 193 États membres et que chacun de ces États a le même droit de vote.

Enquêter sur les enquêteurs

Une fois de plus, aussi, il faut se pencher sur la composition de la commission qui condamne Israël, cette fois-ci la CERD : parmi les 18 présumés experts présumés indépendants qui la composent, il y a des pays dont on devrait questionner l’impartialité. Parmi eux, citons la Chine, qui crée des camps de rééducation pour ses Ouïghours. On trouve aussi la Turquie, qui vote à l’Assemblée Générale contre la reconnaissance du génocide des Arméniens et qui persécute ses Kurdes. Enfin l’Algérie siège, alors que sa guerre d’indépendance était avant tout une épuration ethnique (Revue Politique et Parlementaire) et sa guerre civile a fait, en dix ans, 60 000 à 150 000 morts, des milliers de disparus, un million de personnes déplacées, des dizaines de milliers d’exilés (Wikipédia), soit dix fois plus de morts que le conflit israélo palestinien en 70 ans.

Mais la CERD ne va pas se pencher sur la Chine, la Turquie ou l’Algérie : HR Watch ne le lui a pas demandé. Aux yeux de ses dirigeants actuels3, les crimes d’apartheid et de persécution ne se produisent nulle part ailleurs dans le monde que dans les territoires occupés par Israël. Pas dans les deux Palestine Judenrein, où les homosexuels sont jetés du haut des immeubles. En revanche, dans le civil, son co-président Neil Rimer, dirige un fonds suisse de capital-risque. Il n’investit rien dans les Palestine, mais des dizaines de millions de dollars dans des start-up israéliennes (JPost).

Neil Rimer n’est pas le premier à voter antisémite et à investir chez les Juifs : cela a été le modus operandi de tous les grands de ce monde pendant des siècles.

Ce qui a changé, aujourd’hui, c’est qu’il existe un État juif, qui a largement prouvé ses capacités à défendre ses citoyens, contre les pays ennemis, contre les préjugés du « droit international » et même contre les virus.

Prise de conscience par Covid interposé

La pandémie a servi de révélateur de l’incurie des uns et du dynamisme d’autres. Le virus venait de Chine et les Français vont bientôt sortir d’un troisième confinement.

Israël est le premier à avoir vacciné tous ses citoyens et à être sorti de l’état de siège économique.

Il est probable — et souhaitable — que les élections à venir, dans tous les pays, traduisent l’opinion des citoyens sur la façon dont leurs dirigeants ont géré la crise.

Les nouvelles équipes en place devront modifier les législations nationales et veiller à pouvoir réagir, en cas de nouvelle attaque, sans plus se retrouver prisonnières de superstructures hors-sol comme l’UE ou l’ONU, qui n’ont aucune légitimité et qui sont financées à fonds véritablement perdus.

Et si on écoutait les souhaits des peuples et pas celui des élites autoproclamées ?

Et si on revenait aux État-nations, réservant les accords internationaux au domaine économique ?

Et si on s’occupait de soigner notre propre démocratie au lieu de dépenser une énergie considérable et des fonds colossaux à essayer de détruire celles qui fonctionnent à peu près correctement ?

« L’après Covid ne ressemblera pas à l’avant », a dit notre président.

Il ne tient qu’à nous que ce soit vrai. Rassemblons ce qui est épars et concentrons-nous sur le bien-être de nos concitoyens, au lieu de chercher à détruire celui de gens qui ne nous ont rien demandé et qui vivent à 3000 kilomètres de nos côtes ! LM

Liliane Messika, MABATIM.INFO

1 Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, votée le 21 décembre 1965 (Nations Unies Droits de l’homme)
2 La philosophie féroce : Exercices anarchistes, Michel Onfray, Galilée, Paris, 2004.
3 Le fondateur, Robert Bernstein (décédé en 2019) avait démissionné et, en 2009, avait déclaré que l’association avait fait une faillite morale (Atlas Info).

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