Liberté individuelle versus collectivismes et autres interventionnismes néfastes

Le libéralisme doit être réhabilité

Le Libéralisme est mal connu, décrié et caricaturé par la gauche, alors que les sociétés libérales sont celles qui ont le plus réussi en matière de : droits de l’homme, liberté d’expression, droits des minorités sexuelles, religieuses, politiques, défense de l’environnement et participation du citoyen lambda à la vie publique…

Le libéralisme prône la défense des libertés comme valeur suprême qui garantit la coexistence dans la diversité, la tolérance, le respect, une volonté de coexister, et en particulier la liberté économique qui nourrit, dynamise toutes les autres valeurs. Le libéralisme a comme ennemis les privilèges, les monopoles, les subventions, la multiplication des interdictions et des contrôles bureaucratiques. La liberté économique ne peut être réalisée que dans une démocratie (élection, pouvoir judiciaire indépendant, respects des contrats, respect de la propriété privée), car sans démocratie elle se transforme en mercantilisme ou une minorité exploite l’ensemble.

Les constructivistes politiques sont dangereux

Le grand ennemi du libéralisme est le constructivisme ou l’ingénierie sociale qui finit toujours en dictature. Les intellectuels sont généralement des constructivistes, ils croient pouvoir construire le modèle social idéal. Parmi les théories constructivistes dangereuses, on compte le marxisme, la providence socialiste, la social-démocratie, le christianisme, le principe de subsidiarité (selon lequel une autorité centrale effectue les tâches qui soi-disant ne peuvent pas être réalisées à l’échelon inférieur).

Les constructivistes sont toujours prêts à sacrifier l’individu à la communauté, comme les nazis et les communistes, ils ont un facteur commun : le collectivisme. Ni les idéaux sociaux ni les idéaux religieux ne justifient une coercition. Il faut s’opposer aux communistes, aux socialistes, aux fanatiques religieux… qui sont pour multiplier les contraintes, les prescriptions (morales, cultuelles…). Fanatisme et dogmatisme politique ou religieux conduisent à l’oppression, la terreur et aux décisions dictées par les préjugés, la passion, l’instinct plutôt que la raison.

L’historicisme est une aberration

Il faut noter que le marxisme est une religion séculière, qui a développé, comme d’autres idéologies ou religions, une théorie historiciste aberrante où l’histoire est déjà écrite, a un sens, est prévisible, alors que si l’histoire se prête aux interprétations multiples et variées, en aucun cas on ne peut en tirer des lois.

Les idées doivent céder le pas à la réalité. L’esprit critique est la condition indispensable du progrès. Toute vérité n’est que provisoire tant qu’elle n’a pas été réfutée. Il faut accepter la possibilité de l’erreur dans nos vies et être tolérant envers celles des autres. La tolérance et le pluralisme sont plus que des impératifs moraux, ce sont des nécessités pratiques pour la survie de l’homme, mais la tolérance ne doit pas accepter la promotion de l’intolérance.

Face à la critique et l’innovation, il y a des sociétés fermées (qui sont contre) et des ouvertes (qui sont pour), les innovations techniques apportent le changement (cf. les changements de civilisation avec le passage des chasseurs-cueilleurs au néolithique, l’apport des métaux…). Une société libérale est ouverte et pluraliste, on y a un droit à la critique et au contrôle du pouvoir.

L’humanité a son avenir en main

La fin de l’histoire, de la théorie marxiste, est une idée religieuse. Comme Alain l’a dit,

« l’imagination ne sait pas inventer, c’est l’action qui invente ».

Pour changer la société, il vaut mieux une approche réformiste qu’une révolution totale où de nombreux compagnons de route découvrent qu’ils ont été les idiots utiles. Même si on ne peut définir où l’humanité va, on peut constater que l’homme a progressé : diminution de sa servitude religieuse, moins de despotisme, reconnaissance des droits des individus et possibilités d’initiatives… mais nous avons un problème avec la croissance de l’État qui est un mal nécessaire, mais dont on doit absolument prévenir les possibles dérives bureaucratiques et totalitaires.

Pour aller plus loin sur ce sujet du libéralisme, vous pouvez utilement lire « L’appel de la tribu » de Mario Vargas Llosa, livre qui m’a inspiré pour cette contribution, dans lequel il nous fait découvrir les auteurs et les idées qui l’ont amené à passer d’un marxisme orthodoxe au libéralisme. MB♦

Michel Bruley, MABATIM.INFO

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