Les uns lancent des satellites, les autres des invectives

L’envol n’attend pas le nombre des années

Le13 janvier 2022, la presse israélienne, des médias scientifiques américains (Limited Times) et la chaîne TV des chrétiens pakistanais (Pakistan Christian TV) ont annoncé que huit « smart sats » (mini-satellites) construits par des lycéens israéliens avaient été lancés dans l’espace, à bord d’une fusée au départ de Cap Canaveral.

Et nous, et nous et nous ? Chez nous, la presse dite « communautaire », c’est-à-dire juive, a repris la nouvelle.

Soyons objectifs, il n’y a aucune raison pour que les médias français reprennent une information aussi banale et inconséquente. Les championnats du monde de Maths ne font déjà plus recette depuis que le niveau de l’Hexagone est descendu sous la barre de l’extrême pauvreté, alors les satellites des autres…

Si c’est pas sur Internet, ça existe ?

En 2021, seule la PQR (presse quotidienne régionale) a évoqué, en mai, les quatre lycéens normands qui s’étaient qualifiés pour la finale du Mondial de Maths en Géorgie. Elle devait avoir lieu en octobre, mais Google semble incapable de donner les résultats. Peut-être n’a-t-elle pas eu lieu ? En tout cas, les lycéens normands ont disparu des radars médiatiques en même temps que la Géorgie…

Quant aux Olympiades de Maths, 1978 est la dernière année où les Français ont figuré dans les dix premiers (Wikipédia).

Énoncé du problème : sachant que depuis 45 ans, nous déclinons avec régularité, combien d’articles sont-ils consacrés aux compétitions de Maths dans les médias de notre pays ? N’imaginons même pas certains étudiants français lançant des satellites : un cauchemar, au pays de l’égalité, où l’on pratique le nivellement par le bas. Chez nous c’est tous, ou c’est personne. Donc, c’est personne !

Déjà qu’on est minables, on ne va pas, en plus, dans nos médias, rendre compte des succès obtenus par un « petit pays de merde1 » ! Notre sentiment de supériorité à son égard est tel, que nous lui donnons régulièrement des leçons de savoir-vivre et surtout de vouloir-mourir, discipline dans laquelle nous avons beaucoup plus de succès, mais où il ne montre aucune prédisposition.

Ce ne sont pas les lycéens israéliens qui volent en escadrille

Exercice de français (matière dans laquelle nous dégringolons également) : Michel Audiard a-t-il fait dire à Jean Gabin, dans Le Pacha :

« le jour où on mettra les cons en orbite, t’as pas fini de tourner »

ou bien :

« Quand les cons voleront, tu seras chef d’escadrille » ?

Réponse Vous avez perdu : c’était la première ! 2 :

Les lycéens israéliens spatio-lanceurs, eux, appartiennent à huit équipes réparties dans tout le minuscule pays (la taille de la Bretagne3) et chaque équipe a accouché de son modèle. L’Agence spatiale israélienne et le ministère des Sciences et de la Technologie les suivent depuis le début : encore une différence notoire avec la France, où l’on enseigne aux élèves que l’argent c’est sale et l’industrie dégradant.

La ministre israélienne des Sciences et de la Technologie n’a pas boudé son plaisir :

« Voir des groupes d’étudiants de tout Israël – de Nazareth à Givat Shmuel, juifs et arabes, du sud et du centre – montre à quel point la science et la technologie relient les gens (i24news). »

Oui, parce que dans les lycées israéliens, il n’existe aucun apartheid semblable à celui qui fait que les orbites d’Henri IV et des lycées du 9-3 ne se croisent jamais.

De l’autre côté de la Ligne verte, on enseigne à lancer des missiles

Dans les 7 000 km2 où règnent de facto Mahmoud Abbas et le Hamas, on enseigne tout autre chose que les Maths et l’aéronautique.

Pour aider les non arabophones à comprendre la situation, MEMRI, l’institut de recherche sur les médias du Moyen-Orient, a sous-titré un best-of de vidéos diffusées sur la chaîne de télévision Al-Salam TV (à Tulkarem). Les séquences d’origine avaient été filmées lors de cérémonies de remise des prix dans différents jardins d’enfants de Cisjordanie (Memri).

Les enfants de moins de 7 ans récitent des poèmes, chantent des chansons et jouent des saynètes. Par exemple à l’école Al-aqsa, ils ont défilé au pas, puis rampé, armés de petits fusils tout mignons.

Dans une autre, alors que l’instituteur déclame :

« Nous sommes les gardiens. Nous sommes la fondation. Nous continuerons à faire des sacrifices jusqu’à notre dernier souffle »,

les enfants en uniforme visent les vilains Juifs.

Les jolies colonies de vacances, merci Abbas, merci Hamas

Pour les plus grands, de 14 à 17 ans, l’entraînement est aussi ludique, mais plus complet. La colo « L’épée de Jérusalem » est dirigée par des sergents et des commandants des Brigades Al-Quds. Ils enseignent leurs spécialités aux garçons : positions de tir, camouflage, tir en mouvement, guerre urbaine…

« Nous leur enseignons le pouvoir du cœur, le pouvoir de la foi et la bravoure, l’art de combattre l’ennemi qui a pillé notre pays, les tactiques et les techniques d’utilisation des armes, ainsi que les mesures de sécurité (Memri) »

explique Abu Omar, le sympathique directeur de la colo. Et on ne plaisante pas avec la dis-ci-pline !

Yes Sir, yes Sir ! Ou plutôt : Allah Akhbar !

Ça marche : les enfants sont motivés, les moniteurs sont contents.

Dialogue :

Un ado :

« Hitler a laissé certains Juifs en vie pour leur montrer à quel point ils sont méchants ; nous allons déchirer leurs corps avec nos roquettes ».

Le moniteur :

« Nous les entraînons afin que dans la phase suivante, Inch Allah, ces garçons soient capables d’affronter l’usurpateur ennemi et de l’exterminer lors de la prochaine guerre. Les enfants de Palestine sacrifieront leur sang et leurs organes. »

Techno-gloire ou mourir, il faut choisir

Ce n’est pas un slogan, c’est une constatation : les réussites universitaires et scientifiques israéliennes dans tous les domaines ne proviennent pas, comme les antisémites européens l’imaginent, d’une quelconque influence de lobbies sur le comité Nobel4.

Beaucoup plus prosaïquement, il s’agit de valeurs transmises par le « peuple du Livre » de mère en fils et de père en fille, selon lesquelles on passe son Bac d’abord et on décide après si l’on choisit le commerce de vêtements pour hommes ou pour femmes.

En tout cas, les Juifs en général et la start-up nation en particulier portent à l’étude une dévotion qui ne laisse ni le temps d’apprendre à lancer des bombes sur des bus scolaires et ni l’envie de choisir l’option « haine » pour occuper 80 % du cursus scolaire.

C’est pourquoi ce sont des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv et non de Al-Quds University, qui ont découvert le mécanisme de photosynthèse de l’algue qui se reproduit le plus rapidement au monde. Cette découverte permettra certainement d’accélérer la croissance de plantes alimentaires et de réduire la famine dans le monde (Nature.com). Si l’on demande au Dr Haïm Traves, qui dirige l’équipe à l’origine de la découverte, comment il passait ses vacances quand il était adolescent, on est sûr qu’il portait plutôt des lunettes qu’un uniforme et qu’il n’apprenait pas à boucler une ceinture d’explosifs… LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO


1 C’est Israël qu’a qualifié ainsi Daniel Bernard, ambassadeur de France à Londres, en décembre 2001 (the Guardian)

2 https://jaimelesmots.com/quand-les-cons-voleront-tu-seras-chef-descadrille/

3 27 000 km2, mais nul ne demande à la Bretagne d’en céder près du tiers à un peuple qui n’existait pas avant 1967.

4 La Fondation Nobel a attribué le prix 137 fois plus souvent à des candidats juifs dans le monde, et 26 fois plus souvent à ceux d’Amérique, que ce que l’on pourrait attendre de la taille de la population juive. Ceci est contraire à la volonté de Nobel. (Jan C Biro – Comité de révision de la Fondation Nobel) – voir Un nouveau révisionnisme : le prix Nobel et les juifs (le Monde)

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