Mais qui donc creuse la tombe de l’État d’Israël ?

Les Arabes de Palestine ? Les pays arabo-musulmans ? L’Iran ? L’Union européenne ? Les États-Unis ? Les juifs qu’ils soient d’Israël ou de la diaspora ? Et enfin, le gouvernement israélien ?

C’est en vérité un peu chacun d’eux :

Les Arabes de Palestine ne veulent pas de juifs en terre d’Israël et luttent, le front haut et sans ambages, à atteindre cet objectif. Ils ont employé et continuent d’employer à ce jour tous les subterfuges, les astuces, les stratégies, la diplomatie, les mensonges, la terreur, l’étendard islamique, l’étendard nationaliste, la carotte de la paix… Toutes cartes possibles et imaginables pour une partie de poker dont eux seuls doivent absolument sortir vainqueurs. Ils ont sacrifié dans ce but, leur propre bien-être, leurs enfants, leurs jeunes en les endoctrinant à des niveaux inouïs au point de leur faire miroiter la gloire dans la mort et la haine de la vie. 72 vierges attendent les martyres au paradis… C’est monstrueux, c’est colossal mais c’est aussi une situation que les occidentaux ont un mal terrible à comprendre et encore moins, à admettre.

Les occidentaux ont échoué dans l’extermination parfaite des juifs d’Europe, qu’ils ont finalement, par manque d’alternative, convoyés vers la Palestine sous mandat britannique. Désinvolture ou piège, les rescapés des camps de concentration, ont rejoint ces juifs qui obstinément s’accrochaient à leur terre promise depuis la nuit des temps. Les pays arabes n’ont pas attendu trop longtemps avant de se jeter sur eux et de les menacer d’une noyade pure et simple dans la mer Méditerranée.

L’allié le plus fiable au sein des occidentaux, semblait être l’Amérique. Bien qu’en 1939, le paquebot allemand, le « Saint-Louis », transportant des centaines de juifs qui fuyaient le Reich nazi, dans une vaine tentative d’entrer aux États-Unis, régis par de sévères règles d’immigration, ait dû repartir vers l’Europe.

Après avoir été très réticents à accueillir les réfugiés européens chassés par le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis changent de politique au lendemain de la guerre face à l’ampleur du problème des personnes déplacées (DPs), ces réfugiés de guerre qui ne peuvent regagner leur pays à la fin du conflit. Le Displaced Persons Act de 1948 mit en place un vaste programme de réinstallation qui permit à près de 400 000 Européens majoritairement originaires d’Europe de l’Est de s’établir légalement aux États-Unis.

Contre mauvaise fortune, bon cœur, les États-Unis consentirent l’ouverture d’un petit volet aux juifs. Les rangs de ces personnes déplacées par la guerre sont grossis au cours de l’année 1946 et 1947 par de nouveaux arrivants : des Juifs qui étaient rentrés dans leur pays mais en sont repartis en raison de la persistance de l’antisémitisme, notamment la vague de pogroms en Pologne en 1946, ou des populations fuyant l’établissement de nouveaux régimes communistes dans les pays de l’Est.

L’alliance entre les États-Unis et l’État d’Israël est récente. La reconnaissance de l’État hébreu en mai 1948 n’augurait nullement d’une attente ultérieure et répondait à des considérations de politique intérieure américaine et non à un calcul géostratégique lié à la situation internationale au Moyen-Orient.

Mais cela n’était pas donné sans le prix incontournable du sang. La guerre déclenchée par les pays arabes de la ligue arabe et la surprenante victoire d’Israël dévoilaient les circonstances liées à la conjoncture internationale, la compétition naissante entre l’Union soviétique et l’Amérique qui consolida l’importance stratégique de l’État d’Israël.

Ce n’est que vers les années 1980 que l’apogée de l’entente américano-israélienne, sera marquée. C’est le temps où la « guerre fraîche » retrouve de la vigueur, où Israël recouvre son intérêt stratégique pour Washington. Une importance qu’elle ne cessera pas de conserver malgré des désaccords et des tensions passagères, liées au problème israélo-palestinien que les États-Unis s’emploient à négocier à partir des années 1990. Ce dossier, ainsi que d’autres, montrent combien les rapports entre les deux puissances ont été ces cinquante dernières années complexes et sont l’une des clefs pour comprendre le jeu des relations internationales au Moyen-Orient.

Cela ne rend pas les États-Unis, le meilleur des alliés d’Israël, puisque en parallèle, l’ONU créa l’UNWRA1, pierre d’achoppement entre l’État hébreu, les États-Unis et l’Union Européenne. L’UNRWA deviendra le gouffre qui s’élargira au point de devenir la tombe de l’État d’Israël. L’alliance entre les États-Unis et Israël ne manque en effet pas d’obstacles. Israël deviendra en quelque sorte le vassal des États-Unis, desquels il dépendra pour sa survie.

Les tentatives pathétiques de Netanyahu de se libérer de ces tenailles se heurtèrent au problème crucial de l’armement et des finances américaines, surtout pour un pays en permanente menace d’anéantissement.

Dans ce tableau complexe et déprimant, survient l’Iran et sa menace nucléaire.

Israël se retrouve tout seul dans ce combat pour la vie. Les États-Unis et l’Union européenne, l’ayant abandonné. Aura-t-il la force de sortir de cette bataille avec pour uniques compagnons son armée, sa résilience, son intelligence, sa foi et son droit de vivre ? TZ-D

Thérèse Zrihen-Dvir, Le Blog de Thérèse


1 UNRWA : L’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA – en anglais : United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East) est un programme de l’Organisation des Nations Unies pour l’aide aux réfugiés palestiniens dans la Bande de Gaza, en Judée et Samarie, en Jordanie, au Liban et en Syrie, datant de décembre 1949 à ce jour.

4 commentaires

  1. Reponse au commentaire de Jack
    Pour Jack
    Et la lumière, qui pour l’infortunée avait éclairé le livre de la vie, avec ses tourments, ses trahisons et ses douleurs, déchirant les ténèbres, brilla d’un éclat plus vif, vacilla et s’éteignit pour toujours. Tolstoï.
    Thérèse

    Aimé par 1 personne

    • Superbe citation….je ne sais trop qu’en saisir…(?) mais le dur et heureux labeur de vivre,,,se suffit à lui-même.
      Tout s’éteint, pour soi…inexorable…et cela n’a au fond aucune importance…

      Aimé par 1 personne

      • Quelle importance dans le fond Jack ? La foi est un capital individuel l’essentiel c’est comme le dit si bien notre ami Tolstoï : “De toutes les sciences que l’homme peut et doit savoir, la principale, c’est la science de vivre de manière à faire le moins de mal et le plus de bien possible.” Bien à vous Jack.

        Aimé par 1 personne

  2. Il n’existe Aucun Droit de Vivre sauf dans les livres bienpensants. Il n’existe que la Lutte pour la survie qui peut anecdotiquement se négocier de cent façons. les juifs l’ont démontré. Mais ce fut tout juste avec Hitler….et à présent, cette fois, très compliqué avec tout le Monde….MAIS, la consolation acquise est que Personne ne peut logiquement sur le long terme gagner contre l’abstraction et la Justce juives. A chaque fois, il arrive le « miracle » (Causalités incomprises et imparables) qui scelle cette impossibilité Logique et Naturelle.
    Dieu sic bien sûr ne fait rien là car il est absent du monde pour sa Liberté-même sic…de l’avis même de la Torah (avis néanmoins scotomisé par une Foi d’idiots infantiles qui Bénissent compulsivement leur Baruch Hashem imaginaire, à tout propos angoissant..!) Aide-toi et le Ciel t’aidera. Attend, Lutte, meurs ou vis, et gagne?

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