
Il s’appelait David Itzhak, les prénoms respectifs de mes deux fils, mais dont le second était son patronyme. Nous avons appris sur le Mont Herzl qu’il portait un autre prénom : Yéhouda. David, roi d’Israël, de la tribu de Yéhouda, dont le sceptre royal ne sera jamais retiré.
Il avait été dans la même classe que notre David, dès leur petite enfance. Mais il avait été surtout très lié à notre Itzhak, de trois ans son cadet. Cette amitié avait commencé dans le cadre d’un système d’activités ludiques et attractives, qui fonctionne comme un mouvement de jeunesse un peu particulier, où des adolescents brillants soutiennent moralement d’autres enfants qui éprouvent à différents niveaux des difficultés sur les plans scolaire et de la communication. Un petit groupe d’amitié sincère s’était soudé et maintenu bien après les séances entretenues dans le cadre précédent. David Yéhouda avait maintes fois organisé des sorties, des excursions dans les meilleurs endroits, où des séjours de Chabbat qui offraient de l’émerveillement et du dépaysement. Ces relations ont duré jusqu’à ce dernier vendredi soir. Ils se réunissaient après le repas pour un moment d’étude et de discussions.
Il avait une moto, et il me semble bien que c’est lui que j’ai vu, samedi soir, environ trois heures après Chabbat, se diriger prestement vers la sortie de notre localité, comme si une situation urgente exigeait sans délai sa présence.
Mercredi. 7h30, je viens de rentrer de la synagogue. Mon épouse semble réprimer une indicible émotion. Elle me demande si je suis informé d’une très mauvaise nouvelle. Elle circule sur tous les groupes. David Itzhak est tombé au combat. Dans la maisonnée qui s’éveille, c’est d’abord le doute, sinon le déni du moins le refus d’y croire. Ce doit être une erreur. Les nouvelles vont vite avec les portables. « Regarde la photo sur cette annonce ». La stupeur laisse place à la consternation. Peu de temps après, nous sommes fixés. Les funérailles sont pour 16 h, au Mont Herzl. Il était membre du commando Egoz (le coudrier en français).
Nous sommes une fois encore rattrapés par ce terrible prix, ce plateau d’argent sur lequel nous sont offertes notre liberté, notre droit de vivre en paix, notre souveraineté retrouvée ; ce plateau d’argent qui, comme l’avait défini notre homme de lettres Nathan Alterman, n’est autre que le don de soi, le courage et la détermination de tous nos jeunes combattants. Nous sommes au premier plan de cette réalité que des éléments belliqueux et jamais rassasiés de haine nous imposent au quotidien. Aux informations, vers 1 h du matin, la veille, nous apprenons avec douleur qu’un soldat de Tsahal a été tué à Djenine. Au matin, l’atroce nouvelle annonce un monde qui s’écroule.
Ce n’est pas un soldat qui est tombé, c’est le fils de nos amis, leur ainé. Il a l’âge du nôtre. Il est l’ami de longue date de notre second fils. Et nous le connaissons bien pour tout le soutien moral qu’il lui apporte, se trouvant aussi sporadiquement chez nous.
Faut-il en faire part aux parents, amis et connaissances qui aujourd’hui vivent encore à Paris ? Cette situation éprouvante, c’est vous qui l’avez choisie, pourrait-on nous rétorquer, même si ce pays est en guerre malgré lui, et que ses efforts de paix et autres concessions ne font qu’augmenter l’appétit sanguinaire de ses partenaires qui prend tout geste de bonne volonté pour de la reddition. Lorsque vous partîtes, la France était paisible. C’est vous qui avez fait naître votre progéniture au cœur de cette poudrière….
C’est vrai. Nous sommes entrés de notre plein gré dans cette expérience israélienne. Mais faut-il se le reprocher ? Absolument pas, car là se retrouve toute la profondeur du principe de base de l’attachement aux valeurs. Bien sûr, nous voulons vivre pour nos valeurs, mais si c’est au prix de notre vie que nous devons les défendre, il ne faut pas être démissionnaire, ni se désengager et rater l’épreuve de la résilience en prenant la fuite la tête basse.
On estime à tort que ce n’est qu’à l’étape de sa formation qu’une civilisation doit se battre jusqu’au sacrifice de la vie. Seule une vigilance maintenue avec constance lui permet sur le long terme de se maintenir.
En France, on a trop tendance à se dire que les Révolutionnaires de 1789, dont beaucoup furent guillotinés, furent de véritables héros et qu’aujourd’hui, il suffit de se laisser vivre en profitant de leur labeur. On trouve opportun de se reposer sur les lauriers des autres. On perd de vue que les épreuves se suivent. Un élève continue à bosser après un bon résultat. Il y a eu les épreuves de 1789, et il y a celles des années 2020.
La paix sociétale, la paix politique – puisque qui dit État dit politique, la carte politique étant la représentation des pays – doit se défendre à toute période. Aucune région du monde ne peut se prévaloir d’une paix due simplement à un sort heureux, tandis que la guerre et/ou la misère ne frapperaient que d’irrévocables déshérités par définition. Donc, si nous restons en France et que nous luttions pour ses valeurs, ce serait pour finir un service rendu à une autre nation. C’est risqué pour les Juifs. Tant d’efforts et de loyauté souvent teintée de militantisme ne viennent que confirmer pour les plus brillants la justesse de l’adage : pour vivre heureux, vivons cachés. Dreyfus a servi l’armée française, Blum sa gouvernance. En fait, se fondre sans éclat dans la masse n’est pas une garantie de sécurité. Ils étaient quatre-vingt mille à ne pas être rentrés de déportation.
Vu de loin, on pourrait encore penser que nous imposons à nos enfants cette situation de guerre. La guerre, c’est chez les autres. Mais notre présent et notre avenir sont ici depuis longtemps. Nos enfants sont parfaitement israéliens et hébraïsants, et le français de leurs parents est un résidu d’exil insolite et exotique.
Or c’est un fait. Le pays d’où nous sommes sortis n’est plus ce qu’il était. Nous avons été profondément sidérés par les images de chaos venues de France en ce début d’été. Les candidats aux présidentielles qui pourraient raviver les couleurs de la France sont systématiquement confrontés à de terribles affaires dès que leur avènement relève de l’ordre du probable, tels un Strauss-Kahn ou un Fillon. On peut établir le théorème suivant : si vous vous présentez à la présidence et que l’on vous ouvre un dossier, c’est sans doute que vous êtes bon. Si aucun présage ne vous menace, laissez tomber, vous êtes mauvais. Donc on prend ce qui reste. Un dictateur qui tire indéfiniment le joker inusable de l’article 49.3 se spécialise par ailleurs en assassinat de l’image et de la bonne réputation. Il remet systématiquement en cause la dignité de tous ses adversaires. Il leur colle des étiquettes d’extrémistes et ça marche. Ne votez par pour moi parce que vous êtes d’accord, mais pour bloquer les extrêmes. Du coup, beaucoup ne voient pas qu’il est le plus extrémiste et le plus dangereux de tous. Il saborde de l’avis de tous tout ce qui fait la France : l’identité, la santé, l’économie, la puissance, car bien sûr lui ne porte aucune étiquette. Il peut dans l’impunité prendre l’argent des pauvres – en les obligeant à travailler plus vieux pour produire une ou deux dizaines de milliards – et le donner à raison de centaines de milliards aux riches – tels les exploitants autoroutiers ou des raffineries.
Les ennemis de la France, largement implantés dans le pays, dans une multitude de zones désormais interdites et désignées sous l’appellation de territoires perdus de la République, sentent la faiblesse que le locataire de l’Élysée maquille en cynisme désinvolte, qui fait comme si rien de grave ne se passait réellement. Aujourd’hui, ils ne se contentent plus de donner une image de chaos seulement dans les territoires occupés par eux, et dont ils ont chassé par harcèlement, menace, violence et terreur les premiers autochtones. Au cours de ces dernières journées de juin, ils ont lancé des incursions et fait des razzias sur les territoires non encore conquis, brûlé ou saccagé près d’un millier d’institutions publiques et représentatives de la souveraineté française, écoles, commissariats, mairies.
Eh oui. Que ce soit en France ou en Israël, nous avons les mêmes. Ils ont les mêmes us et coutumes, langue, religion, incivilité, haine de tout ce qui n’est pas eux. Une chance, comme chez le poissard qui s’écrie : « C’est bien ma chance ! »
Et en France comme en Israël, les forces de l’ordre ne recherchent que les terroristes, trafiquants et autres fauteurs de troubles, en prenant garde de ne jamais importuner leurs épouses, enfants ou vieux parents. Et dans les deux pays, les vecteurs de la haine qui ne respectent aucune charte, cherchent à vous déstabiliser en s’en prenant à vos femmes et à vos enfants. On vient de les voir à l’œuvre en France. Ils glanent des informations sur les notables et les policiers. Ils veulent savoir où ils habitent. Ils mènent des filatures, des repérages, avant de lancer leurs attaques par exemple au domicile d’un maire, dont l’épouse et les deux jeunes enfants, réveillés en pleine nuit, ne doivent leur salut qu’à leur fuite in extremis par une porte dérobée, à l’arrière de leur maison.
Pourtant, bien que des maux identiques frappent aussi bien en France qu’en Israël, la désinformation contre Israël fait rage en Europe. On fait croire que Tsahal ferait des incursions gratuites, pour s’en prendre à de pauvres gens. L’opinion n’a rien su de l’assassinat des jeunes sœurs Dee. Elles roulaient paisiblement en voiture avec leur mère. Deux terroristes arabes armés de mitraillettes les ont doublées et ont vidé leurs chargeurs sur elles. Puis ils sont descendus de voiture, on fait passer leurs canons par la carcasse béante du véhicule et ont tiré une autre rafale, pour être bien certains qu’elles ne survivraient pas. Elles avaient pris une journée de vacances. La mère, encore en vie, a succombé à ses blessures quelques jours plus tard à l’hôpital. Les médias corrompus commencent leur reportage tronqué au stade où Tsahal retrouve enfin les assassins lourdement armés et les élimine après un combat qui n’a rien d’évident au départ.
C’est systématique chez ces médias, y compris chez certains qui se targuent de réinformer, dont l’un porte presque le sigle de Tel-Aviv sur les billets d’avion. Ce n’est que lorsqu’ils traitent le cas Macron et ses acolytes qu’ils mettent en évidence la corruption, les mises en examen, les dysfonctionnements en grand nombre du pouvoir. Mais dès qu’ils passent à Israël, alors, pour eux, le député Meir Habib qui s’évertue vraiment à rééquilibrer l’information devient partisan d’un apartheid cousu sur mesure. On dirait que Tsahal se charge d’éliminer des gens juste parce qu’ils seraient coupables de délit d’opinions dissidentes.
Un autre argumentaire fait rejeter chez certains toute idée de comparaison entre la France et Israël. Ils relèvent une nuance qui ferait toute la différence, dans la nature de la violence.
En France, en dépit de la gravité, ce sont des émeutiers, des casseurs. En Israël, c’est une guerre, puisqu’il y a des armes à feu.
Ce que l’on oublie, c’est qu’en Israël aussi, les troubles ont commencé par des manifestations de type violent. On devrait pouvoir admettre que lorsqu’un phénomène nouveau apparaît, il est possible d’en prévoir l’avenir, le rythme et la direction qu’en prendra le développement, sans prophétie ni logiciel surpuissant. Il suffit de chercher un autre lieu dans le monde qui a souffert d’un phénomène analogue, mais plusieurs années plus tôt, et d’entrevoir dans le présent de cet autre lieu le futur du lieu où l’on s’interroge encore. Car c’est une question d’évolution, de temps.
Au point de départ, la situation était calme en Israël, comme ça a pu être aussi le cas aussi en France. La minorité arabo-musulmane ne se faisait pas particulièrement remarquer. Ça a duré jusqu’au dernier quart des années (19)80. Puis la violence a commencé. Ennoblie par le prisme de l’Europe, elle devient soulèvement. Personne alors ne parlait d’armes à feu. Ils jetaient des cailloux, des bouteilles incendiaires, ce qui ne veut pas non plus dire que ce soit inoffensif. Par exemple, la jeune Tirtsa Porat fut assassinée à coups de jets de pierres. Bien évidemment, les médias ont toujours banni le terme de lapidation. Et c’est en mettant le feu à un bus que les tueurs ont volé la vie de Rahel Weiss et ses quatre enfants, puis celle du jeune soldat qui avait tenté de les sauver sans succès avant d’agoniser plus d’une année durant sur son lit d’hôpital.
Mais il ne fallait pas mâter ces émeutes, il fallait savoir ce qui mécontentait cette masse, s’asseoir à la table des pourparlers. Les soldats n’avaient le droit de tirer que pour se dégager, pour sauver leur vie. La pression internationale, et notamment américaine, était très oppressante. Les faux amis, Bush puis Clinton, surent exercer des chantages, comme en assujettissant la délivrance des garanties bancaires à l’époque de Shamir et de la chute du rideau de fer, quand il fallait intégrer un million de nouveaux immigrants, à l’acceptation de discussions avec les organisations terroristes ; ou encore à celle de Pérès et Rabin, puis Pérès tout seul, pour passer à la phase pratique de l’abandon de la souveraineté nationale sur des territoires de la terre d’Israël aux occupants arabo-musulmans et aux factions terroristes de l’OLP et de son chef jamais repenti. Ce fut donc vers 92 que les armes devinrent légion, et que Tsahal doit depuis être prêt à faire face à des groupes armés. Et voilà comment les agressions évoluent des cailloux aux balles réelles.
Il se pourrait donc bien qu’en France, l’usage des armes à feu ne soit que partie remise. En tout cas, ce que chacun sait, c’est qu’ils en ont.
De la guerre des Six jours à 87, il suffisait à Tsahal d’effectuer quelques rondes espacées, à pied ou en jeep. Un peu comme à Paris, où pendant longtemps il suffisait de voir passer des policiers en uniforme pour respecter instinctivement cette marque de souveraineté. Le refus de s’arrêter pour un contrôle de police n’est pas venu tout de suite. Et il aura fallu un certain temps pour que l’uniforme non seulement n’inspire plus aucune forme de respect ou de crainte, mais pour qu’il mette de surcroît en danger quiconque en est accoutré. En Israël, cette perte d’effet dissuasif frappa à la fin des années 1980. En France, le premier soulèvement, pour reprendre le registre de vocabulaire réservé à Israël, peut se situer en 2005, soit un peu moins de 20 ans après, quand on a commencé à trouver plus appropriée de se cacher dans un transformateur à haute tension que d’obtempérer en cas de contrôle.
Le message de l’illégalité revendiquée est clair : on roule où on veut, comme on veut, et personne n’a le droit de nous imposer la loi ou l’autorité de l’État.
Djénine, qui attire dans l’Hexagone bien des sympathies (peut-être par sa parenté phonétique avec la tante Janine, je ne vois pas d’autre explication), est un territoire perdu dont le nom d’origine est Ein Ganim, la source des jardins, et qui fut avant l’exil une cité de Lévites, comme le fait remarquer notre ami rabbin et historien, V. Lelouch. Vivement que ce lieu redevienne un jardin !
Ce mercredi, au cimetière militaire du Mont Herzl, le ministre des Finances, Betsalel, a prononcé un bref discours. Il a rapporté que lors de la guerre de Kippour, un rabbin avait eu pour mission d’annoncer à une famille que son fils était tombé. Le père de famille, après avoir accusé le coup, raconta qu’il était survivant de la Shoah, qu’il avait perdu en Europe une épouse et cinq enfants. Il ajouta que son plus fol espoir, s’il fallait se faire tuer par des nazis ou autres haïsseurs, eût été de pouvoir combattre, et de préférence pour la terre d’Israël.
Il s’est adressé à la famille de David Itzhak, et au public, silencieux et digne dans la douleur, et a souligné que l’opération avait été lancée pour défendre et sauver les citoyens d’Israël, et qu’une menace certaine avait été contrecarrée. Les ennemis acharnés doivent être poursuivis jusque dans leurs derniers retranchements. Ils ne doivent pas se sentir vainqueurs ou intouchables.
Certes, ce combat avait pourtant déjà été gagné par Israël, dès la Guerre des Six Jours. Un manque de détermination politique, de volonté de reprendre ce territoire qui fait partie intégrante de la terre d’Israël, fait que ce combat garde pour l’instant le caractère d’un mouvement perpétuel.
Cette tragédie est survenue la veille de la période de l’oppression, qui va du 17 tamouz – ce jeudi cette année – au 9 av, date de la destruction du Temple, mais aussi de sa réédification future, à laquelle aspire le peuple d’Israël. Or, nos Sages soulignent que quiconque n’a pas assisté à la reconstruction du Temple peut se considérer comme assistant à sa destruction.
Les parents, dans l’humilité et la dignité, ont remercié le Créateur pour ces 23 ans durant lesquelles une si grande âme leur avait été confiée.
Outre-Méditerranée, certains facteurs diplomatiques ont en horreur cet Israël qui refuse de baisser la tête et se bat contre ses ennemis. Ils refusent de s’y faire. Si l’UE se contente d’annuler en mai une réception à Tel-Aviv pour empêcher à un ministre qui ne lui plaît pas de prendre la parole et pèse plus ou moins ses mots dans son communiqué : « parce que ses valeurs [seraient] en contradiction avec les valeurs de l’UE », d’autres se font bien plus virulents, quand la presse monolithique modernise le concept de la disqualification du Juif, en inventant le « suprémacisme juif ». Ils ont dû trouver que parler d’un Juif sûr de lui et dominateur risquerait de sonner faux. Mais puisque le suprémacisme est une idéologie raciste, quelle est donc la race qui déplaît au Juif ? C’est la race de ceux qui le haïssent et cherchent à le tuer, des anciens collaborateurs du nazisme qui n’ont pas été écrasés à la libération et dont la haine déferle encore.
À bien y réfléchir, donc, au lieu de coller des étiquettes dénigrantes aux autres, ils devraient s’inspirer de leurs propres critiques et en relever pour eux les aspects positifs.
Car peut-être que ce qu’il manque à la France, c’est une mesure de suprémacisme français. Les chasseurs de femmes et d’enfants de maires ou de policiers s’y casseraient les dents.
« Je suis descendue dans le jardin des noyers…» (Cantiques des Cantiques VI, 11). « Mon bien-aimé est descendu dans son jardin pour y cueillir des roses » (id., id., 2). Le Midrach Raba, citant Rabbi Chemouel Bar Nahman, un jardin de noyers, de coudriers, de pommiers et de grenadiers. Le Maître du Monde y descend pour reprendre les âmes des Justes. Nous allons retrouver la famille Itzhak, dans la tente de leur deuil, et voir si nous pouvons préparer quelque chose pour Chabbat… YS♦

Yéochoua Sultan, MABATIM.INFO
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Cher Yehoshuah, Moi aussi je suis arrivé de France il y a 53 ans pour m’installer dans un kibboutz religieux. J’ai perdu deux fils à l’armée. Depuis que j’habite en Israël je m’oppose aux implantations juives dans les territoires occupés et non annexés par Israël depuis 1967. Je m’efforce comme toi d’observer les commandements de la torah. Je crois que l’interdiction de faire souffrir le non juif, l’étranger, qui est rappelée 36 fois dans la torah, est beaucoup plus grave que le commandement d’habiter sur toute la terre d’Israël. Selon la plupart des sages de la loi, ce commandement est contesté. Je participe toutes les semaines aux manifestations qui se déroulent à côté de Ein Hanatziv dans le plus grand calme à l’exception du soir où des opposants à la manifestation m’ont jeté une pierre sur le front. Un autre soir, Itzik Zarka, membre du comité central du Likoud, est venu nous crier que c’était dommage que Hitler n’avait pas tué tous les ashkenazes. Le ministre Smutrich, qui a parlé à l’enterrement de David Itshack, a déclaré il y a quelques années, qu’il refusait que sa femme, qui devait accoucher, partage à la clinique la même chambre qu’une mère musulmane israélienne, parce qu’elle va mettre au monde un bébé qui deviendra terroriste. La nouvelle loi qui a été votée donne par exemple le pouvoir au ministre de l’éducation de renvoyer des profs à cause de leur opinion politique.
Je continue, avec tous les moyens légaux qui me reste, à combattre ce gouvernement raciste, dont certains ministres soutiennent ouvertement le terrorisme juif. De la même façon que l’état d’Israël ne peut exister sans être juif, il ne peut être considéré comme un état juif s’il n’est pas démocratique et s’il vote des lois racistes.
Yehoshuah, je serai très heureux de faire votre connaissance pour pouvoir échanger nos différents points de vue.
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Une analyse magistrale qui frappe la cible pile en son milieu !
Une largeur de vue qui gonfle le cœur du Souffle de Vie Saint, le Ruach HaKodesh & l’emplit de compassion & d’amour divins pour affronter l’indicible souffrance !
Merci Mr Yeshoua Sultan !
Shalom
Nombres 6 v 24 à 26.
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Tant pis pour Tata Janine… On ira la chercher, elle et tous ses rejetons de nuisibles ( = cherchant sans cesse l’occasion de nuire) jusque dans les ch… chambres à coucher !
Courage Yéoshoua pour cet ami parti pour toujours qui manque tellement à ses amis et à sa fanille. Notre pays tout entier le pleure avec vous.
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Magnifique temoignage !! Quelle chance de defendre notre terre les armes a la mains , cela n etait pas arrivé depuis 2000 ans a un juif
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Chez nous ,c est dramatique ! Nous avons les mêmes Macron , beaucoup sont très mal informés ,Ils manifestent contre la dictature ,pour la démocratie etc ..de manière très organisée ,d ou vient tout cet argent ?
Les médias participent à la désinformation et prolongent l ignorance sur la situation en Israël en utilisant le même narratif que les médias français .
Il faut éviter an société d avouer que vous voyez a droite .
Malgré tout je constate que majoritairement la situation dans l état Juifs est la même qu en France !
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