MDR : La France 49.3 donne des leçons de démocratie à Israël !

La France sort à peine des émeutes perpétrées par une minorité et qui vont coûter un bon milliard d’euros de réparations à l’ensemble des contribuables (à l’exception de cette minorité, qui ne contribue qu’au versant désordre).

Juste avant, c’était la réforme des retraites qui avait occasionné manifestations, heurts avec la police et destructions diverses, précédant un passage en force de la loi grâce au 49.3, un processus qui permet au gouvernement de s’attribuer les prérogatives de l’Assemblée nationale.

Cela s’est passé en trois étapes : recours au 49.3 en mars 2023, puis validation de la majorité des mesures du projet de loi par le Conseil constitutionnel le 14 avril et promulgation de la réforme la nuit suivante par le Président de la république (Retraite.com).

La France s’estime donc fondée à sermonner Israël, dont l’Assemblée Nationale (la Knesset) a démocratiquement voté un article qui limite la possibilité pour la Cour Suprême d’invalider des lois ou des décisions administratives au motif qu’elles ne seraient pas raisonnables.

250 000 Israéliens manifestaient contre cette réforme depuis 30 semaines. Elle a été votée par 64 des 120 députés de la Knesset, ce qui représente 2 360 757 citoyens (Times of Israel). Un rapport de presque 1 à 10.

Par ailleurs, le 25 juillet 2023, la ministre des transports, Miri Regev, a demandé, à la procureure générale d’Israël d’ouvrir une enquête contre l’ancien premier ministre Ehud Barak et Forum 555, un groupe de pilotes retraités de l’armée de l’air, soupçonnés de « rassemblement criminel, de désobéissance civile et de tentative de coup d’État ».

Son initiative se fonde sur un clip vidéo circulant sur les médias sociaux. Filmé il y a trois ans, il « montre sans l’ombre d’un doute qu’à partir de mars 2020, d’anciens hauts fonctionnaires ont commencé à concocter un plan de coup d’État et de désobéissance civile, avec une planification détaillée et minutieuse. Ce que nous voyons sur le terrain ces derniers jours est sa mise en œuvre (IsraelNationalNews). »

Nonobstant cette information vitale concernant le respect de la démocratie, notre ministre des Affaires étrangères a été désignée pour cocoriquer une leçon sur ce sujet :

« La France, amie d’Israël, appelle les autorités israéliennes à aborder toute question fondamentale pour les institutions de pays démocratiques dans un esprit de consensus. L’adoption par la Knesset d’une loi restreignant les prérogatives de la Cour suprême, malgré les vives contestations qui s’expriment, s’en éloigne (i24news). »

Cela se passe de commentaire, mais il est difficile de résister au fou-rire en voyant l’arrosé prendre avec componction la pose de l’arroseur ! LM

Liliane Messika, MABATIM.INFO


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5 commentaires

  1. En quoi c’est antidémocratique de voter une loi qui demande à la cour suprême de ne plus rejeter une loi au motif qu’elle n’est pas raisonnable ? Je ne sais même pas comment Israël a pu adopter ce principe de raisonabilité. J’ai l’impression que ce principe ne repose sur rien du tout et que la cour suprême n’a fait que s’arroger un droit qui n’a aucune base juridique . Ce principe raisonabilité n’existe nulle part ailleurs .

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