
L’objectivité en question
En philosophie et en science, l’objectivité est, selon le dictionnaire Larousse, la « qualité de ce qui est conforme à la réalité, d’un jugement qui décrit les faits avec exactitude ».
Il s’agit d’exprimer ou de traiter des faits tels qu’ils sont perçus, sans distorsion par des sentiments, des préjugés ou des interprétations. Cependant, si l’on excepte le domaine des sciences dures, l’objectivité est une illusion. Notre vision du monde extérieur est toujours déformée par notre monde intérieur, comme pour la mère qui dit que son fils l’aime par-dessus tout, parce qu’il donne 200 € par semaine à son psy, rien que pour parler d’elle.
Il nous est difficile d’aller à l’encontre de nos croyances de notre monde (intérieur/extérieur). Nous fréquentons le plus souvent des gens qui nous ressemblent. Nos préférences involontaires, insidieuses et automatiques sont des biais naturels de l’esprit humain qui perturbent le traitement de l’information. Nos cinq sens sont des collecteurs de données imparfaits. Notre mémoire interprète, nous associons ce que nos sens recueillent avec ce que nous savons. La mémoire est extrêmement sélective. Elle élimine ou ajoute, exagère ou diminue, prête attention ou ignore, minimise ou maximise tout, afin de créer la réalité dont elle a besoin pour être cohérente avec ce qu’elle croit et nous amène à nous méfier de la version d’une autre personne que soi.
L’objectivité de façade des journalistes
Face à ce constat de notre intrinsèque subjectivité, il est plaisant d’entendre les journalistes revendiquer d’être objectifs et pour certains de nier farouchement la possibilité de leur partialité. Bien sûr, on comprend facilement que l’objectivité donnerait aux journalistes une forte légitimité. Cependant, si beaucoup claironnent leur objectivité, peu s’imposent le minimum de contraintes qui leur permettraient de la revendiquer avec un peu de crédibilité. En effet, peu de journalistes se privent d’exprimer ouvertement ou de laisser entendre leurs propres opinions, évaluations ou croyances, peu respectent un minimum d’équilibre en présentant les points de vue des tenants des différents camps d’une controverse sans favoriser l’un des côtés.
Un bon article, c’est comme une minijupe, ça doit être assez court pour conserver l’attention, mais assez long pour couvrir l’essentiel.
Cependant, si l’on se penche sur le travail de nombreux journalistes, on peut pour certains facilement lister ce qui relève de leurs préjugés ethniques, raciaux, de classe, d’orientation politique, de religion, du sexe, de l’âge, de l’éducation…, et de leurs manipulations éditoriales (sélection des sources, mise en avant, rabâchage, point de vue unique, omission, opportunisme, sensationnalisme, alignement sur leurs pairs…). La manipulation la plus subtile étant celle du ton, avec des journalistes plaquant des mots fortement connotés sur des faits objectifs de façon à rendre la perspective d’un côté meilleure ou moins bonne que l’autre.
Des subventions pour le politiquement correct et la désinformation
À des degrés divers, tous les domaines sont atteints par la subjectivité, sport, loisir, santé, économie, culture, histoire… la palme revenant à la politique.
Les journalistes les plus sérieux ne revendiquent pas d’être objectifs, mais préfèrent parler d’honnêteté dans leur travail.
Dans ce contexte, il faut abandonner l’idée de trouver une information politique objective. Les lecteurs ne s’y trompent pas qui achètent de moins en moins de journaux et de magazines. La presse écrite en général est en grande difficulté et vit sous perfusion de l’État qui déverse des millions pour la maintenir à flot. En millions d’€ par an : Aujourd’hui en France 11,9 ; Le Figaro 7,7 ; Libération 6,7 ; Le Monde 6 ; L’Humanité 5,1 ; La Croix 5, etc. L’information / désinformation se fait grâce aux impôts ou à la publicité pour les radios et les télévisions.
De la nécessité d’une information via de multiples médias
En fait, le seul moyen pour tenter de s’informer correctement est de privilégier les approches multimédias, en ne se limitant pas aux organes de presse française. Lors de vos revues d’information, vous ferez attention cependant à rester vous-même ouvert, à résister à une tendance naturelle à rechercher des informations qui confirment vos propres croyances. Cependant, il est difficile de ne pas succomber au mensonge répété mille fois qui est devenu une vérité.
Pour éviter les pièges de la désinformation, vous pouvez suivre les conseils suivants : MB♦

Michel Bruley, MABATIM.INFO
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Faire appel a France 24 pour definir la desinformation 🧐je n y aurai pas pensė ….. c est vrai que le pyromane est souvent le mieux placé pour definir l inçendie
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