La vraie mosquée Al-Aqsa n’est pas à Jérusalem

Guide du Haram el Sharif/Mont du Temple (1924) disponible sur Amazon

[11 août 2016]

Dénoncer les affabulations musulmanes sur Jérusalem et la mosquée El-Aqsa qui se sont révélées être réellement des mensonges, grâce à la publication de sources originales (texte de 2016 toujours d’actualité).

Les menteurs doivent avoir une bonne mémoire : l’exemple de Jérusalem

Un proverbe bien connu dit que « les menteurs doivent avoir une bonne mémoire ». Le raisonnement est clair : un menteur doit se souvenir de ses propres mensonges et des personnes à qui il les a racontés afin d’éviter de se contredire et de révéler son mensonge. Cette règle s’applique également à des questions importantes.

– Jérusalem, par exemple, dont la sainteté pour les musulmans sunnites repose sur une interprétation tardive et politique d’un verset coranique,

– alors que pour les musulmans chiites, elle n’est quela troisième ville la plus sainte, après La Mecque et Médine (aujourd’hui la ville de Nadjaf, dans le sud de l’Irak).

Les premières sources islamiques indiquent que la « mosquée al Aqsa » (sens littéral : « la mosquée la plus éloignée »), mentionnée une seule fois dans le Coran, était l’une des deux mosquées situées près de Ji’irrana, un village situé entre La Mecque et Taaf dans la péninsule arabique (aujourd’hui l’Arabie saoudite). L’une des mosquées était appelée « al-Masjid al-Adna », c’est-à-dire la « mosquée la plus proche », et l’autre « al-Masjid al-Aqsa », la « mosquée la plus éloignée ».

Lorsque le Coran fait référence à la mosquée al Aqsa en racontant le mythe du voyage nocturne du prophète Mahomet de la « mosquée sacrée » de La Mecque à al Aqsa, c’est-à-dire la « mosquée la plus éloignée », il se réfère à la mosquée de Ji’irrana.

En 682 de l’ère chrétienne, cinquante ans après la mort de Mahomet,

Abdallah Ibn al-Zubayr,l’homme fort de La Mecque, s’est rebellé contre les Omeyyades qui régnaient sur Damas etne leur permettait pas d’accomplir le Haj à La Mecque.

Le pèlerinage du Haj étant l’un des cinq commandements islamiques fondamentaux, ils ont été contraints de choisir Jérusalem comme lieu de pèlerinage.

Pour justifier ce choix, les Omeyyades ont réécrit l’histoire racontée dans le Coran, déplaçant la mosquée al Aqsa à Jérusalem et ajoutant, pour faire bonne mesure, le mythe du voyage nocturne de Mahomet à al Aqsa.

C’est la raison pour laquelle les sunnites considèrent aujourd’hui Jérusalem comme leur troisième ville sainte.

L’islam chiite, impitoyablement persécuté par le califat omeyyade, n’a pas accepté le mythe de la sainteté de Jérusalem, ce qui explique que la deuxième ville la plus sainte pour les chiites soit Najif en Irak, lieu de sépulture du fondateur chiite Ali bin Abi Talib.

De nombreux dignitaires chiites – iraniens et du Hezbollah – n’ont commencé à qualifier Jérusalem de sainte qu’après la rébellion de Khomeini en 1979, afin d’éviter que les sunnites ne les accusent d’être laxistes à l’égard du sionisme.

Le premier mensonge, dans ce cas, est l’affirmation fallacieuse que la « mosquée la plus éloignée » se trouve à Jérusalem.

D’autres mensonges sont venus s’ajouter au premier, le principal se rapportant à l’emplacement exact de la mosquée al Aqsa qui, il n’y a pas si longtemps encore, était le bâtiment au dôme d’argent situé à l’extrémité sud du mont du Temple.

Toute la zone du Mont du Temple est connue sous le nom de al-Haram al-Sharif« le site saint et noble » – mais un changement est intervenu après la guerre des Six Jours, lorsque des voix juives se sont fait entendre, en particulier celle du grand rabbin de Haïfa, Rav She’er Yashuv HaCohen, appelant à l’établissement d’une synagogue sur le Mont. Immédiatement après la guerre, le grand rabbin de Tsahal, Shlomo Goren, a également déclaré qu’il souhaitait célébrer des événements religieux sur le Mont du Temple. On pensait que les musulmans ne s’y opposeraient pas, étant donné qu’al Aqsa se trouvait à la limite sud de l’enceinte et que la synagogue ne se trouverait pas à proximité.

Cependant, les musulmans ont décidé de proclamer que l’al Aqsa mentionnée dans le Coran ne se réfère pas seulement à la mosquée située à l’extrémité sud de l’enceinte, mais qu’elle désigne l’ensemble de la zone du mont du Temple, abandonnant ainsi le nom original d’al-Haram al-Sharif.

Mon collègue, le professeur Yitzchak Reiter, traite longuement de cette question dans son livre « From Mecca to Jerusalem and Back » (De La Mecque à Jérusalem et retour), 2005.

Le changement de nom du Mont du Temple est clairement un canular, deux documents, l’un connu et l’autre moins, révélant la vérité.

La source la plus connue est une brochure préparée en 1924 par nul autre que le mufti Haj Amin el Husayni, ouvertement antisémite (et par la suite bon ami d’Hitler), et réimprimée à de nombreuses reprises dans les années qui ont suivi sa première publication. Le Dr Daniel Tassel de Lexington, Massachusetts, m’a donné un exemplaire original imprimé en 1930, et je lui en suis très reconnaissant. Le titre de la brochure est « A Brief Guide to al-Haram al-Sharif – Jerusalem » (Guide succinct d’al-Haram al-Sharif – Jérusalem). Notez que la zone ne s’appelle pas al Aqsa. La mosquée al Aqsa fait l’objet d’un chapitre dans la brochure, après le chapitre sur le Dôme du Rocher, la structure au dôme doré située au milieu de l’enceinte. Il est clair que pour Haj Amin al – Husayni, le mufti de Jérusalem, la mosquée al Aqsa est simplement le bâtiment situé à l’extrémité sud de l’enceinte, car c’est ce qu’elle est.

Le moins connu des deux documents est celui que j’ai photocopié récemment chez mon ami Haim Steinberger à New York. Haim possède une grande collection de cartes de la Terre d’Israël et il m’a montré une carte touristique jordanienne ordinaire de Jérusalem, exécutée en 1965, deux ans avant la guerre des Six Jours de 1967.

À cette époque, Jérusalem-Est était encore illégalement occupée par le Royaume hachémite de Jordanie, tandis que le monde entier gardait le silence et ne prononçait pas un mot contre cette occupation totalement illégale.

La carte a été dessinée par un Jordanien nommé Abd al-Rahman Rassas, qui travaillait comme géomètre officiel, avec l’autorisation de l’Autorité du tourisme hachémite de Jordanie.

La carte porte la mention suivante « recommandée et approuvée par l’autorité officielle jordanienne du tourisme ». -voir photo en fin d’article – (absente à décembre 2023, NDLR)

La lecture de la carte montre qu’en 1965, le Mont du Temple s’appelait encore « al-Haram al-Sharif », qu’il se trouvait sur le « Mont Moriah » et que la « Mosquée al Aqsa » n’était qu’un bâtiment situé à l’extrémité sud d’al-Haram al-Sharif.

En d’autres termes, trente ans avant l’accord de paix entre Israël et le Royaume de Jordanie, les Jordaniens considéraient qu’al Aqsa n’était rien d’autre qu’un édifice situé à l’extrémité sud d’al-Haram al-Sharif, lui-même construit sur le mont Moriah.

Les menteurs de l’islam ont décidé d’“agrandir” al Aqsa – dont l’emplacement réel se trouve en fait dans le désert d’Arabie – pour englober toute la zone du mont du Temple seulement après que les Juifs ont libéré le site de leurs temples lors de la guerre des Six Jours de juin 1967. Après tout, les Juifs pourraient vouloir construire une synagogue sur le Mont du Temple sous la direction des rabbins Goren et She’er Yashuv Hacohen.

Par exemple, le Cheikh Ikrima Sabr, Mufti de Jérusalem 1994-2006, dans un discours prononcé le vendredi 4 janvier 2002, a déclaré ce qui suit (mes ajouts entre parenthèses, M.K.) :

« Ô musulmans(du monde entier), lorsque nous parlons de la mosquée al Aqsa, nous parlons d’une mosquée dont la superficie est de 144 dounam (la taille du Haram al-Sharif dans sa totalité), y compris les murs, le mur al-Buraq(le mur occidental), les passages, les couloirs, les entrées et les places, en plus de la mosquée al Aqsa, entrées et places, en plus de la partie couverte (le bâtiment à l’extrémité sud), la partie ancienne(sous la partie couverte)et la Pierre de fondation (sous le Dôme du Rocher), le site de prière de Marwani(les écuries de Salomon), tous sont al Aqsa… « 

Un autre mensonge, révélé comme tel par la même carte, fait suite à celui-ci. Il s’agit du site des temples sacrés juifs. J’ai écouté bon nombre de sermons du vendredi en arabe, que je n’ai malheureusement pas enregistrés, dont certains dans lesquels

le prédicateur affirmait que al-Haykal al-Maz’oum – « le prétendu Temple (juif) » – n’a jamais été à Jérusalem.

Un prédicateur a affirmé qu’il se trouvait sur le mont Sinaï et, dans un autre cas, sur le mont Gerizim, près de Naplouse, où « les Samaritains préservent les traditions juives authentiques ».

La carte jordanienne met fin aux mensonges de chacun de ces orateurs islamiques.

On peut se demander pourquoi la mosquée al Aqsa revêt une telle importance pour les musulmans et pourquoi ils lui ont accordé tant d’importance qu’elle est en passe d’être acceptée comme l’un des principes fondamentaux de leur foi.

La réponse réside dans le fait que l’islam se définit comme

“une religion qui n’est pas entrée dans le monde pour vivre en paix avec le judaïsme et le christianisme, les religions qui l’ont précédée, mais comme une religion universelle destinée à les anéantir et à s’emparer du monde.”

L’islam se considère comme « Din al-Haqq », la vraie religion, et le judaïsme et le christianisme comme « Din al-Batil », les fausses religions.

Les musulmans craignent que le retour du peuple juif sur sa terre, dans ses villes et sur le site de ses temples ne confère au judaïsme le statut de religion vivante, active et véritable, ce qui constituerait une menace théologique pour l’existence même et la raison d’être de l’islam.

C’est la raison pour laquelle toute activité juive sur le Mont du Temple, en particulier la prière juive, les exaspère, et ils feront tout, y compris répandre des calomnies et des mensonges purs et simples, pour empêcher les Juifs de retourner sur les lieux d’où ils ont été exilés il y a près de 2 000 ans.

C’est ce qui fait du conflit de Jérusalem la base d’une lutte théologique dont la source est l’incapacité du monde musulman à reconnaître l’histoire et les droits religieux des croyants non musulmans, tous voués à disparaître selon l’Islam.

Tous les autres aspects du conflit, qu’ils soient nationalistes, politiques ou juridiques, sont des couches de camouflage qui cachent le véritable différend, théologique, entre Israël et ses voisins.

Aujourd’hui, alors que nous avons la chance de connaître un début de retour à Sion, la destruction des Temples et la dispersion de notre peuple parmi les nations du monde nous reviennent à l’esprit. Nous pouvons voir de nos propres yeux que le retour du peuple juif sur sa terre, dans sa capitale et sur le site des Temples sacrés, est un anathème pour beaucoup et en particulier pour nos voisins musulmans.

La question qui se pose est de savoir si nous devons encore vivre avec les mensonges musulmans concernant le Mont du Temple

– après que nous eûmes réussi à libérer notre terre et notre capitale de l’occupation islamique – ou si nous devons les informer de ce qu’ils savent parfaitement, mais qu’ils tentent de dissimuler :

“que ce sont nos ancêtres qui étaient ici il y a 3 000 ans et qui adoraient le Dieu unique, alors que leurs ancêtres étaient des tribus païennes dans le désert saoudien, qui buvaient du vin, enterraient leurs filles vivantes et adoraient des idoles.”

Lorsque nous nous respecterons suffisamment et que nous respecterons notre héritage pour défendre nos droits, ils nous respecteront et nous laisseront en paix.

Puisse le peuple juif être bientôt béni par la Rédemption complète. MK♦

Modekhai Kedar, Aroutz 7


Traduit de l’hébreu par Rochel Sylvetsky, Arutz 7


En savoir plus sur MABATIM.INFO

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

2 commentaires

  1. Bonjour, je ne suis ni juif, ni musulman ni chrétien. D’une certaine façon je pourrai dire que les conflits qui opposent les trois grandes religions révélées ne me concernent pas. Cependant, vivant en France, étant autochtone (pour reprendre le terme employé par l’L’ISESCO, dans  » Stratégie de l’Action islamique culturelle à l’extérieur du monde islamique), étant porteur de l’héritage spirituel, culturel et historique de mes ancêtres, je ne peux que constater le péril islamique qui pèse sur nos sociétés. L’Islam est l’Islam. Il est un suprémacisme spirituel et religieux. Le Coran, la parole de Dieu, est un ouvrage dont la rédaction s’étend sur une longue période et nul doute que cette rédaction ne fut pas seulement le fruit de Dieu mais que la main des hommes a pesé lourdement dans certains choix. L’étude  » La vraie mosquée Al-Aqsa n’est pas à Jérusalem  » illustre parfaitement ce péril.

    J’aime

Répondre à יוסף בן ישראל Annuler la réponse.