De la violence en France

Le violent est une victime de la société

Depuis plus de cinquante ans, les délinquants sont excusés, car présentés comme des victimes de la société, de ses inégalités économiques, de l’accès limité à l’éducation, du chômage, de la pauvreté, des discriminations, du racisme et d’autres formes d’oppression qui engendrent des frustrations, des tensions qui conduisent à des actions répréhensibles à des comportements violents. En fin de compte, des politiques, des médias et finalement des juges reconnaissent de nombreux individus violents comme des victimes de la société, oubliant que les causes de la violence sont multifactorielles, et si la société peut jouer un rôle dans la prédisposition à la violence, chaque individu doit d’abord être tenu responsable de ses propres actions.

La violence est souvent légitimée

Dans de nombreux cas, la violence est considérée comme illégitime, car elle cause des dommages physiques, émotionnels et sociaux, mais en fonction du contexte, des valeurs et des normes culturels certaines personnes, certains partis politiques, certains juges considèrent que la violence est excusable voire justifiée. Certains mouvements sociaux ou politiques utilisent la violence pour défendre leurs idéaux ou lutter contre des injustices perçues. La violence contre l’État est dans ces cas vue comme une légitime défense, la fin justifie les moyens, l’illégal est légitimé, tout est justifié par l’idée du bien. Les autoproclamés défenseurs du bien ne veulent pas résoudre les conflits par des moyens pacifiques, en encourageant le dialogue, la médiation et la négociation, ils veulent imposer leur bien. En fin de compte, la question de la légitimité de la violence est considérée comme complexe et subjective et les opinions diffèrent en fonction des valeurs, des croyances et des circonstances politiques.

La violence paie

La société, les partis politiques font la promotion de valeurs telles que la paix, la coopération et le respect mutuel et ne veulent pas reconnaître l’idée que la violence paie.

Cependant, force est de constater que la violence donne un certain pouvoir ou permet d’obtenir des résultats, comme dans le cas de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et l’abandon définitif du projet d’Aéroport du Grand Ouest. Au-delà des ZAD, il y a les festivals techniques non autorisés, les manifestations « qui dégénèrent », les saccages réguliers de locaux universitaires, les œuvres d’art souillées pour défendre la planète de la pollution, les lieux de cultes, les cimetières vandalisés… tout cela se déroule aux frais de la collectivité. Finalement, certains concluent que le recours à la violence fait avancer leurs causes.

Le recours à la violence va-t-il se développer ?

L’État est faible face à la violence, notamment la violence politique. Une grande partie de la classe politique ne critique pas la violence. Les historiens nous enseignent que les hommes résistent, se révoltent facilement contre une autorité qui montre des signes de défaillance. Dans ce contexte on voit mal ce qui peut arrêter la montée de la violence dans notre société, montée qui est souhaitée par certains politiques à la recherche d’un temps de chaos propice à une prise de pouvoir. Sachant que les conflits violents peuvent engendrer des cycles de vengeance, de destruction entraînant des conséquences durables pour toutes les parties impliquées, l’avenir de la France est en cause.

Il serait souhaitable de promouvoir, et de former à des valeurs telles que le dialogue, la diplomatie, la compréhension mutuelle, la négociation, le compromis, la résolution pacifique des conflits. Ce sont ces approches qui permettraient de construire une société plus stable, pacifique et harmonieuse, où les individus pourraient s’épanouir et prospérer ensemble.

Pour finir en souriant, une perle de l’assurance évoquant l’instinct animal :

« Cet imbécile a marché sur la queue de mon chien. C’est une brave bête, mais vous savez ce que c’est quand on se sent agressé, l’instinct reprend le dessus, on montre les dents, on mord. Nous-mêmes, qu’aurions-nous fait à sa place ? ». MB

Michel Bruley, MABATIM.INFO


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Un commentaire

  1.  » le dialogue, la diplomatie, la compréhension mutuelle, la négociation, le compromis, la résolution pacifique des conflits  » fonctionnent quand votre interlocuteur est dans les mêmes dispositions d’esprit.

    Dans le cas contraire, quand vous avez affaire à des brutes, des ignorants, des cyniques, des escrocs, des sourds (liste non exhaustive), vous êtes obligé de contrevenir à ces belles résolutions. L’actualité en Israël et en France nous en fournissent la preuve pluriquotidiennement.

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