Faire-part de deuil : Solution‑à‑Deux‑États

[16 mars 2024]

Nous avons le regret d’informer les familles Biden, Macron, Gutteres et al., que leur bien-aimée filleule, Solution‑à‑Deux‑États, qui était en coma dépassé depuis l’an 2000, suite à un coup mortel porté par la deuxième intifada, a reçu, le 14 mars 2024, l’extrême onction prodiguée par le Mukhtar de Da’mesh, accompagné des sacristains du Hamas.

Le mukhtar est mort, un autre mukhtar est appelé araignée

Le mukhtar, (élu en arabe), est le chef d’un village ou d’un quartier, voire d’un clan. Il dirige le domaine religieux comme la sphère politique, puisqu’ils ne se différencient pas dans l’islam. Quand ses administrés boivent, c’est lui qui trinque.

Celui de Da’mesh, dont la houlette guidait le clan dans le quartier Tel al-Hawa de Gaza et dans l’ouest de la Bande, a été exécuté par le Hamas pour avoir participé à la distribution de l’aide humanitaire.

C’est un crime ? Oui, double :

– d’une part il a privé les valeureux combattants d’une manne qu’ils estimaient due à eux seuls ;

– et d’autre part, il a aidé les fournisseurs israéliens au lieu de les décapiter.

Auparavant, la « distribution » était réduite à sa plus simple expression : le Hamas réquisitionnait tout.

Ce clan puissant contrôle le nord de la bande de Gaza grâce à ses milices et il s’est souvent battu avec les forces de sécurité du Hamas dans des affrontements meurtriers, dont les victimes n’ont jamais fait la Une dans les médias français, même pas un entrefilet. Le Hamas ne lui pardonne pas d’avoir été allié au Fatah’, son frère ennemi, dont il a exécuté 200 membres, lors du coup d’État grâce auquel il a pris le pouvoir en 2007.

En revanche, le Hamas reconnaît son héroïsme, puisque ses membres ont participé à l’enlèvement de Gilad Shalit en 2008.

Allah sait que le clan Da’mesh n’est pas en manque d’armes : armes blanches, armes de poing, armement lourd, on trouve de tout dans leurs arsenaux replets, de la même façon qu’à la Samaritaine, pas celle du Pont Neuf, celle de la rive ouest du Jourdain, que les Parisiens appellent Cisjordanie pour qu’on ne les confonde pas.

Malgré sa puissance de feu, le clan Da’mesh n’a pas pu empêcher l’exécution de son leader : sur le site Internet « Almajed », affilié au Hamas, les différents clans et gangs de la Bande avaient été avertis que toute coopération avec Israël, pour quelque motif que ce soit, serait considérée comme une trahison du peuple palestinien (i24news).

Mektoub (c’était écrit).

Les faits qui innocentent l’armée israélienne sont secret-défense

Quand on peut accuser Israël de tirer sur les Gazaouis à qui il apporte de l’aide humanitaire, nul ne s’en prive et les commentateurs sont diserts.

Mais quand Tsahal apporte la preuve en images que ce sont des Gazaouis masqués et non ses soldats qui ont tiré, les journagandistes appliquent la technique motus-et-bouche-cousue, qui est de rigueur pour ne-pas-faire-le-jeu-des-sionistes.

Pourtant, Tsahal a publié des vidéos montrant que

« ses soldats n’ont à aucun moment tiré lors de l’incident et que des tireurs palestiniens étaient à l’origine des victimes. Le Ministère de la Santé de la bande de Gaza, géré par le Hamas, avait accusé les troupes israéliennes d’avoir tiré depuis des “chars et des hélicoptères” sur les civils rassemblés sur la place Koweït jeudi soir, faisant 21 morts et plus de 150 blessés. »

Quand les camions chargés d’aide humanitaire sont entrés dans le corridor ménagé par Tsahal,

« les tireurs palestiniens ont continué à tirer alors que la foule de Gazaouis commençait à piller les camions », a déclaré Tsahal, mentionnant également que plusieurs civils avaient été écrasés par les camions.

« Un examen de nos systèmes opérationnels et des troupes de Tsahal [sur le terrain] a révélé qu’aucun tir de char, aucune frappe aérienne ou tir d’arme à feu n’a été effectué en direction de la foule gazaouie dans la zone du convoi d’aide » (i24news). »

Accuser Israël est une figure imposée

CBS News, par exemple, a diffusé un communiqué accusateur de l’agence perso des réfugiés-palestiniens :

« Au moins un membre du personnel de l’UNRWA a été tué et 22 autres ont été blessés lorsque les forces israéliennes ont frappé un centre de distribution de nourriture dans la partie est de Rafah (CBS). »

Contrairement aux médias français, CBS cite aussi l’autre bout de la lorgnette le membre du personnel occis était Muhammad Abu Hasna :

« un agent de soutien au combat dans l’aile militaire du Hamas impliqué dans la prise de contrôle de l’aide humanitaire et sa distribution aux terroristes du Hamas », également coordinateur des agents du Hamas sur le terrain.

Les responsables de l’UNRWA, oubliant que l’opération visait un de leurs salariés à casquette terroriste, estiment que « cette attaque contre un centre de distribution alimentaire va encore aggraver la faim dans la bande de Gaza (Infos Israël). »

S’il nous était resté des larmes après le 7 octobre, on aurait peut-être pleuré… LM

Liliane Messika, MABATIM.INFO


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2 commentaires

  1. Eh bien autant te faire une confidence
    Des larmes, tu vas en avoir encore beaucoup besoin
    Trouves en toi par tous les moyens
    les yeux secs c est une maladie
    JP Lledo

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