France : Dans la salle d’attente

par Thierry Amouyal 
[25 septembre 2024]

Comme beaucoup de francophones, j’ai cessé, depuis très longtemps pour ma part, d’acheter des journaux français, quotidiens, hebdos ou autres.

L’unanimisme béat, la médiocrité des journalistes, la réputation non usurpée de « presse aux ordres du pouvoir » autant que le parti pris général et fortement douteux envers mon pays, Israël, m’ont éloigné depuis des années des pisses copie parisiens et des communiqués scélérats de l’AFP, de plus, mesurant facilement l’étendue de leur malhonnêteté sur un sujet que je maîtrise totalement, je ne vois plus la possibilité de leur accorder un quelconque crédit sur l’ensemble des autres sujets.

Depuis 10 ans au moins je me contente d’accorder quelques euros mensuels a quelques revues automobile ou autres jolis magazines touristiques, et pour le reste je paye mes impôts, donc j’autorise le pouvoir en place à utiliser une partie de ceux-ci à nourrir (grassement) sa cour de courtisans-journalistes inutiles.

Lors de mes rares passages dans l’hexagone, il m’arrive de fréquenter les salles d’attente médicales, et, comme chacun, au détour d’un petit retard dans le planning de mon médecin, je me vois contraint de piocher dans le petit tas de journaux plus ou moins anciens qui trônent sur une table basse au milieu des chaises pas trop accueillantes. Ce geste inconscient m’a amené ce matin, successivement, à m’instruire des élucubrations de L’OBS, puis à me nourrir d’un éditorial de Natacha Polony dans l’hebdo « Marianne ».

Et là, mes amis, je me suis instruit : l’OBS nous proposait 4 pages du vécu effroyable d’un intellectuel gazaoui (ne ricanez pas, ça existe) bloqué avec sa gentille et inoffensive famille au cœur de l’enfer ; pas l’enfer du Hamas bien évidement mais le vrai, le seul enfer ; celui déclenché par les méchants juifs sionistes de Tsahal.

Une fois passé le premier paragraphe sur l’œuvre littéraire de ce brillant témoin, j’ai eu droit à 3 pages et demie de description apocalyptique avec moult détails sur chaque bombardement visant exclusivement des civils en détresse, et un rapport sur le nombre de morts de chaque frappe d’une précision si millimétrique que j’ai immédiatement imaginé que ce brave intello-islamo gazaoui était connecté à la CIA, au KGB et au boss du Mossad 24 h sur 24 !

Quand a Mme Polony, je suppose que, ne voulant pas paraître à la remorque d’un organe de presse aussi prestigieux et influent, elle avait décidé de répliquer aux copains de l’Obs avec un éditorial tonitruant pour gratifier les fascistes israéliens d’une volée de bois vert bien méritée :

Ainsi m’apprenait-elle en première page de son irremplaçable magazine que notre armée avait assassiné 113 journalistes à Gaza !

J’avoue m’être instantanément questionné sur la proportion de vrais journalistes et sur leurs liens avec les tueurs du Hamas, mais devant une indignation si vertueuse, ma mauvaise foi juive s’est sentie contrainte a un petit sommeil !

Mes chers frères résidant encore en France, cher président du Crif, chère Mme Braun Pivet, chers spécialistes émérites d’Akadem et du FSJU, chers chercheurs du CNRS ; vous tous que nous devinons arc-boutés sur vos recherches savantes au sujet de la métaphysique de l’antisémitisme, stoppez tout, cessez de vous tournebouler les boyaux de la tête !!!

En 2024 en France, tout est parfaitement expliqué dans la salle d’attente de votre dentiste.

Shana tova oumetouka à tous TA

Thierry Amouyal, MABATIM.INFO
Hadera Israël


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Un commentaire

  1. Il faut reconnaître aux médias français une qualité rare : ils pratiquent la novlangue et désinforment sur…à peu près Tout ! Quel que soit le sujet, on peut donc lire ou écouter les médias français majoritaires et considérer comme probable que la vérité se situe à l’opposé de leurs affirmations. En général, ce procédé s’avère assez fiable.
    Cela fonctionne également pour le cinéma (un film apprécié par la critique française actuelle est généralement un navet).

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