
Le jeudi 1ᵉʳ août à 8h30, France-Info a donné la solution pour la paix au Moyen-Orient. Interviewée par Salhia Brakhlia, Mme Agnès Levallois a déclaré :
« Il y a un moyen très simple d’arrêter cette guerre entre Israël et le Hamas, c’est d’arrêter de livrer de l’armement à Israël1 ».
C’est élémentaire. Elle explique que si Israël était désarmé face au Hamas, l’Iran et le Hezbollah, la guerre s’arrêterait rapidement. Effectivement, on en a vu la preuve avec les massacres du 7 octobre 2024 parmi les participants désarmés du festival de musique Nova, dans les villes et les kibboutz du sud d’Israël également désarmés. Mme Levallois se fait porte-parole du régime islamique iranien2.
Mme Agnès Levallois n’est pas n’importe qui. Elle enseigne à Sciences-Po, elle est vice-présidente de l’iReMMO (institut d’étude et de recherche Méditerranée Moyen Orient, think-tank présidé par M. Jean Paul Chagnollaud, viscéralement anti-israélien). Elle est responsable du pôle arabe sur la chaîne France 24. Bon sang ne saurait mentir dit-on.
Mme Levallois est l’héritière du colonialiste Ismaïl Urbain, elle est son arrière-petite-fille ou petite nièce.
Thomas Urbain. Ce nom est aujourd’hui sorti des mémoires. Journaliste envoyé en Orient, il se convertit à l’Islam sous le nom d’Ismaïl Urbain. Il devint administrateur du territoire français d’Algérie puis conseiller personnel de Napoléon III pour sa politique arabe. Il sut le convaincre que l’Empire français devait se développer vers les pays d’islam, en profitant de la décomposition de l’Empire ottoman, un empire français de Dunkerque à Bagdad en passant par Alger.
Ismaïl Urbain est l’initiateur de la « politique arabe de la France », relation passionnelle qui unit la diplomatie française à l’islam en dépit des coutumes traditionnelles, de l’esclavage, de la charia, de la dhimmitude et jusqu’une certaine mesure, leur acceptation.
Le journaliste et écrivain Marc Weitzmann démontre dans son livre « Un temps pour haïr », qu’Urbain est la figure de proue d’un antisémitisme français opposé aux droits politiques et à l’émancipation des juifs.
Agnès Levallois n’est pas la seule à vouloir désarmer Israël.
Bien que le Hamas soit l’agresseur et qu’il continue d’envoyer, chaque jour des missiles sur Israël, bien que l’Iran et ses alliés promettent de détruire Israël, des partis se prétendant de gauche et des états réclament le seul désarmement de l’État juif.
Parmi les pays qui appellent au désarmement d’Israël, les anciens alliés de l’Allemagne nazie, l’Espagne, l’Irlande et la Slovénie, les pays sous influence de l’Islam comme la Belgique, la Norvège ou le Canada et les alliés du Hamas comme la République sud-africaine.
On connaît l’inaction de la Croix Rouge face aux otages israéliens. Pour Yann Lenggenhagger, son délégué :
«le désarmement de l’État d’Israël n’est pas une punition, ce n’est pas antisémite, c’est une application du droit international» (Courrier – 20/12/2023). Humour noir ?
De nombreuses ONG prétendument humanitaires parmi lesquelles Greenpeace ou les Indigènes de la République demandent le boycott d’Israël concernant les exportations de composants électroniques. Amnesty International a fait un recours au tribunal administratif de Paris pour interdire la livraison de composants de radars qui permettent la détection des missiles tirés sur Israël. L’ONG a été déboutée.
Rima Hassan députée du Hamas à l’Assemblée Européenne soutient qu’Israël n’a pas le droit à la légitime défense3.
Manuel Bompard, coordinateur de la France Insoumise a déclaré sur Europe 1 :
« Israël n’a pas le droit de se défendre dans toutes circonstances ».
Ils ne sont pas isolés. Plusieurs pays, l’Espagne, l’Irlande, la Norvège, la Belgique sont sur la même ligne. Le chef de la politique étrangère européenne, Josep Borrell, a appelé à ne plus vendre d’armes à Israël4. La même exigence n’est pas formulée envers le Hamas. Rappelons que le 7 octobre alors que la situation était calme, 5000 missiles se sont abattus sur les villes israéliennes et que, depuis, en dépit des actions israéliennes, le Hamas, le Hezbollah, les Houthis et l’Iran les bombardent quotidiennement.
La guerre des six jours
La situation actuelle rappelle celle qui a précédé la guerre des six jours.
En mai 1967, l’Égypte et la Syrie, abreuvées d’armes modernes par l’URSS massaient des troupes sur les frontières d’Israël et fermaient le détroit de Tiran. L’ONU avait retiré les casques bleus à la demande de l’Égypte. Israël, coupé du monde, était au bord de l’asphyxie. Le seul fournisseur d’armes d’Israël était la France.
La guerre était devenue inévitable. La situation était simple : ou bien l’État hébreu restait passif, consacrait la victoire arabe et était anéanti, ou bien il décidait de reconquérir son droit de passage par le détroit de Tiran et il ouvrait le premier les hostilités. C’était une question de vie ou de mort.
Pour le président de Gaulle, le choix était soit de maintenir l’alliance avec Israël qu’il appelait notre ami notre allié, soit d’assurer l’approvisionnement de la France en hydrocarbures à partir de l’Algérie. À Abba Eban, ministre israélien des Affaires étrangères venu chercher un soutien, il déclara :
« Ne faites pas la guerre ! En aucun cas ne soyez les premiers à ouvrir les hostilités. »
Le 2 juin 1967, ce fut de Gaulle qui ouvrit les hostilités en rompant l’alliance avec Israël. Il décréta l’embargo total sur les armes et les munitions à destination d’Israël, obligeant le 6 juin, ce dernier à prendre l’initiative.
On connaît les conséquences. Les armées arabes furent écrasées. Le territoire israélien fut considérablement élargi. Ce qui allait poser de nouveaux problèmes. Quant à la France qui était un des premiers vendeurs d’armes du monde, elle dut faire face à un nouveau concurrent, Israël, contraint à se doter d’une industrie de défense performante. Le principal client d’Israël est désormais l’Europe. Pour montrer sa docilité face aux demandeurs du boycott, le président Macron a interdit l’accès d’Israël au salon de la défense et de la sécurité : EuroSatory.
Victoire pour Mme Levallois
Le mercredi 18 septembre 2024, l’Assemblée Générale de l’ONU a voté une résolution selon laquelle les États et les entreprises doivent mettre fin immédiatement aux transferts d’armes vers Israël, sous peine d’être tenus pour responsables des violations des droits de l’homme.
Pour l’ONU, le seul pays au monde qui, pour la communauté internationale, n’a pas le droit d’être armé est Israël. La France a voté pour cette résolution.
Tendre la joue gauche
Le reproche fait à Israël par l’Assemblée Générale de l’ONU est de ne pas tendre la joue gauche quand on le frappe sur la joue droite. Au contraire il se défend et rend coup pour coup et même au-delà.
La fondation d’Israël repose sur une histoire et des mythes parmi lesquels :
– Les réfugiés juifs qui ont fui à travers les dangers les massacres antisémites pour se rendre en terre promise.
– La Shoah
– Massada. Suicide collectif du peuple pour échapper aux Romains.
– Samson. Condamné par les Philistins, il entraîne avec lui ses ennemis dans la mort.
Ainsi que l’explique le professeur Alain Bauer, l’objectif d’Israël n’est pas de faire la guerre et de conquérir, mais simplement d’échapper à l’anéantissement que lui promettent ses ennemis comme l’Iran qui le qualifie de « tumeur cancéreuse maligne » qui doit être éliminée5, le Hezbollah, les Frères Musulmans ou même l’ancien ministre français des affaires étrangères Dominique de Villepin6.
Pour Alain Bauer, Israël a mis au point pour éviter cette éventualité une stratégie de dissuasion nucléaire.
S’il advenait qu’il soit anéanti par ses ennemis, ceux-ci seront eux-mêmes irrémédiablement détruits. Face aux obscurantistes fanatiques il n’est pas évident que cette dissuasion soit suffisante.
Macron : « les ennemis de nos amis sont nos amis »
« Garde-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge. »
Cette citation attribuée à Voltaire s’applique aujourd’hui à Israël. Samedi 5 octobre 2024, le président Macron a affirmé qu’il était favorable à un arrêt des livraisons d’armes à Israël en dépit des milliers de missiles qui pleuvent sur les civils israéliens. Il a choisi son camp, il ne réclame pas l’arrêt des livraisons d’armes vers les proxys de l’Iran qui attaquent Israël sur sept fronts.
D’après M. Lecornu, ministre français de la Défense, les exportations d’armes vers Israël ne concernent que les armes défensives et ne représentent que 0,2 % du volume global des exportations d’armes françaises. Les exportations d’armes françaises représentent 27 milliards d’euros, 65 % vont vers les pays arabes du Moyen-Orient. On en retrouve entre les mains du Hamas via le Qatar ou la contrebande des tunnels égyptiens, mais le Hamas importe surtout ses armes depuis l’Iran, la Russie, la Chine, la Bulgarie ou la Corée du Nord.
M. Macron parait ignorer que le négoce de l’armement entre Israël et la France bénéficie à cette dernière. MBDA, Thalès, Safran, Dassault, Matra, la DGSE et bien d’autres ont acquis des sociétés de technologie, de cybersécurité, basées en Israël, et ont des partenariats dans le domaine du renseignement avec Israël. Combien d’attentats en France ont-ils été évités grâce au Mossad. La France a tout à y perdre.
Après le 7 octobre
Le Hamas a crié victoire après le 7 octobre. Le désastre est pourtant catastrophique pour Gaza. Le Hamas a néanmoins menacé de recommencer autant de fois que nécessaire jusqu’à la destruction complète de l’État Juif. L’Iran qui progresse dans la voie de la bombe nucléaire et ses proxys ont les mêmes projets de destruction d’Israël.
« Plus jamais ça », disions-nous après la deuxième guerre mondiale. Ceux qui, comme Mme Agnès Levallois, France Info, LFI et même le président Macron bien qu’il prétende qu’ « Israël est notre ami », expriment leur haine en appelant au désarmement d’Israël :
Ils souhaitent en fait la disparition de l’État Juif. Ils incitent à la guerre, au terrorisme, au chaos, à une nouvelle Shoah.
Golda Meir avait dit :
« Nous préférons vos condamnations à vos condoléances. »
Nous souhaitons ardemment la paix, mais comment peut-on imaginer qu’Israël restera passif face à ceux qui veulent l’assassiner ?
Attaque du Hamas contre Israël : d’où viennent les armes ? (watson.ch)
Fusils de précision iraniens. Fusils d’assaut AK-47 de la Chine et de la Russie. Grenades propulsées par fusée fabriquées en Corée du Nord et en Bulgarie. Roquettes antichars secrètement fabriquées à Gaza.

L’analyse par l’Associated Press de plus de 150 vidéos et photos prises au cours des trois mois de combat qui ont suivi l’attaque surprise du Hamas contre Israël, le 7 octobre, montre que le groupe militant a accumulé un arsenal hétéroclite d’armes provenant du monde entier, dont une grande partie a été passée en contrebande malgré le blocus israélien. « Nous cherchons partout des armes, un soutien politique, de l’argent », a récemment déclaré le porte-parole du Hamas, Ghazi Hamad, lors d’un entretien avec l’AP, refusant de préciser qui lui fournissait des armes ou comment elles avaient été introduites clandestinement dans la bande de Gaza.

L’analyse, qui montre où les armes ont été fabriquées, ne permet pas de savoir si elles ont été fournies par les gouvernements de ces pays ou achetées sur le marché noir florissant du Moyen-Orient, où elles sont mises en vente sur les réseaux sociaux dans des pays déchirés par la guerre comme l’Irak, la Libye et la Syrie.
La majorité de leurs armes sont d’origine russe, chinoise ou iranienne
Mais de nombreuses images montrent des militants du Hamas portant des armes qui semblent relativement récentes, ce qui prouve que le groupe a trouvé des moyens d’acheminer des armes, peut-être par bateau, dans ses tunnels ou dissimulées dans des cargaisons de nourriture et d’autres marchandises.
« La majorité des armes sont d’origine russe, chinoise ou iranienne, mais les armes nord-coréennes et celles produites dans les anciens pays du Pacte de Varsovie sont également présentes dans l’arsenal », explique N.R. Jenzen-Jones, expert en armes militaires qui est directeur de l’Armament Research Services, basé en Australie.
Nous souhaitons ardemment la paix, mais comment peut-on imaginer qu’Israël restera passif face à ceux qui veulent l’assassiner ? KF♦

Klod Frydman, MABATIM.INFO
1 https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/8h30-franceinfo/proche-orient-il-n-y-a-plus-de-negociation-possible-apres-la-mort-d-ismail-haniyeh-estime-une-specialiste-de-la-region-7941212
2 L’ambassade d’Iran au Liban a publié un message sur le réseau X, dans lequel elle a écrit qu’ « Israël ne mérite aucun type de technologie. Les criminels dont l’accès à un téléavertisseur n’est pas fiable ne doivent pas être autorisés à posséder des armes nucléaires. Israël doit être désarmé maintenant. Demain, il sera trop tard. »
3 Déjà ciblée par une plainte pour apologie du terrorisme, la députée européenne Rima Hassan a participé, à Amman, à un hommage à une figure du Hamas (le Point).
4 https://www.aa.com.tr/fr/monde/borrell-appelle-%C3 %A0-ne-pas-vendre-darmes-%C3 %A0-isra%C3 %ABl-/3215183
5 Lors d’une rencontre avec des ambassadeurs de pays musulmans à Téhéran – i24news, 22 septembre 2024.
6 M. de Villepin n’a pas démenti sa déclaration à Jean-Marie Colombani (alors directeur du Monde) : « l’État d’Israël est une parenthèse de l’Histoire », il sera amené à disparaître.
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Ce n’est pas Israël l’agressé qu’il faut désarmer mais tous les agresseurs islamistes
Désarmer Israel, c’est le rêve des nazis islamistes pour pouvoir violer et voler et tuer avec cruauté et détruire…
Israel, c’est la connaissance et sagesse, la dynamique créative, l’esprit des lois. Il faut avoir l’esprit vicieux et suicidaire pour vouloir faire disparaître les ferments de la civilisation — au seul profit de la barbarie islamiste qui ne veut que jouir et tuer. Si les Iraniens était intelligents ils auraient fait alliance avec Israel, et tout le Moyen-Orient serait devenu un jardin de savoir de beauté et de création 🔯
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Rappels utiles. J’ignorais la généalogie et les exploits d’Urbain et de ses descendants. Merci.
Les raclures antisiomites, ça ose tout. C’est même à ça…
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De Villepin de sinistre et futile mémoire… Son passage fut une fine poussière de vanité…
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