Israël : Le vrai choix de Sophie : « Nos otages ou notre peuple »

Par Serge Siksik,
[30 juillet 2025]

« Quand la paix dépendra de notre mort, nous choisirons de vivre » – Golda Meir

Il est des moments où la conscience humaine enserrée, vacille. Non pas par faiblesse morale, mais par excès d’une réalité qui nous arrache à nos certitudes.

Ce que vit Israël depuis le 7 octobre n’est pas un simple dilemme éthique, mais une tragédie antique revenue frapper notre temps.

Nos enfants sont pris en otages. Leurs visages déchirent nos nuits, leur sort hante chaque foyer. Et pourtant, face à cette douleur sacrée, une autre responsabilité hurle : celle de préserver l’ensemble du peuple.

Car si l’émotion paralyse l’action et que pendant que notre esprit est assiégé par la souffrance, l’ennemi, lui, ne doute pas. Il veut notre mort, non comme dommage collatéral, mais comme objectif stratégique et théologique. Il a jeté les dés, et il ne porte qu’un seul mot : extermination.

Allons-nous laisser ce mal désarmer notre conscience ? Après avoir tué nos corps, il s’infiltre dans nos esprits ! Il transforme la lâcheté en pitié, et murmure que se défendre, c’est renier notre humanité.

Mais il n’y a aucune humanité à genoux devant des monstres debout.

Aucune morale dans l’inaction quand des enfants sont massacrés.

Faut-il ajourner l’essentiel pour sauver l’instant ?

Racheter nos captifs à coups de concessions suicidaires ?

À quel prix ? Et pour combien de temps ?

Un peuple qui sacrifie sa sécurité pour quelques-uns risque de n’avoir bientôt plus personne à sauver.

Le prix de la survie, c’est parfois l’irréparable. Le philosophe Raymond Aron écrivait :

« Le choix tragique est celui où l’on doit sacrifier une valeur pour en sauver une autre. »

Ce n’est pas une guerre entre le bien et le mal mais un affrontement entre deux douleurs :

la vie des otages et la sécurité du peuple entier, le sauvetage légitime d’êtres chers ici, ou la défense vitale de 10 millions d’habitants menacés là.

Alors, comment ne pas risquer l’effondrement ?

C’est le vrai « choix de Sophie », déchirant mais inévitable, chacun de nous est Sophie : mon fils ou mon peuple ?

Refuser de trancher, c’est laisser le couteau à l’ennemi, c’est déjà trahir, car un seul choix est irréversible !

L’Histoire éprouve notre génération : comme Abraham, nous faisons face au vertige du sacrifice, mais sans voix céleste pour nous retenir, seulement le silence du monde, le cynisme des Nations et l’arrogance des moralistes.

Dans Éthique et Infini, Levinas nous avertit :

« Le visage de l’autre m’oblige », celui de nos victimes, bien sûr.

Mais que vaut cette injonction quand les visages sont masqués, armés, et torturent nos enfants ? Frapper ou pas n’est pas un débat, c’est une décision de vie ou de disparition. Nos larmes nourriront-elles encore longtemps ceux qui veulent notre anéantissement ? Chaque hésitation renforce l’assassin.

Le Talmud est clair (Sanhédrin 72a) :

« Celui qui vient te tuer, lève-toi et tue-le d’abord. » Non comme vengeance, mais comme impératif de vie.

Ce n’est pas une permission de tuer, mais une obligation de ne pas mourir. Laisser vivre l’assassin qui a juré ta destruction c’est capituler. La légitime défense ne dépend pas de l’ONU.

Si l’ennemi vient, tu n’attends pas, tu agis, c’est une mitzva, pas une option, tu ne négocies pas, tu neutralises !

Nous ne sommes pas face à un adversaire politique. Le Hamas veut notre disparition. Sa logique n’est pas diplomatique, elle est exterminatrice. Il ne se bat pas pour un territoire, mais pour éradiquer une identité. Auschwitz n’a pas disparu. Il a changé de forme. Il parle arabe, filme ses crimes, et s’érige en victime.

Et pourtant, à l’ONU, en Europe, en France, dans les médias, l’inversion est complète :

– Le bourreau devient « résistant ».

– La victime devient « génocidaire ».

C’est un procès de Nuremberg à l’envers. On reproche à Israël de survivre. On criminalise sa défense et on sanctifie ceux qui ont violé, décapité, brûlé des civils. Pire :

On utilise nos otages comme levier diplomatique pour nous imposer le silence, au nom d’un « cessez-le-feu humanitaire » qui ne désarme que la victime.

« Ne sois pas juste à l’excès » dit l’Ecclésiaste, car l’excès de justice dans un monde injuste devient injustice. À vouloir rester vertueux jusqu’à l’impuissance, on finit par offrir sa main aux assassins. Et à force de tendre l’autre joue, c’est la gorge de nos enfants qu’on expose.

Dans ce piège idéologique il faut tenir ferme : refuser leurs standards et ne pas échanger la lucidité par la sensiblerie.

Racheter les otages à tout prix ?

Le Talmud met en garde : céder, c’est nourrir le mal. Maïmonide le rappelle :

La mitzva de libération ne peut se faire au détriment du peuple entier. Entebbe fut une fierté, Shalit une brèche ; l’Histoire fait parfois payer très cher les bons sentiments.

Chaque otage est une vie sacrée, mais le peuple ne sera pas, à son tour, pris en otage. Chaque recul devient une promesse de carnages futurs. Le chantage ne peut dicter la politique d’un peuple libre. Aimer ses enfants, c’est refuser qu’ils grandissent sous la menace. La compassion ne doit jamais tuer la clairvoyance ou l’emporter sur la responsabilité. Comme le disait T. Jefferson :

« Le prix de la liberté, c’est la vigilance éternelle. »

Le peuple juif doit rester fidèle à son éthique vitale et ne jamais se rendre coupable, par faiblesse, d’accommoder ceux qui rêvent de l’anéantir

Frapper, c’est sauver le futur au prix d’un présent meurtri.

C’est dire à nos otages : pas d’oubli, mais nous refusons que votre sort devienne notre piège.

Israël ne mène pas une guerre de conquête, il se bat pour vivre et exister dans un monde où le droit du plus juste est confisqué par le plus fanatique. Il ne peut laisser la sensibilité morale guider sa stratégie, ni permettre à l’opinion mondiale de dicter sa sécurité.

Ceux qui, le 8 octobre, pleuraient notre douleur s’en sont rapidement détournés, séduits par une propagande qui érige le mensonge en morale. On nous accuse de génocide là où nous défendons notre survie. On nous traîne devant des tribunaux internationaux, pendant que les sauvages fanatisés qui ont brûlé nos enfants, violé nos filles et égorgé nos parents, sont célébrés comme « résistants ». Si nous cessons de combattre pour plaire aux caméras, c’est notre tombe que nous creusons.

Et Macron, pelle en main, est le chef des fossoyeurs et de tous ceux qui veulent enterrer Israël. Pendant qu’il condamne sans relâche notre peuple, il troque le clocher contre le minaret.

Nous combattons pour le retour de nos otages et l’avenir de nos enfants sur notre terre.

Nos ennemis comprendront qu’Israël ne pliera jamais et que tous ceux, Ismaélites ou héritiers d’Ésaü, qui lèvent la main sur un Juif seront réduits en poussière.

Prions, car notre force vient d’en haut, et frappons sans remords.

Depuis 58 siècles nous bâtissons cette terre de larmes et de foi.

Toi, Musulman fanatique tu as échangé la bénédiction pour la haine, tu as perdu la lumière divine, et gagné le feu du Guéhinam. SS♦

Serge Siksik, MABATIM.INFO


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3 commentaires

  1. malheureusement le piege que le hamas et l iran ont tendu a Israel a gaza ne se resume pas aux otages .
    l imperitie des services de securitė et la nullitė de la politique de Nethanyaou sont lourdement en cause .
    les tunnels ultra sophistiqués creusés a 100 m sous terre ne sont pas l oeuvre des seuls gazaouis .
    le hamas se protege efficacement derriere les civils et la mecanique d exploitation de la presse occidentale qui revele sa servilité ouvertement , meme sans otages , cette strategie peaufinée depuis 20 ans est parfaitement efficace , car pour detruire cette ville terroriste souterraine , il faudrait des centaines de bunker buster , et l utilisation de tels moyens occasionnerait des milliers de morts parmi les civils judicieusement placés au dessus des tueurs .ce que nous voyons est l aboutissement d une formidable mise en oeuvre d une strategie largement inspirée de celle des vietcongs , et alimentée au fil des années par des masses d argent par l iran, avec probablement le soutien technique des nord coréens , ou meme des russes.
    que tout cela ai pu se derouler a 500 m de nos frontieres deroule le terrible echec de la doxa israelienne , de l establishment abruti par les pressions occidentales , et de l immense duplicité de nos chers  » amis » egyptiens qui haïssent le hamas mais pas autant que les juifs .

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  2. C’est toujours le choix – le libre arbitre – la lutte entre la conscience et le manque de conscience… Le devoir et la survie.

    Pénible mais incontournable.

    Merci – je n’ai repris.

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  3. Voilà maintenant près de deux ans que Tsahal se bat à Gaza contre le hamas, et qu’elle rencontre des difficultés malgré d’incontestables victoires sur les terroristes animalisés qui utilisent toutes sortes de saloperies contre leur population pour continuer à survivre.
    Comme si cela ne suffisait pas, le Qatar-Terroriste-Voyou fait partie des « négociateurs » pour obtenir la libération des otages, c’est un peu comme si on avait nommé comme directeur d’un centre scolaire de jeunes filles, un pédophile forcené et très connu. Il a déjà sévi sous l’administration Biden, avant de revenir « aider » TRUMP à qui il a offert un Boieng pour remplacer le Air Force One, et qu’il a accepté, en ignorant qu’il s’agit de corruption.
    Pendant que des putschistes se réunissent tous les jours pour réclamer la libération des otages en exigeant que Bibi le fasse d’urgence en acceptant toutes les conditions exigées par le hamas, comme si c’était très facile à réaliser, alors qu’il s’agit d’une tentative de le faire tomber au nom de la véritable « démocratie » de la rue.
    Nous souffrons tous les jours des tortures infligées aux otages pour lesquelles nous ne pouvons rien faire pour améliorer le quotidien, ou les faire libérer.
    Reste la véritable question : faut-il continuer à voir nos enfants se faire tuer à Gaza au nom de ces otages martyrs qui sont dans un état physique/mental que nul ne connait ?
    Ne faut-il pas surmonter cette crise de conscience aiguëe et de faire comme s’il n’y avait plus d’otages à Gaza, pour donner les coups mortels qui détruiront le hamas sans contraintes ???

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