« Le Machin » qu’on appelle le CRIF… et « l’Accessoire » qu’on appelle le Grand Rabbin de France

Par Serge Siksik,
[Tel Aviv le 12 août 2025]

Deux institutions devenues le duo mondain de la République, serviles devant le pouvoir : l’une pour le flatter, l’autre pour donner un vernis religieux à cette docilité, mais toutes deux gravement absentes sur le front des Juifs de France.

Un mirador devenu bibelot

Il fut un temps, pas si lointain, où le CRIF, sous Roger Cukierman, avait encore une voix. Une voix claire, ferme, capable de dire les vérités qui fâchent, de défendre la communauté juive de France avec dignité et courage.

Ce temps est mort avec son départ.

Le CRIF n’est plus un bouclier. Ce n’est plus un mirador. Ce n’est même plus un phare.

Aujourd’hui, il n’est plus qu’un accessoire décoratif, soigneusement placé sur la cheminée de l’Élysée pour flatter le pouvoir et donner au président en place l’illusion d’une proximité avec « la communauté juive ».

Le règne des dîners mondains

Depuis le départ de Cukierman, la colonne vertébrale de l’institution s’est dissoute dans la soupe tiède du clientélisme.

La priorité n’est plus de protéger ou d’anticiper, mais de parader. On cultive l’art du dîner mondain, du plan de table « Rien-pensant » (merci Élisabeth Lévypour cette expression), de l’invitation distribuée comme une faveur royale.

Exclure obstinément le Rassemblement National comme si cela pouvait arrêter la haine : voilà le symbole d’un aveuglement stratégique.

Un orchestre de chambre du pouvoir

Le CRIF s’est mué en orchestre de chambre du pouvoir. Il joue la partition qu’on lui tend.

Il lape docilement dans la main de Macron, recevant avec gratitude les miettes symboliques qu’on veut bien lui jeter.

Dans ce théâtre, on confond soumission et influence.

Le scandale Korsia

Et que dire du « grand rabbin de France » ?

Un titre prestigieux porté aujourd’hui par un homme qui ne l’honore pas.

Plus à l’aise une coupe de « Champagne » à la main qu’au front des vrais débats, il tente de nous endormir avec quelques pensées philosophiques bien loin du quotidien des Juifs de France.

Sur une chaîne nationale française, il s’est permis de frôler l’excommunication publique d’Éric Zemmour, comme si la fonction de grand rabbin consistait à retrancher des Juifs de la communauté pour convenance politique et pour plaire aux Français devant leur poste de télé.

Plus récemment, il a attaqué un maître respecté de Jérusalem (que je connais bien) : le rabbin David-Daniel Cohen – un mékoubal1 dont la profondeur de savoir, la rigueur d’étude et l’amour du prochain font l’admiration bien au-delà d’Israël et de la France.

Que Korsia ose s’en prendre à une telle figure, lui qui n’égalera jamais ses connaissances ni sa dimension spirituelle, est un signe de petitesse et d’orgueil.

Un club fermé, coupé du réel

— Le CRIF n’est pas notre voix

— Pas notre rempart

— Pas notre défense

C’est un club fermé de notables qui confond protection de la communauté et autopromotion médiatique

La vraie défense est ailleurs

La défense des Juifs de France ne se joue pas dans les salons dorés.

Elle se joue :

— Dans les rues, où l’antisémitisme se crie et se frappe ;

— Dans les écoles, où il s’infiltre par l’insulte et la menace ;

— Dans les synagogues, où il faut protéger et rassurer ;

— Dans les associations, où l’on agit sans attendre l’autorisation de qui que ce soit.

Dissolution ou disparition

Il faut le dire haut et fort :

— Ce CRIF-là ne nous représente pas.

— Il ne nous défend pas.

— IL NE SERT À RIEN.

Sa dissolution n’est pas une option : c’est une urgence.

La communauté juive de France mérite un organisme indépendant, lucide et courageux, capable de parler haut, d’agir vite et de tendre la main à tous ceux qui veulent protéger notre peuple, sans calcul partisan, sans obsession mondaine.

« Ce machin » est fini. Qu’il disparaisse. Et que sur ses ruines naisse enfin un vrai rempart.

Quant à la fonction de Grand Rabbin de France, elle doit demeurer, mais l’actuel titulaire n’incarne en rien les Juifs de France. Revoyons le système de son élection carnul collège de « grands électeurs » ne peut se substituer au choix libre et direct du « peuple »SS♦

Serge Siksik, MABATIM.INFO


* « Machin » : En référence à l’expression de Charles de Gaulle au sujet de l’ONU

1 Mekoubal : spécialiste de la Kabbale (NDLR)


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2 commentaires

  1. Votre lucidité vous honore, il y a bien des lustres que la majorité des juifs « normaux » savent que ces personnalités ne sont que « pantins » à notre regard, comme vous le dîtes les mondanités ne vont pas nous protéger, et ce CRIF doit prendre en compte le revirement des idées qui nous parcourent, quant à la prestation du grand rabbin, pour beaucoup c’est clownesque……………;

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