
Par Roni Akrish,
[13 août 2025]
En tant que littérateur, théoricien et précepteur, je me dois de prendre de la distance, d’observer les faits sans céder aux réflexes émotionnels, et de mettre en perspective les éléments d’analyse de manière la plus objective possible. Ma responsabilité n’est pas de conforter un certain courant dominant, mais d’examiner froidement la hiérarchie des priorités qui s’impose à toute nation souveraine.
Dans tout État, l’intérêt général prime sur l’intérêt particulier.
Ce n’est pas une question de sensibilité ou de sentiment, mais une exigence structurelle : un gouvernement qui ne protège pas le plus grand nombre trahit sa mission essentielle.
Dans la situation actuelle, protéger les dix millions de citoyens israéliens doit être l’objectif central, constant, non négociable.
Les drames particuliers, aussi poignants soient-ils, ne peuvent dicter seuls la conduite stratégique.
Or, depuis des mois, j’observe la montée d’une idéologie que je nomme la « religion des otages ».
Ce culte place la cause des captifs au-dessus de la sécurité collective. Il impose à l’action militaire et politique des limites dictées par l’émotion, paralysant la décision et transformant la stratégie en réaction.
Cette inversion des priorités a déjà coûté la vie à des centaines de soldats et condamné des milliers d’autres à vivre mutilés ou handicapés.
Je constate que l’ennemi exploite parfaitement cette faiblesse.
- Chaque otage devient un instrument de pression, un bouclier humain qui ralentit nos opérations.
- Chaque hésitation stratégique, née de cette peur de blesser un captif, se traduit par un avantage concret pour le Hamas, qui consolide ainsi sa capacité de nuisance.
Je ne nie pas la valeur et la dignité de la vie de chaque otage, mais la morale collective et la politique d’intérêt général imposent un ordre clair :
La libération des captifs doit rester un objectif secondaire, intégré à une stratégie dont la finalité première est la neutralisation durable de l’ennemi et la protection de l’ensemble de la population.
Mon analyse est sans appel :
Céder à la logique du chantage, c’est institutionnaliser notre vulnérabilité.
Seule une victoire totale, éliminant la capacité opérationnelle du Hamas, peut garantir à la fois la sécurité nationale et la possibilité réelle de récupérer les captifs – vivants ou morts.
Je ne parle pas ici de morale au sens sentimental du terme, mais de morale collective, celle qui assure la survie d’un peuple.
L’intérêt général n’est pas une option :
Il est la condition même de l’existence d’Israël comme État souverain et comme société vivante. RA♦
Roni Akrish, Facebook
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On peut en effet poser la question de la proportion : est-ce que pour le petit nombre on peut mettre le grand nombre en danger ?
Mais parler d’intérêt particulier ici est maladroit.
Il s’agit de personnes qui auraient dû être protégées par l’Etat.
Or, l’Etat a failli à son devoir, d’où la problématique.
En revanche, l’Etat – donc le chef du gouvernement – hésite, cède aux chantages des terroristes, au lieu de les exterminer sans faire de quartier, au lieu de reprendre totalement le contrôle de la bande de Gaza et de la vider de ses ennemis (on oublie que même Trump, avant d’être acheté par le Qatar, avait compris que le seul moyen d’éviter que le 7 oct. ne soit qu’un précédent à une nouvelle rélalité, avait suggéré de les faire partir) ; et c’est bien ce que comprennent et exploitent les mouvements minoritaires de contestation hostiles à leur propre pays, et financés depuis l’étranger.
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[…] général n’est pas une option : il est la condition même de l’existence d’Israël comme Etat souverain et comme société […]
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Les tentatives de Coup d’Etat organisées par des putschistes aux moyens illimités n’ayant pas fonctionné jusque là, ils cherchent sans cesse des nouvelles opportunités pour bordéliser la société israélienne et diviser la nation juive.
Voilà que des malheureuses familles d’otages que nous soutenons de toutes nos forces sont « utilisées » pour s’attaquer une fois de plus, à Bibi.
Les mêmes formules, les mêmes slogans, les mêmes braillards, les mêmes menaces, rien ne manque, pas même la présence régulièrement annoncée de la Histadrout.
On entend régulièrement que Bibi doit tout accepter pour libérer les captifs, y compris la capitulation de Tsahal à Gaza, comme si le hamas n’existait pas, et qu’il serait le principal responsable de cette situation insupportable : quel boulot de propagande pour les barbares.
Comme ces dégénérés aux moyens infinis ne reculent devant rien, ils mettent en cause la cohésion interne d’Israël qui est déchiré tous les jours à cause d’eux.
Il ne faut pas hésiter à arrêter et mettre en prison les meneurs de ces émeutes, les motifs ne manquent pas, à commencer par la sédition….
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Bien parlé ! C’est ce que Netanyahou a compris, mais on le diabolise.
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Bien sûr que Bibi a compris depuis longtemps quels étaient les objectifs de ses adversaires qui veulent le renverser sans passer par les urnes, ils veulent juste une espèce de « démocratie de la rue » pour y parvenir.
Les proches/familles des otages devraient s’éloigner de ceux qui organisent ce piège à cons qui déchire inutilement la société israélienne….
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