Italie : Quand l’Histoire commence à ricaner

Par Jean Vercors,
[5 avril 2026]

L’Histoire ne se contente plus de bégayer en Italie – elle ricane. Sous Giorgia Meloni, le pays donne le spectacle d’une puissance moyenne qui se rêve stratégique mais se comporte comme un passager clandestin de l’Occident. Ce n’est pas du pragmatisme, c’est du cynisme à courte vue.

Sa tournée dans le Golfe n’a rien d’un acte de leadership :

C’est une opération de marchandage à peine dissimulée. Pendant que les tensions internationales exigent clarté et loyauté, Meloni préfère compter les contrats gaziers et serrer des mains utiles.

L’Italie veut les garanties de sécurité américaines, mais sans en payer le prix politique. Elle veut l’alliance sans les obligations, la protection sans la solidarité.
C’est la définition même du parasitisme stratégique…

Et puis il y a Sigonella – symbole d’une lâcheté érigée en doctrine : Refuser l’accès à des avions alliés sous couvert de « neutralité » est une insulte à l’intelligence collective.

L’Italie n’est pas neutre : elle est membre de l’OTAN.
Faire semblant du contraire au moment critique n’est pas seulement hypocrite, c’est dangereux. Cela envoie au monde un message limpide :

ROME N’EST PAS FIABLE QUAND CELA COMPTE VRAIMENT

Le plus frappant reste cette illusion grotesque selon laquelle on peut commercer avec tous, plaire à tous, et ne froisser personne.

Cette vieille tentation européenne – acheter la paix à coups de contrats – n’a jamais fonctionné. Elle ne fonctionne pas davantage aujourd’hui.

Elle trahit une incapacité chronique à penser le pouvoir autrement que comme une transaction.

Meloni prétend incarner la fermeté et la souveraineté.

En réalité, elle incarne une faiblesse familière : celle d’un pays qui parle de civilisation mais agit selon ses intérêts immédiats, même au prix de ses alliances.

À force de vouloir ménager tout le monde, l’Italie risque de finir exactement là où elle a trop souvent été dans l’Histoire : du mauvais côté, isolée, et prise au piège de ses propres illusions. JV♦

Jean Vercors, Facebook


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2 commentaires

  1. Mais c’est quasiment toute l’Europe de l’Ouest qui est passée du mauvais côté de l’Histoire _ Royaume-Désuni, Frankistan (*) et Belgistan en tête. Elle a d’abord quitté le monde démocratique (avec la création de l’UE) avant de quitter le monde civilisé…Et il se pourrait même qu’elle quitte l’Histoire.

    (*) hormis la Corse, qui est restée l’île de Beauté

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  2. Les tensions internationales exigent clarté et loyauté!

    Mais qui est clair (encore que semer le doute soit une excellent tactique dont TRUMP est le champion) et surtout qui est loyal? Quel pays européen?

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