Judée-Samarie : vers une remise en question des accords d’Oslo ?

Par Naomi Rachelis,
[22 avril 2026]

Un phénomène nouveau en Judée-Samarie : 20 familles se sont déjà installées dans de nouveaux points de peuplement créés au cœur des zones A et B, interdites aux Juifs en vertu des accords d’Oslo.

Cette initiative, qui a débuté comme un mouvement de jeunesse, s’est transformée en une tendance de grande ampleur visant à conduire à l’annulation des accords, y compris sur le plan politique.

Au cours des deux dernières années, un bouleversement silencieux mais significatif s’est produit dans l’implantation juive en Judée-Samarie :

Des pionniers ont commencé à établir de nouveaux points de peuplement au cœur des zones A et B, zones qui, selon les accords d’Oslo, sont interdites aux Juifs et placées sous le contrôle de l’Autorité palestinienne.

Cette initiative a atteint un nouveau sommet cette semaine, avec l’arrivée de la vingtième famille juive à s’installer dans ces zones, ce qui témoigne de la transformation de ce phénomène, passant d’une opération menée par une poignée d’adolescents à une tendance de peuplement à grande échelle.

La première colline établie dans les zones B est « HaNoda BeYehuda », à l’est de Goush Etzion, créée en mémoire du militant Yehuda Dimentman, assassiné alors qu’il se rendait à Homesh. La première famille à s’être installée en dehors des zones C est celle des Ben-Natan, qui a emménagé sur la colline « Or Ahuvia » dans le Binyamin, fondée par un groupe de jeunes filles. Depuis, le phénomène s’est étendu à d’autres sites à travers la Judée-Samarie, et il continue de prendre de l’ampleur.

Il semble que les acteurs en pointe de l’implantation ne se contentent pas de créer des faits accomplis sur le terrain, mais visent à aboutir à l’annulation totale des accords d’Oslo également sur le plan politique…

Ce changement en cours bénéficie d’une certaine compréhension au niveau politique, des ministres et des députés déclarant qu’ils agiront pour annuler les accords d’Oslo.

À la suite de la guerre de renaissance1, et du terrorisme meurtrier incessant, l’idée s’est imposée qu’un changement en profondeur était nécessaire dans la lutte contre l’ennemi palestinien. La priorité absolue est d’exiger la dissolution de l’Autorité palestinienne – qui sert de couverture aux terroristes – et d’agir parallèlement pour encourager l’émigration des Arabes et l’expansion de l’implantation juive dans toute la Terre d’Israël, en tant que réponse sioniste appropriée.

Rappelons que dans les accords d’Oslo, signés par le Premier ministre de l’époque, Yitzhak Rabin, Israël s’était engagé à créer une entité arabe indépendante qui exercerait un contrôle civil et militaire sur les Arabes de Judée-Samarie.

Dans ce cadre, Israël continue de financer à hauteur de plusieurs centaines de millions les mécanismes terroristes de l’Autorité palestinienne et armer une entité qui encourage activement le meurtre de Juifs.

En vertu de ces accords, la Judée-Samarie a été divisée en zones A et B sous contrôle de l’Autorité palestinienne, et seules les zones C sont restées sous contrôle israélien total.

À ce jour, les nouvelles implantations dans les zones A et B comprennent les collines suivantes : Shirat Tzion (une famille), Or Yedida (1), Tzan Aviezer (1), Or Nahman (3), Har HaReks (2), HaNekuda Shel Meguri (2), HaOranim (1), Or Ahuvia (3), Az Yair (2), Noda BeYehuda (1), Jebel Ein Ayna (2), Mevo Kana (2), ainsi que les collines de Makneh Avraham, HaMishulash, Reks Sela et Salfit, occupées par des jeunes hommes. Il existe une autre colline occupée par des jeunes hommes qui ne souhaite pas être mentionnée.

Ce changement salué sur le terrain bénéficie d’une profonde compréhension au niveau politique, qui commence à suivre les traces des pionniers. Le ministre Amichai Shikli, qui s’est rendu à Jebel Ein Ayna, a appelé à abandonner la division en zones A, B et C et a qualifié leur action de « fer de lance du sionisme ».

Selon Amichai Shikli, il faut aller de l’avant et s’installer à tout point stratégique sans tenir compte de la terminologie d’Oslo, dans le prolongement de l’héritage sioniste de la conquête et de l’appropriation juive du pays.

Le député Amit Halevi s’est également joint à l’appel à l’annulation de facto des accords d’Oslo lors de sa visite au village de Tarfon, dans la région de Binyamin. Halevi a félicité les pionniers pour avoir mis fin au plan de partition, soulignant que les accords d’Oslo appartiennent désormais au passé après avoir coûté un lourd tribut en vies humaines. Il a insisté sur le fait que la création de faits accomplis sur le terrain par les pionniers est une étape cruciale pour corriger le discours dominant et garantir l’avenir de toute la région.

Cet état d’esprit a reçu un soutien supplémentaire de la part de la ministre Orit Struk, qui a clairement indiqué lors d’une cérémonie dans la localité renaissante de Sha-Nur que le moment était venu de revenir dans toutes les parties de la Terre d’Israël et d’annuler les divisions artificielles créées par les accords.

Ces propos s’ajoutent à la déclaration du ministre des Finances Smotrich concernant son intention d’œuvrer à l’annulation officielle des accords, et ainsi de mener à bien, sur le plan politique, la révolution sioniste que les pionniers ont amorcée sur le terrain. NR♦

Naomi Rachelis, Chaîne C14


1Milh’emet hatkouma” nom de la guerre toujours en cours, déclenchée par le 7 octobre (NDLR)

Traduction et adaptation à l’aide de DeepL.com


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