OVNU, l’Organisation Valorisant la Nullité Universelle, a encore sévi

Par Liliane Messika,
[31 octobre 2026]

Manifestez, manifestez, il en restera toujours quelque chose…

Depuis le 17 octobre 2026,les manifestations lycéennes se sont transformées en razzias, dont quelques chiffres rendent compte de la violence: premier épisode,

997 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers blessés dont 7 grièvement,176 feux de voie publique dans la seule capitale, 2513 personnes placées en garde à vue sur l’ensemble du territoire1.

Au soir du 18 octobre, trois enquêtes pour blessures graves à des manifestants ont été confiées à l’IGPN2. Lors du second épisode, le 24 octobre, 267 membres des forces de l’ordre et 150 manifestants ont été blessés, dont trois gravement, 1314 personnes interpellées.

Entre les deux dimanches, un symbole de la partition du pays en segments irréconciliables peut être identifié, dans :

  • 1. la diffusion, au JT de 20 h de France 2, d’un reportage intitulé « Au cœur des violences », montrant des images brutes d’affrontements et de dégradations,
  • et 2. la réaction à ce reportage, non par une controverse sur les faits ou les chiffres, mais dans la réaction unanime des syndicats :
    • la CGT de France Télévisions a exigé la démission de toute l’équipe éditoriale du journal télévisé.
    • La CFDT, elle aussi, s’en est pris au doigt qui montrait la lune : elle « déplore ce traitement médiatique qui, ne soyons pas naïfs, fait le lit du RN et de son obsession pour le tout sécuritaire et l’ensauvagement de la France »3.

La société des journalistes de France 2s’est interrogée sur «l’intercalation improbable de quelques dizaines de secondes du seul Jean-Luc Mélenchon en plein milieu présenté comme analysant « la situation » en louant la jeunesse », « un procédé grossier et malhonnête », a renchéri la CGT de France Télévision.4

Grossièreté et malhonnêteté à l’échelle planétaire

On a appris, le 29 octobre 2026, que des « experts de l’ONU » étaient « consternés par la répression » des manifestations étudiantes en France...

Qui sont ces experts qui sifflent sur nos têtes blondes ?

Il s’agit de quatre rapporteurs spéciaux « mandatés par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU mais qui ne s’expriment pas au nom de l’organisation.5 »

Euh… On apprend pourtant de la bouche du cheval que « La mission des rapporteurs spéciaux consiste à faire rapport à l’AG ONU et au Conseil des droits de l’homme sur le thème ou le pays dont ils sont responsables.6»

Voici donc quatre personnes mandatées par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, dont la mission est de faire un rapport à l’Assemblée générale, mais qui ne s’expriment pas au nom de l’organisation…

Au nom de qui s’expriment-elles ? En leur nom propre ? Est-ce pour donner leur opinion que l’ONU les a mandatées ?

L’opinion en question est que ces experts sont « consternés ».

Ce qu’ils partagent est bien un affect et non un recueil de faits et de chiffres tel que leur mission le leur ordonne.

L’avis des experts juge : « Recours excessif à la force, violences et interpellations massives ne sont pas des réponses appropriées à un mouvement social de contestation dans un État de droit. »

De quelle expertise se réclament-ils donc ?

La qualification « expert de l’ONU » suffit pour promouvoir un argument d’autorité, mais pas pour légitimer techniquement un diagnostic…

L’OVNU n’est pas un OVNI

Un OVNI est un objet volant non identifié. L’ONU vole bas et elle est parfaitement identifiée :

C’est l’association de 80 démocraties qui acceptent démocratiquement que leurs 87 dictatures associées7 édictent le Droit international en leur nom…

L’OVNU est la transformation progressive de l’Organisation des Nations Unies en un Organisme Visant à la Nullité Universelle.

Il existe à l’OVNU une « rapporteuse spéciale sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association ». Elle s’appelle Gina Romero et elle donne donc son avis sur des réunions qui furent tout sauf pacifiques, en compagnie de son homologue chargée du droit à l’éducation, Farida Shaheed.

Pourquoi, alors qu’elles sont spécialistes de leur spécialité, produisent-elles les mêmes conclusions hors-sol que Madame Toulemonde, experte en Café du Commerce ?

Exemple :

« Les blessures graves et, dans certains cas, irréversibles subies par des MANIFESTANTS MINEURS dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre sont inacceptables et injustifiables. »

Imaginons que le vœu ovnusien soit réalisé et que la France ait répondu par des nounours et des bougies aux bandes organisées qui attaquaient ses pompiers et mettaient le feu à ses bâtiments officiels.

Réaction ? Pouvait-on s’attendre à :

« Les blessures graves et, dans certains cas, irréversibles subies par des policiers, POMPIERS ET REPRÉSENTANTS DE L’ÉTAT dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre sont inacceptables et injustifiables », ou à un silence discret ?

La disproportion, un argument antisioniste devenu anti-occidental

Lorsque des supporters du Hamas s’indignent que la réponse au pogrom de leurs héros soit « disproportionnée », cela ne signifie pas qu’ils auraient voulu que Tsahal, en représailles, envoie des commandos violer, torturer et tuer 1200 hommes, femmes et enfants civils palestiniens.

Non. Ce qu’ils veulent dire, c’est qu’il devrait y avoir plus de morts juifs que parmi les membres du Hamas et leurs supporters. Pourtant, comme l’a dit Belzébuth Netanyahou :

« Chaque mort palestinien est pour Israël une tragédie, mais pour le Hamas, c’est une stratégie8 »...

Une disproportion peut toujours cacher une ONG friande de condamnation des « sionistes ». Cela n’a pas manqué : le réflexe conditionné d’Amnesty International a enclenché la salivation de plaisir qui accompagne toute condamnation de l’État juif, cette fois-ci appliquée à la France. Un article publié le 29 octobre 2026 par les chevaliers blancs des Droits de l’Homme (à utiliser inégalement sur la planète) explique :

« La dérive autoritaire » française : « attaquer la presse, écraser la dissidence, instrumentaliser les technologies, gouverner par la peur, fabriquer un ennemi, exploiter les inégalités, éliminer les contre-pouvoirs »9.

Cela pourrait sortir de la bouche de Mélenchon.

Quand une ONG signe un communiqué identique au programme d’un candidat à l’élection présidentielle, ce n’est plus une ONG, c’est un parti politique. LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO


1 www.cnews.fr/france/2026-10-18/mobilisation-du-17-octobre-2397-personnes-ont-ete-interpellees-et-997-policiers

2 https://www.ici.fr/infos/faits-divers-justice/mobilisation-du-17-octobre-une-adolescente-de-17-ans-a-perdu-un-œil-a-mulhouse-l-igpn-saisie-7796387

3 www.ladepeche.fr/2026/10/21/violences-du-17-octobre-laurent-delahousse-et-toute-lequipe-du-20-heures-doivent-demissionner-exige-la-cgt-de-france-televisions-13613907.php

4 www.arretsurimages.net/chroniques/sur-le-gril/20h-de-france-2-11-minutes-daffrontements-et-soudain-jean-luc-melenchon

5 www.lefigaro.fr/actualite-france/des-experts-de-l-onu-se-disent-consternes-par-la-repression-des-manifestations-etudiantes-en-france-20261029

6 https://dictionnaire-droit-humanitaire.org/rapporteur-special

7 Indice 2026 – www.lecourrierdelatlas.com/indice-democratie-regimes-hybrides-2026/

8 https://radiojm.fr/news/benjamin-netanyahou-chaque-mort-palestinien-est-pour-israel-une-tragedie-mais-pour-le-hamas-c-est-une-strategie-901

9 www.amnesty.fr/actualites/pratiques-autoritaires-7-signes-alerte-en-france/


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