États-Unis : Les petits faits divers qui font les grandes rivières de la révolution

Par Liliane Messika,
[28 octobre 2026]

Un sulfureux candidat au Sénat

Abdulrahman Mohamed El-Sayed, que ses amis, et donc les médias, raccourcissent en Abdul El-Sayed, est un mini-Mélenchon américain1. Né dans le Michigan, dont il sera probablement élu sénateur le 3 novembre prochain, il a largement bénéficié de la générosité de son pays, puisque ses études de médecine ont été financées par différentes bourses.

Il représente l’aile gauche du parti démocrate. Tout jeune, déjà, il comptait sur les Nouveaux Américains pour le hisser sur le piédestal qui permettra à l’Oncle Sam d’accéder à la charia-compatibilité.

En 2019, à une Convention islamique à Chicago, il déclarait candidement que

« La communauté musulmane n’a pas besoin de plus de médecins ou d’ingénieurs. Il nous faut des militants, des journalistes, des universitaires et des leaders. »

Rappelons qu’il vise un siège aux États-Unis en tant que démocrate et non en tant que musulman, mais précisons aussi que le Michigan est une sorte de 9-3 américain, avec plusieurs grandes villes majoritairement peuplées de musulmans.

La loyauté du candidat est d’ailleurs le sujet qui alimente d’incessantes querelles. Parler au nom des musulmans ne suffit pas : il est fortement soupçonné d’appartenir aux Frères musulmans, qui sont interdits aux États-Unis… comme dans plusieurs pays arabes.

En 2012, après l’élection de Mohamed Morsi en Égypte, El Sayed avait signé une lettre ouverte aux côtés d’autres dirigeants égypto-américains, dans laquelle ils demandaient aux Frères musulmans de « purger les médias et la police ».

Sa candidature aux primaires démocrates avait reçu le soutien financier du CAIR2, qui figure sur la liste noire du Texas et de la Floride du fait de ses liens avec les Frères musulmans. Avant cela, il était intervenu à des événements organisés par ce lobby, notamment un rassemblement contre la loi interdisant la charia en Oklahoma. Le lobby a obtenu gain de cause.

Cette année, comme tous les ans, El Sayed est intervenu à la conférence islamique, où les États-Unis ont été décrits comme un empire en déclin, par opposition aux premières conquêtes islamiques, qui ont été applaudies.

Ce qui alimente aujourd’hui la controverse sur le candidat au Sénat est son refus systématique de condamner la violence islamiste et de répondre à la question de sa proximité avec les Frères musulmans. Au point que le sketch d’un humoriste sur ses manœuvres dilatoires fait un tabac sur les réseaux sociaux. Il est très drôle (le sketch, pas El Sayed).

« Il faut des universitaires ? ». Voilà des étudiants !

L’un des souhaits qu’exprimait Abdul El Sayed en 2012 se réalise petit à petit, et de plus en plus vite depuis le pogrom du Hamas contre des civils israéliens, le 7 octobre 2023.

Au troisième anniversaire de celui-ci, un rassemblement d’une petite centaine d’étudiants de UCLA, l’Université de Los Angeles, a fêté l’événement dans la joie et la bonne humeur en scandant des slogans de mort et de destruction d’Israël.

Pour mémoire, le plus célèbre de ces slogans, « From the river to the sea, Palestine will be free », signifie littéralement que du fleuve (Jourdain) à la Mer (Méditerranée), la Palestine sera libérée.

Certains en Europe veulent voir dans cet appel à « libérer » la totalité du territoire israélien, un slogan en faveur des droits égaux aux deux peuples sur ce seul territoire et d’autres y voient un appel à « la solution à deux États ».

Comme si « Libérez l’Ukraine ! » voulait, en réalité, dire qu’il faut diviser ce pays entre le peuple ukrainien et le peuple russe ou bien donner les mêmes droits aux deux sur le seul territoire ukrainien ?

Et « gloire aux martyres et à la Résistance » se traduit probablement par « paix entre tous les hommes » ?

En Floride, le complotisme fait florès

L’imam Muhammad Musri, président de l’ISCF, Islamic Society of Central Florida, est presque aussi futé que Mathilde Panot et Marine Tondelier réunies : il a compris que :

  • le 11 septembre n’était qu’une attaque façon Bureau des Légendes, destinée à justifier l’agression américaine contre l’Irak et l’Afghanistan,
  • les Hindous Indiens, pratiquant un génocide contre leurs concitoyens musulmans comme Israël contre Gaza, une palanquée d’entre eux s’est rendue à Gaza pour y combattre et mourir.
  • Enfin, il n’est pas dupe du meurtre de Charlie Kirk, perpétré par des forces obscures, qui voulaient l’empêcher de révéler qu’il avait reniflé l’attaque sous faux pavillon du pseudo-pogrom du 7 octobre.

Pris isolément, ces épiphénomènes peuvent être évacués d’un haussement d’épaules.

Mais leur convergence est le signe d’une évolution « à la française », qui devrait sérieusement inquiéter tous les citoyens américains…

Tous, même les démocrates ? Surtout les démocrates ! Car ils risquent la double peine : la ruine de leur pays et en plus, devoir admettre que Trump avait raison ! LM♦

Liliane Messika, Dreuz


1 Mini-Mélenchon, parce que le Mélenchon US grandeur nature est Zohran Mamdani, maire de New York.

2 Le CAIR, Council of American-Islamic relations (Conseil des relations américano-islamiques), est le plus puissant lobby islamiste des États-Unis.


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Un commentaire

  1. Le parti « démocrate » US est devenu l’équivalent nord-américain de LFI. Les USA sont largement aussi touchés par la peste brune islamonazie (Nation of Islam, BLM, wokisme etc) que l’Europe de l’Ouest. En terme de discours et de crimes de haine. Rappelons, récemment encore, parmi ceux qui ont été mediatisés (et la plupart ne le sont pas) les meurtres racistes de Sarah Milgrim et Yaron Lischinsky ainsi qu’Irina Zaroutska. Les universités nord-américaines ont joué un rôle majeur dans la diffusion de cette idéologie nazie ayant aujourd’hui pour emblème le drapeau palestinien.

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