La Bat Mitzva par Samuel Sandler

n°47 Mars 2014
n°47
Mars 2014

???????????????????????????????Par Samuel Sandler

De mon enfance et adolescence passées à l’école rabbinique de la rue Vauquelin, ou de ma scolarité du secondaire à l’école Yabné, je n’ai aucun souvenir d’une célébration de Bat Mitsva. Si ce n’est d’avoir assisté au cours des années cinquante à la cérémonie d’initiation religieuse des jeunes filles à la synagogue de la Victoire.

Certes, le terme « Bat Mitsva » était familier, mais il indiquait essentiellement le transfert de responsabilité religieuse des parents à l’adolescente, âgée de douze ans.

C’est à mon arrivée au Chesnay, et devenu fidèle de notre synagogue de Versailles, que j’ai vu différentes célébrations : de la Bat Mitsva familiale à domicile, entouré d’amis, à la synagogue Chabbat après l’office, ou le dimanche matin avec accompagnement musical en passant par notre centre communautaire ou les salons somptueux de lieux appropriés.

Quand vint l’âge des douze ans de notre fille Jennifer, je me suis adressé à Madame Claude- Annie Gugenheim pour lui demander conseil. C’est ainsi qu’un dimanche après-midi de janvier 1991, au cours d’un repas au centre communautaire du Chesnay, Madame Guggenheim et Jennifer prononcèrent les mots de Torah appropriés.

La littérature rabbinique est très discrète sur la Bat Mitsva. Pour ma part en français, je me réfère à deux ouvrages : « Et tu marcheras dans ses voies », du Grand Rabbin Gugenheim, chapitre 3 ; « Le Livre Juif du Pourquoi », tome 2 chapitre 9.

Les deux ouvrages sont favorables à l’organisation de réceptions en dehors de la synagogue et citent les avis contradictoires en la matière du Rav Moshé Feinstein et du Rav Ovadia Yossef.

Cependant, « le livre juif du Pourquoi » fait référence à un ancien Grand Rabbin de France qui, lui, s’oppose au rituel.

Pourtant, j’ai eu l’honneur d’accueillir en notre synagogue de Versailles, un dimanche après-midi et cela à deux reprises, ce même Grand Rabbin de France venant assister et participer à la Bat Mitsva de petites cousines !

Enfin, pour conclure, deux observations : j’ai toujours encouragé et félicité les Bat Mitsvot à l’occasion de leur remise de diplômes au nom de la Communauté, mais j’ai toujours craint

que la Bat Mitsva ne devienne malheureusement comme la Bar Mitsva, un but en soi, et qu’au lendemain de la fête l’étude de la Torah s’arrête.

La Guemara de Guittim encourage à surseoir à certaines habitudes ou coutumes, en vue de promouvoir la Paix (Darké Chalom) ; la célébration de la Bat Mitsva sera d’autantSamuel Sandler

plus réussie qu’elle se préparera et se célébrera en harmonie avec le Rabbin de la ville, seul responsable religieux.

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