Le zoo de la liberté

Antonina Zabinski
Antonina Zabinski

Par Ada Shlaen*

Il y a quelques mois j’ai eu l’occasion de feuilleter les pages littéraires d’un magazine et j’ai remarqué alors la critique du livre de Diane Ackerman, intitulé : La femme du gardien de zoo. Cette œuvre raconte des événements réels qui avaient lieu au jardin zoologique de Varsovie pendant la 2e guerre mondiale. Alors le directeur, Jan Żabiński[1] et sa femme Antonina, sauvèrent de très nombreux Juifs, en transformant le zoo en un lieu d’asile. À vrai dire j’ai trouvé ce titre trop long et assez maladroit, mais j’ai lu le résumé avec un sentiment de « déjà vu » assez saisissant, ayant vite compris que je connaissais autrefois cette histoire, qui, depuis de longues années, est restée enfouie quelque part dans ma mémoire…

Varsovie années 1950
Brusquement j’ai fait un voyage dans le temps et je me suis retrouvée à Varsovie à la fin des années 50 du siècle dernier quand mon père organisait pour mon frère cadet et moi-même des sorties dominicales. Le jardin zoologique qui est situé, depuis sa fondation en 1927, sur la rive droite de la Vistule, était souvent le but de nos promenades.

Est-ce important de savoir que le zoo se trouve précisément sur la rive droite ? Dans le cas de Varsovie de cette époque la différence était notable. Bien que nous fussions déjà une quinzaine d’années après la libération de la ville, intervenue le 17 janvier 1945, les ruines étaient encore très visibles sur la rive gauche de la Vistule, où se trouvent les quartiers centraux de la capitale et où deux révoltes successives eurent lieu en 1943 (celle du ghetto) et en 1944 (celle de la résistance polonaise). Deux révoltes en deux ans et la répression implacable qui suivit, transformèrent cette partie de la ville en un champ de ruines. Par contre la rive droite, appelée Praga, était relativement épargnée.

À l’époque il y avait déjà des quartiers reconstruits, comme la Vieille Ville, mais dans ma mémoire sont gravées surtout des ruines à peine déblayées du ghetto… Telle fut ma première vision de Varsovie, elle était loin d’être agréable.

J’avais alors une dizaine d’années et ma famille venait d’accomplir un long périple qui nous avait fait quitter ma ville natale, Birobidjan. Avant de continuer notre voyage encore plus loin vers l’Ouest, nous nous posâmes pour un long moment en Pologne. Mon père aurait voulu habiter à Varsovie, mais les appartements libres y étaient en nombre infime et il fallait patienter assez longtemps pour se voir attribuer un logement décent. Alors nous avons habité pendant les deux premières années non pas à Varsovie même, mais dans une petite ville de villégiature, Śrȯdborȯw, éloignée de quelque trente kilomètres de la capitale. Heureusement il y avait un train de banlieue qui reliait très commodément cet endroit au centre de Varsovie où mon père travaillait.privée

Nous n’y allions pas très souvent, il fallait une raison précise pour un tel déplacement, c’était pour visiter un monument, un musée, aller au cinéma ou précisément visiter le Jardin Zoologique. Papa aimait bien le zoo ; à cette époque les gens admiraient sans arrière-pensées des animaux exotiques, dont la survie était alors moins menacée, car les braconniers n’étaient pas encore à l’ordre du jour !

Il me reste quelques photos prises là-bas, on nous voit, mon frère et moi, rouler dans une petite voiture à pédales, nous avons l’air de bien nous amuser ! Pendant ces sorties mon père avait l’habitude de nous raconter l’histoire des endroits visités, parler des personnes qui les avaient créés ou bien qui y avaient vécu.

Diane Ackerman La femme du gardien du zooJan et Antonina
Grâce à lui, j’ai connu l’histoire du zoo et surtout de son directeur de la période de la guerre, le professeur Jan Żabiński. D’ailleurs je connaissais déjà ce nom car j’avais eu l’occasion de l’écouter à la radio où il avait une émission régulière, consacrée aux animaux. À mi-voix, visiblement ne voulant pas être entendu des autres visiteurs, mon père nous a raconté que pendant l’occupation allemande, beaucoup de gens furent cachés dans le zoo, surtout des Juifs et la plupart survécurent grâce à l’action de Jan et de sa femme, Antonina.

Jan Żabiński : professeur, mais pas gardien
Le professeur Żabiński avait été nommé à ce poste bien avant la guerre, le 1 juin 1929 ; à l’époque il avait 32 ans, car il était né le 8 avril 1897, il y a aujourd’hui 120 ans à quelques semaines près. Son prédécesseur et fondateur du jardin zoologique, Wenantem Burdziński est mort en décembre 1928, victime d’un hiver trop rigoureux. Il avait pris froid en travaillant à l’extérieur quand il préparait des abris pour les animaux de pays chauds. Jan Żabiński avait déjà le titre de docteur ès sciences et dirigeait la chaire de zoologie de l’École Supérieure Vétérinaire. Il était bardé de diplômes. Pour cette raison je n’ai pas compris le mot « gardien », utilisé par Diane Ackerman pour le définir !

Il souhaitait établir un contact avec les amoureux de la nature et il avait pu le faire grâce à la radio. À partir de 1926 et pendant plus de quarante ans, il assurait à la radio une rubrique permanente, destinée surtout aux jeunes. On disait de lui qu’il était capable de décrire un animal de telle manière, qu’un aveugle serait capable de le voir en couleurs. Il considérait qu’il n’était pas suffisant d’étudier les animaux à distance, qu’il fallait habiter avec eux pour connaître leurs habitudes et leur psychologie. Avec des années il devint aussi l’auteur d’une bonne soixantaine de livres et de plusieurs scénarios de films documentaires.

Ainsi en 10 ans à peine le professeur Żabiński avait réussi à créer un très beau jardin zoologique, l’un des meilleurs en Europe. Il était très fier de la naissance de plusieurs animaux qui ne se reproduisent que très difficilement en captivité, comme des éléphants ; or en 1937 une petite femelle vit jour à Varsovie et devint rapidement la préférée des visiteurs. Parallèlement, il consacra beaucoup de temps à la réinstallation des espèces disparues dans leur milieu naturel. Ainsi il participa activement au retour du bison dans la forêt de Białowieża, la plus ancienne forêt primaire d’Europe.

Cette période fut aussi très heureuse dans sa vie privée. À l’École Vétérinaire, il fit connaissance d’une jeune documentaliste, Antonina. À l’époque elle avait une vingtaine d’année et avait déjà derrière elle plusieurs événements dramatiques, pour ne pas dire tragiques. Elle était née à Saint-Pétersbourg en 1908 dans la famille d’un ingénieur polonais, parti en Russie pour construire des chemins de fer. Elle avait perdu sa mère à l’âge de deux ans et avait été élevée par sa tante à Moscou tandis que son père s’installait à Tachkent avec sa seconde épouse. Après la révolution de 1917 celui-ci décida de faire venir la fillette chez lui, souhaitant veiller sur elle par ces temps troubles. Un soir que le couple était sorti faire une course, ils ne revinrent jamais, car ils avaient été fusillés par des soldats « révolutionnaires » qui trouvèrent qu’ils avaient une allure de gens riches, donc qu’ils devaient faire partie des « exploiteurs du peuple »…

*** Lire les articles d’Ada Shlaen ***

Après la fin de la guerre civile, Antonina put revenir avec sa tante en Pologne, redevenue indépendante en 1918. Après la fin de ses études, elle trouva du travail dans le service de la documentation de l’École Vétérinaire ; ce choix n’était pas fortuit, car la jeune femme aimait depuis toujours les animaux et rêvait de s’en occuper. Tout logiquement, tous les enseignants de l’École venaient consulter des livres et des revues à la bibliothèque, parmi eux il y avait le professeur Żabiński qu’elle épousa en 1931 lorsqu’il était déjà le directeur du zoo. Ils s’installèrent dans une très moderne villa surnommée par des amis Sous une étoile folle où leurs deux enfants, Richard et Teresa, ont grandi entourés d’animaux. Cette demeure familiale avait souvent l’aspect d’une Arche de Noé, car le couple y abritait souvent des animaux malades. Antonina aimait les observer et aidait régulièrement son mari dans des soins quotidiens. Plus tard elle écrira plusieurs livres pour enfants, basés sur ses observations. Juste avant la guerre, en 1939, elle sortit son livre le plus connu Jolly et sa famille traduit en plusieurs langues après la guerre.

Le zoo pendant la guerre
Malheureusement cette vie harmonieuse du couple fut brisée par la guerre qui commença pour la Pologne le 1 septembre 1939. Dès les premiers jours, le zoo est bombardé et certains animaux sont tués. Le maire de Varsovie, Stefan Starzyński craignant la fuite de fauves dans la ville, donne l’ordre d’en tuer certains. Les gardiens durent obéir avec des larmes dans les yeux. Comme la capitale a été assiégée pendant un mois, et les vivres manquant, on procéda à l’abattage d’un nombre important de bêtes. Lorsque Varsovie fut tombée, les occupants pillèrent le zoo, en transférant en Allemagne les animaux les plus précieux et rares qui restaient encore sur place, comme la jeune éléphante. De plus dans la nuit de la Saint Sylvestre 1940 des soldats allemands organisèrent une soirée de chasse pendant laquelle ils opérèrent un vrai carnage. En quelques mois Jan et Antonina perdirent les fruits d’un long travail commun.

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Jan Zabinski

Si vous avez déjà visité un zoo, vous avez sûrement remarqué que les cages, les enclos et les bassins ne sont qu’une face visible, que derrière il y a toute une infrastructure complexe ; il y a des passages secrets, des dépôts, des réservoirs qu’on utilise aux moments de soins, lors de la distribution de la nourriture, mais ces endroits peuvent facilement servir à autre chose. Ainsi l’absence des animaux ne signifiait pas la disparition de toute activité, loin de là !

Jan Żabiński, qui avait le grade de lieutenant, obtenu en 1920 pendant la guerre contre l’Armée rouge, était parmi les premiers à rejoindre le mouvement de la résistance AK (Armée de l’Intérieur) qui dépendait du gouvernement en exil à Londres. Sous le nom de code « Franciszek »[2] il était membre de la structure militaire clandestine. Ses activités étaient multiples, souvent inattendues ; toutes étaient dangereuses, mais à des degrés divers.

Il trouvait toujours un coin pour rassembler ses étudiants qui poursuivaient ainsi leurs études et obtenaient leurs diplômes, bien que les autorités d’occupation eussent fermé toutes les facultés. Car en Pologne pendant la guerre les enseignants pouvaient être poursuivis pour l’exercice de leur métier.

Les cachettes du zoo
Afin d’éviter le licenciement du personnel, il obtint l’accord des Allemands et créa une ferme d’élevage de porcs. Cette activité lui permit d’obtenir une autorisation spéciale de se déplacer librement dans toute la ville, y compris dans le ghetto, afin de ramasser des restes de nourriture. De cette manière il passait partout, pratiquement sans être contrôlé. Il pouvait ainsi amener dans le zoo des armes, des explosifs, des faux papiers, qui étaient cachés dans des cages, des grottes, des souterrains abandonnés, et qui furent ensuite utilisés dans les différentes actions, dirigées contre les forces d’occupation.

Mais les recoins du zoo servaient surtout de cache aux personnes en danger de mort. Jan Żabiński fut un membre actif de la structure clandestine, appelée Żegota. C’était le nom de code de la Commission d’Aide aux Juifs qui faisait partie de la résistance polonaise AK (Armée de l’Intérieur) et qui opérait en Pologne durant l’occupation allemande entre1942 et 1945.

Le ghetto de Varsovie, bien qu’entouré par des murs et des barbelés, n’était pas hermétiquement clos. Surtout dans les premiers mois de son existence, il était relativement poreux. Il y avait des personnes qui arrivaient à s’enfuir. Mais ensuite il fallait avoir les bons papiers d’identité et surtout un endroit pour se cacher, chez des personnes sûres qui n’allaient pas vous livrer à l’occupant. Or il y avait peu de gens capables de prendre un tel risque pour eux et leur entourage, car en Pologne toute personne qui aidait les Juifs était passible de la peine de mort.

Grâce à Jan Żabiński et à sa femme
le zoo de Varsovie put devenir un lieu de sauvetage.

Le nombre exact de personnes sauvées par le couple n’est pas connu avec exactitude absolue, il avoisine les 300 personnes. Certaines ne restaient que quelques heures avant de rejoindre leur cachette définitive, d’autres séjournaient pendant des semaines, voire des mois. Il y avait parmi eux des personnalités connues et des gens simples. Le directeur, profitant de son « ausweis[3] » se rendait à plusieurs reprises dans le ghetto pour retrouver ses anciens fournisseurs et les membres de leurs familles, les amena dans le zoo pour les cacher dans la villa Sous une étoile folle.

On utilisait aussi comme « planques » les locaux abandonnés où avant la guerre se prélassaient les lions et les éléphants. Tout cela se faisait au nez et à la barbe des Allemands, présents en permanence dans le périmètre du jardin zoologique, ce qui augmentait notablement le danger. Lorsqu’ils faisaient leurs apparitions, Antonina donnait un signal d’alerte, en jouant les extraits de l’opérette « la Belle Hélène » et les « locataires » devaient se cacher dans des placards, au grenier, dans des tunnels souterrains. Néanmoins Jan et son épouse portaient sur eux une ampoule de cyanure de potassium, la mort leur semblant préférable à l’arrestation.

Affiche Femme Gardien ZooOn peut penser que la présence de toutes ces personnes exigeait un bon sens d’organisation. On ne peut qu’admirer Antonina qui était chargée de tous les problèmes matériels. Au zoo on cultivait son potager et on vivait en autarcie, heureusement il y avait assez d’espace ! D’ailleurs les habitants de Varsovie pouvaient y recevoir des lopins de terre et de nombreuses personnes profitaient de cette aubaine car l’approvisionnement de la population civile était très limité.

Le premier août 1944, au moment où l’Armée rouge se rapprochait de Varsovie, la résistance fidèle au gouvernement de Londres déclencha une insurrection qui dura 63 jours et qui entraîna la destruction massive des plusieurs quartiers de la rive gauche de Varsovie et des pertes énormes dans la population civile.

Jan Żabiński quitta alors le jardin zoologique et rejoignit les insurgés qui combattaient dans le centre de la capitale. Il fut blessé à la mi-septembre et après la capitulation des forces de l’Armée de l’Intérieur, il fut emprisonné pendant plusieurs mois dans un camp pour des militaires. Antonina et les enfants furent expulsés par des Allemands, mais ils purent revenir assez vite dans la villa, car la rive droite fut libérée à la mi-septembre 1944 par l’Armée rouge. Lorsque Jan Żabiński revint à Varsovie en 1945, il s’attela à la reconstitution du zoo qui put rouvrir ses portes en 1949.

Sous l’ère soviétique
Mais en 1950 il dut présenter sa démission, car dans la Pologne communiste et sous une forte pression soviétique, un ancien membre de l’Armée de l’Intérieur était une personne suspecte, d’ailleurs plusieurs personnes furent alors arrêtées, jugées et emprisonnées pour cette raison. Cette démission forcée était pour le professeur un coup très dur, il évitait d’ailleurs de retourner dans le zoo et interdit à ses enfants d’y aller.

Les Żabiński durent alors quitter la villa du zoo où ils vivaient depuis leur mariage. Dans cette maison leurs enfants étaient nés, y avaient soigné les animaux, y avaient caché leurs amis. Cette période dut être très dure pour eux ; heureusement Jan avait ses cours et ses émissions, mais Antonina, pendant plusieurs mois, fut plongée dans une profonde dépression et ne put la surmonter que grâce à l’écriture. En 1968 elle publie ses mémoires sous le titre, simple et évocateur « Les hommes et les animaux ».

Médaille justesJustes !
La même année le couple se rend en Israël pour recevoir le titre de Justes parmi les Nations et planter leur arbre sur le Mont du Souvenir. Il est intéressant de remarquer qu’ils se trouvaient en Israël pendant une violente action antisémite du gouvernement polonais, qui rompit d’ailleurs les relations diplomatiques entre les deux pays, le 12 juin 1967, suite à la guerre de six-jours.

Cette distinction faisait suite à la démarche de l’Institut Historique Juif de Varsovie qui avait transmis à Yad Vashem une liste de personnes sauvées par le couple Żabiński, en l’accompagnant d’un compte-rendu de Jan. Dans ce document il expliquait les raisons de sa conduite :

« Mes actions ont été et restent à ce jour le résultat de mon éducation humaniste, reçue aussi bien auprès de mes parents que dans mon lycée de Varsovie. À moult reprises je souhaitais analyser les raisons de l’aversion envers des Juifs et je n’ai rien trouvé, sauf des prétextes, forgés d’une manière artificielle. Quant à moi, j’avoue que je n’ai jamais pu trouver un quelconque trait de caractère qui pourrait justifier la haine ou le rejet de Juifs. Tout au long de ma vie l’origine des personnes que je fréquentais n’a eu aucune importance pour moi. Je pense que telle devrait être conduite de chaque honnête homme. Je n’ai jamais considéré notre aide comme l’aumône, mais comme le devoir envers ceux, (alors il s’agissait de Juifs), qui étaient persécutés et rabaissés. Alors, je ne pensais même pas aux menaces qui s’amoncelaient au-dessus de nous. Ces mêmes motifs qui me poussèrent à fournir l’aide active aux Juifs, m’ont conduit à l’action militaire dans les rangs de l’Armée de l’Intérieur ».

Il serait exagéré d’affirmer que l’héroïsme de Jan et d’Antonina fut complètement ignoré. Dans les années 1950, en Pologne et en Israël, vivaient encore de nombreux témoins, mais les officiels du régime communiste préféraient taire les actes courageux de leurs adversaires politiques. Pourtant à Varsovie le professeur Żabiński était une personnalité connue et respectée, les livres de sa femme étaient lus par des nombreux lecteurs. Mais Antonina mourut en 1971, Jan décéda en 1974 et leur souvenir s’estompa peu à peu.

Un film
Ils sont revenus vers nous grâce au livre de Diane Ackerman, publié en 2007 (ce livre a été traduit en français en 2015). Une histoire si romanesque provoqua même l’intérêt de producteurs américains qui lancèrent un film qui devait ressusciter l’épopée des époux Żabiński.

La mise en scène est assurée par réalisatrice néozélandaise Niki Caro, le rôle de Jan Żabiński est tenu par Johan Heldenbergh, tandis que Jessica Chastain joue Antonina. On peut signaler que l’actrice américaine s’était rendue, avant le tournage à Varsovie, pour rencontrer Teresa, la fille d’Antonina, car elle voulait connaître ses habitudes, sa manière de s’habiller, comprendre mieux son amour pour les animaux. Un jour pendant le tournage elle a refusé de mettre un pantalon, en disant que d’après Teresa, sa mère n’en portait jamais.

Ce film permettra à de nombreux spectateurs de connaître mieux cette période si sombre et si douloureuse, auréolée par le courage immense d’Antonina et de son mari.

Et si jamais vous deviez passer par Varsovie, allez faire un tour au jardin zoologique où pourrez même visiter la villa Sous une étoile folle ! AS♦

* Ada Shlaen est professeur agrégée de russe, et a enseigné aux lycées La Bruyère et Sainte-Geneviève de Versailles.

Ada Shlaen[1] Le nom du professeur se prononce «Yan Jabinski ». Nous avons ici un bon exemple de l’orthographe polonaise qui s’écrit avec des caractères latins, mais certaines lettres sont surmontées par des signes diacritiques pour préciser leur prononciation.
[2] Nous avons ici la forme polonaise du prénom « François ».
[3] « ausweis » = un laissez-passer

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