Trésors à Jérusalem : « Les Palestiniens s’en débarrassent, Israël les récupère »

Pièces2 Jérusalem.jpgGrâce au projet « Tamisage des poussières du Mont du Temple », cinq pièces rarissimes viennent, pour la première fois, d’être découvertes dans les poussières du Mont du Temple – récupérées dans les décharges où elles avaient été déversées.

Ces pièces, les premières jamais frappées par les Juifs, servaient aux pèlerins se rendant à Jérusalem à l’occasion de fêtes, pour les échanges de marchandises contre de l’argent.

Ces cinq pièces, trois entières et deux abîmées, datent, vraisemblablement, de la fin du IVème siècle avant J.C. et témoignent de la période du retour des Hébreux à Sion. Jérusalem se trouvait alors sous la domination de l’Empire perse.

Le fait que les cinq pièces ont été retrouvées groupées atteste que le Mont du Temple servait de centre administratif et commercial. Ces pièces de monnaie – rarissimes – sont en argent et de petite taille : à peine 7 mm de diamètre. Elles ont été façonnées selon la manière courante dans le monde antique de l’époque c’est-à-dire selon le modèle athénien. Les Hébreux ont ainsi copié le symbole de la chouette sur une face, mais, sur l’autre, ils ont remplacé l’inscription grecque « ΘΕΕ », symbolisant le nom de la ville d’Athènes, par le mot יהֻד‘ en hébreu ancien, c’est-à-dire «Yehud» («juif»), ce qui signifie « Pahawat Yehud » («province juive»). A l’époque, Jérusalem était donc la capitale de la Province juive de l’Empire perse, et bénéficiait d’une autorité indépendante habilitée à battre monnaie.

Le Dr. Dvira nous explique : «Les pièces de monnaie rares que nous avons trouvées reflètent le début de la transition, en Israël, d’un commerce par le troc des marchandises diverses ou des métaux précieux (comme l’or et l’argent) vers un commerce à l’aide d’une monnaie contrôlée par le gouvernement de la province. La valeur commerciale des pièces de monnaie antiques était égale au poids du métal utilisé pour les fabriquer, mais, comme sur les actuelles pièces de monnaie, le symbole facial attestait qu’elles avaient été frappées par le gouvernement.

Il se peut que ces pièces soient les premières à avoir été utilisées en Judée, car jusque-là les paiements se faisaient à l’aide du métal- argent ».

Le Dr. Dvira pense que ces pièces ont été frappées pour commémorer le retour des Juifs de leur captivité à Babylone. Et il ajoute : « il est étrange de constater que ces pièces ont été trouvées juste dans la semaine où nous fêtions le Jour de Jérusalem. De plus, elles apparaissent dans cette période où la République islamique d’Iran annonce sa volonté de détruire Israël, alors qu’à l’époque de ces pièces, c’est justement la Perse qui encourageait les Juifs à retourner à Sion ».

Pièces4 Jérusalem.jpg

Le WAQF piétine les accords internationaux adoptés
par l’UNESCO concernant les sites archéologiques.

En 1999, l’institution islamique WAQF (responsable de la gestion des mosquées Omar et El Aqsa sur le Mont du Temple) a réalisé des travaux d’excavation sans autorisation ni coordination avec Israël, et ce en contradiction avec les accords signés au lendemain de la guerre de Six Jours. A cette occasion, le WAQF a évacué vers les décharges de l’Autorité Palestinienne situées dans la Vallée du Cédron (Kidron), contiguë à la Vieille Ville, des tonnes de terres, gravats et poussières, arrachées au sous-sol du Mont du Temple, et ce sans aucun respect des procédures archéologiques. Les archéologues tant israéliens que du reste du monde ont été horrifiés. Certains ont affirmé que l’action du WAQF était destinée à effacer les traces archéologiques des liens du peuple juif à ce lieu.

Aucune protestation ni condamnation ne fut cependant adressée par l’UNESCO aux autorités islamiques du WAQF[1].

Le projet « Tamisage des poussières du Mont du Temple », a été initié en 2004 par deux archéologues israéliens : Tzakhi Dvira et Gaby Barkaï.

Gaby Barkaï a l’habitude de dire : « les archéologues n’ont pas pu aller sur le Mont du Temple, alors le Mont du Temple est allé vers les archéologues ».

Sous le patronage de l’Université Bar-Ilan de Tel-Aviv, des tonnes de terres et poussières récupérées sur les décharges de l’Autorité Palestinienne ont été transportées vers le Parc National de la vallée des Tzourim et là, avec l’aide de volontaires israéliens et étrangers, elles ont été tamisées grâce à la méthode de « tamisage liquide », développée par les deux archéologues. Grâce à la mise en œuvre de ce projet, de nombreux artefacts ont été sauvés de la destruction programmée par le WAQF.

L’un des plus grands succès de l’opération fut la mise au jour d’un tampon en argile datant de la période du Premier Temple, qui appartenait au Prêtre (Cohen) de la famille Imar. En dépit du scepticisme qui fut affiché, des années durant, par de nombreux archéologues, cette découverte prouve indubitablement la réalité de l’existence du Premier Temple.

Le travail de tamisage ne constitue pas à proprement parler un chantier archéologique. De ce fait, les deux archéologues ont pu faire appel, pour les besoins du projet, à de nombreuses classes des lycées qui, dans le cadre des cours d’Histoire, participent au sauvetage du patrimoine juif. EG♦

Edouard GrisSource : Yediyot HaHaronot du 20 mai 2018
Traduit et adapté pour Mabatim par Edouard Gris

[1] Observation du traducteur

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