La présentation des news en trompe l’œil de plus en plus ardue

Fake news.jpgPar Liliane Messika

Ce n’est pas une histoire drôle et nous ne sommes pas le 1er avril, mais il se pourrait que nous soyons les figurants d’une version moyen-orientale du « meilleur des mondes » à l’insu de notre plein gré.

En effet, la télévision israélienne a rapporté que « Pour la première fois depuis le 30 mars, date à laquelle les protestations de masse ont éclaté à Gaza, le Hamas a envoyé certaines de ses forces à la frontière dans le but de rétablir le calme ».

On se frotte les yeux, on respire un grand coup et on relit. Oui, c’est bien ça. Le Hamas envoie des troupes pour rétablir le calme, après avoir passé trois mois à envoyer des troupes pour provoquer et agresser. Qu’est-ce que ça cache ?

Sous les pavés, l’InTRAfada
Les djihadistes, emportés par leur fougue meurtrière, ne se contentent plus de cibler les jardins d’enfants juifs : lors de la dernière édition des « vendredis sanglants », alias « la marche du retour en Israël des Palestiniens exilés », un milicien du Djihad islamique a balancé une grenade qui a tué… un membre du Hamas et en a blessé plusieurs autres.

A-t-il mal visé ou bien, au contraire, participait-il à une offensive de son clan contre un autre ?

Les familles des Hamasniks tué et blessés seront évidemment récompensés financièrement et inscrits à vie sur les livres de salaires du Hamas, mais qu’en sera-t-il du grenadier ? Si ses victimes avaient été juives, la question ne se serait pas posée, mais elles appartiennent à la religion du prophète, ce qui change tout, et à un clan qui n’est pas en odeur de sainteté chez les fous d’Allah, ce qui rend la situation encore plus confuse.

Cachez ce sang que je ne veux pas voir
La doxa française veut que le « conflit israélo-palestinien » ne soit pas une guerre de religions, de la même manière que les attentats islamistes au cri d’Allahu Akhbar sur toute la planète n’ont rien à voir avec l’islam. Au village sans prétention, tout le monde a quand même vu ce qui se passait, sauf les aveugles, bien entendu.

Autre point fort de l’exception française en matière de pensée à sens unique : les Palestiniens sont gentils et les Israéliens sont méchants. Il est normal que les gentils se battent contre les méchants, mais quid des conflits inter-gentils ? Ils appartiennent au sens interdit. L’InTRAfada existe, mais en France, personne n’en veut rien savoir.

Le pyromane dit vouloir éteindre l’incendie
On prend donc au premier degré l’initiative hamastique de « rétablissement du calme » sans se demander qui a organisé l’opération d’agression pacifiquement armée dans ce conflit asymétrique où le plus faible est l’agresseur et où l’agressé est l’accusé préféré de toutes les bonnes consciences.

Pourtant, en lisant i24 News, on apprend que « le Hamas avait déjà posté ses soldats le long de la frontière pour empêcher les loups solitaires et autres militants d’attaquer Israël sans sa permission. » Le message tient dans les trois derniers mots : les loups solitaires ayant tendance à être maladroits ou trop enthousiastes, voire surexcités, il arrive qu’ils tirent des balles dans leur propre camp avant que le goal Hamas ait le temps de protéger ses arrières. Et puis surtout, une balle du Djihad islamique tirée contre le Hamas, c’est une munition qui ne servira pas à descendre un Juif, donc du gâchis.

On peut vouloir génocider un plus fort que soi sans en avoir les moyens
La preuve des petits moyens, c’est le budget de la campagne « Marche du retour » : 45 millions de dollars dépensés en trois mois entre les armes, la logistique, les transports de troupes « civiles » et les salaires des terroristes. Un montant ridicule quand on le compare aux sommes astronomiques de la coupe du monde de foot. Évidemment, des esprits mesquins pourraient faire remarquer que cela pourrait nourrir pas mal de ces pauvres Gazaouis affamés, mais ce n’est visiblement pas la priorité du Hamas.

Pas plus que le foot, la religion n’a donc rien à voir avec l’agression hebdomadaire contre Israël, sur lequel plus de 100 roquettes et mortiers ont été tirés depuis Gaza cette semaine.

Israël, à qui les médias hexagonaux donnent rarement la parole, a affirmé qu’il ne tolèrerait plus l’envoi de cerfs-volants enflammés vers son territoire, ni les tentatives d’infiltration de sa frontière, déguisées en émeutes le long de la barrière de sécurité.

45 millions dollar.jpg
Budget de la campagne « Marche du retour »

L’Oscar du second rôle est attribué aux femmes
Au bout de trois mois, la superproduction hebdomadaire, pendant laquelle les pacifiques combattants armés tenaient la vedette, commence à lasser le public, aussi les scénaristes ont-il renoué avec une autre tradition palestinienne : la marche des femmes. « Marche » est une façon de parler, car les participantes sont convoyées des quatre coins de la Bande de Gaza par les bus du Hamas. Elles prennent souvent leurs enfants avec elles : plus on est de tués, plus les médias pleurent pour nous et plus le Hamas rit. Elles se livrent aux mêmes occupations que leurs maris, mais plus modestement (la femme musulmane est inférieure à l’homme, ne pas l’oublier) : il s’agit d’endommager la barrière de sécurité pour infiltrer le territoire israélien. Les costumières leur font porter un keffieh au lieu d’un foulard et agiter des drapeaux palestiniens. Résultat également inférieur à celui de l’épreuve masculine : 17 blessées selon le porte-parole du ministère de la Santé du Hamas.

La menace des USA est à côté de la plaque…
Trump, qui a déjà diminué les subventions américaines à l’UNRWA, l’agence de l’ONU qui ne s’occupe que des Palestiniens, menace de les supprimer entièrement. Les médias français n’ont pas de mots assez durs pour définir les maux qui suivront cette mesure inhumaine.

C’est oublier un peu vite que la deuxième Intifada a éclaté en 2000, à une époque où la croissance économique palestinienne, consécutive à la mise en place des Accords d’Oslo, suscitait la jalousie de tout le Moyen-Orient arabe. Mais la naissance d’une classe moyenne est la chose que les dirigeants palestiniens redoutent le plus au monde : elle diminue le pouvoir des apparatchiks et rend les citoyens moins dépendants de subsides gouvernementaux qui ne sont plus le seul revenu envisageable.

C’est pourquoi le leadership, quel qu’il soit, met en place un système où les attaques contre l’État juif produisent des revenus économiques, qui renforcent sa mainmise déjà bien ancrée religieusement et idéologiquement et lui permettent de faire de la haine d’Israël et du sionisme un objectif plus désirable que la création d’un État palestinien indépendant… qu’il serait bien en peine d’administrer.

… et celle du ministère de l’agriculture gazaouie est un four
En représailles contre les incendies de forêts et de terrains agricoles provoqués par les cerfs-volants enflammés palestiniens, Israël a partiellement fermé le passage de Keren Shalom, par lequel les Gazaouis exportaient leurs légumes et importaient tout le reste. Les médicaments et la nourriture continueront de passer, mais soumis, au cas par cas, à l’agrément de contrôleurs. Salauds d’Israéliens, à tous les coups, ils retiendront les armes !

Pour se venger des représailles, que le Hamas considère comme un crime contre l’humanité, le directeur général du marketing de Gaza, qui se nomme Tahsin al-Sakka, a annoncé qu’il interdisait désormais l’importation de fruits d’Israël.

Rien ne vous choque ? Gaza, dont nos médias se donnent tant de mal pour vous convaincre qu’il s’agit d’une prison-à ciel-ouvert, voire d’un camp de concentration, dispose d’un directeur marketing qui prend des décisions contre l’occupant (lequel en est parti sur décision unilatérale en juillet 2005, il y a maintenant 13 ans).

Comme ils vous répètent à l’envi que ces pauvres Gazaouis sont affamés par le blocus inhumain des Israéliens, il leur est difficile de dire que maintenant, ils ne recevront plus chaque jour 600 camions chargés de produits de première nécessité, dont 30 à 40 de fruits, ce qui représentait environ 200 tonnes quotidiennes d’oranges, de pommes, de raisin, de mangues…

On envisage de se reconvertir dans le journalisme sportif pour rendre compte des acrobaties que devront réaliser nos médiatico-militants pour rapporter cette péripétie d’une manière qui incriminera l’État juif et innocentera les attaquants palestiniens.

Logo Liliane MessikaA-llez les bleus ! LM♦

11 juillet 2018

Publicités

Un commentaire

  1. Réponse facile au dernier § : Le brave Tahsin a percé à jour la perfide initiative des sionistes consistant à empoisonner les fruits et légumes passant par Keren Shalom.
    Les sionistes ont bien dressé les animaux à espionner, vendu des organes de prisonniers, utilisé le phosphore blanc, génocidé (à l’envers), siphonné les sang des enfants (d’abord chrétiens puis musulmans) vers leurs matsot…

    J'aime

Laisser un commentaire. Il sera visible dès sa validation.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s