ONU : Caillou condamné avec sursis, fusil acquitté

pierres.jpgL’ONU a condamné, le 3 janvier 2019, « les jets de pierre qui ont visé le convoi du Premier ministre palestinien », nous apprend l’AFP, qui reprend le narratif palestinien, et dont le bloc « info+intox+idéologie+novlangue » est, comme d’habitude, repris in extenso par la presse française, du Figaro à Libération. Donc les pierres ont été lancées par les méchants Israéliens contre les gentils Palestiniens.

Et alors ? En dehors du fait que c’est la première fois qu’on le constate en 2019, qu’est-ce que cela change avec ce qui s’est passé pratiquement tous les jours de 2018 ?

D’ailleurs, notons que nous sommes déjà le 3 janvier. Il a fallu attendre 3 jours pour qu’Israël soit condamné ! Bizarre. Cela ne peut pas être dû à la trêve des confiseurs, puisque les initiateurs des Résolutions anti-israéliennes (pléonasme) de l’ONU n’ont que faire de l’anniversaire de la naissance du prophète Issa. Doit-on incriminer les Gilets jaunes ? Non. Après vérification, aucun pays musulman ou non-aligné ne vient prendre ses ordres aux ronds-points français.

Le mauvais sens du récit palestinien est la chose au monde la mieux partagée

Revenons-en à ce « convoi du ministre palestinien de retour Bethléem » où Rami Hamdallah avait benoîtement assisté à la messe de Noël. Clin d’œil de la taille d’une météorite vers les lecteurs français : vous avez vu les Juifs déicides, qui attaquent un innocent dévot palestinien de retour de la messe ?

On observe au passage que les Palestiniens ont droit à « la messe de Noël » alors que nos respectueux soumis français n’offrent plus aux élèves de l’Éducation nationale que des vacances d’hiver…

Les pierres sont les armes de prédilection des Palestiniens à qui on enseigne à l’école, dès le plus jeune âge, qu’il faut les utiliser pour attaquer les Juifs et, si possible, se faire tuer en représailles afin d’aller au paradis d’Allah et de pouvoir y installer 70 personnes de son choix, famille et amis, voire plus si affinités. L’école palestinienne est financée pratiquement à 60% par l’Europe et, depuis l’an dernier, la France ajoute 18 millions annuels pour payer les professeurs, parce que l’argent destiné à leurs salaires est détourné pour rétribuer en priorité les terroristes et leurs familles.

En chanson,

« Ces femmes qui s’avancent / En tenant au bout de leurs bras / Ces enfants qui lancent / Des pierres vers les soldats / C’est perdu d’avance / Les cailloux sur des casques lourds…(LaCoccinelle.net) »

Mais cette fois-ci, par la grâce de leur cible, les cailloux sont devenus des pierres et l’on apprend de la bouche du coordinateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, le Bulgare Nikolay Mladenov, que « Des pierres peuvent tuer. » Et que les auteurs de ces actes « absolument inacceptables » doivent être traduits en justice.

Pour être aussi affirmatif, il doit être réellement convaincu que les lanceurs de pierres sont israéliens, sinon les pierres seraient inoffensives, alors que celles-ci « avaient blessé deux gardes du corps du premier ministre, a affirmé un porte-parole du gouvernement palestinien, assurant que les pierres avaient été lancées par des colons israéliens. »

On ne prête qu’aux riches !

Cela dit, on est mauvaise langue de mettre en doute la parole l’Autorité palestinienne au seul motif qu’elle a un rapport pour le moins élastique avec la réalité : par exemple, le Président Abbas, élu pour quatre ans en 2005, jure son grand Allah qu’aucune trace archéologique ne permet de penser qu’un seul Juif a mis les pieds en Palestine avant 1948. Comment c’était, cette autre chanson ? « Archéologique nique nique en Allah tout simplement… [1]» Ah non, c’est une homophonie !

Alors, pour aider les lecteurs français à croire en la parole mahmoudéenne, l’AFP et ses séides accusent aussi de concert Israël d’un autre crime commis au même endroit avec la même arme : « une mère palestinienne a trouvé la mort en octobre à la suite de jets de pierres visant la voiture dans laquelle elle circulait près de Naplouse. Les Palestiniens avaient alors accusé des colons israéliens d’être responsables de cette attaque. »

Une fois n’est pas coutume, une goutte de réalité a dû toucher de sa grâce le rédacteur de l’AFP, car il admet aussi que : « Des colons israéliens circulant en Cisjordanie occupée sont également la cible régulière de jets de pierres de la part de Palestiniens. » Champagne !

Que les lecteurs pétrophiles[2] se rassurent, les pierres ayant blessé les gardes du corps assis dans l’un des véhicules du convoi blindé de Rami Hamdallah ne sont condamnées qu’avec sursis : elles bénéficieront aussitôt d’un non-lieu si elles ne sont pas israéliennes, ou plutôt si l’on arrive à prouver irréfutablement qu’elles ont été lancées par des Palestiniens.

Il faudrait vraiment avoir mauvais esprit pour imaginer que des Palestiniens, plutôt que des Israéliens, auraient jeté des pierres sur le représentant de Mahmoud Abbas, alors que celui-ci bénéficie d’une cote de popularité certainement enviée par notre Macron : selon un sondage effectué par le Centre palestinien de recherche politique de Ramallah et publié le 18 décembre 2018[3], 64% de la population… souhaite sa démission. Cela en fait 32% qui souhaitent qu’il reste en poste !

Pierres artisanales acceptées par l’ONU

Comme la liste des victimes israéliennes du terrorisme palestinien n’intéresse pas les lecteurs français et que la macula de l’ONU prend des proportions géantes dès qu’Israël est du côté des victimes, nous avons pris l’initiative de lister quelques tirs ou explosions qu’un Martien, lisant les déclarations de Monsieur Madlenov, aurait trouvé normal de voir sanctionnés.

Nous avons sélectionné uniquement les actes terroristes dont les victimes étaient des enfants et ce, pendant seulement deux mois d’une période précédant l’érection de la barrière de sécurité (en hébreu), car elle a interrompu la florissante industrie du tir au pigeon juif, d’où son nom dans le reste du monde : « mur de la honte », voire « mur de l’apartheid ».

  • 26 mars 2001, utilisant un fusil à lunette, un sniper du Tanzim tue un bébé israélien de 10 mois dans sa poussette, près d’un bac à sable plein d’enfants, à Hébron. Le père est grièvement blessé[4].
  • 27 mars 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser à proximité d’un groupe d’écoliers attendant leur bus de ramassage scolaire à côté de Kfar Saba. 3 tués et une douzaine d’autres, dont trois adolescents, âgés de 12 à 15 ans grièvement blessés par des clous mêlés aux explosifs. Le Hamas déclare que ces attaques représentent « un prolongement de la résistance contre l’occupation israélienne (The Guardian). »
  • 18 mai 2001, un terroriste du Hamas se fait exploser alors qu’il est intercepté par des agents de sécurité à l’entrée d’un centre commercial à Netanya. 4 tués, 40 blessés (The Guardian).
  • 30 mai 2001, attentat à la voiture piégée près d’une école à Netanya : 9 enfants blessés (Kuweit News Agency).
  • 1erjuin 2001, un terroriste du Jihad islamique palestinien se fait exploser à l’entrée d’une discothèque de Tel Aviv au milieu d’un groupe d’adolescents. 20 tués, 90 blessés. L’annonce de l’attentat a provoqué des scènes de liesse dans les rues de Gaza, les gens « dansant et tirant des coups de feu en l’air (Wikipedia). »

Le 2 poids / 2 mesures ou l’équité selon l’ONU

Les Terriens nantis de la décence la plus élémentaire, quand ils suivent un peu l’actualité de l’ONU, ont l’habitude de ressentir une montée d’acidité gastrique chaque fois qu’une Résolution ou une condamnation est émise par ce club privé… de décence.

En 2017, 21 condamnations contre Israël et 6 pour le reste du monde (UN Watch).

En 2018, 21 condamnations d’Israël en un mois. Zéro pour l’Arabie saoudite, la Chine et la Turquie. Une chacun pour la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie. « Le nombre de condamnations d’Israël semble d’autant plus vertigineux qu’aucun pays n’a été condamné ne serait-ce qu’à deux reprises », fait remarquer l’ONG UN Watch

Pourtant les décisions qui y sont prises sont NORMALES ! Descendez de votre cocotier, Terriens honnêtes, ou bien c’est vous qui vous ferez encore plus de mal à chaque chute dans le réel.

Au 1er janvier 2019, l’ONU compte 198 membres. Six mois auparavant, Nikki Haley, ambassadrice américaine à l’ONU déclarait : « Nous ne tolèrerons plus qu’un corps constitué de 198 pays passe 50% de son temps à attaquer un pays et un seul, Israël. »

Elle avait parfaitement résumé la situation, qui n’a aucune chance d’évoluer, puisque ce faisant, l’ONU respecte ses statuts : un pays = un vote. Au plan national, cela s’appelle la démocratie et au plan international, pourquoi cela serait-il différent ?

Tout simplement parce qu’un pays de 900 habitants pèse autant qu’un autre de 900 millions et cela, ce n’est pas démocratique. Pas plus que ne l’est la « majorité automatique » qui permet à n’importe quelle résolution anti-israélienne d’être votée.

Comment ça, automatique ? Automatique et mathématique : ses 198 membres, l’ONU en compte 118 qui appartiennent également au Mouvement des Non Alignés (MNA), créé en 1955 pour lutter contre le colonialisme. Une belle réussite à saluer au passage, puisque le colonialisme autre qu’arabe a pratiquement disparu de la planète.

Mais on ne dissout pas une équipe qui gagne, aussi le MNA s’est-il maintenu après la disparition de sa raison d’être. 118 membres, c’est les deux-tiers des votants de l’ONU. 118, c’est un chouïa plus du double de 57, comme les 57 membres de l’OCI, l’Organisation de la Conférence Islamique, dont les membres adhèrent aussi au club des Non Alignés. Les 57 de l’OCI ont importé chez leurs collègues « le thème de la centralité du conflit israélo-palestinien (qu’elle avait) elle-même reçu des États arabes, qui après les défaites de 1948, puis de 1967 ont cherché à détourner le ressentiment de leurs populations vers un bouc émissaire commun, Israël (Desinfos.com). »

Quand il a quitté son poste de Secrétaire Général en décembre 2016, pour passer le volant au Portugais António Guterres, le Sud-coréen Ban Ki-Moon a fait un bilan de ses dix ans à la tête de l’organisation et il en a reconnu l’obsession anti-israélienne : « Des décennies de manœuvres politiques pour créer un nombre disproportionné de résolutions, de rapports de comité contre Israël (…) ont anéanti sa capacité à remplir efficacement son rôle (Independant) ».

Comment ça marche, l’ONU ? Sur la tête.

L’Assemblée générale des Nations unies, composée selon la formule « un État égale une voix », a un rôle consultatif sur les questions de maintien de la paix et de sécurité internationale. Autrement dit, l’Assemblée Générale vote des Résolutions, qui sont en réalité des conseils que personne n’est obligé de suivre.

Celui qui a le pouvoir exécutif est le Conseil de sécurité. Il est composé de 15 membres : cinq permanents auquel est accordé le droit de véto (par ordre alphabétique : la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la Russie) et dix qui sont élus pour une durée de deux ans, renouvelés par moitié tous les ans. Les Résolutions doivent être approuvées par 9 des 15 membres, les membres permanents devant obligatoirement prendre part aux votes.

Investi du pouvoir exécutif, le Conseil de sécurité a aussi des moyens : ses résolutions ont force exécutoire et sont contraignantes. Pour contraindre les États à les mettre en œuvre, le dispositif s’appelle la FINUL et ses outils sont les Casques Bleus.

Juste pour rire, on rappelle que ces Casques bleus devaient garantir la sécurité d’Israël à la frontière égyptienne en 1967 et qu’ils ont plié bagage à la minute même où Nasser leur a demandé poliment de le faire afin qu’il puisse rayer l’État juif de la carte.

Juste pour rire encore plus fort, c’est eux également qui, aujourd’hui, sont censés veiller à ce que le Hezbollah iranien ne s’implante pas sur le Golan, à la frontière libano-israélienne. Ne s’implante pas ? Mais c’est lui qui y règne en seul maître ! Oui, mais l’ONU vit dans des sphères théoriques et n’a aucun compte à rendre à la réalité.

Dans les faits, les petites affaires du bras armé iranien prospèrent : « L’ONU a confirmé jeudi l’existence d’un tunnel en Israël, près de la frontière du Liban, parlant d’une découverte « grave », deux jours après une opération de l’armée israélienne lancée pour détruire selon elle des tunnels d’attaque du Hezbollah repérés sous son sol.[5] »

Le Conseil des Droits de l’Homme, lui, travaille à les restreindre

En mars 2018, le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, réuni pour condamner Israël comme d’habitude, a reçu le ministre iranien de la Justice, Alireza Avaei (Modjahedin of Iran), qui a déploré l’influence excessive exercée par les pays occidentaux sur l’ONU. Vous ne trouvez pas ça drôle ? Ah bon… Pourtant, c’est quelqu’un de bien sous tous rapports, ce Monsieur. Tous rapports sauf un : celui sur le massacre de milliers de dissidents iraniens, en 1988, qui l’avait déjà identifié comme un « interrogateur et tortionnaire dans une prison » de Dezful, dans le sud de l’Iran, où il siégeait dans les « commissions de la mort » chargées de mener à bien la fatwa de l’ayatollah Khomeiny, ordonnant la liquidation des membres des partis de gauche et des Moudjahidine du peuple (MEK) emprisonnés (Conseil National de la Résistance d’Iran).

Le Conseil, (hihi !), des Droits, (haha !), de l’Homme est constitué de 53 pays. Les Philippines en assurent la Présidence, elles dont le Président, Rodrigo Duarté, ne jure que par l’équation {1T=1BdN} (un toxicomane égale une balle dans la nuque) et peut déjà revendiquer 8 000 exécutions sommaires. Sont également membres de ce club d’élite la Chine et l’Arabie Saoudite, championnes du monde des exécutions capitales, plusieurs dictatures (Bahreïn, Bengladesh, Burundi, Cuba, Congo Kinshasa, Rwanda, Venezuela, …) et les champions du monde de la corruption (Ukraine, Afghanistan, Nigeria, Pakistan…) Les membres se renouvellent tous les six ans, c’est pourquoi la Syrie attend son tour en présidant la Commission du désarmement non conventionnel : : un pays qui gaze se propres citoyens est particulièrement qualifié à ce poste, non ?

Et à quoi passent-ils leur temps, tous ces démocrates éclairés ? À condamner Israël quatre fois par an, bien sûr ! What else ? demanderait George Clooney, une tasse de Nespresso à la main, tout en signant une pétition contre Israël de l’autre.

Comment sortir de cette situation clownesque ?

En sortant de l’ONU, évidemment ! Feu Primo le répétait depuis 2002, tout comme nous nous attachions à souligner l’antisémitisme automatique de l’Unesco et l’ineptie doublée d’inaptitude de l’UNWRA, l’agence de l’ONU consacrée aux réfugiés palestiniens, alors que le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) s’occupe déjà de tous les autres…

Nos ratiocinations faisaient rire les Français « informés » par les médias mainstream, qui nous regardaient donc, au mieux, avec une supériorité gouailleuse. Depuis, il y a eu le Bataclan et le 14 juillet niçois. Cela leur a fait perdre leur sens de l’humour.

Aujourd’hui, ce sont les États-Unis qui disent exactement la même chose que Primo : si les réfugiés chouchoutés par l’UNWRA, à grand renfort de finances européennes et américaines, étaient intégrés au HCR et traités à la même aune, ils seraient 30.000 et pas 5,4 millions, car le statut de réfugié autre que Palestinien n’est ni héréditaire ni inconditionnel.

Trump a joint le geste à la parole en retirant le financement US à l’agence fantoche, d’une part, et d’autre part, en sortant de l’Unesco.

Il n’est donc pas interdit d’espérer que le bon sens continue à guider nos voisins d’outre-Atlantique dans une démarche constructive en détruisant l’ONU, qui leur coûte très cher et qui ne leur rapporte que des emm…nuis.

Qu’est-ce qui changera pour l’ONU si les Etats-Unis démissionnent ?

198 États sont membres de l’ONU, on l’a vu. Parmi ceux-là, seuls 167 sont présents dans le calcul annuel du score de démocratie élaboré depuis 2006 par EIU, Economist Intelligence Unit. En 2017 (Wikipedia), le monde comptait, parmi ces 167 pays étudiés, 19 démocraties pleines, 56 démocraties imparfaites, 38 régimes hybrides et 51 régimes autoritaires.

Pour le dire autrement, parce qu’on ne le répète jamais assez : au sein de la communauté internationale, qui fait office d’autorité mondiale, les décisions sont prises à la majorité par 75 démocraties et 89 régimes autoritaires (dictatures dures en politiquement incorrect) et hybrides (dictatures soft dans la même langue).

Donc, si les USA démissionnaient, il resterait 74 (et non 75) démocraties et 89 dictatures, qui continueraient de prendre les mêmes décisions loufoques. En ce qui concerne celles contre Israël (il n’existe pas de décisions « pour » Israël, seulement contre), les chiffres changeraient peu : 118 non alignés et l’apport au coup par coup (au sens littéral) de la France et d’autres démocraties imparfaites, en fonction de leur nécessité ponctuelle de contenter leur « rue arabe ».

Qu’est-ce qui changera pour les USA s’ils quittent l’ONU ?

Il n’en sortira que du bien pour eux : les sommes jusqu’ici englouties à fonds perdus seront utilisées à des objectifs nationaux ou internationaux bénéfiques pour les citoyens, au lieu d’être investies à renforcer leurs ennemis.

Les pays devant lesquels le prédécesseur de Trump s’agenouillait en se battant la coulpe comprennent le langage de la force qui est leur langue maternelle. Le nouveau Président américain a déjà démontré que « Let’s make America great again » n’était pas qu’un slogan, mais aussi une stratégie actée, notamment, par le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, l’arrêt du financement de l’UNWRA et la démission des Etats-Unis de l’Unesco.

S’il démissionne aussi de la maison mère, cela enfoncera le clou : il n’en retirera pas l’amour qu’espérait obtenir Obama, mais le respect, bien plus utile en matière de relations internationales.

Quant à l’État juif, il sera obligé de suivre le mouvement des Etats-Unis car il aura perdu le seul membre du Conseil de sécurité qui, par son véto, empêchait que fussent prises à son encontre des Résolutions contraignantes visant, toutes, à son élimination.

Il en va de l’ONU comme de l’Union européenne

Il arrive que, dans les démocraties, comprenant qu’ils ne sont plus maîtres chez eux parce que soumis à un super pouvoir non élu, les peuples se révoltent et citent Abraham Lincoln à leurs gouvernements nationaux : « la démocratie c’est le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. »

Tous les dirigeants ont en commun le souci… de la pérennité de leur poste. Certes, ils méprisaient leur peuple et le traitaient comme une encombrante cinquième roue du carrosse. Mais lorsque le peuple se fait populace menaçante, les élus se prennent soudainement tous pour le 16ème Président des Etats-Unis et sacrifient joyeusement le fusible nécessaire, qu’il soit un Premier ministre ou un organisme international, celui-là même qu’ils voulaient imposer avant la crise.

Les États européens viennent de vivre la première période de 70 ans sans guerre de leur histoire. Leurs dirigeants ont cru avoir réussi à convaincre les populations que l’étape suivante était obligatoirement l’agrégation des États en « Etats-Unis ». Mais ils avaient oublié de leur dire que c’était au prix de leur souveraineté et de leur mode de vie. C’est pourquoi, lorsqu’on pose la question aux peuples, la plupart refuse de souscrire à cette subordination nationale. Quand les gouvernants élus par le peuple gouvernent pour lui, ils renforcent la cohésion nationale et refusent de donner les clefs de leur souveraineté, agrégeant contre eux les bien-pensants des États voisins.

Quand, à l’inverse, les élus sont têtus et décidés à faire le bien du peuple en fonction de leur propre définition personnelle, ils ne posent plus la question à leurs citoyens et les placent devant le fait accompli. Mais les faits sont encore plus têtus qu’eux, et les peuples également, qui refusent de se fondre dans une masse dirigée par des technocrates hors-sol.

Il y a dix ans, personne n’aurait imaginé la possibilité d’un Brexit.

Il y a dix mois, personne n’imaginait qu’un pays contributeur de l’UNWRA oserait contester la légitimité de cette agence et cesser de la rémunérer à fonds perdus.

Il y a dix jours, le Président français n’imaginait pas que des bouseux en gilet jaune auraient raison de sa morgue et de son inébranlable rectitude…

Dans dix ans, les Etats-Unis auront peut-être lâché l’ONU, qui demeurera la vitrine des magouilles pour islamiser le monde qu’elle est déjà, mais avec moins de moyens.

Dans dix jours, le Président français aura peut-être appris le sens des mot « démocratie » et « peuple » et se sera rendu compte qu’ils sont inséparables… LM♦

Liliane Messika, mabatim.info

[1] « Dominique, nique, nique s’en allait tout simplement … » par Sœur Sourire, Grammy Award de la meilleure prestation de musique chrétienne contemporaine 1963.
[2] Pas « pédophiles », PÉTROPHILES : amoureux des pierres.
[3] Étude basée sur un échantillon de 1270 personnes adultes choisies au hasard dans 127 lieux des territoires palestiniens (Cisjordanie et Gaza) (Press TV)
Logo Liliane Messika[4] Human Rights Watch, Arab-Israeli conflict, 2001, 144 pages, p. 64
[5] Dépêche AFP reprise par Le Point

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15 commentaires

  1. « C’est un moment historique et le chemin que nous avons emprunté pour y parvenir n’a pas été facile. L’Assemblée générale a joué un rôle crucial : depuis la décision d’octroyer à la Palestine la condition d’État observateur non membre, adoptée en novembre 2012, jusqu’à la résolution d’octobre dernier sur les conditions permettant à la Palestine d’exercer cette présidence. Le fait que nous puissions aujourd’hui célébrer ce transfert de la présidence du ‘Groupe des 77 et la Chine’ est sans aucun doute un triomphe du multilatéralisme et une démonstration de l’importance du rôle de l’organe le plus démocratique et le plus représentatif des Nations Unies » Maria Fernanda Espinosa, Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies.

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  2. L’Onu noyaute par la coalition arabo musulmanne et associes, l’Europe insouciante des besoins et adpirations nationales..
    Faut il vraiment jeter le bebe avec le bain ?
    Faut il revenir au 19eme siecle avec ses frontieres , conflits sanglants et imperialismes divers ?
    Sommes nous plus malins que nos grands parents et sauront eviter les catastrophes quand chacun jouera pour lui meme ?
    Et qui se preoccupera dee problemes mondiaux de sante, de la pollution, du rechauffement, ….?
    Votre vision hypernationale, Liliane, est une injure a votre talent et fait de vous une alliee des Le pen & co.
    Triste et decevant.

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    • Oui, la guerre, c’est très méchant. N’importe quel enfant de 4 ans en serait d’accord. Vous semblez n’avoir toujours pas compris l’importance, pour un pays, de la défense de ses citoyens à l’intérieur de frontières sures et reconnues.
      Et oui, l’ONU n’est plus qu’un Barnum scélérat.

      L’inepte argument  » vous faites le jeu du front national  » a été tellement utilisé par une gauche angélique engluée dans un déni profond qu’il ne prend plus et ridiculise le bas-du-front atteint de psittacisme qui le profère.

      Quant à accuser Liliane d’être  » une alliée des Le Pen & co  » : j’ai rarement vu un anathème aussi peu mérité. Vous devriez tourner 7 fois vos doigts sur votre clavier avant de proférer autant de telles stupidités.

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      • Etre contre l’Europe c’est la position Le pen.
        Contre l’Onu c’est aussi la position des extremes.
        Ces 2 structures encore tres jeunes revelent de graves defauts.
        Mais faut il pour cela les ridiculiser et appeller a leur disparition ?
        Ceux qui poussent a la haine et au retour aux conceptions du passe ne sont pour moi que de sinistres imbeciles.

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      • Hitler portait des chaussures pour se protéger les pieds. Je porte des chaussures pour les mêmes raisons. Je suis donc un fier nazi.
        Voilà le genre de sophisme que vous développez.
        Mais je m’en voudrais de vous détourner de vos certitudes bien-pensantes. Vous êtes un saint, et n’en parlons plus.
        Roger.

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  3. Dans une certaine mesure l’adhésion à l’ONU repose sur le système censitaire.
    De deux choses l’une, ou les Etats-Unis disposent d’un nombre de voix en proportion de sa contribution, ou elle contribue à la hauteur du pays le plus faiblement contributeur.

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  4. Dans une certaine mesure l’adhésion à l’ONU repose sur le système censitaire.
    De deux choses l’une, ou les Etats-Unis disposent d’un nombre de voix en proportion de sa contribution, ou elle contribue à la hauteur du pays le plus faiblement contributeur.

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  5. Une crainte, et de taille, au cas où les Etats-Unis quitteraient le machin: qui opposera son veto à des décisions contraignantes du conseil de sécurité? En poussant à l’extrême, ne risquerait-on pas de voir naître une coalition internationale militaire destinée à rayer Israël de la carte? Ce n’est pas de la pure fiction. Imaginons la politique étrangère d’une France dirigée par Mélenchon avec Clémentine Autain à Matignon…

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  6. N oublions pas que l onu est une assemblee de dictatures , les democraties sont minoritaires , de plus la lacheté et la venalité des occidentaux est un element central du comportement complaisant des quelques democraties guidees par un esprit mercantile .
    La solution a cette aberration serait d assujettir la presence a l onu a un minimum de regles democratiques

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