Alléluia ! Enfin un mâle blanc auteur d’attentat !

arme.jpgDialogue

– Bonjour Monsieur le marchand, je voudrais un tonneau d’indignation, un kilo de tristesse démonstrative mais sans aigreur, douze branches d’autoflagellation et, pour une fois, un magnum de haine.

– Oh la la, depuis ce matin, je suis dévalisé ! Vous comprenez, la haine, j’en ai vraiment très peu en stock, parce que je n’ai pas la clientèle de ceux qui l’utilisent professionnellement, vous savez les Khaybar Khaybar ya Yahud, jaysh Muhammad sawfa ya’ud (Khaybar, Khaybar ô Juifs, l’armée de Mahomet reviendra.[1]) Ils se fournissent chez des grossistes. Moi, attentat après attentat, je vends plutôt des bougies, des nounours et des panneaux « Vous n’aurez pas ma haine »…

– Ah bon ? J’aurais cru…

– Oui, vous avez raison, le plus gros de mon chiffre, ce sont les excuses. Les pauvres gosses des cités qui n’ont aucune perspective d’avenir, les justiciers qui veulent venger les petits Palestiniens que les Juifs utilisent comme pigeons d’argile pour s’exercer à la mitraillette… D’ailleurs, si vous en voulez, je solde. J’ai du « comment voulez-vous que des jeunes ne se révoltent pas contre l’occupation de Gaza ? » à moins 50%.

– Mais Gaza n’est plus occupée depuis 2005. Ça fait 14 ans !

– C’est pour ça que c’est en solde: il y a encore de la demande, mais ça diminue. Moi, Madame, je vends ce que le client souhaite. Tant qu’il veut du super à l’éthanol pour son camion, je lui vends du super à l’éthanol, et s’il veut du fuel au petit palestinien pour son antisémitisme, je le sers. Je suis commerçant, je ne fais pas de politique !

– Oui oui, vous avez tout à fait raison, je comprends bien. Mais aujourd’hui, c’est spécial. L’attentat en Nouvelle-Zélande, c’est un blanc d’extrême droite qui a fait le coup, alors on a le droit de parler d’attentat terroriste et lui, il a droit à notre haine. Donc, je viens acheter de la haine.

– Bien sûr, vous avez raison, mais moi, j’ai été pris au dépourvu. Quand on a appris que le tueur n’était pas musulman, j’ai tout de suite commandé des semi-remorques d’indignation et de haine. Si vous avez d’autres courses à faire, revenez dans un petit quart d’heure, mon fournisseur m’a promis de me livrer en priorité.

Depuis le temps que les islamolâtres crient au loup…

Il n’est pas un jour sans que, dans le monde, un attentat ne soit commis au nom d’Allah. La presse française n’en parle que quand elle ne peut pas faire autrement, en général parce que c’est déjà paru dans les médias du monde entier, avec des titres parfois factuels (démocraties anglo-saxonnes), parfois triomphants (dictatures musulmanes), toujours relativistes, symétrologues[2] et apologétiques (exception française).

Le seul point commun, c’est la conclusion des articles dans laquelle se manifeste invariablement une mise en garde contre l’amalgame et une crainte pour « nos compatriotes musulmans. » D’amalgame, il n’y a jamais eu et jamais, non plus, la ratonnade, redoutée mais aussi espérée, car elle aurait enfin justifié les crachats machinaux sur les beaufs populistes franchouillards.

On se rappelle la frustration d’un journaliste du Nouvel Obs[3] (devenu L’Obs tout court) lorsque l’on a appris, non pas le meurtre de trois enfants et du père de deux d’entre eux dans une école juive de Toulouse : ça, il s’en fichait totalement, mais que le tueur, au lieu d’être un nervi d’extrême droite, était un musulman élevé dans le culte antisioniste des fake news françaises. Mohammed Merah, né à Toulouse était le produit de l’Education Nationale, toujours soucieuse d’éviter de froisser les susceptibilités et faisant, pour cette raison, l’impasse sur les sujets qui fâchent : les Hébreux (en 6ème) ou la Shoah (en Terminale).

Ils voulaient voir Verdun et ils ont vu Breivik

« Inspiré par Breivik » est un intertitre d’un article du Monde, qui reprend, comme tous ses confrères, la dépêche AFP mot à mot. On apprend donc que l’auteur de la tuerie serait Brenton Tarrant, un citoyen australien de 28 ans, qui aurait publié, « sur la plateforme Scribd, un manifeste sur le « grand remplacement », théorie islamophobe en vogue dans les milieux d’extrême droite à travers le monde. Il justifie son geste par le besoin de revanche suite aux attentats commis par des islamistes et pour décourager les futurs migrants. (…) Il explique que c’est le tueur norvégien Anders Breivik qui a été son inspiration principale. »

Précisons que ce qu’on nous dit de ce que contient le « manifeste » provient de l’homme qui a vu l’homme qui a vu le loup et encore, on n’est pas sûr qu’il y ait un loup, ni qu’il ait lu ledit manifeste, mais l’occasion est trop belle de rappeler les « heures les plus sombres » sans s’encombrer d’une culpabilité obsolète.

S’cusez-moi, M’sieu, j’peux ?

Petite irruption du réel dans ce beau rêve de terroristes exclusivement blancs et d’extrême droite : ça ira mieux en disant que les médias ne disent rien sur le contenu de ce « ‘’grand remplacement’’, théorie islamophobe en vogue ».

Il va sans dire que la formule péremptoire suffirait à empêcher quiconque de chercher à en savoir plus sur cette « théorie » croquemitaine, de peur d’être étiqueté « complotiste », passible d’une condamnation à la mort sociale sans sursis. Comme nous sommes déjà les Walking Deads des médias français, nous n’avons plus rien à perdre et investiguons donc.

L’expression « Grand remplacement » est le titre que l’essayiste, Renaud Camus, a donné à un de ses ouvrages, dans lequel il déclare que la population européenne est en train de changer démographiquement et que, à terme, le rapport numérique entre immigrés de souche musulmane et autochtones judéo-chrétiens s’inversera. Être Walking Dead n’obture pas l’accès à la logique ni l’observation du réel, aussi serait-on surpris de l’incrédulité médiatique, si ce déni du réel n’était pas le modus operandi habituel de la caste au (quatrième) pouvoir.

L’INSEE chiffre le « grand remplacement »

L’INSEE est complotiste, interdisons l’INSEE. En effet, dans son Rapport sur les évolutions de la population française en 2015 (Insee), l’institut national de la statistique et des études économiques notait que « Depuis 2011, les naissances d’enfants issus de deux parents nés en France diminuent (de 580 756 à 535 302 en 2015, soit une baisse de 7,8%), celles d’enfants dont l’un ou les deux parents sont nés à l’étranger sont en hausse de 6,07%.»

Rien, dans ce constat n’est contestable et rien n’est alarmant, les Français s’étant constitués en peuple à la suite d’immigrations successives.

Sauf que les immigrants actuels ont en commun d’appartenir à une religion qui est « une conception globale et totale de la vie et non une simple religion au sens courant du terme (Islam FAQ) » et que cette conception globale leur commande de la répandre sur la terre entière.

Si nous n’étions pas des judéo-chrétiens honteux et des altérophiles[4] engagés dans un suicide national, nous enseignerions aux arrivants dans notre pays que la condition à leur installation chez nous est l’intégration, c’est-à-dire le respect de nos valeurs et de notre mode de vie. Chez nous, tous les citoyens sont égaux devant la loi, donc exit les hiérarchies inhérentes à l’islam pour qui, dans tous les domaines, le musulman est supérieur au non musulman et l’homme à la femme.

Faute de quoi, comme l’explique Alain Nueil, « Il y aura forcément une année X du XXIème siècle où ceux qui sont nés en 2015 étant enfants d’un ou de deux parents nés à l’étranger et leurs descendants deviendront plus nombreux que ceux que ceux qui sont nés en 2015 de deux parents nés en France. Durant une année postérieure Y, ils deviendront plus nombreux sur les listes électorales et la loi de la démocratie leur permettra de pouvoir prendre de bonnes décisions, mais aussi de mauvaises, comme imposer la charia en France, rattacher le pays au Qatar ou forcer les dernières chrétiennes à porter le voile (Causeur).»

Apprivoiser le remplacement, pas tuer en son nom !

Le grand rabbin d’Australie-Nouvelle-Zélande, Shmueli Feldman, a jugé qu’une « attaque contre un lieu de culte, visant sans discernement des civils, c’est le mal à l’état pur (Sydney Morning Herald) ». Il sait de quoi il parle, puisque les synagogues de France doivent être gardées militairement, et que des Juifs sont quotidiennement victimes de violences, aussi bien en Israël qu’en diaspora.

L’archevêque de Melbourne, lui, a « condamné cette haine idéologique comme un crime pervers contre l’humanité. » Lui aussi, doit souvent prier pour ses frères chrétiens persécutés et éliminés de tout le Moyen-Orient musulman.

Petite pointe d’humour, le dictateur turc Lapayélapoutre Erdogan « condamne fermement ces attaques » dans lesquelles il décèle un « nouvel exemple de l’augmentation de l’islamophobie. » Dans la bouche de celui qui persécute activement les chrétiens dans son pays (où il ne reste pratiquement plus de Juifs), c’est assez savoureux.

Notre Président à nous s’est fendu d’un pépiement surréaliste, de la part du pays qui cherche à contourner les sanctions américaines contre l’Iran, premier financeur mondial du terrorisme : « La France se dresse contre toute forme d’extrémisme et agit avec ses partenaires contre le terrorisme dans le monde. »

Dans la catégorie surréalisme, il a été battu par Abdallah Zekri, président de l’Observatoire national contre l’islamophobie et délégué au sein du CFCM, qui n’a pas mâché ses contorsions sémantiques : « Ce genre de terroristes ne respecte ni les vies humaines ni les lieux sacrés en commettant une attaque programmée et préméditée ». La déclaration est précise, comme l’est le cynisme de celui qui encourage les attaques programmées et préméditées contre les Juifs, qu’il ne respecte pas comme êtres humains et dont il se réjouit de l’attaque contre les lieux sacrés par les troupes palestiniennes.

Le terrorisme doit être condamné, d’où qu’il vienne

Lorsqu’on énumère les attentats contre des Juifs, la liste prend plusieurs pages A4 par mois. Heureusement pour les disciples de celui qui a inventé le djihad, ceux perpétrés par des chrétiens contre eux tiennent en 4 lignes :

  • 22 juillet 2011, en Norvège : une bombe à Oslo et une fusillade à Utoya. 77 morts.
  • 29 janvier 2017, fusillade à la mosquée de Québec. 6 morts, 35 blessés.
  • 19 juin 2017, à Londres, attaque à la voiture bélier. 1 mort et 12 blessés.
  • 15 mars 2019, Nouvelle-Zélande, fusillade. 49 morts et 50 blessés.

Il faut les condamner, et pas seulement en faisant du bruit avec sa bouche, comme c’est le cas, les rares fois où les victimes juives ont droit à une reconnaissance internationale, et pas en faisant défiler bras-dessus bras-dessous les incitateurs à la haine et les financeurs du terrorisme.

Et pour commencer, il faut punir les auteurs d’attentats.

Anders Behring Breivik a été condamné à une peine de vingt et un ans de prison, susceptible d’être prolongée indéfiniment.

Alexandre Bissonnette, qui a perpétré l’attentat de Québec, a été condamné en février 2019 à la prison à vie, sans possibilité de libération avant quarante ans.

Darren Osborne, auteur de l’attaque à Londres, a été condamné à perpétuité en février 2018.

Ceux qui tuent des Juifs en Israël passent des diplômes pendant leur emprisonnement. Ils reçoivent des salaires financés par l’Union européenne et par la France, qui ajoute ce qui manque à la fin du mois (Desinfos.com). S’ils ont été tués en mission, ce sont leurs ayants droits qui perçoivent un pécule.

Leur nom est donné à des écoles, ils font l’objet de contes pour enfants et ils sont les héros donnés en exemple aux écoliers palestiniens, par leurs parents (Times of Israel) et par leurs instituteurs (i24news).

Comme le scandent de nombreux manifestants musulmans à chaque manifestation, quel qu’en soit l’objet : Juif, rappelle-toi Khaybar !

stylo-plume attc

« La France se dresse contre toute forme d’extrémisme et agit avec ses partenaires contre le terrorisme dans le monde. » Mmmouaiaiais…CA♦

Cécile Attal, mabatim.info

[1] Khaybar : bataille qui a opposé Juifs et musulmans en 628, devenue le symbole de la défaite des juifs par les musulmans. Elle a fortement imprégné la culture populaire arabe et le chant clamé lors des manifestations anti-israéliennes rappelle aux Juifs d’aujourd’hui le sort de leurs ancêtres lors de cette victoire des musulmans : tous les hommes juifs ont été massacrés, toutes les femmes violées, tous les enfants emmenés en esclavage et tous les biens saisis.
[2] ©Jean-Pierre Chemla
[3] «Putain je suis dégoûté que ce soit pas un nazi», twitta Nicolas Chapuis. « Ça aurait été effectivement ‘’plus simple’’ » lui répondit Tristan Dessert, journaliste sur RTS, la télévision suisse. Image visible ici.
[4] Au sens étymologique de « qui aime l’autre »… voire qui le préfère à lui-même et à ses semblables.

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3 commentaires

  1. Commentaire (en substance) d’un démographe sur France-info, au lendemain de l’attaque de Christchurch et à propos de l’idée du grand remplacement: « Sapiens s’est mélangé avec Neandertal . Ça a toujours été comme ça dans l’histoire de l’Humanité. Il n’y a pas de grand remplacement mais un métissage naturel des populations ».
    L’article de Cécile éclaire parfaitement la problématique: ce ne sont pas les populations qui posent problème. Ce sont les idéologies, les philosophies, les religions. Soit elles sont saprophytes au sens bactériologique du terme (c-a-d s’insérant pacifiquement dans un ensemble harmonieux) et là, on est tous contents, soit elles sont agressives et totalitaires. Quand, dans un organe, il ne reste plus qu’une espèce bactérienne, on appelle cela une infection.

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