Sri Lanka : récits et balivernes

Sri Lanka.jpg« Qui ? Quoi ? Pourquoi ? » Comme d’habitude. Mais quid de « quand » ?

Pâques est la plus importante fête religieuse chrétienne : elle est, pour les croyants, la commémoration du moment où le fils de Joseph s’est révélé fils de Dieu, par sa résurrection après être mort sur la croix. C’est cet événement-là et nul autre, qui a amené les disciples de cet obscur rabbin à l’identifier comme le Messie attendu par le judaïsme et, sur cette base, à créer une religion dissidente.

La veille, quand Jésus dînait avec ses disciples, une scène représentée, depuis, dans d’innombrables Cènes, il célébrait le Séder de Pessah’, le dîner rituel juif de la Pâque, qui commémore la sortie d’Égypte, l’exode de 40 ans dans le désert et l’entrée du peuple juif sur la terre que son Dieu avait promise au patriarche Abraham.

Les Juifs ne se sentent pas concernés religieusement par la dimension résurrectionnelle de Pâques, les musulmans encore moins, pour qui Jésus (Issa en arabe) n’est pas le fils de Dieu ni même un rabbin juif, mais un prophète musulman d’avant l’islam.

« Sri Lanka : le monde horrifié après les attentats du dimanche de Pâques » Vraiment ?

De qui se moque Le Point en titrant ainsi son article ? De quel monde parle-t-il ? Du quotidien vespéral ? Tsst tsst… Non : Voici le titre du Monde, le seul qui compte quand on se prétend un intellectuel : « Attentats au Sri Lanka : des attaques coordonnées contre des églises et des hôtels de luxe font au moins 207 morts. » Le Monde n’est pas horrifié et il n’a pas à l’être, car il est censé donner des informations, pas son sentiment. Il pourrait informer sur le sentiment des chancelleries, mais c’est d’un piètre intérêt quand on est la crème médiatique, d’une essence supérieure aux besogneux de la politique.

Il arrive quand même aux journalistes du Monde d’admettre qu’ils partagent quelques caractéristiques avec la plèbe, mais ils ne s’horrifient que quand les victimes sont palestiniennes et qu’ils peuvent en attribuer les malheurs aux Israéliens. Les catholiques, le Monde ne les aime pas beaucoup, alors il ne va pas les plaindre. D’où son titre : les églises et les hôtels DE LUXE (nous soulignons) ne sont pas des endroits fréquentables quand on a une morale aussi sourcilleuse que Le Monde.

Non, Le Point ne parle pas de son confrère. Le Point se prend pour le centre du monde, celui qui tourne autour du soleil. Il parle donc de la population mondiale, plus de 7 milliards de personnes. Le Point croit vraiment que tous ces gens n’ont que compassion pour les malheurs des chrétiens ? Les chrétiens eux-mêmes, qui constituent 31% des habitants du globe terrestre, soit 2,174 milliards de personnes, observent pourtant un silence obstiné devant les persécutions endurées par leurs coreligionnaires de par le monde. Obstiné, mais pas incompréhensible : dans notre société, où l’image compte beaucoup plus que le réel, chacun se concentre sur l’écho de sa réputation. Pour que sa cote reste stable, les indignations sont pesées à l’aune de leur popularité. Plaindre les musulmans est bon pour l’image, plaindre les Palestiniens est excellent, plaindre les chrétiens est dangereux. Alors les défendre…

Plutôt laisser tuer des chrétiens qu’affronter l’accusation d’islamophobie

« Depuis le début de 2018, plus de 6 000 chrétiens ont été assassinés. Le gouvernement nigérian et la communauté internationale (…) ont peu fait depuis le début pour remédier à la situation. Ce manque de réaction n’est pas surprenant: ils n’arrivent même pas nommer les racines du mal, à savoir l’idéologie intolérante du djihad. Le nombre de morts chrétiens a seulement augmenté – et il continuera probablement à croître de manière exponentielle – jusqu’à ce que cette réalité soit non seulement reconnue, mais combattue » écrivait Raymond Ibrahim[1], neuf mois avant les attentats au Sri Lanka,

Le mois dernier, il remarquait que notre continent, dont particulièrement notre pays, ex-fille aînée de l’Église, était loin d’être épargné, puisqu’en moyenne, deux églises françaises sont profanées chaque jour :

« Le mutisme règne sur cette vague d’attaques contre les symboles chrétiens. En France et en Allemagne, le même silence éloquent étouffe le scandale des profanations et l’identité des coupables. (…) Ce ne sont pas les criminels qui courent le risque d’ostracisme, mais ceux qui osent établir un lien entre la profanation de symboles chrétiens et l’importation d’immigrés. Ceux-là sont accusés de haine, de discours de haine et de racisme. (pdfbretagne) »

Les assassins doivent rigoler. Tant mieux : on les veut heureux

Nul doute que certains musulmans partagent l’aversion pour la violence que l’éducation judéo-chrétienne a enseignée à ses adeptes, mais ils sont loin d’être la majorité parmi les pratiquants.

Comme le voient tous ceux qui s’y intéressent (sauf les aveugles, cela va de soi, Pom Pom ![2]), l’islam n’est pas seulement une religion, mais un mode de vie intégral, dont tous les aspects sont codifiés par le Coran et les Hadiths, notamment les hiérarchies qui marquent la supériorité ontologique des musulmans vis-à-vis des non musulmans et des hommes vis-à-vis des femmes.

Ce code de conduite ne fait aucune distinction entre le bien et le mal, uniquement entre le halal, licite et le haram, illicite.

L’objectif ultime de la vie des croyants est d’étendre le règne de l’islam sur toute la planète et tous les moyens sont bons pour y parvenir. Le côté obscur de la force permettra une victoire d’autant plus rapide que l’infidèle lui apporte son aide empressée en refusant de comprendre que les deux groupes n’obéissent pas aux mêmes règles et en cherchant, malgré les échecs éternellement répétés, à convaincre les « vrais croyants » de renoncer au précepte central de leur religion, avec des arguments qui n’ont, pour eux, aucun sens.

Les infidèles que sont nos dirigeants essaient de négocier, nient avec obstination l’existence de la guerre djihadique qui est menée contre notre civilisation et pratiquent une inégalité devant la loi, dont les musulmans sortent largement bénéficiaires. Reconnaissent-ils ce favoritisme et nous en sont-ils reconnaissants ? Bien sûr que non ! Ils reconnaissent nos faiblesses pour ce qu’elles sont, ce qui les encourage à continuer jusqu’à la victoire finale, c’est-à-dire jusqu’au moment où toute la population planétaire sera soit convertie à l’islam, soit morte.

Les leaders du monde entier ont condamné les attaques, pas les attaquants

Que le Pape tende la joue gauche est normal : cela fait partie de sa définition de fonction.

En revanche, lorsque Macron fait part de « Toute notre solidarité avec le peuple sri-lankais », il ment, soit à lui-même, soit à ses concitoyens : il devrait parler de compassion, de sympathie, mais pas de solidarité, car la solidarité implique l’action et notre Président n’a, jusqu’à présent, acté que du déni de la réalité, de l’apaisement du monstre en lui sacrifiant Israël et les Juifs[3] et de l’évitement du combat, bref, pour résumer, de lâcheté.

Comme à chaque occurrence, la palme de l’imbécillité malfaisante va à la « cheffe de la diplomatie européenne », que l’on remercie de confirmer notre diagnostic avec tant de constance : « De tels actes de violence en ce jour saint sont des actes de violence contre toutes les croyances », a-t-elle moghériné cette fois-ci. Contre toutes les croyances ?

On ne va pas s’encombrer la vie avec des faits, restons-en aux vœux pieux

Les faits : en ce jour qui n’est saint que pour les chrétiens, des églises (qui ne sont les lieux de prière que d’une seule croyance) et des hôtels pour touristes (en majorité non musulmans) ont été attaqués par des djihadistes, qui eux, sont musulmans et ne prient dans les églises que quand elles ont été transformées en mosquées.

On peut traduire le Mogherini en français et ça donne :

« de tels actes de violence en ce jour saint, dont nous, chrétiens, étendons la sainteté aux autres religions, sont des actes de violence contre une seule religion et ça m’embête sacrément. Alors je vous interdis de le dire et même de le penser parce que vous allez porter la scoumoune aux pauvres musulmans que j’aime. Quelqu’un va finir par faire l’amalgame dont je vous menace à chaque attentat depuis des années et mes protégés, que je noie sous ma sollicitude inconditionnelle, vont finir par s’en prendre sans distinction à tous les kouffars, et si ça se trouve, même à moi ! »

Le concert des faux-culs-vrais-meurtriers

Mahmoud Abbas, qui rémunère les terroristes selon une grille des salaires rendue publique depuis des mois (Mabatim.info) et qui bénéficie de l’aide de la France, quand, justement il a du mal à les boucler, a joué un solo de pipeau remarqué sur l’air de « Le terrorisme se répand comme une épidémie dans le monde entier (…) les pays du monde (doivent) coopérer pour éradiquer le terrorisme. »

Ne pas pratiquer l’ethnocentrisme en concluant qu’il ment : pour Allah, les Juifs sont des fils de singes et de chiens, voire des cancrelats, qu’il convient d’éradiquer. Puis, comme il le répète souvent « après samedi, vient dimanche », formule dans laquelle il ne faut pas, non plus, voir une tautologie, mais une feuille de route : une fois qu’auront été exterminés ceux qui prient le samedi (les Juifs), viendra le moment d’éradiquer ceux qui prient le dimanche. »

Abbas parle toujours arabe, mais en l’occurrence, il parle musulman : le terrorisme désigne un acte accompli contre des « vrais croyants ». Les pays arabes ont chacun leur langue et leur accent, mais le milliard six cents millions de musulmans terriens (1.598.510.000 exactement en 2010 (Worldometers Info) soit 23% des humains de la planète) ont le même référent. Quand des musulmans commettent ce que l’Occident appelle des actes terroristes, ils ont une interprétation différente : ils font une bonne action, pas un acte délictueux. Ils obéissent à un commandement divin, qui fera d’eux au moins des héros, au mieux des martyres et qui leur rapportera (ou à leurs ayants-droits s’ils sont au paradis) un salaire trois fois plus élevé que le salaire moyen palestinien, qui est lui-même trois fois plus élevé que le salaire moyen dans la plupart des pays arabes.

La pistache sur le loukoum

Devinez qui a dit : « Le crime d’aujourd’hui montre une fois de plus que le phénomène détesté du terrorisme est devenu un problème mondial, indépendamment de toute frontière, race, nationalité ou religion, et qu’il ne peut être éradiqué que par la volonté de fer de tous les pays. »

On vous aide : il est porte-parole d’un ministère des Affaires étrangères. Alors ? Vous ne trouvez pas ? Il s’appelle Abbas Mousavi. Ouiiiii ! Quelqu’un a deviné : il s’agit bien de l’Iran. Et là aussi, il porte une parole parfaitement dans les clous de la doxa. Il parle des actes terroristes dont seraient victimes des musulmans. Si les crétins d’Occidentaux comprennent que cela concerne aussi le fléau que son pays lance ou finance contre eux, ça les regarde.

Si les Iraniens lisaient aussi la Bible, ça leur donnerait à réfléchir

On rappelle aux étourdis qui ont sauté le premier paragraphe de cet article que Pessah’, alias la Pâque juive, commémore la sortie d’Égypte. Cette sortie a été précédée, selon le livre d’histoire des 14 millions de Juifs que compte la planète (millions, pas milliards), d’un marchandage entre Moïse et le Pharaon, le premier menaçant le second de dix plaies, s’il n’acceptait pas de « let my people go ! »

La première plaie fut la transformation des eaux en sang. En sang ? « […] Le Nil fut nauséabond, et les Égyptiens ne purent boire des eaux depuis le fleuve […] » lit-on dans L’Exode7:14-25.

L’Iran a été, cet hiver, victime d’inondations dévastatrices, qui ont rendu les eaux nauséabondes et inondé les terres. Habituellement, c’est le Guide Suprême, qui moghérine sur ce sujet, mais cette fois-ci, l’agence de presse Tasnim s’est chargée d’accuser des puissances ennemies de vouloir s’emparer du climat mondial, faisant de la Perse éternelle la principale victime de leur entreprise criminelle[4].

La huitième plaie fut l’invasion des sauterelles. « […] Elles recouvrirent la surface de toute la terre et la terre fut dans l’obscurité ; elles dévorèrent toutes les plantes de la terre et tous les fruits des arbres, tout ce que la grêle avait laissé et il ne resta aucune verdure aux arbres ni aux plantes des champs dans tout le pays d’Égypte […] »

Si l’on n’a pas une Bible sous la main, pour y lire L’Exode 10:13-14,19, on peut avantageusement regarder la vidéo mise en ligne la veille de la Pâque juive sur le fil twitter officiel iranien, où un homme filme une incroyable invasion de sauterelles couvrant le sol de six provinces iraniennes sur toute sa surface et dévorant tout ce qui y pousse. (Twitter)

Iran wire

Quelle puissance de persuasion, ces mollahs : devant pareils événements, les pires iconoclastes se sentent tentés par la foi ! LM♦

Liliane Messika, mabatim.info

[1] Raymond Ibrahim est un spécialiste du Moyen-Orient et de l’islam, sur lesquels il a publié plusieurs livres et de très nombreux articles dans la plupart des grands médias américains. Il a également contribué aux chapitres sur ces sujets dans plusieurs anthologies, traduites, comme toutes ses publications, dans des dizaines de langues (Gatestone Institute).
[2] Quand Georges Brassens a écrit « La mauvaise réputation », il ne pensait sûrement pas que les aveugles du XXIe siècle le seraient par choix et qu’ils se cantonneraient aux domaines des médias et de la politique…
[3] Notamment en dictant au Parquet que les meurtres de juifs aux cris de « sale Juif ! » sont le fait de déments. Par définition, un musulman ne peut pas être coupable. S’il tue pour accomplir les prescriptions du Coran afin de gagner sa place au paradis d’Allah, cela n’a rien à voir avec l’islam, c’est le fait d’un dément, donc d’un irresponsable. Double bénéfice : on ne risque pas des émeutes pour avoir accusé un musulman de quoi que ce soit et on évite le procès au cours duquel il aurait été plus difficile de cacher les liens entre Coran et islam.
[4] « Réagissant aux récentes inondations intervenues dans le nord et l’ouest de l’Iran, qui ont déjà fait des dizaines de victimes, l’agence de presse iranienne Tasnim, affiliée au Corps des gardiens de la Révolution islamique d’Iran (CGRI), a publié un article spécial intitulé 

Logo Liliane Messika

« Les récentes fortes pluies en Iran sont-elles intentionnelles ? ». Selon Tasnim, les pluies diluviennes et les inondations sont dues à une manipulation du climat par les ennemis de l’Iran – allusion aux Etats-Unis et à Israël – qui cause un changement drastique du climat et des inondations sans précédent dans l’histoire du pays.» (Memri)

Un commentaire

  1. une telle verve en pleine traversée du desert est a feliciter : pessah n obscurcit pas votre vision et c est tant mieux , pourtant la machine de propagande franco arabe tourne a plein tube et continue a emplir le ciel mediatique d’une nuée de sauterelles du mensonge …..

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