Palestine et vieilles dentelles

Vieilles dentelles1Il arrive parfois qu’en se replongeant dans des vieilleries, l’on découvre des trésors. Une fois la poussière soufflée, l’or peut se mettre à briller et éblouir le dénicheur.

Il en est ainsi des vieux greniers, des excavations archéologiques, des albums de photos de famille.

Comme du site de l’INA…

Et ceux qui seraient les mieux inspirés de jouer les brocanteurs sont les journalistes du XXIe siècle dont les mises en perspective historiques ne sont pas le point fort.

Qui se souvient de Panorama ? Vous savez, cette émission de reportages hebdomadaire des années 1960 et 1970, enfant naturel de Cinq colonnes à la Une, et dont le générique simplissime montrait l’écran d’un radar et la rotation de son faisceau lumineux, symbolisant le travail de scrutateurs de l’équipe de rédaction.

Et il est vrai qu’en s’y replongeant, on peut prendre la mesure du gouffre qui sépare le vrai journalisme d’investigation de cette époque de la bouillie ânonnée de nos jours sur le thème du conflit israélo-arabe.

Deux reportages réalisés dans les jours et semaines qui ont suivi la guerre des Six Jours (Juin 1967) par l’excellentissime et regretté Michel Honorin sont édifiants à cet égard. Vous y accédez très facilement en tapant « Michel Honorin moyen orient » sur le site de l’INA.

Une toute autre vision

En les visionnant, on prend la mesure de l’état d’esprit dans lequel se trouvait la population arabe des territoires fraîchement conquis.

Voici quelques extraits d’interviews. Le verbatim n’est pas tout à fait exact mais ne trahit en rien le sens des propos tenus.

Première interview : dans une rue de Jérusalem, quelques jours après la fin de la guerre.

Journaliste : vous êtes arabe ?
– Oui, monsieur.
– De Jérusalem ?
– Oui
– Allez-vous rester ici ?
– Oui
– Même avec des Israéliens ?
– Oui
– Pourquoi ?
– Pour nous, les Israéliens, c’est pareil… Nous avons toujours cohabité avec les Israéliens. Nous avons beaucoup d’amis.

Le journaliste s’adresse à un autre habitant.

Vous êtes arabe ?
– Oui
– Allez-vous rester ici ? Vous étiez Jordanien avant.
– Bien sûr, nous sommes obligés. Où aller ?
– Auriez-vous préféré que [Jérusalem] soit restée une ville arabe ?
– Pour nous, c’est pareil, du moment que nous pouvons gagner du pain pour manger. Les Juifs ou les Arabes, pour nous, c’est la même chose.
– Y a-t-il beaucoup de gens qui pensent comme vous, ici ?
– 80%, je crois. Les autres sont ceux qui veulent partir pour rejoindre leur famille à Amman.
– Vous n’avez pas peur de rester ici ?
– Non, pourquoi ? C’est la même chose.
– Et si, demain, vous deveniez Israélien ?
– C’est la même chose, du moment que nous pouvons gagner notre pain. Nous voulons que les pays arabes comprennent que nous voulons la paix.

Deuxième reportage : on y décrit une situation compliquée en Cisjordanie deux à trois semaines après la fin de la guerre : difficultés d’approvisionnement en eau, électricité, etc.

Un arabe explique : « Les Arabes ont peur des Juifs, qu’ils prennent leurs terres, qu’ils ne puissent pas vivre en paix avec eux. Mais, maintenant, les Israéliens sont en train de donner un très bon exemple pour prouver que l’on peut vivre en paix ensemble ».

Les plus radicaux des Arabes feraient rêver les pacifistes d’aujourd’hui. En substance, ils disent : « Nous nous considérons comme Jordaniens, nous voulons rejoindre la Jordanie. Nous voulons la paix mais nous voulons juste vivre dans un pays arabe ».

Un autre interlocuteur : « L’idée de la création d’un État binational est utopique. Ce qui serait normal, ce serait de vivre avec les Israéliens en tant que peuple conquis. Notre but, pour plus tard, n’est pas de prendre notre revanche mais de reconquérir nos droits ».

Un prêtre chrétien orthodoxe : « Nous nous sentons plus à l’aise que sous administration arabe. La plupart des chrétiens préfèreraient être annexés par Israël mais ils n’osent pas l’exprimer ».

Que remarque-t-on ? Avant tout, on se rend compte des dispositions des Arabes de Cisjordanie vis-à-vis de leurs envahisseurs. Très peu d’agressivité voire même une certaine satisfaction de la nouvelle configuration. Leur désir de défendre leur identité arabe ne s’accompagne d’aucun discours belliqueux et ils ne semblent imprégnés d’aucune idéologie mortifère, d’aucun sentiment victimaire.

On comprend bien, en regardant ces reportages, que ce conflit avait toutes les raisons de se résoudre dans les mois qui avaient suivi cette guerre. On y voit Shimon Peres, dans une interview, jeter les bases d’un futur accord raisonnable pour la création d’un État arabe. On y voit les élites arabes de Cisjordanie prêtes à coopérer dans ce sens. Et l’on sent bien que si on avait laissé tout ce petit monde s’arranger en petit comité, on aurait assisté à la pacification rapide de la région.

Surtout, on remarque, qu’à aucun moment, le terme de « Palestinien » n’arrive à la bouche des Arabes interrogés. Ils se décrivent comme « Arabes », comme « Jordaniens » mais jamais comme « Palestiniens ».

Trompe l’œil

Et pour cause, ce « peuple palestinien » n’avait jamais existé jusque-là. Il y avait bien eu les Philistins du temps du roi David mais leurs descendants se sont à jamais perdus dans les labyrinthes de l’Histoire. Les Romains, un peu énervés par la révolte juive de Shimon Bar Kokhba en l’an 135, avaient rasé Jérusalem et avaient nommé la province « Palaestina » en guise d’affront envers les Juifs.

Par la suite, la région fut appelée Palestine par commodité sans qu’aucun peuple, juif, musulman ou chrétien ne pût en revendiquer la propriété en tant que « peuple ». On s’est mis alors à parler de Juifs de Palestine, d’arabes de Palestine, de chrétiens de Palestine, mais jamais de « Palestiniens ».

Mais revenons à 1967…

Le président égyptien, Gamal Abdel Nasser, comptait, lui, sur une victoire écrasante et rêvait de devenir le leader charismatique du monde arabe, celui qui aurait enfin réussi à rayer Israël de la carte et à terminer le travail des nazis. Ses rêves de panarabisme s’effondrant, il présente sa démission dès le 9 juin pour reprendre les rênes du pouvoir… le 10 juin après des manifestations monstres au Caire pour réclamer son maintien à la tête de l’Égypte.

Mais le pouvoir, pour en faire quoi ? Son armée décimée ne permettait pas d’envisager la moindre revanche sur le plan militaire.

Qu’à cela ne tienne. Commençons par le sommet de la ligue arabe de Khartoum et son triple « Non » dicté par Nasser, trois mois après la guerre des Six Jours :

  1. Pas de paix avec Israël,
  2. Pas de reconnaissance d’Israël,
  3. Pas de négociation avec Israël.

La résolution finale comprenait également d’autres paragraphes parmi lesquels une lutte permanente contre Israël pour regagner les territoires perdus pendant la guerre et… la défense des droits du « peuple palestinien ».

Nous y voilà : un peuple créé de novo pour peser sur la scène diplomatique. Une pure invention de Nasser qui choisit ainsi, la porte lui étant fermée, de passer par la fenêtre. Et de sortir de son chapeau une OLP, rangée dans un placard et même jusque-là méprisée depuis sa création en 1964, une aubaine inespérée.

C’est à partir de là que la sémantique a basculé et que l’on a arrêté de parler de réfugiés arabes mais plutôt de réfugiés palestiniens, vous savez les descendants de ce peuple à qui on a volé la terre : la Palestine. Le conte binaire avec un gentil et un méchant pouvait enfin voir le jour.

Et la sémantique, c’est important quand on veut construire un mythe surtout quand celui-ci se dote vite d’une branche armée et terroriste qui se met à peser à l’international à coups de détournements d’avion, d’attentats, de meurtres de masse (J.O de Munich, Achille Lauro, etc.).

Le plus étonnant est sans doute la naïveté ayant permis à cette fable de devenir une réalité dans les consciences. On peut comprendre les dirigeants politiques occidentaux, responsables d’États fortement dépendants de l’approvisionnement pétrolier. Mais pourquoi les intellectuels, les journalistes ont-ils eux aussi accompagné ce narratif complètement bidon ? Pourquoi ce suivisme unanime et panurgien ? Dès l’apparition de ce mythe, personne ne l’a plus remis en cause et les décennies à asséner ces foutaises ont sédimenté pour arriver au résultat incroyable et nullement contesté d’un peuple qui revendique un État sans jamais avoir existé.

On comprend mieux pourquoi ce conflit ne trouve pas de solution, alors que 1967 aurait pu constituer un tournant définitif. Il y a une énorme différence entre la population des reportages d’Honorin et celle d’aujourd’hui. De nos jours, les arabes des « Territoires » ont été corrompus par une propagande efficace, galvanisés par une lutte pour leur libération, toujours séduisante aux yeux des tranches d’âge inférieures, la montée de l’islamisme du Hamas, à la fin des années 1980, jouant le rôle de redoutable catalyseur en produisant de jeunes martyrs à la pelle.

La très grande difficulté pour construire une véritable paix réside dans cette imposture. Comment fédérer un « peuple » protéiforme, fait de bric et de broc, dont les membres, si l’on remonte à trois ou quatre générations, proviennent de contrées éloignées du Moyen-Orient, arrivés pour la plupart en Palestine au début du XXe siècle et attirés justement par le boom économique créé par les nouveaux arrivants juifs. Rappelons qu’à Gaza et sur les bords du Jourdain, on ne parle même pas le même dialecte.

Pour se revendiquer en tant que peuple, il faut, au minimum, présenter une Histoire commune, une architecture traditionnelle, des coutumes culinaires, une littérature, des arts bien identifiables. Tel n’est pas le cas du « peuple palestinien ».

Les deux dirigeants historiques palestiniens (Arafat et Abbas) n’ont jamais présenté de réel projet d’avenir pour ce peuple. Ne parlons pas du Hamas dont le seul programme est la pulsion de mort. Ces populations arabes, depuis leur contamination par l’idéologie arafatienne au début des années 1980, n’ont été soudées que grâce à un seul ciment : la haine des Juifs. Peut-on raisonnablement construire un État sur cette seule base ?

Les Arabes de 1967 sont décédés ou trop vieux et ont sans doute été dépassés par la fougue de leurs enfants et de leurs petits-enfants. Leurs paroles mesurées sont dans les limbes et même leur écho est perdu à jamais.

Peu de chances que les archives de l’INA atteignent un jour les écoles de Ramallah…

Pas beaucoup plus de chances que les rédactions occidentales s’y intéressent non plus…

Oui, Coco, je comprends… Pas le temps et un peu trop tard de toute façon…J-PC♦

Livre JPCJean-Pierre Chemla, MABATIM.INFO

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30 commentaires

  1. En lisant ce remarquable article et les commentaires qui le suivent, on a l’impression d’arriver dans une crèche (infantile, pas de Noël) :
    Les tout petits ânonnent des syllabes qui n’ont aucun sens, pour le plaisir de faire du bruit avec leur bouche : « ils font souffrir les palestiniens pour leur confort personel », « quand je pense à shimon pères qui a assassiné yasser arafat », « c’est aussi une évidence que la plupart des » Palestiniens » ont des liens plus solides que ceux de la plupart des « Juifs » avec la terre de Palestine », etc. etc.
    Les adultes essaient patiemment de leur inculquer un minimum de bases de vocabulaire et de rationalité, mais c’est en vain, car les enfants de moins de 12 mois n’y ont pas accès et les antisémites pathologiques non plus : C’est Shimon Peres qui a assassiné Arafat, mort dans un hôpital français du sida, les Palestiniens sont beaucoup plus légitimes sur la terre du roi Salomon que les Égyptiens de Gaza et les Jordaniens de Cisjordanie, on en passe et des moins ragoûtantes.
    Et quand ils sont pris la main dans la couche et la bouche pleine de caca, les petits antisémites crachent des mots magiques, car ils imaginent que s’ils le disent, ça devient vrai : « complotisme », « Qu’on ne vienne pas me dire que les Palestiniens sont des Jordaniens, quand ces derniers les ont massacrés par milliers il y a 30 ans ».

    Alors qu’on ne vienne pas nous dire que les protestants étaient français quand les Français les ont massacré à la Saint Barthélemy, qu’on ne vienne pas nous dire que les Cambodgiens étaient cambodgiens quand les Khmers rouges cambodgiens en ont massacré le tiers ! Les guerres civiles, ça n’existe pas, c’est le père Michel qui nous l’a ra-con-té ! Pouett pouett.

    Et ne venez pas nous dire qu’un essayiste aussi clair et aussi argumenté que J-P Chemla appartient à la même espèce que les ânonneurs de slogans haineux (hi han ! hi haine !) : ils ne parlent pas la même langue, n’ont pas la même musique et surtout, il y en a un qui a un cerveau apte à la pensée et les autres des cordes vocales aptes au copier-coller !

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    • Shalom Liliane,
      je en sais pourquoi je me laisse encore prendre à argumenter avec les révisionnistes, les propagandistes ou les ignorants : cela ne sert strictement à rien.
      On peut leur donner tous les FAITS, ils reviennent inlassablement à leurs mantras hypnotiques, leurs mensonges éculés et leur mauvaise foi inoxydable.
      Mais on sait bien qu’il faut imaginer Sisyphe heureux.
      Néshikot.

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  2. A tous les antisionistes de bonne volonté (au cas où il y en ait) qui prétendent connaitre Israel parce qu’ils y sont partis en vacances un certain nombre de fois, je propose (sincèrement) de venir prendre un café à la maison, à Jerusalem, et je leur montrerai une réalité bien différente de celle qu’ils croient connaitre.
    Et à ceux qui mettent en avant leur mère ashkenaze pour nous tancer, je leur dirai qu’une mère ashkenaze russe, c’est très commun ici (c’est d’ailleurs mon cas) et cela ne donne ni plus ni moins de droit à quelqu’un qu’une mère d’origine différente.
    Ceci dit; la réaction de ce prêtre chrétien orthodoxe me rappelle celle d’un serveur, chrétien lui aussi, dans la vieille ville: » Heureusement que vous avez gagné la guerre (c’était en 1967), les musulmans étaient tellement excités depuis quelques semaines à l’idée qu’ils allaient tous vous liquider, qu’on se disait qu’ensuite ce serait notre tour! »

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  3. Si le droit du sol d’origine devait s’appliquer systématiquement, il n’y aurait pas d’Américains, mais uniquement des Indiens. Exit les Irlandais, Italiens, Juifs… Idem en Australie : le pays appartiendrait aux seuls Aborigènes et adieu les Anglais.
    Je me suis rendu plusieurs fois en Palestine et oui, il existe bien un peuple palestinien, avec sa culture, sa musique, sa gastronomie. Mes amis juifs de gauche me rejoignent à 100% et plébiscitent le respect des accord d’Oslo, point barre. Qu’on ne vienne pas me dire que les Palestiniens sont des Jordaniens, quand ces derniers les ont massacrés par milliers il y a 30 ans.
    On a octroyé un territoire au juifs en expulsant ceux qui y habitaient depuis des siècles. Que l’état d’Israël soit créé tel que cela s’est fait, entre fourberies anglaises et paranoias de la Guerre froide est déjà constitutionnellement contestable, mais passons. Que Nasser ait joué un rôle immonde dans les conflits qui s’ensuivirent est une évidence incontournable. Que l’on ait tout fait pour se protéger des terroristes du Hamas, implicitement créé par les Etats-Unis (à l’instar de Ben Laden ou de Daech) est également normal.
    Que l’on balaye d’un revers de la main les accords d’Oslo et la reconnaissance de la Palestine contre le gré de l’ONU et uniquement parce les impérialistes américains l’ont décidé ainsi, non, tout simplement non.
    Et quand la droite israélienne n’a aujourd’hui de cesse que d’humilier les Palestiniens (outre ce que j’ai vu, que chacun se réfère aux témoignages des soldats et réservistes israéliens de « Breaking the silence », quand elle achète les terrains de l’église chrétienne corrompue pour encercler Jérusalem Est et cherche à soi-disant intégrer gentiment les Palestiniens dans l’état d’Israël (ils feront leurs 3 années de service militaire pour apprendre à se battre contre les leurs ? Non. Et donc, il n’auront pas les mêmes avantages que les Israéliens ayant accompli ses obligations. Et ceci n’est qu’un micro – mini exemple de ce qui arrivera), je ne peux que rejoindre mes amis israéliens qui VEULENT une solution à deux états, un arrêt de la colonisation, avant un retrait des colonies. Et ne riez pas, car cela arrivera. L’histoire n’a que réellement 50 ans, c’est-à-dire rien, et qu’elle reste à écrire….

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    • Ânonner le catéchisme mille fois rebattu du parfait petit palestinolâtre vous classe tout de suite parmi les propagandistes ignorants des faits, de l’histoire et de la géopolitique.
      Encore un effort pour connaître la réalité de la région, par exemple en allant voir en Israël ce qu’il en est réellement. Mais revenir sur ses préjugés demande du courage et de l’honnêteté.

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      • Je suis allé 10 fois en Israël…, et 10 fois en Palestine. Vous ne semblez pas connaître « Breaking the silence »… ? Je me trompe ?

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    • Et si l’on commençait à déconstruire tous les mythes de
      « peuples », que dirait-on du « peuple juif »? Évidemment, des Arabes d’ailleurs sont venus en Palestine au vingtième siècle, mais c’est aussi une évidence que la plupart des  » Palestiniens  » ont des liens plus solides que ceux de la plupart des « Juifs » avec la terre de Palestine. En tant que fils d’une mère Russe ashkénaze, j’aurais plus de droits en Israël qu’une famille indigène qui y a cultivé ses terres depuis des siècles! Pour les Sionistes de la haute bourgeoisie occidentale, la Palestine était un pays sous-développé, mais même Théodore Herzl n’a jamais prétendu qu’elle était un pays inhabité! Les premiers fabriquants de savon juifs ont parlé de la « qualité de Naplouse » dans leur publicité. Qui étaient donc ces gens de Naplouse?

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      • Je vois bien que vous essayez de nous entraîner sur un débat autour de la « lutte des classes ». Cette grille de lecture n’est pas pertinente dans le cas présent. Je ne crois pas que les premiers sionistes faisaient majoritairement partie de la « haute bourgeoisie occidentale ». Cette terre, initialement, devait être partagée. Qui a refusé le partage?
        Il s’agit, au contraire, de lutte de philosophies (encore plus que de religions). Les médias modernes ont pris l’habitude de renvoyer dos à dos les adversaires des conflits. Tout se vaut, tout est symétrique. De toute évidence pourtant, il y a bien d’un côté la pulsion de vie et de l’autre celle de mort. Chacun ses goûts.
        Quant à la notion de « peuple », il me semble que des groupes humains, sans le moindre moyen de communication entre eux pendant près de 20 siècles, et qui ont miraculeusement perpétué leur vision du monde autour d’un même livre, peuvent légitimement, à l’arrivée, se revendiquer comme un peuple. Ça me paraît avoir un peu plus de poids que d’être soudés par le projet « Adbah el Yahoud » (Égorge les Juifs).

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      •  » une famille indigène qui y a cultivé ses terres depuis des siècles « . Encore une ineptie propagandiste.

        L’immigration de masse des Arabes à la fin du XIXe est le résultat du développement économique et de la modernisation suite à l’immigration juive. Les immigrants arabes sont venus à la recherche de moyens de subsistance.
        Avec la migration des Juifs vers la Terre d’Israël entre 1870 et 1947, la population arabe de la région a augmenté de 270 %, soit près de trois fois celle de l’Égypte, le pays arabe avec le taux de natalité naturel le plus élevé de l’époque. En d’autres termes, l’augmentation était principalement due à la migration. Cet effort juif pour revitaliser la terre a attiré une immigration tout aussi importante d’Arabes des régions voisines, attirés par les possibilités d’emploi et les conditions de vie plus saines, ainsi que par les soins médicaux prodigués par les nombreux médecins juifs. Il n’y a jamais eu aucune tentative de  se « débarrasser » des Arabes autochtones peu nombreux, ni d’empêcher les masses arabes de venir chercher la prospérité apportée par les Juifs.

        Tawfiq Bey al-Hourani, le gouverneur syrien de Hauran, a déclaré en 1934 que « plus de 30’000 Syriens ont envahi la Palestine en quelques mois ».
        Winston Churchill, le 22 mai 1939, a déclaré que l’immigration arabe pendant la période du mandat en Palestine était si grande que leur nombre a augmenté à un rythme tel que même les juifs du monde entier ne pouvaient pas égaler.
        Franklin Delano Roosevelt, président des États-Unis, a déclaré le 17 mai 1939 que l’immigration des Arabes en Palestine depuis 1921 était beaucoup plus importante que l’immigration des Juifs ces derniers temps.
        Selon le recensement britannique de 1931, les musulmans du pays n’étaient pas nécessairement arabes, à en juger par les langues qu’ils parlaient : afghan, albanais, arabe, bosniaque, circassien, kurde, perse, soudanais et turc.
        Les Arabes eux-mêmes admettent que l’identité palestinienne est forgée, mais visiblement pas les falasinolâtres.

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    • Je la connais fort bien. Aurez-vous l’honnêteté de lire le site https://infoequitable.org/breaking-the-silence-pris-en-flagrant-delit-de-mensonge/ ?

      L’organisation Chovrim Chtika s’est fait une spécialité de la dénonciation de violences et d’exactions qui auraient été commises par des soldats israéliens à l’encontre des Palestiniens. Son travail militant se résume le plus souvent à la diffusion de témoignages anonymes de soldats, rendant impossible toute vérification.
      Les soldats qui se trouvaient dans la même unité que Dean Issacharoff ont réagi en postant à leur tour cette vidéo pour dénoncer les mensonges de leur ex-camarade d’armes.

      “L’affaire Issacharoff” a le mérite de remettre les pendules de la désinformation à l’heure. Depuis des années, c’est devenu tellement facile de diffamer Israël sans apporter l’ombre de la moindre preuve. On ne court pas de grand risque et en plus, ça rapporte. Subventionnés par des gouvernements étrangers, relayés par une presse européenne complaisante et malhonnête, des responsables d’ONG israéliennes avaient fini par s’habituer à dire n’importe quoi. C’était oublier que dans un état de droit comme Israël, et comme dans toutes les grandes démocraties, il faut quand même assumer la responsabilité de ses propos. Et de ses actes.

      Vous ne semblez pas connaître Réservistes au front. Je me trompe ?
      Des dizaines de réservistes de Tsahal se sont associés en organisation intitulée « Réservistes au front » afin de poursuivre l’ONG de propagande anti-israélienne Shovrim Shetika devant les tribunaux pour diffamation.

      Amit Dray, commandant de réserve et leader de ce combat indique: « Pendant une longue période nous avons rassemblé des documents qui prouvent que « Breaking the Silence » ment et falsifie les faits afin de salir les soldats et officiers de Tsahal, en Israël et à l’étranger ».

      Il accuse cette ONG de prendre des cas isolés, souvent imaginaires ou approximatifs, pour les présenter comme étant la norme en vigueur dans Tsahal.
      https://www.europe-israel.org/2016/01/israel-des-dizaines-de-reservistes-de-tsahal-se-vont-poursuivre-en-justice-long-de-propagande-anti-israelienne-breaking-the-silence/

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      • Et maintenant, la théorie du complot. .. Arrêtons nous là. Je suis ravi d’apprendre que Noa Rothman rejoint Ehud Barak. Je leur souhaite de tout coeur le succès qu’ils méritent.
        Les vents sont faits pour tourner.

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      •  » la théorie du complot  » : l’argument massue des propagandistes quand on leur présente de faits qui ne leur conviennent pas.
        De toute façon, vous êtes indécrottable, brisons là. Roger.

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      • Disons tout simplement que je suis de gauche et que vous êtes à la droite du Likoud… Basta

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  4. Les palestinier sont les premiers habitants de palestine avant larrivee des juifs .mais les anglais qui dominaient la palestine apres la defaite de lempire authomane .et a la fin de la deuxieme guerre .les europeen ont decides avec les anglais de donner un pays au juifs (en palestine pendant la deuxieme guerre mondial les palestiniens sont majoritaires .les arabes de palestines musulman ou catholiques sont ded gens pacifiques mais la faute au anglais de donner un pays au sioniste qui leurs appartien pas .et en ce qui conserne le jeter les juifs a la mer ct la propagande encienne .comme acctuellent en enttent partout entisemite.

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    • Votre ignorance de l’histoire est vertigineuse mais comme je ne me sens pas trop pédagogue ce soir, je vous invite à lire la réponse de Dov à Yasmina ci-dessous.

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  5. Ça doit être des palestiniens chrétiens qui ont été interviewé et il faut voir ce qu’ils ont vraiment dit en arabe. La Palestine a toujours existé et les grands parents des descendants actuels des palestiniens ne pensaient pas qu’ils allaient être massacrer en masse pour l’avènement du Grand Israël, de peur de représailles ils ont du dire ce que le journaliste attendaient d’eux. Dès la colonisation de la Palestine les palestiniens , arméniens, jordaniens ont montré qu’ils étaient pas d’accord et se sont battus. Aucune objectivité dans votre article quand je pense à shimon pères qui a assassiné yasser arafat je me dis que les palestiniens ont bien fait de lutter pour leurs survies.

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    • à Yasmina :
      – Avant Israël, il y avait le Mandat Britannique en Palestine, pas un État Palestinien.
      – Avant le Mandat Britannique en Palestine, il y avait l’Empire Ottoman turc et musulman, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Ottoman, il y avait l’état islamique des Mamelouks d’Égypte, pas un État Palestinien.
      – Avant l’état islamique des Mamelouks d’Égypte, il y avait l’Empire Ayyoubide arabo-kurde, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Ayyoubide, il y avait le Royaume de Jérusalem franc et chrétien, pas un État Palestinien.
      – Avant le Royaume de Jérusalem, il y avait l’Empire Ommeyyade puis Fatimide, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Ommeyyade puis Fatimide, il y avait l’Empire Byzantin, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Byzantin, il y avait l’Empire Sassanide, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Sassanide, il y avait l’Empire Byzantin, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Byzantin, il y avait l’Empire Romain, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Romain, il y avait l’état Hasmonéen, pas un État Palestinien.
      – Avant l’État Hasmonéen, il y avait l’Empire Séleucide, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Séleucide, il y avait l’Empire Macédonien d’Alexandre le Grand, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Macédonien, il y avait l’Empire Perse, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Perse, il y avait l’Empire Babylonien, pas un État Palestinien.
      – Avant l’Empire Babylonien, il y avait les Royaumes d’Israël et de Juda, pas un État Palestinien.
      – Avant les Royaumes d’Israël et de Juda, il y avait le Royaume d’Israël, pas un État Palestinien.
      – Avant le Royaume d’Israël, il y avait la théocratie des douze tribus d’Israël, pas un État Palestinien.
      – Avant la théocratie des douze tribus d’Israël, il y avait un conglomérat de cités-royaumes cananéens indépendants, pas un État Palestinien.

      Pas de traces, au fil des époques, de l’ombre de l’ombre d’un État palestinien. Ceci précisé sans haine ni méchanceté : simple constat.
      Il faudra peut-être bien, un jour, reconnaître l’évidence : Israël n’a pu voler un état qui n’existe que dans les fantasmes de drôles de coucous conquérants, avides de s’installer allègrement dans le nid douillet et fertile d’un autre…
      L’Histoire est là. Pourquoi nier la réalité ?

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    • Décidément, ça ne sert pas à grand chose de proposer des liens. Si vous aviez cliqué sur celui que je propose, vous auriez pu constater qu’il s’agit bien de musulmans, pas du tout apeurés et même avides de parler.
      Quant à l’objectivité, c’est une notion difficile à maîtriser et je doute que vous en soyez le champion.

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  6.  » Mais pourquoi les intellectuels, les journalistes ont-ils eux aussi accompagné ce narratif complètement bidon ? Pourquoi ce suivisme unanime et panurgien ?  »
    J’ai bien un début de réponse, mais on me taxerait de paranoïa…

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  7. Excellent article qui met bien les points sur les « i » avec toutefois ce bémol que souligne Polush : « le peuple palestinien est une invention du KGB ». Je fais suivre à ma mailing list avec la rectification

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  8. Vive la Palestine le gouvernement israélien ne veule et ne voudrons jamais la paix on espère qun jour sa se realisera mais en attendant ils font souffrir les palestiniens pour leur confort personel

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    • Vous répondez toujours à des articles argumentés par des slogans ?
      Au fond,vous avez raison. Ça vous a tellement bien réussi depuis 52 ans.

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  9. Ce texte intéressant contient toutefois une erreur profonde;
    – Pour parler du « peuple palestinien » vous affirmez qu’il s’agit d’ « une pure invention de Nasser »!
    Il n’en est rien!! Il semblerait plutôt que ;
    – D’après Ion Mihai Pacepa, ancien chef de la Securitate roumaine, dans son livre The Kremlin Legacy, note qu’un jour de 1964, « nous avons été convoqués à une réunion conjointe du KGB, à Moscou ». Le sujet était d’importance : « il s’agissait de redéfinir la lutte contre Israël, considéré comme un allié de l’Occident dans le cadre de la guerre que nous menions contre lui ». La guerre arabe pour la destruction d’Israël n’était pas susceptible d’attirer beaucoup de soutiens dans les « mouvements pour la paix », satellites de l’Union Soviétique.

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    • Bonjour
      Bien entendu, Nasser subissait des influences et des « conseils « , principalement de la part des soviétiques. Il n’empêche que la bascule sémantique s’est opérée après le sommet de la Ligue arabe d’août -septembre 1967. La ligne directrice était dictée par Nasser. C’est précisément à cette période que les arabes des territoires sont devenus « palestiniens « .

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  10. La guerre de 67 est le tournant de la propagande. On est passé d’une guerre des pays arabes où le chef des arabes de Palestine est le grand Mufti, nazi d’honneur ami d’Hitler qui après la guerre, est revenu en héros, a retrouvé ses prérogatives avec le soutien du roi de Jordanie et de la Confrérie des Frères musulmans. Les résultats très critiqués de sa lutte contre Israël ont amené à la création de l’OLP. Mouvement tout neur qui avait le soutien de Nasser et de l’URSS.
    Nouvelle direction et nouveaux slogans sur les thèmes nouveaux du tiers-mondisme et d’autodétermination. On parle de colonisation, d’occupation et de demande de reconnaissance du soi-disant peuple. Nouvelle rhétorique et succès écrasant d’Israël qui ont amené les gauches occidentales et leur supplétifs, les médias, à se découvrir un nouveau combat. Doit-on rappeler que jusqu’en 1967 des figures incontestées de la gauche révolutionnaire occidentale comme Jean-Paul Sartre ou Alfred Memmi apportaient un soutien total aux Israéliens.

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  11. Les premiers coupables, sont les journalistes et dirigeants d’Israël. En effet, il suffit d’ouvrir la TV sur I24, par exemple pour entendre « peuple palestinien » « colons Juifs » et territoires « occupés  » de cijordanie au lieu de colons arabes, territoires de Judée-Samarie occupés par les arabes. Certes avant 1948, il y avait un peuple appelé « palestinien » mais en réalité c’étaient des Juifs. Les arabes qui se font appelés aujourd’hui « palestiniens » ont subitement surgit de la lampe merveilleuse d’aladin en 1967. En matière de contes des milles et une nuit ils n’ont pas leur pareil et c’est tellement grotesque et mensongers que les politiques et journalistes occidentaux, friands des années 40 ouvertement anti sémites, ont trouvé avec Israël un prétexte pour remplacer antisémitisme par antisionisme, mais quoiqu’il en soit, d’après le Pasteur black Martin Luther King, un antisioniste est OBLIGATOIREMENT antisémite.

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  12. Avec l aide d Allah ,et tous les gouvernements lâches et corrompus ,antisémites de France ,entre autres.
    Le narratif arabe est définitivement adopté,par le bon peuple ,grâce aux petits soldats de la propagande ,les journalistes ,les enseignants ,et tous ceux qui pensent….
    Je remarque ,que l histoire de France ,est aussi revisitée…
    Il faudra écrire ,le grand livre du mensonge !

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