Accuser Israël de génocide serait antisémite ?

Rana Zaman.jpgRana Zaman, dont la boule de cristal est un pétard

En accusant Israël de génocide, Rana Zaman, candidate du Nouveau Parti Démocratique au Canada, a fait preuve d’une totale indifférence à la réalité et d’un bagout de voyante extra-lucide. On ne lui voit pas de boule de cristal, mais les experts en fumette s’accordent à penser qu’elle carbure à la colombienne. Pure conjecture. Ce qui est certitude, c’est que son idéologie lui procure des visions exquises de complots au-delà du réel : c’est ainsi qu’elle a pu décrire Gaza comme un Auschwitz du troisième millénaire et Israël comme l’exterminateur de millions de Palestiniens.

De quoi plaire à tous les antisémites qui n’osent pas toujours avouer leur penchant vintage pour les lois de Vichy : en matière d’accusation des Juifs, ils n’en ont jamais trop !

Certes, les accusations zamaniaques ne résistent pas à un simple coup d’œil sur place ou à un clic sur le site de l’ONU. Mais l’accusatrice n’a pas confiance dans les faits et les chiffres, aussi évite-t-elle soigneusement les endroits où elle pourrait s’y trouver confrontée. Du coup, lorsqu’elle a twitté, le 4 juin 2018, que « Des milliers d’Israéliens sont arrivés en Palestine et y ont été les bienvenus quand le monde leur tournait le dos. Et aujourd’hui, ils commettent un génocide contre les Palestiniens parce qu’Israël ne veut pas partager ! (cqvc.online) », on s’est interrogé sur la planète où elle a fait ses études et sur ses lectures. Elle ne sait pas lire ou elle a la vue basse ? Sur ce dernier point, les ophtalmos nient leur implication et incriminent une substance plus forte que la colombienne. En effet, « quand le monde leur tournait le dos » ne peut se comprendre autrement que « pendant la deuxième guerre mondiale ». Et pendant cette période, la Palestine n’accueillait pas les Juifs, c’est le moins qu’on puisse dire.

Rana Zaman, dont la politique fait l’impasse sur l’Histoire

N’importe quel livre d’histoire pourrait expliquer à celle qui prend ses rêves délirants pour une campagne électorale que, pendant la dernière guerre mondiale, la région de l’ex-empire ottoman s’appelait « Palestine mandataire » parce que la SDN, (qui deviendrait l’ONU en 1945) avait accordé aux Britanniques un mandat pour qu’ils y favorisent la création d’un Foyer national juif. Oui, mais…

En octobre 1915, Mac Mahon, alors haut-commissaire britannique en Égypte, avait assuré Hussein, chérif de La Mecque, que les Britanniques le soutiendraient pour constituer un ou plusieurs États arabes dans une confédération indépendante, dont serait exclue la Palestine[1].

En mai 1916, les Anglais avaient signé avec les Français les accords Sykes-Picot, qui plaçaient la Palestine, à l’exception de la ville de Haïfa, sous contrôle international, en contradiction avec la lettre de Mac Mahon.

Enfin, le 2 novembre 1917 était envoyée la déclaration Balfour, qui entrait en contradiction avec les accords Sykes-Picot[2].

Ces trois engagements contradictoires, ajoutés à l’éternel antagonisme franco-anglais, créèrent les conditions d’une explosion. Ce qui avait été considéré comme une sorte d’échange – « la petite Palestine aux Juifs, contre un grand État aux Arabes » – échoua du fait de l’attitude de Paris et de Londres. Les Anglais soumirent l’Irak, les Français assujettirent la Syrie et expulsèrent Feyçal, à qui les Britanniques avaient assuré qu’il serait roi du grand État arabe.

C’est dans ce contexte que les mandataires décidèrent, en 1921, de soustraire à leur destination les trois-quarts du territoire couvert par le mandat et de les offrir, sous forme du Protectorat de Transjordanie, à Hussein Ben Ali, lequel inaugura la royauté hachémite sous le nom d’Abdallah 1er.

Palestine ouest et Transjordanie.jpgLorsque la déclaration Balfour fut adressée par Sir Arthur James Balfour, ministre des Affaires étrangères britannique, à lord Walter Rothschild, vice-président de l’organisme représentatif des Juifs anglais, la France et l’Angleterre étaient convaincues de la chute prochaine de la Turquie, alliée de l’Allemagne. Les accords Sykes-Picot, signés l’année précédente, avaient pour but d’isoler la Turquie vaincue, en créant face à elle une confédération arabe placée sous leur protectorat.

L’idée d’un État juif en Palestine, répondant au souhait des sionistes, prenait place dans ce contexte de morcellement des possessions de l’Empire ottoman. Les Anglais y trouvaient un moyen d’écarter la France de la Palestine et d’obtenir l’appui des Juifs américains pour convaincre les États-Unis d’entrer dans la guerre à leurs côtés. Peut-être aussi y voyaient-ils, pour les Juifs, une sorte de compensation de l’Aliens Act, voté en 1905 par le même Balfour, alors chef du gouvernement, afin d’empêcher l’afflux, en Angleterre, de Juifs fuyant les pogromes de l’Est.

Malgré la déclaration Balfour, la politique arabe du Royaume-Uni ne s’est jamais infléchie : à la veille de la deuxième guerre mondiale, elle se traduisait, en Palestine, par une aide intensive à l’immigration arabe, couplée à un frein massif à celle des Juifs. On rappelle que la Palestine mandataire devait devenir le Foyer national juif. Cherchez l’erreur, vous trouverez la realpolitik.

Si l’entreprise d’Hitler s’est soldée par l’extermination de la moitié du peuple juif, c’est notamment parce que ceux de ses membres qui parvenaient jusqu’au port de Haïfa, étaient refoulés et renvoyés d’où ils venaient ou, pour le millier des plus chanceux, déportés à l’Île Maurice[3].

Ce génocide doit aussi beaucoup à Amin al-Husseini, grand mufti de Jérusalem, qui, plutôt que d’accueillir les Juifs avec bienveillance, suppliait Hitler, à l’oral comme à l’écrit, de venir mettre en œuvre la Solution Finale au Moyen-Orient (Blogs Mediapart). Alors, les Israéliens (qui s’appelaient à l’époque « Palestiniens »), bienvenus en Palestine ? Oui, décidément, c’est de la colombienne.

L’Histoire n’est pas le seul gêneur éliminé par l’ogresse agressive 

La Zaman est aussi fâchée avec les chiffres et les lettres. Un autre de ses pépiements exploite la même veine surréaliste : « Je me demande si #Israel a emprunté ça aux #nazis après avoir constaté leur réussite ? À la vitesse à laquelle Israël tue, je me demande si les Israéliens ne visent pas plus haut que six millions de #Palestiniens ? #Gaza est le nouvel #Auschwitz, et les #Israéliens, les nouveaux portiers ! »

Il ne fait pas l’ombre d’un doute que Mâme Zaman est animée par la même haine érotisée qui motive les apprentis djihadistes séduits par les vidéos de décapitations de l’État islamique. Les uns comme l’autre obéissent à des pulsions sadiques engrainées dans leur inconscient. Leurs passages à l’acte montrent qu’ils n’ont pas accédé à un stade psychologique adulte, qui leur permettrait de soumettre leurs pulsions à la raison et/ou à la morale.

Les sens certain mots, dont certaines s’interdisent l’accès

La définition de « génocide », les Juifs ont payé assez pour le savoir, est un « crime contre l’humanité tendant à la destruction totale ou partielle d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux. (Larousse) » Lorsque l’on parle de génocide, l’exemple de celui du peuple juif, pendant la seconde guerre mondiale, vient en premier, pas seulement pour le nombre de morts (six millions !), mais pour l’entreprise scientifiquement industrielle qui a été mise en œuvre dans ce seul but et pour le critère qui a présidé à la sélection des victimes : un seul grand-parent juif.

Comme l’a reconnu Hitler lui-même[4], nul critère racial ni religieux n’était pertinent. Il s’agissait d’éradiquer un peuple, puisqu’étaient concernés aussi bien les nourrissons, incapables d’avoir choisi leur religion, et les convertis, qui avaient donc acté de son refus en la quittant.

Le peuple juif comptait moins de treize millions d’âmes avant le nazisme. Six millions devinrent précisément cela : des âmes.

À l’issue de la guerre déclenchée contre Israël, le jour même de sa naissance, par les cinq pays arabes qui l’entouraient, les réfugiés palestiniens bénéficièrent presque aussitôt d’une agence de l’ONU créée spécialement pour eux (8 décembre 1949). Cette agence, l’UNWRA, compta les cartes d’alimentation qu’elle leur distribua. Il y en avait 750.000 et c’est le nombre devenu officiel (UNRWA), même si les officiels, eux, remarquèrent que certains réfugiés en collectionnaient jusqu’à 500[5]. La même ONU donnait les chiffres issus du recensement de 1922 : population totale de la Palestine mandataire = 752.048 habitants, dont 668.258 Arabes et 83 790 Juifs[6].

Aujourd’hui, l’UNWRA revendique 5,4 millions d’ouailles[7].

Où va-t-elle chercher tout ça ?

Madame Zaman délire : À la vitesse à laquelle Israël tue, je me demande si les Israéliens ne visent pas plus haut que six millions de #Palestiniens.

On peut lui répondre très précisément, grâce aux chiffres de l’UNWRA, qu’à la vitesse à laquelle Israël tue, la population palestinienne a déjà été multipliée par 8, mais qu’elle n’atteint pas encore les six millions qu’elle voudrait voir tuer par les Juifs, juste pour pouvoir les haïr encore plus.

Est-ce qu’elle le croit vraiment ? Si c’est le cas, la fumette lui a définitivement grillé les neurones et il faudrait deux médecins pour signer une demande d’internement d’office. Y a-t-il des médecins dans l’assistance ?

Mais elle ne le croit pas. Elle se fiche des chiffres. Sa pêche aux péchés, qu’elle attribue au seul objet de son ressentiment délirant, n’a besoin d’aucun fondement dans le réel. Il s’agit juste de justifier a posteriori la haine qu’elle éprouve contre ce mauvais objet issu de ses fantasmes. Si elle s’était posé la question, il lui aurait suffi d’un clic et Rabbi Google lui aurait donné la réponse.

Les gens sensés, ancrés dans le réel, se posent une autre question : comment un individu aussi perturbé psychiquement a-t-il pu arriver jusqu’à représenter un parti politique lors d’une élection ?

Même sans examen psychopathologique, les deux réponses possibles induisent la même conclusion :

  1. Elle croit vraiment que Gaza est « le nouvel Auschwitz dont les Juifs sont les portiers. » C’est qu’elle a la tête dans le sable, pour ne pas savoir que les Juifs ont quitté Gaza en 2005 (il y a 14 ans !) et qu’elle parle donc de ce dont elle n’a pas la plus petite idée, dans des termes qui signent un délire. Gouverner, c’est prévoir et prévoir demande un minimum de savoir[8]. Elle est mal partie et ses électeurs encore plus.
  2. Elle n’y croit pas, mais elle est aveuglée par sa haine des Juifs. Elle veut tant la faire partager qu’elle invente n’importe quel argument pour convaincre les anti-sio-mites potentiels. Dans ce cas, comment peut-on l’élire à quelque fonction officielle que ce soit ? Aujourd’hui, elle veut exterminer les Juifs en représailles de péchés imaginaires. À qui s’en prendra-t-elle demain ? Vous la voyez en Docteur Folamour, euh, Docteur Folledehaine, en train d’appuyer sur le bouton nucléaire, parce que qu’elle soupçonne que des milliards de Palestiniens vont être empoisonnés par l’éternuement d’un papillon juif ?

Rana Zaman a finalement été remerciée par son parti « en raison d’un langage employé dans des publications sur des réseaux sociaux qui est inacceptable ».

Pardon, c’est pas moi, c’est pas ma faute et j’ai pas fait exprès

Elle s’est excusée : des « amis au sein de la communauté juive » (« des amis juifs de Mme Zaman : l’oxymore du siècle ») lui auraient expliqué que sa comparaison entre Gaza et Auschwitz était « inappropriée, blessante et malheureusement, qu’elle pouvait être perçue comme antisémite ». Ben oui, « malheureusement ». On pourrait même dire « inexplicablement », voire « mystérieusement ». Imaginez qu’au lieu des Juifs, quelqu’un accuse les musulmans de vouloir tuer six millions de chrétiens. Zaman n’y aurait pas vu le moindre soupçon d’islamophobie. Y a que les Juifs pour être d’une pareille susceptibilité…

Surtout qu’elle n’avait que des bonnes intentions : elle voulait « sensibiliser » (qui ? Les Juifs à se méfier d’elle ou ceux qui cherchent des alibis pour les tuer ?) et engager un « dialogue productif ». Un dialogue productif à base d’accusation de génocide pour la multiplication par 8 d’une population ? Elle a accueilli la sanction avec philosophie : « Le militantisme a son prix, et je souhaite le payer. » Quel gâchis ! Quand on pense qu’il y a un peu moins d’un siècle elle aurait été accueillie chaleureusement dans les rangs de la Sturmabteilung, la S.A. nazie. C’est là que son militantisme aurait été apprécié à sa juste valeur !

Que Zana Raman se rassure, elle n’est pas seule

Rashida Tlaib, élue démocrate au Congrès américain la reçoit 5 sur 5 et en rajoute dans le délire : le mouvement des droits civils, qui a pris naissance dans sa ville de Detroit, lui rappelle irrésistiblement « l’absence d’égalité en Palestine (YouTube). »

 Jusque-là, on lui donne entièrement raison : selon que vous serez Fatahnik-Hamasnik ou misérable, les jugements de cour palestinienne vous rendront blanc ou noir… si vous avez la chance de passer en jugement, plutôt que sous les balles d’un milicien.

Mais ce n’est pas ce qu’entend l’amère Tlaib : peu lui chaut l’injustice palestinienne. Quand elle dit « Palestine », elle dévoile son aspiration à « deux États » : un État palestinien Judenrein et un État palestinien avec quelques esclaves juifs, tous deux fondus dans une Palestine au-dessus des lois humaines. En réalité, c’est Israël qu’elle stigmatise et compare à ce qui a nécessité le mouvement des droits civiques américains, qui a été très largement soutenu par d’innombrables Juifs américains.

« Il y a une perpétuelle déshumanisation et des politiques racistes menées par l’État d’Israël, qui violent les droits humains internationaux et qui heurtent mes propres valeurs en tant qu’Américaine. »

Déshumanisation ? Apartheid, même ! Elle ne mâche pas ses mots. Quels droits humains sont aussi horriblement bafoués ? Elle explique : les plaques d’immatriculation sont différentes pour les Palestiniens et pour les Israéliens. C’est exact, on le confirme : les plaques israéliennes sont jaunes, comme celles de l’État de New York (mais avec l’indication du pays IL) et celles des Palestiniens sont blanches comme les californiennes, mais avec le P… d’aPartheid, ah non, de Palestine !

À part ça, on peut donner quelques indications à Mme Tlaib, comme à Mme Zaman. Dommage qu’elles ne veuillent surtout pas les entendre. Dans le Detroit des années 1950, aucun Noir n’était vice-président de la Cour Suprême et on n’imaginait pas qu’il y eût un jour un juge noir capable d’envoyer en prison le Président des États-Unis pour viol et harcèlement sexuel. C’est pourtant ce qui est arrivé en Israël (Times of Israel), où le juge Salim Joubran a condamné l’ex-Président Moshé Katsav à sept ans de prison ferme (France 24).

Depuis 1948, les citoyens israéliens, quelles que soient leur origine, religion ou opinion politique, sont égaux devant la loi et militent dans les mêmes syndicats. En revanche, si rien ne les empêche d’appartenir aux mêmes partis politiques, peu de Juifs s’inscrivent dans les différents partis arabes de la Knesset, qui militent pour une partition de l’État.

Oui, mais les plaques d’immatriculation…

Attention une antisémite peut en cacher une autre

On a dit « cacher », pas « dévoiler », car l’antisémitisme de Ilhan Omar, derrière Tlaib et ci-devant élue démocrate du Minnesota, est connu, reconnu et même prétendu sujet d’importance nationale, avant d’être inconnu au bataillon des connaissances de Mme Omar.

Mais comme le disait le prophète, « c’est pas parce qu’on n’a rien à dire qu’il faut fermer sa gueule » et c’est pas parce qu’on ne connaît rien à Israël qu’on doit fermer son clapet à médisances contre lui. Donc Omar s’active à discréditer l’État juif, qu’elle ne sait pas situer sur une carte, d’où son recours aux diffamateurs ayant déjà pignon sur rue : elle présente une « résolution… pour vraiment parler des valeurs américaines qui soutiennent et croient en notre capacité d’exercer notre droit au premier amendement en matière de boycott. Et c’est une occasion pour nous d’expliquer pourquoi nous soutenons un mouvement non violent, qui est le mouvement BDS (World Israel News). »

Audiard, reviens ! Tes successeurs sont tellement nuls et cons, qu’on voudrait te voir réécrire leurs discours. Là, ça donnerait quelque chose comme :

« On a que dalle à raconter, mais faut montrer sa tronche si on veut continuer à béqueter notre fromage de député. Un chouia de valeurs par-ci, de l’anti-youpins par-là et le tour est joué. Mais discretos, les mecs ! On n’y va pas tout seuls. Y a des experts, qu’ont rien d’autre à foutre qu’en foutre plein la gueule aux Juifs et à personne d’autre, depuis des paquets d’années, sans qu’un seul cave se rebiffe. On leur file un coup de paluche, aux BDS, et roule ma poule, l’État juif l’aura dans l’os et nous, on pourra postuler à une auréole ! »

On a beau essayer, rien ne vaut un Audiard authentique : « C’est malheureux quand les gens partent de travers dans la vie. Avec des yeux et un cul pareils, elle n’aurait pas dû avoir de soucis à se faire. Eh bien, c’est avec sa tête qu’elle voulait arriver. Elle misait sur son point faible. (Babelio) »

Pendant que les antisiomites délirent, la réalité continue

En juillet 2019, le Professeur Azzam Al-Tamimi, universitaire palestinien enseignant en Grande-Bretagne, a déclaré à la télévision Al-Hiwar que la mosquée, Al-Aqsa, à Jérusalem, est la plus libre du monde islamique, soulignant que la liberté dont jouissent les fidèles musulmans est bien plus grande que dans les mosquées des zones contrôlées par l’Autorité palestinienne :

Pourtant, ce qu’on voit sur place ne donne pas l’impression d’une grande liberté de culte : une vidéo se promène sur la Toile et montre, en effet, un chrétien priant sur le Mont du Temple, territoire israélien confié à l’autorité religieuse musulmane (le waqf jordanien) et nommé avec gourmandise « Esplanade des mosquées » par l’ensemble des médias hexagonaux.

Un chrétien qui prie, n’importe où à Jérusalem, est une scène si courante que personne n’y prête attention. Mais sur le Mont du Temple, euh, l’Esplanade des Mosquées ? Rien à voir. Euh, on veut dire « c’est différent ». Car ce qu’il y a à voir (Facebook), c’est un type qui se fait apostropher et chasser par un responsable de la mosquée, au motif que « Il n’y a pas de Mont du Temple. Ici c’est l’esplanade des mosquées. C’est comme ça que nous appelons ce lieu. Vous venez ici et vous manquez de respect à l’Islam. On veut la paix, le respect de tous. Ce n’est pas ce que vous faites. Vous n’êtes pas le bienvenu ici. Je ne vous serre pas la main. Allez, dégagez maintenant ! »

Cela se passe en Israël, c’est effectivement un apartheid, mais celui-ci, Mesdames Zaman et Tlaib ne vous en parleront jamais. En revanche, les plaques d’immatriculation…

« En même temps », comme on dit chez nous, on pourra toujours accuser Israël de racisme et d’intolérance, car 1) on a beau contester sa légitimité sur la terre de ses ancêtres et sur sa capitale historique, 2) on a beau essayer de prouver que le Temple, dont les vestiges sont légion (pas romaines) n’a jamais existé, 3) la scène filmée sur l’Esplanade des Mosquées, elle, se situe bien sur le territoire aujourd’hui israélien. Donc, les Israéliens sont coupables de ce qui est arrivé à ce chrétien. Ouf ! LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Mac Mahon déclare au Times en septembre 1919 : « Je n’ai jamais eu l’intention, en donnant cette assurance au roi Hussein, d’inclure la Palestine dans la zone d’indépendance arabe. » (Jacques Soustelle, La Longue Marche d’Israël, Fayard, 1968.)
[2] Pour Mark Sykes, c’est un bon moyen de remédier aux accords qu’il a signés à contrecœur et d’écarter la France de la Palestine (Jean-Pierre Migeon et Jean Joly, À qui la Palestine, « Édition spéciale », Publications Première, 1970.)
[3] Voir : Le Juif errant est rentré chez lui, Liliane Messika, L’Harmattan, Paris, 2015.
[4] « Il n’y a pas, à proprement parler, et du point de vue de la génétique, de race juive […] La race juive est avant tout une race mentale […] Une race mentale, c’est quelque chose de plus solide, de plus durable qu’une race tout court. […] Le Juif, où qu’il aille, demeure un juif. C’est un être par nature inassimilable. Et c’est ce caractère même qui le rend impropre à l’assimilation, qui définit sa race. Voilà une preuve de la supériorité de l’esprit sur la chair ! (Testament politique d’Hitler, Adolf Hitler, notes de Martin Bormann, ed. Fayard, Paris, 1950, page 83
[5] Le 20 juillet 1955, à l’occasion d’une conférence sur les réfugiés qui se tenait dans le secteur jordanien de Jérusalem, Henri Labouisse, directeur de l’UNRWA, révéla : « Il y des réfugiés qui détiennent à eux seuls 500 cartes d’alimentation de l’UNRWA. »
[6] UN League of Nations (rapport du 30 avril 1945), United Nations, L.o.N./1945.VI.A.1, April 30, 1945, Geneva.
[7] On compte 5.442.947 réfugiés palestiniens enregistrés auprès des agences des Nations unies (Plateforme Palestine)
Logo Liliane Messika[8] “… I must study History, Politicks and War so that my sons may have liberty to study Mathematicks and Philosophy.  – Lettre du deuxième Président des USA, John Adams à sa femme Abigail, le 12 mai 1780.

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6 commentaires

  1. Il en est des fake news comme des t shirt « en coton » , parfois 20 , 40, 60 ou 100% coton . Avec Zana Raman c’ est de la qualité , du 100% fake news .

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  2. Sauf que dans leur mentalité, ce qui est utile est vrai.
    Cette accusation est utile à sa cause, donc l’accusation est vraie et elle y croit sincèrement. Incompréhensible pour un occidental et naturel pour certains orientaux.
    Un autre exemple: un valeureux chef de guerre ne peut mourir dans son lit de maladie. Il doit mourir au combat! Je parle de Yasser Arafat. En conséquence, Arafat est mort au combat empoisonné au polonium radioactif par l’ennemi pervers, quand bien même aucun membre du personnel soignant de l’hôpital n’ait détecté sur le dosimètre qu’il porte en service la moindre trace de radioactivité.

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  3. voila un « anti genocide » , qui semble fonctionner a l envers !! puisque les arabes de cette region dits « palestiniens  » se multiplient de maniere effrenée depuis qu ils subissent les affres de la mechanceté juive !
    non decidement , pour effectuer enfin un genocide a l endroit , Israel doit prendre des cours chez ses voisins arabes qui , eux , exterminent les minorités et obtiennent tres vite des resultats tangibles §

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  4. 70% des Palestiniens portent la moustache contre 12% d’Israéliens. Si c’est pas du racisme ou de l’apartheid ça…
    Non, en fait, le grand problème de ce 21e siècle réside dans la mediocrisation du pouvoir politique ou de celzeceux qui prétendent y accéder. On y trouve de plus en plus de cartons de cet acabit dotés de 2 à 3 neurones. D’où la multiplication de telles déclarations ineptes. Les cerveaux, eux, choisissent d’aller où se trouve le vrai pouvoir.

    Aimé par 1 personne

  5. Vous avez raison Lilianne mais ces gens là ignorent ce qu’est la raison. Ils voient leur monde imaginaire à travers des lunettes antisémites qui les confortent dans leur obsession.
    Que faire ? Je rêve de les déporter à Gaza, cet horrible camp de concentration. Ils manifesteront alors avec les gazaouis contre la tyrannie du Hamas.

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