Complot Maçonnique a quitté Judéo pour Antisionisme

complot-judéo maçonniqueLa schizophrénie au pouvoir

Lorsque la gauche est arrivée au pouvoir, en 1981, la politique était rangée bien en ordre dans ses petits casiers : les gentils étaient à gauche, les méchants à droite. Les gentils étaient humanistes, les méchants étaient racistes. Les pires des racistes étaient guidés par un borgne, qui ne faisait pas la différence entre Juifs et francs-maçons, amalgamés dans son fantasme de complot judéo-maçonnique. Les meilleurs des humanistes scandaient « Touche pas à mon pote », amalgamant dans une islamophilie inconditionnelle et une palestinolâtrie sectaire, les tyrannies moyen-orientales les plus riches d’or noir et les immigrés du sous-prolétariat hexagonal, mais aussi les réfugiés bénéficiant de l’administration israélienne, ceux subissant l’apartheid libanais et les terroristes pilotés par l’Iran et le Qatar.

Parfait symbole de la déchirure à venir, le Président de la République, élu sous l’étiquette de l’Union de la gauche, avait milité, dans sa jeunesse, dans des mouvements d’extrême-droite anti-communistes, participé à des manifestations « contre l’invasion métèque » (1935) et été décoré de la Francisque par le maréchal Pétain en 1943 (Wikipedia).

Bannière Bensoussan 15-9-2019
Flash-back : l’inversion des valeurs – 1ère saison : juin 1967

Les moins de vingt ans auront du mal à le croire, mais avant la guerre des Six-Jours (1967), les socialistes du monde entier se donnaient la main et la serraient volontiers aux camarades israéliens : le kibboutz représentait l’unique exemple réussi de socialisme opératif et démocratique dans le monde et donc l’unique espoir que la doctrine marxiste ne conduise pas inéluctablement à une dictature sanglante.

Le film Exodus, sorti six ans plus tôt, était encore dans toutes les mémoires. Il n’y avait qu’une chaîne de télévision en France, Internet n’existait pas encore et il sortait moins de films en un mois que de vidéos aujourd’hui en une journée. Paul Newman, dans le rôle d’un officier de la Haganah, l’armée clandestine juive luttant contre l’empire britannique, avait popularisé un héros parmi d’autres, luttant courageusement pour l’indépendance nationale du peuple juif.

Les moins de 40 ans auront encore plus de mal à croire qu’il existe dans Télérama, chantre de l’antisionisme révisionniste en 2019, une micro-critique positive du film de 1961 : « Épopée didactique pour mieux comprendre un pays, une époque, où même après la guerre et même chez les Alliés, l’antisémitisme était normalisé. (Telerama) »

L’inversion des valeurs – 2ème saison : mai 1968

En 2019, Mai 68 n’est la date historique majeure du XXe siècle que pour les adolescents de 70 ans et plus. Les autres savent relativiser, mais il est impossible de s’en rendre compte, car ceux qui sont aux manettes des médias français sont, soit ceux qui sont passés par cet épisode initiatique, soit ceux qu’ils ont formés.

La féminisation de la république doit plus à la plage sous les pavés qu’à l’ensemble des néo féministes intersectionnelles-inclusives d’aujourd’hui. Comme l’explique très pédagogiquement Jean-Paul Brighelli, si une « Noire est lesbienne dominatrice, transgenre, handicapée, authentique descendante d’esclave et de culture musulmane — deux termes incompatibles, parce que les Musulmans étaient du côté des esclavagistes —, si elle n’a pas fait d’études mais des ménages, qu’elle est une ménagère de plus de cinquante ans, de surcroît féministe tendance gouine rouge, et obèse, elle offre une grande variété d’intersections. Elle appartient à une multitude de communautés qui se croisent sans se mélanger complètement : une lesbienne blanche semble bien appartenir à l’un des groupes nommés ci-dessus, mais sa qualité de « blanche » la renvoie impitoyablement dans l’univers des esclavagistes-colonisateurs-exploiteurs. Toutefois, elles appartiennent à un même parti de gauche. (Causeur) »

Les idées généreuses de Mai 68 ont, comme la doctrine marxiste, viré à l’idéologie autoritaire, mais il faut se souvenir qu’avant qu’il soit interdit d’interdire, il n’était pas interdit d’être à la fois intelligent et de gauche, juif et humaniste, féministe et hétéro, francophone et américanophile, citoyen du monde et amoureux de l’orthographe française.

L’inversion des valeurs – 3ème saison : Les dix néo-commandements

  1. Je suis LaGauche, ton dieu, qui t’ai sauvé de la société machiste. Tu n’auras point d’autre dieu devant ma face.
  2. Tu ne prendras point le nom de LaGauche, ton Dieu, en vain. Si tu es blanc, tu ne parleras point pour les noirs. Si tu es hétéro, tu ne parleras point pour les LGBT. Si tu es grand tu ne parleras point pour les petits. Si tu es riche tu ne parleras point pour les pauvres. Mais l’inverse tu pourras pratiquer.
  3. Tu travailleras 35 heures et tu feras tout ton ouvrage. Mais le septième jour est le jour du repos de Congépayé, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l’étranger qui est dans tes portes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.
  4. Tu ne te souviendras pas que tu as été esclave au pays d’Égypte, car l’esclavage n’a existé que du fait des Occidentaux. D’ailleurs, des Arabes et de l’islam tu ne retiendras que les apports positifs. Si point d’apports positifs tu ne trouves dans l’Histoire, en inventer tu devras.
  5. N’honore ni ton père ni ta mère, mais honore l’islam, les musulmans et par-dessus tout, les Palestiniens.
  6. Tu ne tueras point, sauf des Juifs, et lorsque cela arrivera, eux-mêmes tu rendras responsables.
  7. Tu commettras l’adultère si tu en as envie, car tu es un individu qui connaît ses droits et, seuls Libé, Télérama et Les Inrocks, ta conduite guideront.
  8. Tu ne déroberas point, sauf si c’est à plus riche que toi ou à l’État.
  9. Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain, sauf si tu es journaliste et que ton prochain est juif ou, encore pire, israélien.
  10. Tu ne convoiteras point la femme de ton prochain ; tu ne désireras point la maison de ton prochain, ni son champ, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain, sauf si ton prochain est juif ou israélien, ou riche, ou de droite, ou que tu peux l’accuser d’un de ces crimes, voire de l’intersectionnalité de plusieurs d’entre eux.

La séparation des boucs émissaires

Le complot judéo-maçonnique, qui associait les victimes des fascistes et des nazis, a vécu et mouru de 50% de sa mort. La Franc-Maçonnerie fut longtemps un endroit hors de la Cité, où les préjugés du quotidien n’avaient pas cours. On y réfléchissait à l’aide d’une méthode appelée symbolisme, qui permettait de « penser en-dehors de la boîte » et de devenir une force de proposition pour la société tout entière.

Même juin 1967, même mai 1968 n’étaient pas venus à bout de cette exception socio-culturelle, qui permettait de nouer une amitié sincère entre des personnes qui seraient, autrement, restées perpétuellement étrangères.

Hélas, le 11 septembre a libéréééé les Francs-Maçons et les a délivrééés de la contrainte de ne pas prendre les symboles pour leur seule apparence. C’est ainsi que le Temple maçonnique a été infecté par le syndrome du café du commerce et que nombre de Maçons en sont venus à prendre pour des vérités intangibles les clichés de Libéééé et de Télééééérama.

Le souvenir des Maçons et des Maçonnes morts dans la Résistance s’est effacé au profit du mantra chiraquien : « la guerre est toujours la pire des solutions » et le foulard islamique s’est vu élevé au rang de symbole, non pas de la soumission de la femme à l’homme (à combattre), mais de la liberté des femmes de s’affirmer inférieures aux hommes (à soutenir).

L’inversion des valeurs profanes n’a pas épargné le Temple maçonnique et dans les faits, chaque terme de sa devise : Liberté, Égalité, Fraternité, s’est vu additionné d’adjectifs qui en ont amoindri ou dénaturé le sens.

Le Grand Orient est devenu moyen-oriental

Le principe même de la Franc-Maçonnerie dite spéculative est qu’elle travaille spirituellement à l’amélioration de ses membres, afin d’améliorer l’humanité tout entière. Son outil est le symbolisme et « afin de se détacher de toute illusion trompeuse et, pour être sensible matériellement à ce qui doit s’accomplir en lui spirituellement, le Maçon rentre dans la Loge sans ce qu’il porte sur lui de précieux et, en particulier, les objets en métal, qui symbolisent ce qui brille d’un éclat trompeur. »

La politique est l’un des métaux qui handicapent le plus le travail spirituel en Loge. Pour autant, si le travail maçonnique est hors sol, la Maçonnerie ne l’est pas. Fonctionnant sur un mode démocratique, chaque Loge maçonnique élit un ou plusieurs représentants, qui votent ensuite sur les « vœux » émis par les différentes Loges et sur les questions concernant l’ensemble de l’obédience, lors d’une assemblée générale annuelle, le Convent. Celui du Grand Orient de France, la plus grande obédience maçonnique française[1], a eu lieu du 29 au 31 août 2019. Un « vœu » 100% politique, montrant 100% d’ignorance de la situation qu’il était supposé résoudre, avait été présenté par une Loge parisienne. Il est ci-dessous reproduit, suintant la haine et décoré de ses 9 fautes d’orthographe originales :

« Exposé des motifs (l’Express)

La reconnaissance par Donald Trump de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël et de l’annexion du Golan, nuit à la cause de la Paix et contre dit les nombreuses résolutions de l’ONU.

Le grignotage par Israël des territoires Palestinien n’avait pas besoin de ces coups supplémentaires qui réduisent chaque jour un peu plus la possibilité de la solution à deux États et mène au Grand Israël demandé par les religieux, avec des bantoustans palestiniens.

Le CRIF, Conseil Représentatif des Institutions Juives de France à applaudit à cette politique de l’extrême droite religieuse.

Le CRIF, organisation communautaire et communautariste ne représente que moins de 5% des « Français d’origine juive » de France.

Son attitude suiviste de la politique d’Israël conduit à des fractures et à une montée de l’antisémitisme.

Il est regrettable que des dirigeants de l’État, des Présidents, se sentent obligé d’aller aux différents événements organisés par le CRIF, et ceci au mépris de la laïcité, de la neutralité de l’État. Rappelons que jusqu’à François Mitterrand inclus, aucun Président n’avait accepté l’invitation.

Texte du vœu

Les membres du conseil de l’ordre et/ou le Grand Maitre ne participent plus aux différents événements organisés par le Conseil Représentatif d’Institutions Juives de France CRIF et motivent publiquement cette décision. »

L’amélioration de l’humanité par le GODF roule en marche arrière

Cette déclaration politique truffée d’inexactitudes factuelles et motivée exclusivement par la haine de l’État des Juifs ne peut pas avoir été émise par des Maçons que l’on puisse reconnaître comme tels.

  • Et d’une, les opinions politiques personnelles ne sont pas censées avoir voix au Chapitre maçonnique, a fortiori quand l’énoncé montre une ignorance totale du sujet.
  • Et de deux un minimum de recherche sur Google aurait permis de voir que nulle Résolution de l’ONU n’est contredite par la reconnaissance d’un fait historique par un Président américain.
  • Et de trois, si c’est Donald Trump que les Maçons français veulent stigmatiser, que vient faire le CRIF dans cette histoire ? Ledit Crif revendique de représenter 72 organisations, d’envoyer une newsletter quotidienne à 50.000 abonnés et d’avoir 104.000 abonnés sur les réseaux sociaux (Crif). Il y avait environ 600.000 Juifs en France en 2000. L’antisémitisme a réduit leur nombre à environ 500.000. Nul ne connaît le chiffre exact, les statistiques étant interdites par la loi française. On peut quand même remarquer que 104.000 représentent plus de 20% de 500.000. D’où vient alors le chiffre de « moins de 5% » avancé par les antisionistes maçonniques ? Et quelle est sa pertinence ? La présence de la Franc-Maçonnerie est incompatible avec une association représentant les Juifs de France. Le serait-elle moins si sa représentativité était supérieure ? Moins de 11% des salariés français sont syndiqués (le Figaro). Le GODF boude-t-il leur fréquentation ?
  • Enfin, last but not least, l’attitude suiviste de la politique d’Israël par le Crif conduirait à une montée de l’antisémitisme ? La Franc-Maçonnerie justifiant l’antisémitisme, c’est une première. Mais la Loge qui a émis le vœu de ne plus fréquenter le représentant des Juifs s’appelle Maximilien l’incorruptible. Ne serait-ce pas plutôt Inrockuptible ?

Robespierre, le vrai, serait horrifié de cette (ma)çonnerie

Parlant des Juifs, Maximilien disait[2] : « On leur impute encore des vices, des préjugés, l’esprit de secte et d’intérêt les exagèrent. Mais à qui pouvons-nous les imputer si ce n’est à nos propres injustices ? Après les avoir exclus de tous les honneurs, même des droits à l’estime publique, nous ne leur avons laissé que les objets de spéculation lucrative. Rendons-les au bonheur, à la patrie, à la vertu, en leur rendant la dignité d’hommes et de citoyen ; songeons qu’il ne peut jamais être politique, quoiqu’on puisse dire, de condamner à l’avilissement et à l’oppression, une multitude d’hommes qui vivent au milieu de nous. »

Le Président du Crif, Francis Kalifat, a déclaré : « Il est incompréhensible qu’au sein d’un mouvement de pensée comme le Grand Orient, on puisse emprunter le langage de l’extrême gauche mélenchoniste (le Parisien). (…) On y parle de Français d’origine juive, alors que jamais on n’écrirait Français d’origine catholique ou musulmane. C’était le langage de l’extrême droite de l’entre-deux-guerres ». 

Mélenchon n’a jamais caché son antisémitisme, oups, antisionisme, et ses adeptes de la Loge Maximilien montrent qu’il est capable d’une ouverture insoupçonnable : s’il fallait s’allier à Le Pen pour exclure les Juifs de la vie publique, gageons qu’il n’hésiterait pas.

On évite toujours de le mentionner dans notre pays, mais les premières lois anti-juives furent votées par la gauche : celle du 3 octobre 1940, « portant statut des Juifs », dans laquelle Vichy définissait la « race juive », celle qui l’avait précédée, en 1938, par laquelle le gouvernement radical socialiste d’Édouard Daladier mettait en place le camp des Mille où seraient internés les Juifs en partance pour Auschwitz… Le PPF, Parti populaire français de Jacques Doriot, un communiste, avait préparé la voie. Ce parti représentait la forme la plus proche du fascisme ayant existé en France ; pourtant, à sa création, en 1936, il avait vocation à concurrencer le Parti communiste français sur sa gauche (Wikipedia).

Antisémites du GODF blackboulés

Finalement, le vœu des antisémites parisiens n’a pas été exaucé. Il aurait dû être d’abord soumis au congrès régional du Grand Orient pour vote et approbation, avant d’accéder au Convent, mais il avait réussi à se faufiler discrètement jusqu’à l’étape suivante. Ce n’est évidemment pas la première fois que l’extrême-gauche s’affranchit de la loi, mais ces gens-là savent mieux que nous ce qu’il nous faut, alors ils sont trop pressés d’arriver au Grand soir et de pendre les Juifs à la lanterne pour perdre leur temps avec la démocratie et ses procédures.

Sauf qu’ils ont été démasqués et que leur texte a été retiré. Le 26 août 2019, le GODF a publié un communiqué indiquant que la commission régionale saisie de ce texte a « légitimement décidé de le retirer : ce vœu n’a jamais été présenté au congrès de la région de rattachement de cette loge (Région Paris 3) et il n’aurait pas dû être transmis pour analyse au Convent. (…) Comment peut-on imaginer que des francs-maçons du Grand Orient de France puissent être antisémites ? L’antimaçonnisme et l’antisémitisme sont deux formes de haines, souvent jointes dans l’obsession du complot judéo-maçonnique, et le sang de nos ancêtres juifs et francs-maçons n’a que trop coulé dans l’histoire (l’Express) ».

Heavy Metal

Les métaux n’ont pas été laissés à la porte du Temple et ceux-là n’étaient pas que symboliques : il s’agissait de métaux lourds !

Les profanes qui font œuvre de candidature pour entrer en Franc-Maçonnerie se voient souvent mettre en garde contre son idéalisation : il s’agit là d’un microcosme et on y trouve donc le même échantillonnage que dans l’ensemble de la société.

Pétris de lectures et d’exemples de Maçons célèbres et brillants, les impétrants ont du mal à entendre cet avertissement. Cette affaire montre pourtant sa pertinence.

La bonne nouvelle, c’est que dans une société qui veut œuvrer à la concorde universelle, les cons sans cédille se voient plus au milieu des Maçons qu’au sein de la société civile. Pour l’instant…CA♦

stylo-plume attcCécile Attal, MABATIM.INFO

[1] Le GODF rassemble environ 53.000 frères … (et sœurs, depuis quelques années).
[2] Intervention de Maximilien Robespierre à l’Assemblée constituante le 23 décembre 1789 – (Gauchemip)

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8 commentaires

  1. Pour éclairer Dave 12 sur : « On aimerait néanmoins une analyse, peut être dans un autre article, sur la position du Godf au long de son histoire face à l’antisémitisme. « Les loges du Godf sont souveraines, les francs maçons sont des femmes et des hommes libres dans des loges libres.
    Ainsi, pendant la la révolution il a eu des francs maçons républicains et d’autres royalistes.
    Pendant la commune, les loges parisiennes étaient communardes, les loges provinciales plutôt du côté d’Adolphe Thiers.
    Des francs-maçons ont été dreyfusards, d’autres ont été pour la condamnation de Dreyfus.
    Bref, le GODF ne dicte pas une ligne de conduite.

    Exception le 7 août 1940 quand le Président du Conseil de l’Ordre à écrit une lettre d’allégeance à Pétain dans laquelle il décidait de dissoudre le GODF. Les loges de Palestine ont refusé de s’y soumettre.

    Certaine loges sont entrées en résistance, « Patriam recuperare » a été créée en même temps que son réseau.
    De nombreux maçons ont été résistants. Certains et non des moindres ont collaboré, le plus grand nombre, comme l’a dit le frère Pierre Dac a résisté à l’envie de résister. Il y a un mur des martyrs, hommage, dans le hall du GODF qui porte les noms des francs-maçons morts en déportation ou assassinés, parmi lesquels Jean Zay ou Pierre Brossolette.

    Les positions officielles du GODF sont irréprochables par rapport à l’antisémitisme. Il n’en n’est malheureusement pas de même pour ce qui concerne certaines loges ou certain francs-maçons pour qui l’antisionisme est un cheval de bataille qui dérive souvent. Faudra-t-il comme en 1945 un comité d’épuration, prendre des mesures autoritaires ou laisser faire ? Je crois que le débat est ouvert dans les loges.

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  2. Je confirme :

    Comme le dit Nadia Lam, voilà un article qui en dit long !

    Particulièrement sur les dérives malodorantes d’un dévoiement opportuniste qu’emprunte « le radeau de la Méduse », de cette bonne vieille Gauche, gâteuse et qui ne sait pas que sa date de péremption est largement périmée.

    Merci pour cette synthèse dont on espère que le sel savoureux qui s’y trouve, parviendra à éroder jusqu’à l’os, l’hydre venimeuse que représente la Gauche.

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  3. Intéressant et agréable à lire.
    On aimerait néanmoins une analyse, peut être dans un autre article, sur la position du Godf au long de son histoire face à l’antisémitisme. et les structures en place pour enrayer ce dérapage , était ce le premier ?

    Regrettables aussi ces qlq lignes en fin d’article voulant à tout prix déconsidérer la gauche. Même au prix de la contre vérité et allusions tendancieuses.
    D’abord le tristement fameux Camp de Mille. Tel que cité, cela peut donner à penser que des le départ il était conçu pour la déportation des Juifs.
    Doriot en fondant le Ppf. ne cherchait pas à fonder un parti d’extrême gauche
    mais à se démarquer du PC , comme c’est expliqué dans l’article Wikipedia cité
    Enfin, et le plus grave , Vichy, Pétain, Laval,et les partis collabos étaient de gauche et donc appliquaient une politique de gauche.
    Il y a de gros « cacas » à gauche. C’est vrai. Alors pourquoi en fabriquer ?
    La droite est elle si propre ?

    La vérité et l’objectivité sont nécessaires quand on parle des faits.
    Êtes vous bien sûre que le but de cet article n’était pas de discréditer la gauche, toute la gauche . et tout ce qui n’est pas à droite de Natanyahu ?

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    • @Dave012

      Il me semble que cet article est parfaitement objectif. Quant à la vérité qui peut prétendre la détenir ? Personne ! …C’est un concept bien moins binaire que votre réflexion laisse penser.

      En revanche c’est votre lecture qui ne l’est pas, puisqu’ apparemment, vous semblez faire partie des détracteurs systématiques de Netanyahu. (Netan… et non Natan…).

      Quant au désir que vous exprimez :

      « On aimerait néanmoins une analyse, peut être dans un autre article, sur la position du Godf au long de son histoire face à l’antisémitisme. »

      Votre demande est infondée. Lorsqu’on fait un article et que l’on mentionne un groupe ou même un mot qui vous interpelle, faut-il que l’article de l’auteur, fasse une thèse, sur tous les noms ou termes qui retiennent votre attention ? Déjà à vous…Et si les autres se focalisaient sur d’autres ?

      Je vais vous apprendre peut-être, qu’il y a Google et Wikipédia.

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    • Réponse à Dave01
      Où avez-vous lu dans cet article que Vichy était de gauche et appliquait une politique de gauche?

      Il est incontestable qu’en France, la sympathie, voire l’empathie pour la gauche fait partie de l’inconscient collectif et c’est probablement ce qui explique le peu de références qui sont faites aux errances idéologiques des représentants des partis de gauche.
      D’où l’importance de les rappeler.

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Collaboration_en_France
      Le conseiller Schleier, « constatant que la grande majorité des partisans de la politique de collaboration vient de la gauche française » (Archives nationales 3 W 210. Cité par J.-P. Cointet, Histoire de Vichy, p. 288.) pousse Otto Abetz, l’ambassadeur du Reich en France, à favoriser l’entrée au gouvernement de Vichy les syndicalistes et socialistes acquis à la collaboration.
      L’ambassade allemande cherchera régulièrement à favoriser la collaboration des syndicats français, ce qui se traduira par la mise en place de rapports privilégiés avec Pierre Vigne, ancien secrétaire des Fédérations française et internationale des mineurs, Georges Dumoulin, secrétaire de la Fédération des mineurs du Nord, Marcel Roy, secrétaire de la Fédération des métaux, Roger Paul, secrétaire général de la Fédération des travailleurs du textile, Albert Perrot, président de l’Union des syndicats parisiens.
      Depuis décembre 1940, une coopération suivie existe avec les syndicalistes réunis autour de l’hebdomadaire L’Atelier dirigé par l’ancien député socialiste Gabriel Lafaye.
      Le 17 avril 1941 sera création du Centre syndicaliste de propagande animé par Gabriel Lafaye, René Mesnard, Pierre Vigne et les anciens secrétaires adjoints de la CGT, Aimé Rey et Georges Dumoulin, qui assure la liaison avec le RNP.
      Entre autres nombreux groupements, l’ambassade allemande travaille avec la Fédération française des travailleurs de l’agriculture d’André Parsal, député communiste rallié à la collaboration et membre du Parti ouvrier et paysan français (Dominique Venner, Histoire de la collaboration : [suivi des dictionnaires des acteurs, partis et journaux, Paris, Pygmalion, 2000, p. 166.).
      Ce collaborationnisme syndical est théorisé notamment par Hubert Lagardelle, penseur du Syndicalisme révolutionnaire, vocable qui désigne la pratique syndicale prégnante dans les syndicats CGT entre 1898 et 1914.

      Citons aussi La France socialiste, organe collaborationniste fondé par l’avocat André Picard, et puis
      Marcel Déat, homme politique français, socialiste puis néo-socialiste, député SFIO de 1926 à 1928 et de 1932 à 1936, puis figure de la collaboration pendant l’Occupation. (https://fr.wikipedia.org › wiki › Marcel_Déat),

      Quant à Doriot, il a fondé un parti concurrent au PCF, pour des raisons que l’on peut discuter, mais ce qui est intéressant, c’est son parcours : étoile montante du parti communiste dans les années 1920, plus jeune député de France sous les couleurs du PCF, puis fervent défenseur et collaborateur du nazisme sous l’Occupation, il a été surnommé « le petit führer français ».
      Le grand Führer, lui, avait fondé le parti nazi, dont il n’est pas inutile de rappeler que c’est le diminutif de National-Socialiste.

      ENFIN, last but not least, QUE VIENT FAIRE NETANYAHOU DANS CETTE HISTOIRE ???

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      • Merci Cécile pour cette mise au point très bien documentée et utile a rappeler.

        La Gauche avait de nombreuses (et mauvaises) raisons de prêter main forte à Pétain :

        1) Un pacifisme à tous crins lié à l’idée que la guerre était de l’intérêt du grand Capital et que le proletariat ne devait pas tomber dans ce traquenard.
        2) Des philosophes de renom comme le radical Alain étaient du même avis et influençaient l’opinion publique.
        3) L’antisémitisme de gauche était une réalité; il avait été à l’origine impulsé par le livre de Marx sur La Question juive ; ou encore par Proudhon. A cette époque Juif = capitaliste (Rothschild) c’est-à-dire suceur du sang du peuple. Un régime qui commençait par édicter un Statut des Juifs ne pouvait pas être foncièrement mauvais !
        4) La souveraineté nationale était le dernier souci des gens de Gauche; la fraternité entre les peuples pour abattre le grand capital au contraire était très prisée : pourquoi des ouvriers français iraient-ils se battre contre des ouvriers allemands?

        Tout cela devait aboutir au Pacte germano-soviétique.

        Autour de De Gaulle à Londres, il y eut par contre, au départ, beaucoup de Juifs et des gens de Droite, voire des Royalistes, viscéralement attachés à l’independance nationale.

        Pour ma part j’ai discuté avec deux Justes des Nations sympathisants communistes mais non encartés. Cet homme et cette femme de Gauche parfaitement lucides dès le début de la guerre, étaient motivés par d’autres facteurs, il faut bien le reconnaître – et on peut le regretter – que leur sensibilité de gauche. La première, Simone Chaye, avait eu un père adoré qui lui lisait l’Ancien Testament quand elle était enfant; elle s’était identifiée à la saga des Hébreux quittant l’Egypte, terre d’esclavage et en avait déduit que des gens de civilisation chrétienne ne pouvaient pas détester les Juifs qui leur avaient donné Jesus. Le second, Pierre Rocher, véritable Poil de Carotte dans son enfance avait eu sa première expérience d’amitie et d’amour avec sa femme, Andrée ; celle-ci était femme de ménage chez une famille juive qu’elle décida de cacher quand ils furent menacés de déportation. Par amour pour elle, Pierre me dit : « automatiquement je marchais! » Pierre aussi était un peu aventurier; prisonnier de guerre en Allemagne, il s’etait évade deux fois. La femme de Pierre était très croyante sans être pratiquante.

        Ce ne sont que des exemples particuliers mais qui soulignent qu’à cette époque l’idéologie ne faisait pas le poids face au courage et aux valeurs profondes des individus confrontés à des choix cruciaux. Ou disons que l’idéologie permit aux communistes et socialistes de se voiler la face pendant tout le début de la guerre.

        Hannah Arendt a bien éclairé les points communs aux deux totalitarismes nazi et communiste dans Le Système totalitaire : destruction de la frontière entre vie publique et vie privée, endoctrinement précoce des enfants, main-mise de l’Etat sur la vie privée des individus, persécution des dissidents ou supposés tels; meurtres de masse des ennemis de race pour le nazisme, de classe pour le communisme, réécriture des livres d’Histoire pour formater les esprits, volonté de conquête et d’hégémonie mondiale, main mise de l’Etat sur tous les rouages de la vie économique et sociale…

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  4. Excellente analyse que je partage en majeure partie.
    Le problème interpelle. Qu’il ait été éludé laisse un goût amer.
    La question qui reste en suspend est : maintenant que c’est dévoilé, le GODF va-t-il accepter sans réagir dans ses ateliers des dérives antisémites sous prétexte d’antisionisme ?
    Merci Cécile Attal.

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  5. Bel article très intéressant sur une dérive idéologique très inquiétante du GODF contenue à temps… mais qui en dit en effet long sur le radeau de la Meduse qu’est devenue une bonne partie de la Gauche. Merci Cécile Attal.

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