Attaques israéliennes contre « l’autoroute terrestre » Téhéran-Beyrouth

Avion.jpgSource : News1, Yoni Ben Menahem
11/09/2019

Israël a enregistré récemment quelques succès dans sa lutte contre l’expansion militaire de l’Iran dans la région. Par ses attaques des dernières semaines, Israël a pu empêcher, pour un temps, l’ouverture du point de passage frontalier « Alkayim », entre la Syrie et l’Irak. Ces bombardements ont gravement perturbé des transferts d’armes iraniennes à la Syrie et vers le Hezbollah au Liban. Israël doit se préparer à la possibilité que des milices pro-iraniennes iraquiennes (Al-Hashad al-Shahabi), réagissent en tirant des missiles, depuis l’Irak, vers le territoire israélien, ouvrant par la même un autre front contre Israël.

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Israël, grâce à ses moyens de renseignement divers, surveille de très près la zone frontalière syro-irakienne, car elle devrait constituer « l’autoroute terrestre » reliant Téhéran, Damas et Beyrouth. Cette « autoroute » est successible de devenir la voie royale permettant à Iran de livrer des armements sophistiqués à la Syrie et au Hezbollah libanais.

Il s’agit d’un projet personnel du général Qasim Suleimani, commandant de la force Al-Qods, qui devrait permettre le passage simultané de plusieurs convois de matériel militaire. L’armée irakienne et l’armée syrienne participent également à la mise en œuvre de ce poste frontalier. Ces deux pays ont établi un accord sur la présence de la sécurité iranienne à l’intérieur du point de passage. Par ailleurs, d’autres postes frontaliers sont prévus, qui seront gérés conjointement par les douanes, les militaires et la police civile.

Les bombardements des bases en Irak ont pour but d’empêcher la jonction géographique, des membres de « l’Axe de la Résistance » iraniens avec les milices pro-iraniennes de la région. Les bombardements israéliens ont considérablement accru les tensions dans la région, sans toutefois se transformer en guerre ouverte.

L’inauguration du poste-frontière « Alkayim » devait être le point culminant de l’entreprise iranienne d’unification des routes syrienne et irakienne, dans la création de continuité territoriale et opérationnelle entre tous les membres de « l’axe de la résistance ». Par son action, Israël a pu retarder temporairement l’expansion iranienne. L’Iran et l’Irak affirment que les États-Unis aident directement Israël dans son opération contre le projet poste-frontière « Alkayim ».

Cette aide participe à la pression américaine sur Téhéran pour amener l’Iran à renégocier un nouvel accord nucléaire. Pour finir la guerre contre Daesh, les Américains maintiennent 5000 militaires et contrôlent l’espace aérien irakien. Ces derniers accusent les Américains de laisser décoller les drones d’attaque israéliens, depuis des bases américaines en Irak. Consécutivement aux frappes israéliennes, la milice chi’ite al-Shawd al-Shahabi exerce des pressions sur le gouvernement irakien pour qu’il parvienne à un accord avec les Etats-Unis, afin d’arrêter les frappes aériennes israéliennes dans la région.

Parallèlement aux pressions politiques, les américains craignent que par vengeance, les milices pro-iraniennes, utilisent l’arme d’attentats contre les soldats américains stationnés en Irak. Le 5 septembre dernier, à l’occasion d’une visite à Londres du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, s’est tenue une réunion spéciale, à laquelle ont participé outre Benjamin Netanyahu, le secrétaire de défense américain Mark Asper, le directeur du MOSSAD Yossi Cohen, le chef des opérations le général Aharon Haliva et le commandant d’aviation Amikam Norkin. Des mesures, en vue de préserver le contingent américain en Irak ont été décidées.

La milice chiite « Al-Hashad al-Shahabi » n’a pas répondu jusqu’à présent aux attaques d’Israël contre l’Irak, mais il ne serait pas raisonnable d’éliminer la possibilité qu’en réponse, cette milice tire sur Israël des missiles de moyenne portée fournis par l’Iran. D’ailleurs, la nouvelle stratégie du général Qasim Suleimani sera probablement une réponse immédiate de « coup pour coup ». Par conséquent, Israël doit considérer l’ouest-Irak, comme un nouveau front, d’où des missiles de moyenne portée sont susceptibles d’être tirés. EG♦

Edouard GrisÉdouard Gris, MABATIM.INFO

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