« Histoire mouvementée des Smolar » : Les fils prennent la relève ! (2/3)

relève témoin.jpgPrécédemment :
Pères, fils et petits-fils (1/3)

Enfance et jeunesse des contestataires

Les deux fils, Aleksander et Eugène sont nés en Union Soviétique en 1940 et 1945, dans les années bien difficiles de la guerre. L’aîné, évacué avec sa mère dans les profondeurs de la province russe n’a pas gardé beaucoup de souvenirs de ses premières années. Néanmoins, Aleksander était pratiquement bilingue et très attaché à la culture russe, et il transmettra cet engouement à son frère. Plus tard ils écouteront avec plaisir les « bardes » comme Boulat Okoudjava ou Vladimir Vyssotski, liront les classiques russes et admireront les livres de Soljenitsyne.

Bref, en 1947, la famille rentre en Pologne où les deux parents très rapidement obtiennent des postes importants et des activités professionnelles très intéressantes et prenantes. S’il est difficile de reconstruire l’intimité des gens, nous pouvons nous représenter la vie familiale des Smolar, grâce à de nombreuses interviews des fils, devenus dans les années 1970 et 1980 des dissidents polonais assez connus. Il faut remarquer que les deux frères étaient toujours et restent encore aujourd’hui très proches, et tout en soulignant l’importance des parents dans leur formation, ils insistent sur leur absence physique dans la vie quotidienne ; ils sentaient aussi que leurs relations mutuelles étaient froides et distantes. Néanmoins, les garçons connaissaient l’épopée du père et l’admiraient beaucoup. Il était un Juif fort et courageux, qui résista aux Allemands en prenant les armes, indéniablement une aura de héros était attachée à son nom.

Dans une interview de 2016, Eugène constata[1] : Nous étions élevés dans un foyer très spécifique où la politique jouait un rôle important. Notre père Grzegorz[2] Smolar et notre mère Walentyna Najdus nous ont transmis la tradition de la révolte au nom de l’égalité et de la justice ; c’étaient leurs idéaux et non pas l’idée de la soviétisation générale, de la terreur ou bien les projets d’annexion de la Pologne par l’URSS.

De son côté, Aleksander déclara : Mes deux parents étaient communistes bien avant la guerre, ils subirent de longs emprisonnements dans la Pologne d’alors. Il me semblait qu’ils étaient imprégnés par des idéaux très généreux et justes.

Bien que les deux frères soient très discrets sur leurs jeunes années, il semblerait que l’ainé ait été très protecteur, comme s’il prenait sur lui une part des devoirs paternels. De plus, c’était un garçon bien costaud qui pouvait défendre son cadet. En tout cas je me souviens qu’on les voyait souvent pendant les vacances scolaires dans la grande maison baptisée Srodborowianka et qui appartenait à l’Association socio-culturelle juive. Ce centre se trouve à une trentaine kilomètres de Varsovie et il servait dans les années 1950-1960 de point d’accueil pour les Juifs rapatriés d’URSS. La plupart des résidents y attendaient leurs visas pour l’Israël, le Canada, l’Australie… Ma famille y habita assez longtemps. Le bâtiment était très grand, avec des annexes qui pouvaient facilement accueillir des colonies d’enfants. D’ailleurs moi aussi j’y étais souvent inscrite, car les activités intéressantes et multiples séduisaient mes parents. Aleksander devait être très fier de son père, lorsqu’adolescent il avait l’occasion de l’entendre prononcer ses discours. Il assistait tous les ans aux commémorations de la révolte du ghetto de Varsovie. Le 19 avril était une date importante pour la communauté juive de Pologne. Effectivement Hersh Smolar était un excellent orateur qui faisait vibrer l’assistance. Mais il ne faisait aucun effort pour apprendre le yiddish aux fils ; pourtant au sein de l’Association, il y avait des cours que je suivis un court moment, sans dépasser le stade d’alef-beys.

Un autre point de discorde concernait leurs études. Aleksander et Eugène étaient intéressés par les sciences humaines, voulaient faire du journalisme, de la sociologie, éventuellement de l’économie. Le père était partisan d’études « pratiques » ; il voulait qu’ils aient un bon métier ou alors il penchait pour la Polytechnique ; or même s’ils étaient de bons élèves, les sciences exactes ne les intéressaient pas. Aleksander commença les études à la Polytechnique, mais laissa tomber au bout de quelques mois pour suivre un cursus en économie qui correspondait vraiment à ses souhaits. Il y réussit très bien, passa brillamment sa maîtrise, voulut faire de la recherche et eut, au bout de quelques temps, un contrat de maître-assistant à l’Université de Varsovie ; il était enfin dans son élément, et les professeurs lui prédisaient une brillante carrière académique. Un jour en surveillant des examens écrits, il remarqua une charmante jeune fille qui s’appelait Irena Grosfeld ; plusieurs années plus tard elle deviendra sa femme et mère de ses deux enfants, Piotr et Anna. En 1966 son frère cadet fit le même choix, en s’inscrivant à la faculté d’économie, mais il obtint son diplôme à l’Université d’Uppsala, déjà en émigration.

Malgré les conflits avec ses parents, Aleksander était comme eux membre des mouvements communistes, tout d’abord de l’Union de la Jeunesse et ensuite du Parti Ouvrier Unifié. Il a adhéré après l’« Octobre polonais » de 1956[3]. Les jeunes communistes souhaitèrent alors réformer le mouvement de l’intérieur pour apporter au pays plus de démocratie, de pluralisme, de tolérance. Ce mouvement était qualifié de révisionniste et ses partisans subissaient constamment des critiques virulentes. Ils furent censurés, jugés, emprisonnés, exclus, contraints à l’exil[4]. À partir de 1957-1958, le parti devenait de plus en plus rigide dans son refus de changement, quitte à exclure les partisans des réformes. Alors la censure se renforça, des radios occidentales, encore permises en 1956, commencèrent à être brouillées systématiquement. Les procès contre les « révisionnistes » reprirent, comme à l’automne 1965 celui de Jacek Kuroń[5] et de Karol Modzelewski[6]. Ces deux jeunes historiens, membres du Parti ouvrier polonais, eurent le courage de critiquer dans une lettre ouverte adressée aux dirigeants communistes polonais, la situation à l’intérieur du parti. Karol Modzelewski fut condamné à trois ans et demi de détention et Jacek Kuroń à trois ans. Cette différence de traitement s’explique peut-être par le fait que le premier était le fils de Zygmunt, un militant communiste très connu, qui vécut de 1923 à 1937 en France où il fut même membre du comité central du parti communiste. Puis, après 1945, revenu dans son pays d’origine, il avait occupé des postes de responsabilité comme ministre des Affaires Étrangères ou membre du Conseil d’État. Les juges devaient estimer que Karol avait déshonoré son nom et méritait une peine plus lourde. Aleksander Smolar était un proche de Karol Modzelewski et surtout de Jacek Kuroń, leur combat était commun. Il était, comme eux, membre du parti communiste et se trouva exclu du parti à la même époque, en 1966, mais garda encore pendant quelque temps son poste à l’Université.

La révolte des étudiants sur fond d’antisémitisme

Le destin des jeunes Smolar prit une teinte dramatique bien malgré eux, quand une bonne vingtaine d’années après la seconde guerre mondiale, ils furent rattrapés par leurs origines juives comme beaucoup de jeunes gens de leur génération qui ne connaissaient pas les persécutions antisémites d’avant la guerre. Leurs familles avaient été décimées par la Shoah, mais les parents évitaient en général de parler des souffrances subies pendant la guerre.

Tout commence en 1967, bien loin de la Pologne, au Proche-Orient, et Israël jouera un rôle très important dans cette vague antisémite qui allait inonder la Pologne. Quelques mois avant la guerre des Six-Jours, en février 1967, Hersh Smolar fait un voyage en Israël. À l’époque, les relations diplomatiques entre les pays socialistes et l’État juif existaient encore, mais étaient déjà très tendues. Il y rencontra de nombreux Juifs polonais qui avaient émigré dans les années 1950-1960, et prononça plusieurs discours. Nous connaissons d’une manière assez détaillée ce séjour, car il y avait des espions polonais[7] qui ont laissé des comptes rendus détaillés. D’autre part, la presse israélienne aussi avait parlé de cette visite pendant laquelle le rédacteur en chef de Folks Shtime n’était pas, d’après « les grandes oreilles », assez critique vis-à-vis du gouvernement israélien dirigé alors par les partis de gauche.

En juin 1967 le monde assista ahuri à la victoire totale et inattendue d’Israël dans la guerre des Six-Jours, vécue par tous les pays du bloc de l’Est comme une défaite humiliante, car ils armaient depuis des années les adversaires d’Israël ; il y avait aussi de nombreux conseillers militaires, surtout soviétiques. Très rapidement, tous les pays du Pacte de Varsovie (à l’exception de la Roumanie) rompirent leurs relations diplomatiques avec Israël. Mais en Pologne, les choses allèrent bien plus loin. Les dirigeants communistes souhaitaient voir une condamnation générale, surtout de la part des Juifs polonais. D’autre part, les autorités trouvaient que le journal yiddish de la communauté ne critiquait pas assez fermement l’« agresseur israélien ». Le 19 juin 1967, le premier secrétaire Wladyslaw Gomuɫka lors du 6ᵉ congrès des syndicats ouvriers, prononça un discours très virulent dans lequel il divisa les citoyens polonais d’origine juive en deux catégories, ceux qui se considéraient surtout comme des Polonais et les autres qui étaient qualifiés de « sionistes ». Les premiers pouvaient rester en Pologne, les seconds, qualifiés aussi de « cinquième colonne », furent invités à quitter le pays. Il déclara en outre : « Nous considérons que chaque citoyen de la Pologne doit avoir une seule patrie : la Pologne Populaire ».

Ensuite, dans les premiers mois de 1968, commença une campagne antisémite d’une rare violence. Curieusement, elle fut provoquée par un événement qui pouvait paraître complétement étranger au destin de la communauté juive de la Pologne. La cause première de cette agitation fut l’interdiction du spectacle Dziady (Aïeux) du grand poète polonais Adam Mickiewicz (1798-1855) au Théâtre National de Varsovie. Cette pièce, écrite au début du XIXᵉ, est riche en diatribes antirusses ou plutôt anti tsaristes. Depuis 1945, les censeurs communistes avaient pris l’habitude de la passer au peigne fin et d’exiger beaucoup de coupures. Évidemment, le public comparait l’œuvre de Mickiewicz avec la situation contemporaine de la Pologne sous le joug soviétique.

Cette interdiction provoqua le 8 mars des manifestations massives d’étudiants de l’Université de Varsovie, violemment réprimées. Bientôt, plusieurs étudiants devaient être exclus de l’Université. La presse commença à égrener les noms des meneurs du mouvement, comme par hasard la plupart étaient Juifs, leurs parents occupant souvent des postes importants. Tous les ingrédients d’une campagne antisémite étaient mis en route, il suffisait de lancer le mouvement.

Alexander Smolar fut arrêté le 9 mars, et il restera un an en prison. Un mois plus tard, son père fut exclu du parti et perdit son poste de rédacteur en chef. On lui reprocha aussi bien l’activité révisionniste de ses fils que les positions du journal, jugé prosioniste et pro-israélien.

Eugène Smolar fut arrêté en octobre 1968, d’ailleurs comme sa fiancée Nina, étudiante en biochimie. Comme il était moins connu des services de sécurité, il put continuer ses activités de dissident même après les arrestations massives de mars 1968. Il distribuait des tracts de protestation après l’invasion de la Tchécoslovaquie, intervenue en août 1968, il recueillait les informations qui concernaient les personnes arrêtées et les faisaient passer en Occident. Il existait alors les possibilités de joindre les émigrés polonais à Paris, comme Jerzy Giedroyc[8] qui les publiait dans son journal Kultura et les faisait suivre jusqu’à la Radio Free Europe. Il resta en prison pendant 11 mois.

Durant son emprisonnement Alexander arriva à la conclusion qu’il ne pourra plus participer à la vie publique, ses origines juives étant rédhibitoires. Brusquement il se sentit vraiment étranger à cette Pologne au visage grimaçant et hostile. Mais il émigra seulement en 1971, quand la plupart des Juifs étaient déjà partis.

Les frères furent libérés après une lettre de Hersh adressée au premier secrétaire du parti. Il demandait la liberté pour ses fils, en échange, il promettait de quitter la Pologne. Effectivement il partit pour l’Israël à la fin de l’année 1970. Il choisit Israël, car on y trouvait beaucoup de Juifs qui parlaient bien le yiddish, qui portaient encore en eux la culture juive. Il vivra en Israël plus de vingt ans. Il est mort à Tel-Aviv en 1993 et aura le temps de voir ses petits-enfants. Sa femme refusa de le suivre et resta en Pologne.

La vie en Occident

Eugène et sa femme partirent les premiers, en 1970. De toute façon ils avaient été exclus de l’université avec une interdiction de se réinscrire ; or ils voulaient finir leurs études, surtout sa femme, une brillante étudiante en biochimie qui préparait déjà son doctorat. De plus ils avaient une petite fille de 4 ans, Monika, à qui ils voulaient donner enfin une vie normale. Leur premier point de chute sera la Suède, car l’université d’Uppsala avait proposé une bonne bourse à la jeune femme qui y obtiendra son doctorat.

Un an plus tard, en février 1971, Aleksander à son tour quitte la Pologne ; après un séjour en Italie, à Bologne, dans le campus européen de la prestigieuse Johns Hopkins University, il s’installe en 1973 à Paris où il obtient un poste au CNRS auprès de Raymond Aron qui devient pour lui un grand maître. Encore aujourd’hui il parle souvent de lui, en le voyant comme un exemple à suivre. Ni Aleksander, ni Eugène n’ont envisagé de s’installer en Israël, même si officiellement, ils étaient partis pour cette destination.

À la suite de cette campagne d’antisémitisme entre 1967 et 1972, près de 15.000 personnes quitteront la Pologne. Car ces départs des Juifs signifiaient la faillite idéologique du régime communiste. Les candidats au départ durent renoncer à la nationalité polonaise et déclarer leur souhait de partir pour Israël. Ils partaient avec un document de voyage qui faisait d’eux des apatrides de fait. Il est impossible d’énumérer toutes les destinations de ces émigrants fuyant la Pologne après mars 1968.

Les frères Smolar continueront à se considérer comme des Polonais, même s’ils étaient ulcérés par les conditions de leur départ. Ils laissaient derrière eux beaucoup d’amis qui continuaient les activités politiques en Pologne. Peu à peu, ils commencèrent à les aider, en utilisant les formes les plus diverses suivant les besoins du moment. Probablement ils auront fait plus pour l’opposition polonaise de l’étranger que s’ils étaient restés dans le pays. Leur attitude avait son importance, car il est indéniable que dans les années 1970-1980 la Pologne était devenue un pays où l’opposition au parti communiste était la plus virulente.

Aleksander avec sa famille vivait en France ; en 1975 Eugène déménage pour Londres où sa femme avait obtenu un poste à l’Imperial Cancer Research Fund. En décembre 1975, Eugène commence un travail de journaliste à la section polonaise de la BBC, en 1982 il devient le vice-directeur de la section, ensuite entre 1988 et 1998 il assure le poste de directeur.

Ils jonglaient avec le temps pour mener de front leurs vies professionnelles, familiales et les activités des dissidents politiques. Leur rôle devint encore plus important à partir 1980 après la création du syndicat Solidarność lors des grandes grèves dans les ports de la Baltique. Ils deviennent alors le principal canal d’informations entre la Pologne et l’Occident. Avec le temps, le champ d’action des frères Smolar s’était élargi aux autres pays de l’Europe de l’Est comme la Tchécoslovaquie, la Hongrie, l’Union Soviétique.

En 1974 ils fondent le magazine trimestriel Aneks, édité jusqu’à 1990 quand les régimes communistes s’écroulaient l’un après l’autre. Ce magazine deviendra à partir de septembre 1976 une tribune importante pour le Comité de Défense des Ouvriers (KOR) qui allait s’opposer au gouvernement à visage découvert. L’Aneks était évidemment interdit en Pologne, mais il y parvenait quand même par des chemins détournés, par exemple grâce aux touristes qui acceptaient de déposer très discrètement quelques exemplaires chez des personnes inconnues.

Le rôle de deux frères, et surtout d’Eugène, qui travaillait à la BBC, devint encore plus important lorsque dans la nuit du 12 au 13 décembre 1981, l’état de guerre est proclamé par le général Wojciech Jaruzelski à la tête d’un Conseil militaire de Salut national. Les arrestations se comptaient alors par milliers : des syndicalistes, des experts de « Solidarność », des journalistes, des intellectuels, des artistes. Le syndicat est suspendu pour un temps indéterminé. Lech Walesa, président du syndicat indépendant est mis en résidence surveillée, d’ailleurs il refusera de négocier avec les autorités. Le pays rentre en glaciation pour de longs mois, voire des années.

À l’Ouest, le choc était énorme et les relations Est-Ouest s’en trouvèrent grandement affectées. Il fallut attendre l’arrivée de Mikhaïl Gorbatchev[9] pour voir les choses bouger. Parmi les pays de l’Est, la Pologne connaît alors les changements les plus rapides.

Les hommes d’influence

Toute l’année 1988, la Pologne, où les communistes étaient toujours au pouvoir, connaissait des grèves massives. Pour sortir de cette crise, il est décidé en février 1989 d’organiser « une table ronde » avec la présence des communistes, des représentants de l’opposition (Solidarność et KOR) et les personnalités importantes de l’Église. L’accord est signé le 5 avril 1989 et les élections libres ont eu lieu le 4 juin 1989. Tadeusz Mazowiecki, l’un des principaux opposants au régime devint alors premier-ministre. Ainsi la Pologne est devenue le premier pays du bloc communiste où l’opposition est arrivée au pouvoir grâce aux urnes.

Dans la foulée, Alexander revient en Pologne où il occupe le poste de conseiller du premier-ministre. Ensuite après le départ de Mazowiecki en 1992-93, il reprendra le poste de conseiller auprès de son successeur Hanna Suchocka.

Le retour d’Aleksander Smolar en Pologne était très progressif, car jusqu’à 2006 il a gardé son poste au CNRS. Mais à partir des années 1990, ses activités principales se trouvaient en Europe de l’Est. Il occupe le poste de président de la Fondation Batory[10] à Varsovie. En même temps, il est membre de plusieurs organisations internationales.[11]

Eugène revint en 1997, il a eu aussi des postes importants en tant que journaliste de la radio. Il a fondé une nouvelle chaîne d’informations, Inforadio. Ensuite il est membre du Conseil de la radio nationale polonaise, et de 2002 à 2004 en devient son directeur des programmes. Ces dernières années, il suivra l’exemple de son frère en devenant le président du Centre des Relations Internationales.

Il faut remarquer que depuis l’arrivée au pouvoir du parti Droit et Justice (PiS), les deux frères subissent beaucoup d’attaques dans les médias polonais. Aleksander et Eugène sont trop libéraux, et ouvertement démocrates pour la Pologne actuelle ! Et surtout les hommes politiques et les journalistes proches du parti PiS ont toujours du mal à accepter leurs origines juives.

Mais ils ont connu des moments bien pires du temps des communistes ! Ils regardent cette agitation avec beaucoup de philosophie, considérant qu’ils ont réussi leurs vies tout en restant fidèles à leurs engagements, même si le prix à payer a été très lourd. AS

Ada ShlaenAda Shlaen, MABATIM.INFO

(À suivre) :
Et le tour des petits enfants est venu ! (3/3)

[1]  https://aneks.kulturaliberalna.pl/wywiad/eugeniusz-smolar-pozbierac-sie-na-nowo-po-szoku/
[2]En parlant de leur père, les fils utilisent la forme polonaise de son prénom, ils évitent la forme yiddish Hersh.
[3] On appelle ainsi une courte période du dégel politique, suivie par un durcissement de plus en plus marqué.
[4] Leszek Kolakowski, Zygmunt Bauman, Wlodimierz Brus, Oskar Lange…
[5] Jacek Kuroń né en 1934 à Lvov est mort en 2004 à Varsovie. Cet historien de formation était un militant politique et syndical, l’un des leaders de l’opposition démocratique au pouvoir communiste, l’un des fondateurs du Comité de Défense des Ouvriers (l’abréviation polonaise KOR). Après 1989 il fut député et il occupa des postes ministériels. Il était l’officier de la Légion d’Honneur.
[6] Karol Modzelewski est né en 1937 à Moscou et il est mort le 28 avril 2019 à Varsovie. Il était aussi historien de formation, spécialiste du Moyen-Âge. Emprisonné à plusieurs reprises dans les années 1960 et 1970. En 1980 il était porte-parole du syndicat Solidarité, et c’est lui a proposé ce nom. Il fut sénateur entre 1989 et 1991, mais rapidement préféra revenir à son travail universitaire. Il était chevalier de la Légion d’honneur.
[7] Il s’agissait des membres du parti communiste israélien.
[8] Jerzy Giedroyć (1906-2000) était un journaliste et homme politique polonais, une personnalité centrale de l’émigration polonaise après 1945.
[9] M. Gorbatchev est devenu le premier secrétaire du PCUS le 11 mars 1985.
[10] La Fondation Batory est une organisation non gouvernementale, créé par George Soros qui favorise l’éducation et les activités culturelles.
[11] Il est vice-président de l’Institut für die Wissenschaften vom Menschen à Vienne et membre de l’International Forum Research Council de Washington

2 commentaires

  1. Le désintérêt manifeste a l état Juif ,conduit a l antisionisme de cette famille.
    Les articles écrits par le petit fils smolar ,en poste en Israël ,incitent a la haine de mon pays .
    Dans son pays ,la France,il n a aucun mal a se faire entendre ,ses idées sont largement répandues ,et son combat pour la « cause palestinienne « est la norme a tous les niveaux de la société française.

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