Dhimmitude US et made in France

RaceToDinner.jpgPayer pour se faire insulter

On apprenait, le 5 février 2020, qu’aux États-Unis, « des femmes blanches paient 2500 dollars pour ne plus être racistes. (le Point) » La formulation était suffisamment ambiguë pour qu’on se demande si un scientifique de haut niveau avait enfin mis au point un vaccin contre le racisme, voire si les points de QI étaient maintenant en vente dans les supermarchés américains…

Hélas, il n’en est rien et c’est, au contraire, une démonstration supplémentaire de l’aphorisme einsteinien : « il n’y a que deux choses qui sont infinies, l’univers et la bêtise humaine. Pour l’univers, la preuve reste à faire ». Ce n’est pas que l’on ait eu besoin d’une énième preuve pour le deuxième terme de l’équation, mais puisqu’il est à notre disposition, examinons-le.

Dès le sous-titre, le sujet devient plus clair : « De plus en plus de femmes blanches et éduquées payent pour se faire expliquer, à table, pourquoi elles sont en réalité racistes. »

Il ne s’agit pas de convaincre les racistes de l’inanité d’une supposée idéologie suprémaciste blanche, mais d’inculquer une rémunératrice culpabilité chez celles qui ne le sont pas, afin qu’elles financent la croisade des suprémacistes noires.

Épuration idéologique

Cela rappelle le fonctionnement de toutes les sectes : combattre, d’abord dans son propre camp, les hérétiques, puis les déviants, puis les nuancés, puis les pas assez enthousiastes, avant de s’attaquer aux ennemis.

Là, on s’attache à prouver que même les moins racistes le sont quand même un peu, ce qui permet de les racketter pour leur attribuer un diplôme de mauvaise conscience. Comme on ne peut pas tout faire à la fois, on laisse prospérer les vrais racistes, qui seraient, de toute façon, insensibles à la culpabilité.

La seule conclusion logique à tirer de l’initiative des fondatrices du projet « Culpabilization y Croutons », Regina Jackson et Saira Rao, respectivement noire et marron, c’est qu’elles ont un excellent directeur marketing, qui sait où cibler pour récolter le plus de bénéfices en semant le moins d’effort.

De diminuer le racisme, il n’est question nulle part, dans ce projet finement intitulé « Race for Dinner », ce qui peut se traduire aussi bien par « De la race au dîner » que « Faire la course pour dîner ». Mais qui devrait, en réalité, s’intituler « Culpabiliser sur du faux racisme pour taxer les vrais gogos au dîner ».

Car les femmes volontaires pour se faire racketter organisent un dîner chez elles à leurs frais et paient, chacune, 2500 $ aux M.O. (méchantes organisatrices), dont le M.O. (modus operandi) vise à les convaincre qu’elles sont coupables d’être ce qu’elles ne sont pas.

L’indigénisme anticolonialiste français procède de même, accusant a priori le mâle hétérosexuel blanc d’être coupable. De quoi ? Peu importe : si on ne sait pas pourquoi on lui tape dessus, lui le saura.

Le racisme antiblancs lave plus black

La seule constante entre ces différentes branches de la culpabilisation de l’Occident, est de promouvoir, « sous couvert de revendications victimaires, un racisme biologique anti-Blanc (Causeur) » que l’on trouve en quantité pléthorique et en diverses essences, de qualités nulles à nullissimes, dans les universités françaises.

Si, outre-Atlantique, le critère d’évaluation est strictement dermique, il prend, dans notre pays, des nuances de toutes formes et genres, dont les adeptes ont en commun de NE PAS se sentir bien dans leurs baskets. D’où le succès théorique de l’intersectionnalité des luttes, qui permet à des militants d’extrême-gauche de chanter en chœur « Mort aux Juifs » avec leurs homologues d’extrême-droite, à des néo-féministes de défiler bras-dessus, bras-dessous avec des femmes en burqa à la queue… leu leu derrière leurs époux polygames.

Responsabilité collective pour autrui

Pourquoi ceux qui ne veulent pas condamner les fils des autres pour les actes de leurs pères se sentent-ils responsables de ceux dont on accuse – sans preuve – leurs aïeux ?

Pourquoi les jeunes acculturés français, qui se définissent comme « algériens » d’un pays fantasmatique, doivent-ils être protégés de leur violence contre autrui, au nom de leur ascendance colonisée, pendant que ceux qui réclament une égalité de tous les citoyens devant la loi sont disqualifiés du seul fait de leur blanchitude supposée ?

« Blanchitude supposée », car sont inclus dans cette catégorie honnie les Asiatiques qui, étant élevés dans la recherche de l’excellence et le goût des études, ne comptent pas sur Inch Allah, réussissent dans les études, pratiquent des métiers valorisants et atteignent l’aisance financière, toutes caractéristiques méprisables et assimilées au péché originel de face-de-craie.

En France, l’audace consiste à enfoncer des portes ouvertes…

Mais avant de passer le seuil, il convient de revêtir son gilet pare-b’Allah. Seulement une fois remplie cette condition, on peut envisager de répondre à la question : comment améliorer son image quand on est un écrivain médiocre, connu uniquement de ses parents et de sa cellule (politique ou psychiatrique, mais jamais carcérale) ?

Réponse : on s’adresse à un coach. Et qui mieux placé que cet « écrivain défenseur des LGBT (Valeurs Actuelles) » qui a découvert une nouvelle définition de la liberté et du progrès : c’est de ne dire que ce qui est autorisé par les assassins de LGTB. Évidemment, pour pratiquer avec succès ce paradoxe, il faut une recette imparable. Étudions-la.

Première étape, il faut d’abord se faire inviter à « Clique ». Clique, cela ne se réfère pas au clic de l’ordinateur, mais à la clique des copains qui font la claque. « Clique », explique Wikipédia, qui est à l’Encyclopædia Universalis ce que cet écrivain est à la littérature, « est une émission de télévision française de divertissement et d’actualité présentée par Mouloud Achour diffusée sur la chaîne Canal+ depuis le 2 septembre 2019 et rediffusée sur Clique TV. »

Se faire inviter à Clique, quand on défend les homosexuels, c’est aussi difficile que de se faire inviter à « 60 millions d’amis » quand on est chef de section à la SPA.

Deuxième étape, identifier les portes béantes

Dans l’inconscient collectif de notre pays, les Juifs occupent toutes les positions de pouvoir, ce qui leur permet d’avoir une presse aux ordres, qui ne dit que du bien d’Israël. Dans le réel, l’État juif est vilipendé à longueur de colonnes et il est le seul au monde (sans majuscule, mais aussi avec) à avoir eu l’honneur d’un parti politique dédié à sa destruction[1].

Dans le réel, aussi, la cooptation du milieu artistique et culturel privilégie la communauté LGBT. C’est ce conformisme qui avait fait dire à Blanche Gardin, quand elle se décernait à elle-même le Molière de l’humour 2018 : « Dans la liste des nominés, il y a un noir, un arabe, un réunionnais, une femme et ils ont réussi à glisser un « normal », un mâle blanc de 40 ans… Autant te dire que tu vas rester assis ce soir, Jérôme… Sauf si tu es gay ! (YouTube Jérôme Commandeur est effectivement reparti, ce soir-là, sans récompense. Quelle audace de la part du jury, que d’avoir décoré une femme, l’année du triomphe planétaire de #MeToo !

Dans la série des portes béantes, celle qui mériterait le Molière de l’humour 2020 devrait être surmontée de la devise « Liberté – Égalité – Fraternité. » Car la liberté et l’égalité s’arrêtent où commence l’islamisme et la fraternité ne concerne que cette dernière catégorie.

Troisième étape, délégitimer le courage

Prenons la jeune Mila, 16 ans, que tout le monde connaît maintenant, pour des raisons exactement inverses de celles qui ont valu une notoriété éphémère à Leonarda, Théo et autres escrocs drapés dans leur « minorité visible. » Traitée de « sale gouine », « sale blanche » et « islamophobe » sur les réseaux sociaux, pour avoir vertement répondu à des harceleurs musulmans, qu’elle mettait le doigt dans le cul de leur dieu, menacée de mort, Mila n’a été défendue ni par les autorités, ni par les féministes, ni par les mouvements LGBT. Pourquoi ? Parce qu’il y a, dans notre pays, une hiérarchie des causes, comme il y a une hiérarchie des normes. L’islamophilie est la cause supra-constitutionnelle à laquelle toutes les autres doivent soumission (oui, c’est fait exprès).

Si Mila avait mis « le doigt dans le cul de Jésus », comme l’a fait un Frédéric Fromet, quelques jours avant elle, en chantant « Jésus est pédé (YouTube) » elle aurait, elle aussi, été encensée par France Inter et qualifiée d’humoriste. Jésus pédé, c’est irrésistiblement drôle, Allah enculé par un doigt, c’est si clairement passible de la peine de mort, que la condamnée ne trouve pas d’avocat.

Quatrième étape : élever la lâcheté au rang d’audace

L’animateur de Clique a prévenu la claque du cadre des figures imposées, avant de faire intervenir le préposé à la dithyrambe islamistophile : « Aujourd’hui, quand on entend ‘libération de la parole’, c’est souvent des mots qu’on prend dans la fachosphère, une parole extrême qui se libère. »

Précisons tout de suite que « sale française », « sale blanche » et « sale gouine » ne font pas partie des vocables qui ont besoin d’être libérés. En revanche, pour le chargé de cours des leçons de bonnes mœurs et de savoir-vivre-ensemble, « la question de la liberté d’expression, de la démocratie, c’est la possibilité pour les minorités de pouvoir parler de ce qu’ils et elles vivent, c’est d’avoir enfin une place dans l’espace public » . Mais attention : à condition que ces minorités soient Allah-compatibles. « La liberté d’expression, c’est connaître les questions que l’on peut poser et les questions que l’on ne peut pas poser. Il y a des questions qui ne sont pas des questions mais qui sont des insultes.[2] »

Conclusion, s’il fut un temps où il était préférable d’être riche et en bonne santé que pauvre et malade, aujourd’hui, les critères du bonheur social sont d’être homo, islamophile et végan plutôt que riche, juif et malade. For the times, they are a-changin’ (YouTube), canit[3] un Prix Nobel de littérature riche et juif, donc infréquentable…LM♦

Logo Liliane MessikaLiliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Le regrettable et oublié Parti antisioniste, (abrégé en PAS, pour Parti anti sioniste) est un parti politique français fondé par Yahia Gouasmi en 2009 et dissout en 2019. (Wikipédia)
[2] @edouard_louis dans #CLIQUE en clair, maintenant sur @canalplus
[3] Dixit en musique.

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