Gaza : bombombes Tagada et marche au pas de l’oie

Ballons GazaThèse : tu veux pas faire le jeu des colons, Coco ?

Dimanche 16 février 2020, une petite fille qui vit dans le sud d’Israël a trouvé une bombe dans son jardin (Jewish Press). Elle était accrochée à des ballons de jolies couleurs. Heureusement, les enfants israéliens sont éduqués dès leur jeune âge à ne pas monter en voiture avec des inconnus, à ne pas ramasser des bonbons dans la rue… Oui, comme les petits Français ! C’est marrant, ça, les Juifs seraient-ils des humains comme les autres ? Presque.

Car en France, lorsqu’un bouquet de ballons passe à proximité de mains enfantines, le réflexe est de les attraper : ils se seront échappé d’une foire et les parents encouragent les petits à profiter de l’aubaine.

Aux petits enfants qui vivent entre le fleuve (Jourdain) et la Mer (Méditerranée), on explique que ce plaisir a toutes les chances de leur coûter la vie ou une infirmité lourde s’ils survivent, aussi la fillette du village de Shuva a-t-elle appelé ses parents, qui ont fait venir les démineurs et cette bombe professionnelle arrivée par les cieux sur un véhicule ludique n’a fait aucune victime.

La même chose s’était produite quelques jours plus tôt dans l’école maternelle d’un kibboutz, avec les mêmes résultats (Times of Israel).

Le public français est informé par les médias mainstream dès qu’Israël construit des nouveaux logements ou, à l’inverse, détruit une usine de bombe artisanale ou la maison d’un terroriste.

Mais des « incidents », comme des bombes envoyées dans des villages, arrimées à des appâts pour couillons en couches culottes, ce n’est pas de l’info, Coco ! Les lecteurs seraient incapables de comprendre qu’il s’agit d’une manœuvre héroïque de combattants de la liberté, épargnons-leur cette info mineure : tu ne voudrais quand même pas faire le jeu des colons ?

Antithèse : tu veux pas faire le jeu des anti-palestiniens, Coco ?

Dans le monde arabe, la force et la violence sont des valeurs largement supérieures à la bienveillance et à la générosité, considérées comme méprisables. Ainsi, au Liban, entraîne-t-on les enfants de 4 ans à entreprendre des attentats suicide : 4 ans ? Oui : rien ne sert de courir, il faut partir à point.

Dans le monde arabe, on éduque les gosses à devenir des hommes, pas des tafioles pour qu’ils aillent s’exhiber à la Gay Pride de Tel Aviv en Palestine occupée…

D’ailleurs, les tafioles, on les tue en les jetant des toits, celui qui était dessus comme celui qui était dessous. C’est Mahomet qui l’a expliqué à un disciple qui posait la question. Un hadith le cite disant : « Si vous trouvez quelqu’un qui fait comme les gens de Lot, tuez celui qui le fait et celui à qui cela est fait[1] » et un autre, où il précise : « Lapidez celui d’en haut et celui d’en bas, lapidez les deux[2]. »

Pour être sûrs que leurs rejetons ne s’engageront pas sur la voie de la tendresse, les parents palestiniens peuvent les inscrire, à partir de l’âge de 4 ans, dans une filiale du Hezbollah libanais, les Scouts de l’Imam Al-Mahdi, qui compte 45.000 adhérents (garçons et filles) portant l’uniforme et les fanions scouts définis par Baden Powell, en 1908. Le mouvement utilise le logo à fleur de lys du Mouvement Scout Mondial, qui le reconnaît comme membre.

Sauf que le respect du but affiché du mouvement scout est : « de contribuer au développement des jeunes en les aidant à réaliser pleinement leurs possibilités physiques, intellectuelles, sociales et spirituelles, en tant que personnes, citoyens responsables et membres des communautés locales, nationales et internationales. (Scout.org) »

On peine à imaginer cet objectif rempli par un mouvement terroriste, financé et armé par l’Iran, qui programme les gamins à en devenir des miliciens.

Lors de certaines funérailles grandioses que le Hezb a organisées pour ses terroristes, ce sont les scouts qui ont fourni la garde d’honneur. Dans les colo, les enfants sont récompensés de leurs bons résultats à l’entrainement en gagnant le droit de se faire photographier, en uniforme, le front ceint d’un bandana couvert d’inscriptions du style « Sus à Jérusalem » en compagnie de combattants adultes armés.

D’après le Daily Mail, plus de 200 anciens scouts sont morts en combattant contre Israël et dans la guerre civile en Syrie (Daily Mail).

Parenthèse : droits de l’homme juif en Israël

Un ancien député du Likoud, Yehudah Glick, a été arrêté, le 18 février 2020, sur le mont du Temple à Jérusalem, où son allure trop lente a été suspectée de « prière » sur le lieu le plus saint du judaïsme, ce qui est interdit par la loi. La loi juive. À cet endroit emblématique, elle obéit à l’autorité musulmane jordanienne, le Waqf, à qui les Juifs en ont laissé la gestion, après avoir réunifié la ville en 1967.

La seule différence entre avant la guerre des Six-Jours et après elle, c’est qu’avant, les Juifs n’avaient pas le droit de s’en approcher, ni du Mur des Lamentations en contrebas, alors que maintenant, ils peuvent prier devant le Mur et marcher sur l’esplanade, assez vite pour ne pas être soupçonnés de prière et encadrés par la police (israélienne).

Y sont fous ces youpins ? Oui, si l’on utilise la définition d’Einstein : « faire toujours la même chose et attendre des résultats différents. » En l’occurrence, offrir des concessions généreuses aux Palestiniens en espérant de la reconnaissance et ne recueillir qu’un surcroît de violence.

Le Mont du Temple (dont la dénomination biblique, toujours usitée en hébreu et en anglais, a été changée en « esplanade des mosquées » par les médias français en 1967) avait reçu la visite de l’ex – député, qui y accompagnait deux membres du Congrès américain : Jim Jordan (Ohio) et Mike Johnson (Louisiane). Ça, c’était autorisé, mais il est revenu tout seul ensuite et ça, c’est mal.

Comme les juives israéliennes n’ont pas leur langue dans leur poche, une candidate à la Knesset s’est permis un commentaire logique, donc sarcastique : « le fait que, sous souveraineté israélienne, les Juifs ne peuvent pas visiter le Mont du Temple sans que la police supervise chacun de leurs mouvements est ridicule et absurde. La politique de persécution et de restriction des seuls juifs encourage directement les éléments musulmans extrêmes (World Israel News) », a déclaré Sara Beck.

De quoi j’me mêle ?

Synthèse : le machisme musulman est la faute d’Israël

Les droits des femmes musulmanes, qu’elles soient cisjordaniennes ou gazaouies, sont radicalement différents de ceux des femmes juives, puisque c’est la communauté dans laquelle elles vivent qui les administre : l’Autorité palestinienne pour les premières et le Hamas pour les secondes.

En Israël, l’égalité hommes/femmes est un principe qui ne souffre pas d’exception, dans les territoires palestiniens, une exception qui ne souffre pas d’être connue.

Le Times of Israel a consacré un long article au calvaire des jeunes musulmanes sans papiers.

Une Palestinienne de 39 ans, mère de 7 enfants, mariée de force à 14 ans par son père (qui la battait, est-il utile de le préciser), était violée par son beau-frère depuis l’âge de 15 ans et martyrisée par sa belle-mère. Lorsqu’elle est devenue veuve, à 32 ans, son père l’a remariée à un sexagénaire qui la séquestrait, la violait et appelait son père à la rescousse pour la battre si elle refusait les rapports sexuels. Son père lui ayant confisqué ses papiers, elle n’a pas pu trouver de travail lorsqu’elle a fui le domicile conjugal et n’a pu sortir de la misère et de la maltraitance de la rue que grâce à une ONG israélienne, Isha LeIsha – Haifa Feminist Center. Mais elle n’est pas citoyenne israélienne et ne peut donc pas se débrouiller seule. « L’Autorité de la population et de l’immigration en Israël a ignoré mes demandes d’octroi du statut de victime en Israël ».

Pourtant les textes existent, notamment un article du code pénal israélien qui statue sur le sort des femmes victimes de trafics sexuels souhaitant rester en Israël pour leur réinsertion.

Un autre témoignage est celui d’une maman de 36 ans, qui n’a pas non plus de statut légal, car elle est arrivée illégalement de Moldavie et s’est faite embarquer par un proxénète à son arrivée en Israël : « Je suis une victime d’Israéliens qui ont des papiers israéliens et qui ont tous les droits que je n’ai pas. Tout ce que je demande, c’est d’avoir le droit de travailler, de gagner ma vie et d’élever ma fille, qui en fin de compte, souffre le plus de ma situation – et elle est citoyenne ici. » explique-t-elle.

L’Autorité de population et d’immigration (PIA), qui gère les demandes de ces femmes, n’a satisfait que la moitié des 93 femmes battues qui se sont adressées à elle entre 2010 et 2018. Et les statistiques évoluent à la baisse des satisfactions et à la hausse des demandes…

Comme il existe, en Israël, de puissantes ONG de défense de ces femmes sans statut, leur malheur est connu, à l’inverse de celui de leurs coreligionnaires des pays musulmans environnants où il est statutaire et donc parfaitement légal.

Les ONG israéliennes critiquent leur État, qui est signataire de la Convention internationale des droits de l’enfant, et qui doit, « en tant qu’État éclairé qu’il prétend être, respecter les articles de ce traité, ainsi que les autres traités pertinents ».

Si une ONG critiquait l’Autorité palestinienne en Cisjordanie ou le Hamas à Gaza, ses membres finiraient en prison. D’ailleurs, il y en a. Mais on ne nous le dit pas en français : il ne faut pas décourager Aubervilliers.

La France est le seul pays au monde qui donne un statut aux illégaux

— Pourquoi ces ONG n’envoient pas leurs protégées dans l’Hexagone, où le statut d’illégale est bien plus enviable que celui de travailleuse déclarée ?

— Il n’y a ni souteneurs ni trafic de drogues pour soumettre les femmes sans papier à la prostitution ?

— Si, bien sûr, plein ! Mais les souteneurs sont eux-mêmes étrangers, donc on ne peut pas les poursuivre, ce serait raciste…

— Alors quelle différence ça ferait pour elles ? Au moins, en Israël, quand elles se plaignent, on les écoute ! LM♦

Logo Liliane MessikaLiliane Messika, MABATIM.INFO

[1] Abu Dawud 38 : 4447
[2] Ibn Majah 3 : 20 : 2562

Un commentaire

  1. Les jeunesses hitlériennes portaient elles aussi des vêtements de scout…

    Nous n’avons pas les mêmes référés,de tout ordre,mais eux sont bcp plus nombreux,ce qui ne me rend pas optimiste pour les temps à venir,les connaissant pour être né chez eux et y avoir vécu.

    Cela n’enlève pas la possibilité de tomber sur « une belle âme ».

    Dans la symbologie traditionnelle universelle (Chine et Amérique du sud comprises) la place du nombre est primordiale.

    Sa puissance permet à l’homme de sortir de sa condition binaire et d’approcher YHWH par le ternaire (cf Einstein).

    La gématrie n’a t elle pas permis le passage de la tradition hébraique orale à l’écrite.

    Merci à toutes et tous pour vos excellents articles.

    Bonne journée.

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