L’Amérique dans un compte de faits

Les pauvres sont heureux de vivre dans un pays riche

C’est valable pour les États-Unis comme pour la France. Sauf que chez nous, « riche » et « pauvre » sont souvent des adjectifs qui doivent tout à la psychologie et rien aux chiffres. Ceux révélés par l’INSEE, chaque année, n’intéressent qu’une poignée de spécialistes. C’est dire si les statistiques de son homologue américain, le Census Bureau, n’ont aucune chance d’intéresser les lectrices de l’Équipe ou les lecteurs de Elle. Pourtant, c’est très instructif, parole de mathophobe.

En 2019, les revenus des ménages américains ont augmenté de 6,8 % : « Cette augmentation du revenu médian est presque 50 % plus élevée que celle durant la présidence d’Obama et elle a profité surtout aux minorités. Grâce à la politique économique de Trump, plus de 4 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, qui chute à son niveau de 1959 principalement pour les Noirs, dont le taux de pauvreté n’a jamais été aussi bas (Valeurs Actuelles). »

Quoi ??? Celui qu’on n’appelle pas autrement que « le milliardaire » dans nos médias a mis en place en place une politique qui favorise les minorités ? Mais il déteste les minorités et il se fiche des pauvres comme de notre première chaussette, c’est marqué dans Le Monde ! Peut-être, mais en attendant, c’est en 2019, sous son administration que 4,2 millions de personnes sont sorties de la pauvreté. La pauvreté infantile dans l’Amérique de Trump a baissé deux fois plus que sous Obama.

« Durant les trois premières années du mandat de Trump, le taux de pauvreté des minorités a baissé plus que celui des Blancs et le revenu médian des minorités noires, hispanique et asiatiques a augmenté plus que le revenu médian des ménages blancs.… Le salaire hebdomadaire médian de la minorité noire a augmenté de 19 % contre seulement 11 % durant les deux mandats d’Obama et la rémunération médiane des femmes a augmenté de 7,8 % en une année, contre 2,5 % pour les hommes (Valeurs Actuelles). »

Le rêve américain est un cauchemar français

Nos journagandistes se gardent bien de nous informer sur ce genre de prouesses qui pourraient inciter certains croyants à l’apostasie et donc à l’excommunication. Et puis, à quoi servirait de propager ces résultats puisque notre république maternelle interdit la fessée, la compétition et les statistiques ethniques. Le manuel du petit bien-pensant indiquant que nos minorités visibles, invisibles, bi-visibles et trans-visibles étant systématiquement discriminées, que ce soit en termes de bénéfices sociaux ou de salaires, il serait mal venu de posséder les chiffres prouvant le contraire.

D’autant que si l’on cherche la méthode utilisée par Trump, on est obligé de se rendre compte qu’il a appliqué la recette de bon sens du capitalisme : non pas en  divisant un gâteau de plus en plus mince et en redistribuant une manne sociale de plus en plus réduite à de plus en plus de bénéficiaires, ce qui ne produit que des mécontents, mais en baissant les impôts et en allégeant la réglementation. Que des péchés mortels ! Chez nous, il faut constamment augmenter les impôts, puisque de moins en moins de gens les paient, car notre système est assis sur deux incontournables : rendre les électeurs dépendants du pouvoir en leur distribuant des prestations sociales et avoir une vision morale du travail. Les premiers seront les derniers, enseigne notre république laïque, aussi faut-il culpabiliser les riches et les punir d’avoir réussi et distribuer le produit de leur travail aux pauvres que l’on veut ainsi consoler de l’injustice de la nature.

Il a dit ce qu’il allait faire, il l’a fait et il a réussi !

Trump a commis un autre crime encore plus grave que de préférer le réel au dogme : il a tenu l’une des premières promesses de sa campagne qui voulait « Make America Great Again » (faire retrouver à l’Amérique sa grandeur). Tenir ses promesses ? Oui : ce n’est pas un professionnel de la politique, c’est un homme d’affaires, habitué à être jugé sur ses résultats, pas sur ses promesses. Aaaah ouaiaiaiaiais, mais si il utilise des concepts qui ne sont pas dans les polycopiés de l’ENA, ça compte pas !

En effet. Trump a mis en œuvre ce que son programme appelait « Tax Cuts and Jobs Act » : réduction d’impôts et loi sur l’emploi, élargissant ainsi l’horizon des ménages et des entreprises. En même temps qu’il baissait les impôts des premiers, il diminuait la taxe sur les bénéfices des secondes.

En France, nous ne croyons pas que l’on peut « gagner sa vie ». Nous attendons de l’État qu’il « redistribue » toujours plus, sans vouloir savoir qu’avant de distribuer la peau de l’ours, il faut avoir au moins vu la bête, sans parler de la tuer.

Évidemment, sur une planète normale, les mauvais élèves copient sur les bons. La réussite de Trump pourrait nous donner envie d’appliquer sa méthode. Mais les Français ont des principes, ils n’ont donc pas besoin de méthodes. L’un de ces principes directeurs est qu’il n’existe pas de bons et de mauvais élèves, seulement des bons et des mauvais modèles. Le modèle français, quel qu’il soit et surtout, quels que soient ses résultats, est un bon modèle, le meilleur, même, n’hésitons pas à le dire. Tous les autres lui sont inférieurs. Si notre modèle donne de mauvais résultats, c’est que la réalité s’est trompée. Le modèle, lui, est irréprochable. À la réalité de s’adapter.

Suggérer que la France pourrait adopter des mesures qui ont réussi outre-Atlantique est à la fois irrévérencieux et moralement condamnable, a fortiori quand le président de « l’hyperpuissance » est considéré par la doxa hexagonale comme le dernier des crétins.

Pourtant, alors que le chômage progresse si vite chez nous qu’on n’arrive pas à publier les chiffres, l’économie américaine a créé plus d’emplois nets au cours des quatre derniers mois, qu’entre 2009 et 2012, c’est-à-dire pendant le premier mandat d’Obama.

Pour simplifier : « simplifier c’est gagner » !

En France, dès qu’un problème est assez important pour susciter une manifestation, le pouvoir en place pond une loi ad hoc, sans vérifier si elle n’existe pas déjà ou si elle ne se superpose pas à un petit millier d’autres déjà consacrées au même sujet. Le résultat c’est un mille-feuilles tellement indigeste que même les professionnels du droit sont incapables de s’y retrouver.

Comme il est bête, Trump a procédé à l’inverse de notre système-qui-est-le-meilleur-du-monde : il a fait comme une fashion victim française, qui donne à la Croix-Rouge deux vêtements, chaque fois qu’elle en ajoute un nouveau dans son armoire.

Trump, depuis son élection, a fait supprimer en moyenne 22 réglementations pour chaque nouvelle qui était adoptée. Pendant la pandémie, nous avons laissé mourir des Français, faute de place dans les hôpitaux, alors que les cliniques étaient vides… et attendaient un agrément qui n’est jamais arrivé. Outre-Atlantique, ils ont pris plus de 600 mesures de… déréglementation dans la santé, pour booster la recherche, faciliter les tests et mettre sur le marché des nouveaux médicaments.

Heureusement la Covid est arrivée et on a montré à nos concitoyens qu’on avait bien de la chance d’avoir des hommes politiques qui sortaient de l’ENA, car à Washington, le leur n’aurait jamais dû sortir du nid de coucous. On l’a filmé demandant si on ne pourrait pas trouver une façon de désinfecter les organes malades et on a traduit par « Trump exige qu’on injecte de l’eau de Javel aux malades (BBC) ».

La crise sanitaire a été doublée, chez eux comme chez nous, d’une crise économique. La différence, c’est que depuis mai, nos autorités empilent les réglementations pour réguler chaque détail de la reprise de l’activité, aussi, malgré les aides, le chômage grimpe-t-il à une vitesse V. Aux États-Unis, pendant la même période, plus de 10,5 millions d’emplois ont été créés dans le secteur privé : la moitié de ceux qu’ils avaient perdus.

Que choisir dans une élection présidentielle ?

Trump est tout sauf le gendre idéal et il n’inspire aucune envie de passer des soirées à rigoler avec lui, comme celles qu’ont pu goûter les bobos socialos avec notre facétieux Hollande, qui cumulait toutes les qualités françaises, briseur de cœurs et livreur de croissants. Mais justement, autant Normal 1er était un président calamiteux, autant l’antipathique rouquin est efficace.

On n’élit pas un président pour qu’il apporte des fleurs à notre fille le jour de la fête des mères, on vote pour celui qu’on estime capable de piloter le navire de l’État sans états d’âme. LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO

7 commentaires

  1. Nicolas Krebs vient à son tour brouiller le fil de la discussion sur les présidentielles américaines et TRUMP, en abordant « Eurabia » de Bat Ye’or, dont seuls les désinformés intégraux ignorent l’existence.
    Nous connaissons hélas, les interventions complètement hors sujet des « trolls » en charge de la perturbation des échanges, soit pour semer la zizanie, soit pour détourner l’attention sur le sujet qui nous est soumis.
    Liliane nous propose une réflexion sur les Etats-Unis et TRUMP, et subitement, nous voilà embarqués dans une remarque sur l’équilibre du budget de la France dans les années 70, et une autre sur « Eurabia » et les Protocoles des Sages de Sion, complètement hors sujet.
    Les hasards n’en sont plus lorsqu’ils se répètent souvent, surtout, avec l’utilisation renouvelée, de la lettre « K » dans les pseudos utilisés pour la circonstance….

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  2. Serge Skrobacki a posté un commentaire au sujet du budget en équilibre présenté par Raymond la Science, il y a plusieurs dizaines d’années, dont plus personne ne se souvient.
    Quel rapport avec le fil de la discussion qui concerne les élections présidentielles américaines ?
    S’agit-il d’un brouillage organisé par un « troll » qui n’apprécie pas que l’on dise du bien de TRUMP ?

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  3. Bonjour Liliane Messika !

    Croyez vous toujours (cf. « Sacrifice sur l’autel de l’or noir » dans « Ilan Halimi, Le Canari dans la mine ») en la théorie d’Eurabia (une thèse conspirationniste très similaire aux Protocoles des sages de Sion) ?

    Je vous demande cela car vous pouvez avoir changé d’opinion depuis 2006.

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  4. Les impôts de TRUMP
    Selon le New York Times, grand expert en calomnies et mensonges interminables contre TRUMP, le président n’aurait payé que 750 dollars d’impôts durant les années 2016 et 2017, ce qui est vrai.
    Les raisons ? il a donné la totalité de ses salaires de président.
    Par contre, il a payé 72 millions de dollars d’impôts entre 2005 et 2008.
    Bizarre, mais le New York Times n’en parle pas.
    TRUMP paie plus d’impôts que Bezos, l’homme le plus riche du monde (Amazon/Washington Post).
    Il ne se passe pas un jour sans que le torchon du multi milliardaire ne déverse une poubelle sur le président.
    Bizarrement, le New York Times n’en parle pas.
    Une enquête du Sénat vient de dévoiler que Hunter Biden, le fils de Joe le sénile, a reçu un virement de 3,5 millions de dollars de la part d’un Russe corrompu, proche de Vladimir Poutine.
    Ce fils indigne a reçu de très grosses sommes de Chinois avec qui il avait monté des fonds de placement.
    Ne cherchez pas, le New York Times, à l’origine de la dernière boule puante anti TRUMP n’en parle pas.
    Et si au cours du débat de ce soir, TRUMP balançait à la figure de Joe le gâteux toutes les saloperies publiées par le dégoûtant New York Times ?
    (Source : J.P Grumberg/Dreuz)

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  5. L’Université d’Harvard a décidé de mener une étude au sujet de la haine hystérique déversée au quotidien sur TRUMP, et les résultats sont affolants, impensables dans la grande démocratie américaine.
    Globalement, les fake news/infaux anti-TRUMP balancées au quotidien par les grands médias américains audio, papier, télé, s’élèvent à plus de 80% le record étant détenu par CNN qui atteint régulièrement 90% d’attaques et de diffamations durant ses temps d’antenne.
    Aucun président dans l’histoire des Etats-Unis n’a subi autant de violences et de lynchages quotidiens, allant jusqu’à la mise en cause de l’état mental du Président TRUMP qui casse les codes traditionnels des hypocrites qui ne supportent que le politiquement correct, fascistes « Démocrates » en tête.
    A cela, il faut ajouter la censure pratiquée par les réseaux sociaux qui n’hésitent pas à retirer/effacer ses déclarations qui leur déplaisent, sous prétexte qu’elles sont « haineuses ».
    Par contre, ces bonnes âmes ne suppriment pas des commentaires qui attaquent les survivants de la Shoah.
    Les livres diffamatoires contre TRUMP sont publiés de plus en plus régulièrement, tandis que le New York Times, créé par un Juif antisémite et le Washington Post appartenant à Bezos/Amazon, vident leurs poubelles tous les jours sur TRUMP, qui les méprise et les traite comme ils le méritent; ça les rend fous !
    A quelques heures du débat qui va l’opposer à Jo le gâteux, le NYT a sorti de ses poubelles une sombre affaire d’impôts qui se trouve recyclée après quelques années passées dans un tiroir.
    Comment expliquer que malgré toutes les calomnies et tous les lynchages quotidiens subis par TRUMP, sa côte de popularité oscille entre 40% et 43% ???

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  6. Depuis le dernier budget en équilibre de Raymond Barre, nos gouvernements successifs font tout à l’envers. On nous avait promis le nouveau monde, celui d’après. Nous sommes sauvés, Ils commencent à faire tout allant vert

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  7. Tous les médias français soutiennent Biden en affirmant haut et fort, qu’il est l’homme de la situation et qu’il permettra de sortir les Etats-Unis de l’état catastrophique dans lequel TRUMP l’a plongé.
    Mieux, au cours de « débats » télévisés sur les chaines d’infaux en continu, il n’y a que des anti-TRUMP sur le plateau, et tous sont d’accord pour l’accabler et le moquer, en prédisant qu’il va subir une défaite cuisante.
    Rien, pas un mot sur l’état de santé de Jo qui souffre de la maladie d’Alzheimer, qui tient des propos incompréhensibles, qui bafouille n’importe quoi, et répond par des âneries aux intervieweurs.
    Mieux, son fils Hunter est trempé jusqu’au coup dans une sale histoire de corruption avec la Chine, et qui a profité de l’appui de Jo le gâteux, pour s’en mettre plein les poches; mais qui en parle ?
    Seuls certains journalistes sérieux prévoient que le gâteux Biden ne terminera pas son mandat, en raison de son âge, 78 ans, et de son état de santé très préoccupant, mais ceux-là ne sont pas invités sur les plateaux de télé, squattés par des zexperts qui viennent se défouler au lieu de débattre et nous « éclairer ».
    Si le mandat de Jo le sénile ne va pas à son terme, c’est Harris, sa colistière qui deviendra la première femme noire Présidente des USA, c’est Obama qui a organisé ce coup tordu, selon un spécialiste américain qui a publié une tribune dans un journal connu outre Atlantique (source : Dreuz).
    La remplaçante pourra alors terminer le sale boulot entamé par le calamiteux Obama qui fera tout ce qu’il faut pour détruire son pays qu’il déteste; alors qu’il reste malgré tout, l’idole planétaire des désinformés, des bobos débiles et de tous ceux qui croient encore, aux infaux de l’Agence France Propagande.
    Les fascistes « Démocrates » tiendront enfin, leur revanche sur l’élection perdue par Hillary, qu’ils n’ont toujours pas digérée, et ils choisiront comme emblème de leur parti, une couche culotte sale….

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