Les copros de l’ONU en retard sur les charges

L’ONU, alias « Le-Droit-International », est une SCI de 193 copropriétaires. Les uns possèdent de somptueux penthouses avec terrasses et salles de bains en marbre, d’autres vivent dans des bouis-bouis insalubres loués à prix d’or par des marchands de sommeil, mais tout le monde doit payer les charges. En principe. Hélas, la SCI ONU, bâtie sur des principes généreux, a évolué, avec les prises de participations et les élargissements de capital successifs, en un méga-paquebot que les impayés contraignent à avancer à la rame. Autant dire à la ramasse…

À l’assemblée générale des copropriétaires, ça grince

Pour 2019, les 146 propriétaires qui ont versé leur contribution au budget de l’organisation râlent. Leur contribution représente 70 %, mais les charges n’ont pas baissé pour autant. Le syndic, Antonio Guterres, a estimé qu’ils étaient parvenus à « la pire crise de liquidités en dix ans. » D’après lui, les « réserves de trésorerie risquent d’être épuisées d’ici la fin du mois » (octobre 2020) et les fonds ont atteint un « stade critique présentant le plus important déficit en dix ans (Journal du Développement) » : fin septembre, ledéficit se montait à 230 millions de dollars.

Il faut dire que certains débiteurs sont dans cette situation d’impayés depuis deux ans, ce qui, théoriquement devrait les priver de leur droit de vote à l’AG (article 19 de la Charte des Nations Unies).

Cette disposition des statuts s’avère largement justifiée pour ceux de ces mauvais payeurs qui ne peuvent pas arguer de catastrophes naturelles ou de circonstances indépendantes de leur volonté : par ordre alphabétique, les Comores, la Gambie, le Liban, le Lesotho, Sao Tomé-et-Principe, la Somalie, Tonga, le Venezuela et le Yémen ne sont pas tous dans le même bateau. C’est pourquoi les Comores, Sao Tomé-et-Principe et la Somalie ont été exemptés de la punition.

Mais dans la mesure où le Venezuela possède la deuxième réserve pétrolière au monde, il est difficile de considérer le cyclone Chavez et l’ouragan Maduro, qui l’ont frappé, à égalité avec les cyclones Idai et Kenneth, qui ont ravagé le Mozambique deux fois, en mars et en avril 2019, ou avec l’ouragan Dorian, qui a dévasté les Bahamas et la Floride en septembre de la même année. Il s’agit, pour la République bolivarienne, de circonstances 100 % dépendantes de ses dirigeants, qui ont conduit le pays à la faillite et ses habitants à la famine.

Syndic cherche solutions : s’adresser au « Machin »

Comme l’ont fait, avant lui, d’innombrables syndics de copropriété, Antonio Guterres a demandé à ses mandants d’augmenter son fonds de roulement « au cas où ».

Et comme le savent tous les syndicats, les riches sont des salauds. Ceux-là ont refusé et les plus riches en premier, notamment la Russie. La Russie, un « riche » ? Voui. En tout cas, un qui contribue beaucoup sans rien en retirer. L’autre riche, c’est Trump.

Lorsqu’on veut parler négativement des États-Unis, c’est-à-dire, pour les médias français, dans 99,99 % des cas, on ne nomme pas le pays mais son président : « Trump » est beaucoup plus insultant et confère subliminalement à l’accusé les pires défauts de la richesse et du succès, qui sont déjà, en eux-mêmes, des péchés… capitaux.

Trump doit encore de l’argent à la SCI et il se fait tirer l’oreille pour solder ses dettes.

Les riches ne sont pas riches seulement parce qu’ils savent gagner de l’argent, mais aussi parce qu’ils savent le garder et le faire fructifier, au lieu de le dépenser pour l’image, sans réfléchir aux conséquences. C’est dans cet esprit que Trump a analysé les coûts et les bénéfices de l’ONU pour son pays.

Recettes, dépenses et bilans (comptable et global)

Le budget de l’ONU est divisé entre les crédits de fonctionnement et le financement des opérations de paix. La première partie tourne autour de 5,86 milliards de dollars annuels depuis 2019 et cela durera jusqu’à 2021.

La seconde partie finance 14 opérations de maintien de la paix, pour un total de 6,52 milliards de dollars. Les États reçoivent leurs factures qui représentent pour chacun un pourcentage calculé en fonction d’un algorithme complexe.

Les États-Unis, qui ont gagné le titre de plus gros contributeur, paient le maximum, car depuis le début de ce siècle, la contribution des États membres est plafonnée à 22 % vers le haut et à 0,001 % vers le bas.

En effet, contrairement à l’impôt des contribuables français, nul, même le plus démuni, n’est relégué sur le banc de touche des non imposables. C’est pourquoi l’Érythrée, la Gambie, Samoa ou Sainte-Lucie cotisent à cette hauteur.

Être membre du Conseil de sécurité est, certes, un privilège, mais il se paie par une cotisation additionnelle… dont la France est exemptée depuis 2006, en raison de sa mauvaise situation économique. Cette prime à la mauvaise gestion lui a permis de voir descendre sa contribution de 6,03 % à 4,43 % aujourd’hui. Pour 2019, elle a payé 123 millions de dollars pour le fonctionnement de l’organisation et 381 millions pour les opérations de maintien de la paix.

Certains préfèrent ne pas récompenser l’échec

Trump, (en français : « le milliardaire controversé ») a choisi la méritocratie plutôt que la dépendance aux subventions et aux allocations. Normal, il est président du capitalisme mondial, alors que nous vivons dans le système le plus idéologiquement proche de feu la doctrine soviétique, si l’on excepte Cuba et la Corée du Nord.

Les milliardaires n’investissant pas à fonds perdus, celui qui nous intéresse a analysé l’action de l’ONU et s’est rendu compte, entre autres, que tous les réfugiés de la planète ne dépendent pas du Haut-commissariat aux réfugiés. Il existe au monde, 5,6 millions d’individus particuliers, qui bénéficient d’un HCR bis, l’UNRWA, au budget équivalent à celui du HCR, au personnel plus nombreux que celui qui gère 20 millions de réfugiés, mais aux bénéficiaires cinq fois moins nombreux. Au lieu de diminuer le nombre de ses bénéficiaires, en les recasant et en les aidant à commencer une nouvelle vie, comme c’est la vocation des agences pour les réfugiés, l’UNRWA a réussi à en multiplier par 7 le nombre, en évitant soigneusement d’œuvrer à leur réinstallation ou à leur sédentarisation. Cette situation a, bien évidemment conduit lesdits protégés à n’avoir d’autre horizon que la charité internationale et à multiplier les exigences léonines pour trouver des prétextes à ne pas négocier avec leurs vainqueurs.

Plutôt que de taper du poing sur la table en exigeant une action conforme aux statuts de la SCI, le syndic a suivi strictement le protocole.

Celui des organisations internationales est bien rôdé : il faut commencer par demander des éclaircissements sur une situation, aussi une commission ad’ hoc est-elle créée afin d’évaluer les éléments en présence. Ensuite, c’est le tour d’une seconde commission, qui est missionnée pour envisager des pistes de sortie de crise, quand la première a rendu sa copie. Cette dilution des responsabilités prolonge les situations les plus coûteuses pendant des générations entières et procure une situation de rentier à pléthore de hauts fonctionnaires internationaux, du berceau de leur vie professionnelle (leurs études) à sa tombe (leur retraite).

Quant à résoudre les problèmes et les dysfonctionnements, l’ONU est capable de dire « des clous ! » en 193 langues.

Action, action et tant pis pour la réaction

Trump a constaté le gâchis UNRWA (the Atlantic) et trouvé absurde que son pays en paie 22 %, d’autant qu’il ne retire de cette dépense à fonds perdu qu’insultes, menaces et attentats. Il a donc pris la décision de cesser de financer ses ennemis. Et leur terrorisme pour le même prix (France 24).

Cela relève tellement du bon sens le plus élémentaire que l’on se demande pourquoi tous les dirigeants ne réagissent pas ainsi. Probablement parce qu’ils n’ont de dirigeants que le nom, les honneurs et les avantages !

Quand l’ONU a élevé le non-État de Palestine au statut de membre, en 2011, les États-Unis ont protesté en cessant de payer leur cotisation à l’Unesco, autre surgeon de l’ONU, dédié à la culture et à l’éducation.

À l’époque, ce n’était pas encore le milliardaire qui présidait aux destinées de l’Hyperpuissance, mais l’irrésistible Obama à qui les médias de gauche ont, pour la première fois, trouvé là quelque chose à reprocher (the Guardian).

Pourtant, nonobstant l’enthousiasme des médias occidentaux pour cette constante politique, le président chouchou du monde arabe ne pouvait quand même pas continuer à subventionner une officine dédiée à la culture, qui niait tout lien entre la Judée et les Juifs. Il n’y a pas de limites à l’antisionisme viscéral, mais il y en a une au ridicule. (Pas en France, NDLT).

La dette des USA vis-à-vis de l’Unesco a atteint des sommets (600 millions de dollars – Architects Newspaper) et il est vraisemblable que, les mêmes causes produisant les mêmes effets, si l’officine pseudo-culturelle continue sa politique systématiquement anhistorique, Trump ne réglera pas l’ardoise, voire rompra définitivement les liens avec elle.

Macron rivalise avec le pape (et vice versa)

Au demi-milliard (123+381=504) que la France a dépensé pour les salaires des permanents de l’ONU et pour le maintien d’une paix toujours introuvable, il faut ajouter la contribution directe de notre pays à la guerre contre les djihadistes au Mali. Une guerre qui nous coûte très cher en termes de dépenses et surtout de pertes humaines, puisque 50 de nos soldats y ont déjà laissé la vie.

Pour libérer une « otage » française, qui a l’air de regretter sa captivité à peine débarquée sur le sol de la mère patrie, Macron a versé aux djihadistes des sommes absentes du budget officiel, mais qui leur permettront d’autant mieux de continuer à tuer au nom d’Allah que l’imam du GSIM, qui a négocié sa libération, a obtenu en échange, celle de 200 djihadistes.

« Parmi les 200 personnes libérées, il y a de grands djihadistes, c’est vrai, mais aussi des combattants des groupes armés, des fabricants d’explosifs, des experts en logistique, des bandits de grand chemin spécialisés dans l’enlèvement de véhicules, la vente d’armes… (le Point) »

S’ils retournent au combat et tuent encore plus de nos soldats, ce n’est pas l’ex-otage qui leur jettera la pierre, Pierre. Elle donne plutôt l’impression de prier pour leur victoire : quand elle parle de ses quatre ans aux mains des djihadistes, elle évoque avec gourmandise une « retraite spirituelle (la Dépêche) » et une conversion à l’islam qui a l’air de l’avoir épanouie.

Le pape fait exactement la même chose que la dinde libérée : il engage les États à ne pas se défendre contre les attaques, d’où qu’elles viennent, car l’étranger chez nous est aussi chez lui et, plutôt que de laisser dépérir des cultures où la femme est inférieure à l’homme et où l’apostasie est punie de mort, il préfère que de la nôtre nous fassions table rase. Aurélien Marq résume sa pensée avec concision :

« les barbares et les fanatiques sont nos frères humains, laissez-les détruire votre civilisation pendant que je jouis de la contemplation de ma propre générosité et de votre martyr (Causeur). »

C’est Mélenchon qui est content, lui qui vise les suffrages des chouchous papaux : « Ses mots ressemblent assez aux miens pour que j’en sois ému (la Vie). » On ne le dira jamais assez, la différence entre Mélenchon et le pape, c’est que le pape ne se prend pas pour Mélenchon… Hélas, François ne prend pas non plus le contre-pied de notre président, dont on aurait dû prendre plus au sérieux l’aphorisme annonciateur : « il y a des cultures en France, mais pas une culture française (YouTube). »

Pour sortir de l’impasse Macron-Mélenchon-Pape François, peut-on demander à l’ONU ?

Hélas non ! Quinze nouveaux pays sont appelés à régner dans la plus haute instance des droits de l’Homme de l’ONU. Parmi eux, il en est dont le bilan en matière de respect des droits en question peut se comparer à celui des protégés mélenchono-papaux : la Chine, Cuba, la Russie, l’Arabie saoudite, le Pakistan et l’Ouzbékistan, notamment.

Qui s’est élevé contre cette indécente élection ? Est-ce Macron qui a déclaré à la tribune onusienne :

« Il est logiquement absurde et moralement obscène que l’ONU soit sur le point d’élire à son organe suprême de défense des droits de l’Homme un régime qui a entassé un million de Ouïghours dans des camps, arrêté, écrasé et fait disparaître ceux qui ont tenté de tirer la sonnette d’alarme au sujet du coronavirus, et étouffé la liberté à Hong Kong » ?

Hélas deux fois hélas, non. C’est Hillel Neuer, le directeur exécutif d’UN Watch, une ONG de défense des droits de l’homme, y compris contre la commission des droits de l’homme de l’ONU. Il n’a pas mâché ses mots :

« Ce sera une insulte à leurs prisonniers politiques et à de nombreuses autres victimes, et une défaite pour la cause mondiale des droits de l’Homme, si les Nations Unies aident les auteurs de violations flagrantes à agir comme des défenseurs et des juges mondiaux des droits de l’Homme. Lorsque la plus haute instance des droits de l’Homme de l’ONU se transforme en troupeau gardé par un loup, les victimes du monde entier souffrent (UN Watch). »

Faisons un rêve…

Et si Macron montrait qu’il a autant de cou… rage, de dignité et de bon sens que le milliardaire américain ?

Il sortirait la France du Machin qui lui coûte si cher et montrerait qu’il comprend le sens de « droits de l’homme » en continuant à poursuivre leurs ennemis au Mali.

Et puis il pourrait y renvoyer la cane s’y faire ré-enchaîner, cela semble son souhait le plus cher. On a dépassé le mur du çon en la délivrant. Ses ravisseurs doivent être ravis d’en être débarrassés. On pourrait leur repasser la patate chaude, mais ce GSIM, groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, qui se trouve être la principale alliance djihadiste au Sahel liée à Al-Qaïda, nous remboursera-t-il la rancon ? LM♦

Liliane Messika, MABATIM.INFO

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